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Sire oh - 2593190 Publié le 10/01/2010 à 14:35  je suis absentet le désir alors fait s'éteindre mon âme. le rencontre ne me guérit pas car il persiste dans l'absence et la présence ! sa rencontre produit en moi ce que je n'avais point imaginé. la guérison est un mal nouveau qui provient de l'extase. car moi, je vois un être dont la beauté s'accroit, éclatante et superbe, à chacune de nos rencontres. on échappe pas à une extase qui se trouve en affinité avec la beauté s'intensifiant jusqu'à l'harmonie parfaite.
| Petit koala - 1730361 Publié le 10/01/2010 à 14:46  J'adore!! Peux tu en poster d'autres Sire Oh stp? Je n'ai trouvé que quelques extraits sur le net.  | Pépite d'or - 2203138  Publié le 11/01/2010 à 09:27  Vous deux...
| Petit koala - 1730361 Publié le 17/02/2010 à 21:11  Soleil son visage, nuit sa chevelure Je sacrifie mon âme aux belles arabes distantes ! Comme elles se jouent de moi qui embrasse leurs demeures ! Si tu t'égares derrière elles, L'effluve qu'elles exhalent t'indique le chemin. Et si la nuit sans lune descend sur moi, En évoquant leur souvenir, je chemine dans l'éclat de la lune. Et si nuitamment je poursuis leurs montures, La nuit devient pareille au soleil du matin. J'en courtisais une A la beauté suprême. Se dévoile-t-elle, ce qu'elle montre est lumière Comme un soleil sans mélange. Soleil son visage, nuit sa chevelure, Merveille d'image du soleil et de la nuit réunis ! Nous sommes dans la nuit en pleine lumière du jour, Et nous sommes à midi dans une nuit de cheveux ! Ibn Arabi
| Aspic - 2477693 Publié le 17/02/2010 à 21:17  J'adore. Est-il besoin de le dire ? | Rêved'Orient - 2076403 Publié le 17/02/2010 à 21:18  Non Aspic | Pépite d'or - 2203138  Publié le 17/02/2010 à 21:19  Merci ma Tiko... C'est tout simplement...beau... Sire... | Pépite d'or - 2203138  Publié le 17/02/2010 à 21:20  Aspic, Rêve... | Aspic - 2477693 Publié le 17/02/2010 à 21:22 
Citation: Nous sommes dans la nuit en pleine lumière du jour,
Comme quoi Pétrarque n' a rien inventé. Il serait opportun que certains enseignants citassent (oui) le gars qui est venu avant, histoire de rendre à César, etc... | Petit koala - 1730361 Publié le 17/02/2010 à 21:24  Ma Pépite Rêve et Aspic Je ne connaissais pas Ibn Arabi, c'est Sire oh qui me l'a fait découvrir... et j'ai adoré. | Rêved'Orient - 2076403 Publié le 17/02/2010 à 21:28  Merci a toi Pépite pour cette fleur que tu as mise en valeur sur un poeme j'etais vraiment tres touchée tu sais Merci ma Pépite, tu est une femme formidable | Aspic - 2477693 Publié le 17/02/2010 à 21:32 
Citation: c'est Sire oh qui me l'a fait découvrir...
Ce Sire oh, quel bel homme, comme dirait Laurent Gerra imitant Jack Lang. | Pépite d'or - 2203138  Publié le 17/02/2010 à 21:43  Rêve.... Je peux te retourner le compliment, merciiiiii !!!! T'es un "mamour" !
| Pépite d'or - 2203138  Publié le 17/02/2010 à 21:44  Aspic | Rêved'Orient - 2076403 Publié le 17/02/2010 à 21:48 
Citation: Rêve.... Je peux te retourner le compliment, merciiiiii !!!! T'es un "mamour" !
Merci ma Pépite d'amour, t'es génial
| Petit koala - 1730361 Publié le 17/02/2010 à 21:58  "Mon coeur peut désormais prendre toute forme Prairie pour les gazelles, couvent pour les moines Temple pour les idoles, Kaâba pour les pèlerins Tables de la Torah, livre du Coran J'adhère à la religion d'Amour, là où s'orientent ses montures L'Amour est ma religion et ma foi." Ce poème, fait partie du recueil "Turjumân al-Ashwâq" (L'Interprète des désirs) d'Ibn Arabi | Pépite d'or - 2203138  Publié le 17/02/2010 à 22:07 
Citation: L'Amour est ma religion et ma foi."
Tiko  | Aspic - 2477693 Publié le 17/02/2010 à 22:10  Intéressant à découvrir, ce poète... Hep Sire: Elytis, tu connais ? Si ce n'est pas le cas, je t'invite à le lire . Je suis curieux d'avoir ton avis. | Pépite d'or - 2203138  Publié le 17/02/2010 à 22:29  Odysseus Elytis disait écrire "parce que la poésie commence là où la mort n'a pas le dernier mot" et que sa tâche est de "jeter des gouttes de lumière dans l'obscurité". C'est de cet homme dont il s'agit ? Je ne connais pas, je découvre gra^ce à toi ! Comme Sire me fait connaître aussi pas mal de "choses".... Merci ! Il n'est jamais trop tard | Petit koala - 1730361 Publié le 17/02/2010 à 22:34 
Citation: C'est de cet homme dont il s'agit ? Je ne connais pas, je découvre gra^ce à toi !
J'ai fait la même chose que toi ma Pépite, je suis allée chercher et je suis tombée sur la même citation.
| Aspic - 2477693 Publié le 18/02/2010 à 11:22  Oui, c'est lui ! Elitys parle de célébrer des mystères (au sens "religieux" du terme) non pas dans l'ombre mais en pleine lumière, ce qui serait selon lui une caractéristique profonde de la "grécité" (ou tout au moins de la "crécité", vu qu'il était crétois). Quand on lit sa poésie, on se rend compte à quel point cette déclaration correspond à un projet poétique, à une culture, à un style.
| Pépite d'or - 2203138  Publié le 18/02/2010 à 16:18  J'ai lu ceci... | Aspic - 2477693 Publié le 18/02/2010 à 18:57  Merci pour ce lien. "Finalement il n’aura que poli et repoli que quelques mots : ciel, mer, éther, pierres, jeune fille, bleu vif, soleil et liberté." Voilà, c'est CA que j'aime chez lui, un vocabulaire qui vise l'essentiel, mais à partir duquel il crée un jardin. Plus que tout j'aime sa force et le carctère incisif de son style *! A part peut-être Rimbaud (que je gagnerais à lire de près si je souhaite en parler correctement), aucun autre poète ne me transporte comme lui. Encore que...J'aurais intérêt à lire Saint-John Perse : à lecture d'un de ses poèmes, Amers, j'ai eu l'impression de retrouver de cette exaltation qui est la marque d'Elytis. *si tant est que je sois capable de l'estimer à sa juste valeur au travers des traductions proposées, parce que si je svais lire le grec, ça se saurait... | Rêved'Orient - 2076403 Publié le 18/02/2010 à 21:24  Aspic, Tiko, Pépite Citation: Ce poème, fait partie du recueil "Turjumân al-Ashwâq" (L'Interprète des désirs) d'Ibn Arabi
Bonne soirée  | Petit koala - 1730361 Publié le 24/02/2010 à 19:36  Ô souffle léger du vent O souffle léger du vent ! Va dire aux antilopes du Najd Que je remplis l'engagement Dont elles ont connaissance. Et dis à la jeune fille noble de la tribu Que notre rendez-vous est à l'enceinte sacrée, A l'aurore du jour du samedi, Sur les collines du Najd, Sur le promontoire rouge, Tout près des monticules, A la droite des ruisselets, Et vers le repère solitaire. Si ce qu'elle dit est vrai, Et qu'elle ressent pour moi L'obsédant désir Que je ressens pour elle, Alors, dans la touffeur du midi, Sous sa tente, en secret, Nous nous rencontrerons, Pour accomplir complètement la promesse. Nous nous révélerons la passion Que, l'un pour l'autre, nous éprouvons, Ainsi que l'âpreté de l'épreuve, Et les douleurs de l'extase. Est-ce fantasmes incohérents, Ou bien rêves prémonitoires, Ou encore propos de tous les jours, Dans lesquels mon bonheur repose ? Il se peut que celui qui stimule les désirs Les réalise vraiment; Leurs jardins alors m'offriraient La cueillette des roses. Ibn Arabi
| Aspic - 2477693 Publié le 24/02/2010 à 20:24  Très chaud, ce Ibn Rabi . | Rimma - 2479379 Publié le 25/02/2010 à 05:47  Ecoute, ô bien-aimé ! Je suis la Réalité du monde, le centre et la circonférence, J'en suis les parties et le tout. Je suis la Volonté établie entre le ciel et la terre, Je n'ai créé en toi la perception que pour être l'objet de Ma perception. Si donc tu Me perçois, tu te perçois toi-même mais tu ne saurais Me percevoir à travers toi. C'est par Mon oeil que tu Me vois et que tu te vois, ce n'est pas par ton oeil que tu peux Me concevoir. Bien-aimé, tant de fois T'ai-Je appelé, et tu ne M'as pas entendu ! Tant de fois Me suis-Je à toi montré, et tu ne M'as pas vu ! Tant de fois Me suis-Je fait douces effluves, et tu ne M'as pas senti, nourriture savoureuse et tu ne M'as pas gouté. Pourquoi ne peux-tu M'atteindre à travers les objets que tu palpes ? Ou Me respirer à travers les senteurs ? Pourquoi ne Me vois -tu pas ? Pourquoi ne M'entends-tu pas ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pour toi, Mes délices surpassent tous les autres délices, et le plaisir que Je te procure dépasse tous les autres plaisirs. Pour toi, Je suis préférable à tous les autres biens. Je suis la Beauté, Je suis la Grâce, Bien-aimé, aime-Moi, aime-Moi seul, aime-Moi d'amour ! Nul ne t'est plus intime que Moi. Les autres t'aiment pour eux-mêmes : Moi, Je t'aime pour toi, et toi, tu t'enfuis loin de Moi. Bien-aimé, allons vers l'union ... Allons la main dans la main, entrons en la présence de la Vérité, qu'elle soit notre juge et imprime son sceau sur Notre union à jamais. Vers L'Union ...............Ibn Arabi!!!! ............................................ | arris - 2641971 Publié le 27/02/2010 à 03:42  très beau rimma Il ya aussi le livre des chatons de sagesses en 2 tomes que je te conseil. | Petit koala - 1730361 Publié le 08/03/2010 à 18:28  Sur les chamelles agiles elle déposèrent Des baldaquins ouvragés Et leur confièrent Statues de marbre et pleines de lunes A mon coeur elles promirent Intimement de revenir. Mais promesse de jeune fille N'est-elle point illusion? Elle salua pour l'adieu De ses doigts teintés de henné. Elle laissa couler des larmes Qui, du désir, arrivèrent la brûlure. Derrière leurs montures j'ai appelé Par amour à leur égard: Ô toi dont la richesse est beauté, Et moi réduit à l'indigence! J'ai traîné ma joue dans la poussière Avec douceur et affection. Par la passion vraie que j'ai pour vous, N'amenez pas au désespoir! De les rejoindre, je m'efforcerais, Dans l'obscurité d'une nuit profonde. De loin, je les appelai, Puis je suivis la trace de leurs pas. Je n'ai pas de guide Pour repérer leurs traces, excepté le souffle parfumé Émanant de leur amour. ... Extrait de L'HARMONIE PARFAITE D'Ibn Arabi
| arris - 2641971 Publié le 08/03/2010 à 22:43  merci petit koala | Petit koala - 1730361 Publié le 15/03/2010 à 21:49  ... Je m'étonne de l'amoureux dont les beautés Miroitent dans fleurs et jardins ! " Et moi à elle: " Ne t'étonne pas de qui tu vois, Ce que tu as vu est toi-même dans le miroir d'un homme ! ... Telle une lettre dédoublée: Nous-mêmes lors des adieux, à force d'étreinte et d'enlacement. Deux personnes nous sommes: Les regards n'en voient qu'une. Corps fondu et lumière: N'était mon gémissement, elle ne m'aurait pas vu ! Ibn Arabi
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