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laurentpce - 773367 Publié le 05/04/2004 à 11:58 
Une passion, qui n’est pas concilié par tous . Loin de moi l’idée de vous enrôler , mais uniquement vous faire partager quelques moments , dans notre belle provence. Allez, suivez moi . | 842060 Publié le 13/04/2004 à 09:51  Laurent , j'adore venir te lire ! à toutes et à tous | laurentpce - 773367 Publié le 13/04/2004 à 11:06  Milady | laurentpce - 773367 Publié le 13/04/2004 à 13:42  9h45 L’angoisse. On vient de tirer, 2 coups de carabine, à la pierre carrée. J’espère qu’il l’a tué, car s’il n’est que blessé avant que je n’arrive, il va me fondre les chiens. Surtout que la chienne Rumba et Ted, sont imprudents. Ils n’ont pas peur des sangliers et ils se jettent dessus. Je viens de descendre toute la piste de Massacan. Je prends l’ancien chemin de Jouques, heureusement la douleur n’empire pas. Mince, Ravine vient de prendre un pied, elle bourre, c’est quoi un chevreuil ou un sanglier. Pas le temps de voir, elle reviendra. Je descends le vallon de Maurel, j’entends les chiens ils sont à l’encapage. J’espère qu’il est mort. Plus qu’une centaine de mètres et je serai sur la dernière crête avant la route. | 906446 Publié le 13/04/2004 à 21:00  l'angoisse, la course, la douleur, mais tu es un vrai héros Laurent (il est vrai que je me souviens d'une certaine photo ) J'adore ces histoire qui nous sont offertes comme des feuilletons, nous nous mettons à rêver, à sourire comme des gosses en attendant la suite Bisous à tous
| laurentpce - 773367 Publié le 14/04/2004 à 08:54 
Citation: mais tu es un vrai héros Laurent
Non pas un héros. Mais une grande responsabilité. Je sors les chiens de mon ami quand il ne vient pas. Il faut que je les rentre le soir et si possible pas blessés.
| laurentpce - 773367 Publié le 14/04/2004 à 08:55  10h00 Je surplombe la route, je voie le posté sur la pierre carrée. Je lui demande en criant s’il est mort. Il me répond: « oui, il est mort ». Un grand soulagement. « Attrapes moi les chiens, j’arrive » car j’entends les sonnailles qui repartent, les chiens ont laissé le sanglier. Je coupe à travers bois pour arriver à la route. Ravine vient de me rejoindre. Je reconnais la clochette de Ted, je l’appelle, il vient. Je traverse la route et je monte vers le pas, plus que 100 mètres. « Vé, vé, véééééééé » j’appelle les chiens, Ricles me rejoint lui aussi. J’arrive dans le pendis et Roland tient Rumba. Ouf, ma course est finie. Je m’approche de Roland, il me dit : « Tu transpire bien, ça va » « Je me suis fait un claquage, c’est dur » et je sors les laisses pour attacher Rumba et Rhum. Et je l’aperçois, il est là...
| Rubis - 1012529 Publié le 14/04/2004 à 11:07  hé hé hé, il est la | laurentpce - 773367 Publié le 14/04/2004 à 13:05  10h10 C’est un beau male, des défenses et des grés qui sortent de 7 à 8 cm. Pas étonant que des chiens se font ouvrir s’ils tombent sur un cochon comme ça. « Il doit bien faire 100 à 110 kg. Tu peux être fier Roland, c’est un beau sanglier » Je fais mordre les chiens. Ravine monte dessus, on dirait une souris sur un éléphant. Elle a vite fait de trouver le trou de la balle et s’acharne dessus. Elle fait le gendarme et elle grogne aux autres chiens. Roland me dit qu’il a un jetable dans son sac. Je lui demande qu’est-ce que tu attends pour aller le chercher. Je dispose le sanglier pour la photo. Une pierre pour soulever la tête et une petite branche dans la gueule pour lui ouvrir le museau avec les dents bien en vues. Nous prenons la pose tour à tour avec les chiens et la bête noire. Puis ayant récupéré tous les chiens, je retourne à la voiture pour ramener les chiens chez Jean-Marc. J’ai fini de chasser pour aujourd’hui. 10h30 Je passe sur le reste de la matinée. Repas, douche, petit repos en attendant l'ouverture à 16h00 du cabinet du docteur.
| Gimel - 986228  Publié le 14/04/2004 à 13:50  bonjour Laurent tiens cadeau La brume inonde encore le massif endormi Tu es déjà levé pour aller arpenter Les collines où tu penses y trouver le gibier Tu as tout préparé les balles le fusil Même ton chien est là pour aller faire le pied Ca y est tu l’a trouvé tu déposes les brisées Et vers tes compagnons tu peux t’en retourner Pour leur dire d’attaquer au carrefour du trépied Le casse-croûte terminé la traque peut commencer Les chiens commencent déjà à vraiment trépigner Juste après tes brisées tu n’t’étais pas trompé La meute est aux abois et la bête est lancée Tu écoutes la menée, musique des initiés Qui du haut de la crête descend vers le vallon Ta carabine claque comme un coup de canon Dans un roulé boulé la bête tombe foudroyée Fidèle à Saint Hubert tu lui rends les honneurs Une branche coupée tu glisses dans sa hure La seconde sera pour orner ta coiffure Cet hommage symbolise le devoir du chasseur
| 978274 Publié le 14/04/2004 à 14:10 
c'est magnifique, ne t'arrêtes pas  | laurentpce - 773367 Publié le 14/04/2004 à 15:07  Merci gimel | Ptitange - 908884  Publié le 14/04/2004 à 16:41  Laurent, bisous quand même joli Gimel | Rubis - 1012529 Publié le 14/04/2004 à 17:18  superbe | laurentpce - 773367 Publié le 15/04/2004 à 10:42  16h30 Je suis passé voir le toubib au village, c'est un clacage des inducteurs. 5 jours de repos. Je descends au RdV près de la fête, pour le partage. Aujourd’hui c’est un beau tableau : un beau male de 100kg pour Roland devant les chiens de Jean-Marc, une truie de 70 kg pour Simon devant les chiens de Thierry et un male de 30 kg pour René devant les chiens de Guerre. Les vieux sont déjà au travail, pour espeiller les cochons. Et les autres collègues attendent en cassant la croûte. Les sangliers vont être partagés suivant la coutume établie. Un gigot pour le tireur et l’autre pour le meneur de chiens devant lequel il a été tué. Le reste des sangliers, découpés et partagés entre tous les autres chasseurs présents à la battue. Quelques promeneurs de passage s’arrêtent pour voir les sangliers et ils s’étonnent tous, car ils ne pensaient pas en voir dans nos collines. C’est une journée qui se termine, les morceaux on était tiré au sort et chacun repart en se donnant RdV pour la prochaine battue. | laurentpce - 773367 Publié le 15/04/2004 à 10:43  Roland avait un appareil jetable  | 842060 Publié le 15/04/2004 à 10:56  Toujours un plaisir de te lire Laurent... et de te voir... | 994000 Publié le 15/04/2004 à 12:36  Depuis que tu t'es mis à la chasse de la bête Noire ... je blanchis de jr en jr | laurentpce - 773367 Publié le 15/04/2004 à 12:54  Dora . Milady | 634723 Publié le 15/04/2004 à 14:12  ouaw, énorme la bête!!!!! bravo les chasseurs! | laurentpce - 773367 Publié le 15/04/2004 à 15:35 
 | 786879 Publié le 15/04/2004 à 18:16  j'adore te lire... tu veux pas nous raconter ton premier sanglier???? | PHIL - 391201  Publié le 15/04/2004 à 18:57  Il était beau, ouais, mais qu'est-ce qu'il devait être bon !!!! | 994000 Publié le 15/04/2004 à 20:05 
Citation: était beau, ouais, mais qu'est-ce qu'il devait être bon !!!!
Tu ne crois pas si bien le dire!!! Moi je l'ai en steack dans mon congel ! cette viande succulente!!! | 926307 Publié le 15/04/2004 à 21:01  Au vu de la tof, Content de n'être Qu'un elfe NOIR! Encore que Dora sait trouver la viande succulente! | 994000 Publié le 16/04/2004 à 03:35  Montre moi ta bête, Elfe!!!!! | laurentpce - 773367 Publié le 16/04/2004 à 09:54 
Citation: Content de n'être Qu'un elfe NOIR!
Ne t'inquiète pas, si je te rencontre sur une draille, tu ne risques rien, je ne tire que les espèces comestibles. | laurentpce - 773367 Publié le 16/04/2004 à 10:35  Mon 1er sanglier. Je chassais seul à cette époque, avec ma chienne Sandy, un beagle de 6 ans qui ne connaissait que le lapin et le lièvre. Je lui avais bien montré des sangliers morts, que les chasseurs de la battue les espéillaient dans la remise. Conséquence, quand Sandy voyait une forme bizarre dans la colline, elle grognait et hérissait le poil. Je n’y faisais plus attention. Ce jour là, nous manchons sur les barres de Claps, lorsque Sandy grogne une fois de plus devant un petit bosquet touffu à 5 mètres de moi. MDR encore, je lui demande de rentrer dans la touffe. Elle s’exécute et en ressort aussitôt comme une fusée en criant, suivie de 2 sangliers de 50 kg. Je n’avais que du petit plomb dans le fusil. Ni une ni deux, pan, pan dans le 1er sanglier, à 5 m les plombs font balle, le sanglier trébuche et retourne dans la tousque. J’ouvre le fusil et mets une seule balle, et je tire avant qu’il ne rentre. Je n’ai le temps de remettre qu’une autre balle en faisant le tour de la tousque. Surpris et mal en point, il me fonce dessus, pan. Il est mort. Et là, je commence à trembler comme une feuille, non ce n’est pas la peur, mais cette émotion si intense….. Me voilà avec mon 1er sanglier fier comme un i et la chienne qui grogne toujours devant cette bête noire. Je savais qu’il fallait saigner les sangliers et couper les attribues des males. Chose faite, je lui attache le groin et je commence à le tirer avec une corde. Ce n’est pas facile, avec les branches et les pierres dans ces barres. Je mets un temps fou à faire 100m. Je décide donc de le porter, 50kg ce n’est pas si lourd que ça et puis la voiture est au moins à 3 km. Je le charge donc sur les épaules et je prends la direction de la voiture. Quand j’arrive dans la pente, je dépose mon fardeau et le tire jusqu’à la voiture. Mais rappelez-vous, je l’avais saigné et coupé les attribues (et un morceau de peau), et bien dans les branches je lui avais crevé le ventre qui laissait échapper par le trou de la balle l’intérieur des boyaux. Je me retrouvais donc rouge d’un coté, marron de l’autre et blanc de fatigue.
| Orzo bimba & Tarentino - 558574  Publié le 16/04/2004 à 10:52  Mon premier sanglier je suis monté dans un arbre avec un pic dans la main taillé dans du bois. J'ai attendu 2 jours et deux nuits en éveil que la bestiole se présente. Je mangeais les feuilles et les insectes de l'arbre en attendant. Un matin, j'ai entendu "gronf gronf", tous mes sens de chasseur se sont mis en éveil, j'ai repris le pic que j'avais dans la main et j'ai bondi sur ma proie tel un aigle sur un lapin. Je savais que le combat serait rude, moi 65 kgs contre un monstre de 150 avec des dents et des poils partout. Mon courage dans une main, le pic dans l'autre, j'ai fondu sur ma proie. Combat atroce, le sang, la bave, la sueur, mordu à plusieurs reprises mais chaque morsure déchainait ma rage de vaincre. Je savais qu'un combat à mort était mené. Lui ou moi. Le pic s'est cassé dans son anus, je n'avais plus d'arme, je finissais au poing, et j'ai cogné cogné jusqu'à ce que je n'entende plus ses "gronf". De la terre, par dessus, des feuilles, des branches d'arbre, des pierres, je ne le voyais plus bouger. Quelques derniers coups de pied sur ce monticule de débris en signe de victoire. Un hurlement, celui du chasseur qui va enfin pouvoir manger après une lutte impitoyable. Du sang, dégoulinant sur mon torse. Les yeux vers le ciel et un "RAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHAAAAAAAAAAANN" victorieux. Les testicules de la bête étaient dans ma main, arrachées. Je me suis décidé à écarter tout les débris pour voir enfin sa truffe rose, j'approchais ma joue pour sentir s'il respirait encore et dans un dernier râle, j'ai entendu: "grarg..... vos papiers s'il vous plait" | Rubis - 1012529 Publié le 16/04/2004 à 10:58 
Citation: Le pic s'est cassé, je n'avais plus d'arme, je finissais au poing, et j'ai cogné cogné jusqu'à ce que je n'entende plus ses "gronf".
Ange c'est pas la télé la, arrete de regarder buffy | Orzo bimba & Tarentino - 558574  Publié le 16/04/2004 à 11:01  Tu me crois pas? Maintenant comme je suis sur Paris, je pratique le même type de chasse mais ce ne sont plus des sangliers mais des pitbulls. | 1 | Page 2 | 3 | 4 | 5 | Suivante> | Dernière>>  |
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