La peur de partir , la vie qui se déroule comme tapis laissant apparaitre ses motifs aux couleurs pastels, cette douce envie de me laisser porter par les anges, pour ne plus rien supporter ne plus rien endurer. M’envoler de la Terre pour toucher les nuages, caresser les nuages de mon visage, colorier le bleu du ciel mon âme, lui donner cette chaleur en me rapprochant du soleil, je sais parfois qu’il me manque l’essentiel entre les orages. Le parfum de ce souvenir me donne des ailes même si parfois j’ai le cœur au bord du vide. Le sourire de ton visage, c’est pas mon point fort il me rappelle tant de souvenir, est-ce cela faire son deuil d’un vivant ? Ou suis-je maudit ; attaché à ce gardien éternel de mes pensées, prisonnier à tout jamais condamné à revoir mes images de ce passée ? Je n’arrive pas à l’effacer. Aux combiens de fois j’ai du noyer ce chagrin, ses vapeurs de colère, de manque, de non dit, d’isolement à payer l’amour à tous prix, en m’humiliant. En fermant les portes de mon cœur aux autres en menant une vie en sous sol, dé socialisé ; cultivant la peur des autres, entretenant sans effort les plus tristes façons mes démons, les ronces de mon corps. L’auto destruction d’un cœur qui dans sa folie entraine avec lui ses plus belles années, si c’est cela qu’il me faut vivre, alors je le vivrai encore des siècles. Ces raisons sont parfois si simples à dire, que j’en ressens l’exutoire, une lumière attirante, difficile d’en connaitre les limites, sa chaleur, elle, réchauffe réconforte. C’est une forme d’appel sans cri sans écho, d’un SOS lancé sans bruit à la couleur de l’encre, écrit, brossé a mots cachés. Je sais bien qu’elle est la seule à le savoir, je n’ai pas senti grandir en moi l’amour et la vie, je sais bien que c’est elle, je sais bien que le mal que je me fais n’a pas de sens, le romantisme n’est pas de notre époque, il a vécu ses plus belles heures. Cependant sans en avoir lu complètement ou étudié toutes les œuvres, ces grands auteurs ont écrit avec leurs âmes le cœur des hommes, des femmes de leur époque de bien belle manière. Sentiment étrange, de vivre dans le même passé, mais qui suis-je donc ? À ne pas respecter ses écrivains, à copier sans pudeur leurs inspirations, le souffle de leurs écrits. Nègre sans mérite pour t’écrire ce que je vis, la main cassée sur mon papier virtuel, sur lequel les larmes ne peuvent glisser, le miracle de la technologie a fait cela, perdre le salé des larmes absorbées par le papier. Il ne reste que les mots les résonances de l’esprit qui font que nos larmes parfois, viennent caresser nos joues en découvrant, que le même papillon c’est reprit dans le filet de ton âme. Tout se mélange encore c’est un peu trop tôt pour l’entendre, c’est cela le destin d’un cœur au bord des yeux, spectateur de sa vie, acteur de ses horreurs, incapable de se résigner, le propre loup de ses cauchemars, un Donquichottes sans destrier. Infidèle à l’harmonie, brulé, cassé par ses douleurs, qu’il garde bien au chaud. Rien de plus cruel que le silence , je ne vais pas prier les dieux , ni les icônes , tellement athée , je préfère l’horizon sur l’océan , les vents des alizés , et imaginer , me laisser faire , laisser de côte l’envie d’être le premier à te dire je t’aime , juste prendre cet air salé à plein poumon , confondre la saveur des mes larmes avec celle de cette mer que j’aime tant . |
Enregistré le 22 Février 2009 à 12:46 par 2428966
Oeuvre Originale
Auteur : Dimi |