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L'homme de la rue

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835521 Publié le 20/06/2004 à 09:00 Demander à la modératrice de supprimer ce forum
J'aimais me promener aux travers des rues. Oh triste nuit, laissée à l’abandon. Au coin d’une rue ou à l’entrée d’un immeuble, tout rayonne, excepté cette présence, celle qui vous importune, ne serait-ce que par son existence.

Son comportement communément muet ou à l’inverse tonitruant vous ennuie. De même qu’il vous laisse totalement indifférent, pourtant vous n’avez aucune compassion pour cet individu qui jadis était vous. Néanmoins nous lui ressemblons uniquement par notre impassibilité, il nous regarde sans même nous remarquer, mais qu’y a-t-il à percevoir.

Pas une lueur pour faire briller nos yeux. Nous passons sans même nous retourner. Pour quelles raisons manifestons-nous tant d’indifférence face à tous les décalés de la vie ? Par peur de la vérité ou simplement par dégoût ? J’imagine fréquemment tous ses délaissés, ceux qui ne demandent plus rien, tous ces anonymes qui n’ont qu’un plus qu’un seul désir celui ou on leur accorderait un peu de considération, un geste d’amour, et que de temps en temps nous daignions leur offrir un peu de notre temps, un petit sourire ou un simple bonjour.

Cependant notre égocentricité ne nous emmène pas généralement très loin... La douleur s'accroît de jour en jour et la souffrance s’installe tout près de nous. C’est pour toutes ses raisons que j’attache beaucoup d’intérêt à l’écoute et l’attention. La vigilance et la tolérance sont pour moi les deux critères basiques auxquels j’attribue une considérable importance.

Aussi loin que je puisse remonter dans ma mémoire un souvenir d’enfance m’évoque la facilité d’haïr que les adultes nous enseignaient. Ma famille nous a toujours apprit à accepter les hommes tels qu’ils étaient, sans distinction de race ou de couleur, ont déclinait toute cruauté gratuite qui généralement conduisent les hommes à tant d’inclémence. Phénomène qui reste encore pour moi inexpliqué.

Je recherche la manière d’aider tous ceux qui ont le regard hagard, ceux qui baissent les yeux pour cacher leurs larmes, ceux qui ne font plus pitié, mais ceux qui vous font découvrir le silence, un silence qui est si fort qu’il pénètre dans votre tête comme un coup de poing, un silence qui fait plus de bruit que les cris de douleurs, cette douleur qu’ils cachent dans un regard pitoyable. La solitude à présent devient une souffrance très usuelle, serions nous complices en ne faisant plus rien pour tous ses hommes ?
Je ne prétends pas refaire le monde loin de là est ma pensée, mais un brin d’indulgence vous apporte la richesse, celle de l’esprit.
J’aime rechercher au hasard des rues ceux qui ont peut-être besoin de moi. J’essaye de discerner leur désarroi, discuter de tout et de rien pour partager sans doute un peu de leur solitude, ces laissés pour compte, ceux qui n’ont plus rien à perdre, ceux qui la vie un beau jour leur a joué un mauvais tour. Je distingue de leur désir d’amour celui que l’on offre avec son cœur et non avec son corps, cet amour qui vous frappe dans nos veines et dans votre tête.

Je dissocie le bien du mal sans jamais me leurrer. J’apprends au fil des jours à comprendre la souffrance ainsi que les besoins réels. Je ne suis pas là pour leur promettre beaucoup de belles choses et là n’était pas mon rôle. Mes discours prennent de l’importance à leurs yeux qu’il ne m’est plus possible de faire marche arrière. J’ai mal, mal dans ma tête et mal dans mon âme. Oh !
Mon dieu moi qui désire tant croire en toi j’en arrive à t’imaginer et à te supplier d’ouvrir tes yeux et ton cœur comme j’ouvre le mien. Je dois différencier le dénuement réel pour ne pas risquer d’erreurs.
Aucune fausse manœuvre ne me serait épargnée. L’erreur dit en passant, est humaine mais mon humanisme ne doit pas être une erreur. L’existence nous apprend généralement à ne pas commettre deux fois les mêmes erreurs, mais présager reste un travail de longue haleine, ces hommes et ces femmes ne cherche plus qu’une seule chose la paix à tout prix parce que le parjure ils connaissent, et de loin ils comprennent.
La misère est souvent près de chez vous, mais l’évidence vous rend sourd et aveugle. L’expérience que je viens de vivre à présent, est pour moi une épreuve très enrichissante.

Je suis riche, riche de demande. A même le sol quelques litres de réchauffe le cœur posé près de lui, vêtu de haillons et recouvert d’une épaisse pellicule de crasse, une barbe longue de combien de temps ? Lui-même ne peut l'expliquer réellement. Pour lui le temps n’existe plus, il ne connaît plus qu’une seule chose, la rue.

Quelques bons souvenirs d’au temps où il dormait paisiblement dans un lit, et tout près de lui sa femme cette femme qu’il aimait tant. Bercé par de faux rêves, hallucinations géantes, mais que peut-il faire à présent ? Il puise sa force dans son délire. Son extravagance est spectaculaire, il parle à haute voix, crie, vous offense, juste par bravade seulement il ne le fait jamais vraiment par méchanceté, pourtant de l'animosité il en à revendre.
Cependant il n’y a plus personne pour écouter sa haine et sa rancoeur qu’il a au fond de lui. Mais il y a ses semblables, ceux qui un jour ont malheureusement joué la mauvaise carte. Jeu de hasard qu'ose nous jouer le destin. Seulement a t-on imaginé un seul instant le sort pouvait qui nous était destiné. Si nous essayons de comprendre nous nous détruisons petit à petit l’esprit à ne plus rien discerner et c’est peut être les seules raisons qui conduisent tous ses hommes a démissionner dans leur tête. Je suis là à l’observer, sans aucune amertume, juste un peu de compassion, ma tête tourne. Finalement, je décide de l’approcher guère par curiosité, cependant mes yeux bien écarquillés le fixent.
Que vais-je lui dire ? Rien ne provenant d’une inconnue pourra compter, mais mon culot devra l’envahir. Je cherche tous les moyens pour le séduire en toute simplicité comme une adolescente lors de son tout premier rendez-vous. Je me baisse pour être tout juste à la hauteur de son visage, toute tremblante je le salue, ma voix est méconnaissable, elle chante, s’adoucit comme par miracle. Mon visage s’arrête, tout près du sien, je le regarde avec insistance, il n’a plus d’âge le temps a cessé. Mais qui se cache derrière cette apparence ? Je balance mes cheveux de droite à gauche en jouent les fausses stars, rapproche mes mains l’une contre l’autre et les frotte pour les ranimer. Autour de moi les gens passent et nous regardent comme deux bêtes curieuses tout droits sortis d’un zoo, mais quelle importance je suis là après tellement de temps, je ne vais pas laisser tout s’écrouler uniquement à cause du regard des autres.
Je peux deviner dans ses yeux, ni amertume, ni remords. Qui de nous deux parlera le premier ? Je lui laisse l’avantage, et peut-être qu’il s’en sortira avec succès. Il entrouvre la bouche cachée derrière cette barbe pour répondre à mon salut, sa voix est douce et à la fois cassée, l’alcool bon marché se répand près de nous et rend l’atmosphère nauséabonde, mais quelle magie. L’ambiance qui règne entre nous me surprend. Son air innocent ne m’étonne pas, je l’avais épié longuement de loin voilà des semaines. Sa manière de me regarder m’attire, mais je ne suis pas là pour jouer le rôle de la femme en mal de mâle, j’aime jouer de temps en temps avec les mots seulement par amusement. Mes mains tremblantes et se faufilent au fond de mes grandes poches, je fouille et refouille pour y chercher mes cigarettes, il fait très froid..... Fumer devrai nous stimuler, je lui tends le paquet ainsi que les allumettes, il est mon invité de la rue.

Ma position est, inconfortable je remue dans tous les sens pour trouver la place idéale, subitement il se déplace par courtoisie et m’attribue la sienne. Nous ressemblons à un couple de sourds et muets tant nos gestes sont plus présents que nos mots. Finalement me voilà rassurée, j’estime avoir attiré sa confiance. Toutes ses belles phrases que j’avais cogitées se sont envolées, c’est, bien regrettable, néanmoins je vais devoir en choisir d’autres. Je lui avoue que voilà quelques temps je l’observais de ma fenêtre donnant face à l’entrée du stationnement, endroit où il avait trouvé refuge, mais n’osai jamais l’approcher pas par peur mais par respect.

Il sourit, et soudain je remarque son air amusé. Il m’avoue qu’au contraire lui ne voyait plus rien et qu’il avait fait le vide autour de lui depuis déjà bien longtemps, et qu’à présent il ne souhaitait pas s'exprimer. Je m’acquiesce par discrétion pour son passé si mystérieux. Je le salue sans aucun désir de partir, je suis bien trop avide d’en faire un ami, cependant il était trop tôt pour courir vers une histoire éthérée.

Je rentre chez moi sans aucune appétence non aucune. Je réfléchis à la révélation que je viens de lui faire, à présent je ne pourrai peut-être plus le guetter de ma fenêtre, il se sentirait sans doute épié. La nuit me paraît très longue, et je ne cesse de songer à cet homme, mais pour quelle raison ? Je me torture en imaginant tous ces hommes sortis tout droit d’un film d’horreur, ma conscience m’empêche de dormir.
Malgré toutes les idées morbides qui me passent par la tirelire, mes yeux commencent à se refermer.

Petit à petit, je me laisse conduire dans un univers, celui où tout est chimère. J’aurai tant désiré qu’il vienne prendre part à mes rêves, et qu’il me conduise à la réalité, cette réalité cruelle où les hommes ne sont plus égaux. Mes idées sont brouillées, je regarde mon réveil, il est à peine six heures du matin, je m’empresse d’aller coller le bout de mon nez à la fenêtre pour le mirer. Il est encore de bonne heure, je n’aperçois même pas un centimètre de peau sous sa tonne de couvertures.

L’hiver est là, il fait si froid, il doit se préserver contre toutes agressions. Je revins de nouveau à ma fenêtre et ceci afin d’être en mesure de mieux l’observer, quelle ne fût pas ma surprise, il était toujours là assit, recouvert jusqu’au menton.

Je m’éclipse derrière la tenture pour qu’il ne m’aperçoive. Une douche m’aidera sans doute à avoir les idées un peu plus claires. Et je tenterai aujourd’hui de dialoguer un peu plus avec lui avant de rendre à mon travail. Probablement, que lui aussi de son côté à songé à notre rencontre mais je dois rêver, qui suis-je pour que vienne du jour au lendemain bouleverser son petit monde ? Je dévale l’escalier quatre à quatre comme une enfant pour me rendre à un rendez-vous que je n’ai pas, je suis la seule à penser qu’il m’attend.

Je m’approche tout doucement près de lui et je salue brièvement. Son regard a changé, il me paraît plus serein, mais ses mains tremblent, non par le froid mais par le manque d’alcool. L’alcool l’a détruit, elle le ronge de jour en jour, probablement qu’il n’a plus l’habitude de boire autre chose et que mon café ne sera pas le bienvenu, mais je risque tout de même en lui tendant la Thermos ainsi qu’un paquet de gâteaux. Il me tend la main en acceptent sans regimber mon offrande.
Ainsi je lui propose de l’accompagner pour son petit déjeuner, son regard ressemble à une grimace forcée, mais il approuve ma compagnie en acceptant. Je sors de mon sac tout l’attirail pour un petit déjeuner en duo, je lui dis avec un peu d’humour qu’il ne manquait plus que les cuillères en argent. A présent, je ne rêve pas, les passants s’arrêtent près de nous pour voir d’un plus près le tableau que nous représentons.
Ma jupe de Tergal remonte jusqu’aux genoux et mes talons aiguilles me déstabilisent. Mon dieu la scène doit être théâtrale pour que les gens nous dévisagent de cette manière le regard des autres nous mettaient dans une situation désavantageuse et d’inconfort à tel point que nous regardions dans un silence total. Le café exhale une odeur de bien-être.

Je cherche les mots, je mélange tout, je bégaie, j’ai chaud, j’ai froid, je ne suis plus moi-même, je me métamorphose. J’ai le sentiment de vivre une autre vie. J’ai tant désiré rencontrer un être sincère dans lequel ma confiance aurait été sans limite j’aurai posé ma tête sur son épaule puis il m’aurait bercée de mots, des mots passionnants, des mots qui en un seul instant vous emmènent au-delà du réel, des mots pleins de désirs et de tendresses.

J’ai tout comme lui les mains qui tremblent, cependant pas pour les mêmes raisons, mon cœur bat à une allure hallucinante. J’ai très peu de temps devant moi, il va falloir faire très vite pour lui faire comprendre ma démarche.
Je pense qu’il est un peu trop tôt pour brûler les étapes, et qu’il ne serait pas sage de vouloir en faire trop. Après avoir achevé notre petit déjeuner en tête-à-tête, je me mis à faire un brin de ménage en ôtant les verres et les cuillères. La Thermos resta près de lui, je me disais qu’il en aurait sans doute besoin.

Ma position n’était pas très élégante, mais il fallait faire avec, je n’avais pas trop le choix. De nouveau mon regard croisa le sien avec obstination, je me levais tant bien que mal pour le saluer, une fois devant lui je lui tendis la main, il en fit de même, et comme par miracle il me demanda mon prénom.
Nous échangeâmes nos identités respectives, tout en nous saluant comme le font les gens de la haute société. Il était très tard et un autre monde m’attendait celui de la réalité. J’emportai avec moi le secret de ce tête-à-tête avec l’homme de la rue. De toute façon, personne ne comprendrait ma démarche, moi-même j’ai du mal à comprendre ce qui m’arrive, mélange de haine, d’amour, de révolte.

Que m’arrive t-il ? Je ne sais plus où j’en suis, son visage est gravé au plus profond de moi, il m’a subjugué juste par sa présence. Ses yeux bleus azur recouvert d’un voile jaunâtre dû à l’alcool n’a rien effacé de ce que pouvait dégager ce regard. J’avais la hantise de ne plus le retrouver, qu’il se volatilise à jamais, bien sûr il était libre, et n’avait plus aucun attachement. Pourquoi m’attendrait-il ? Qu’attendait-il de moi ? Nous n’avions échangé juste quelques futilités sans grande importance. Seule mon âme était déjà bien loin.

Tout le long du parcours je ne cessai de songer à cet homme, trop pressée de le revoir. Je jouais avec la vie comme on joue au ballon, et j’aimai cela, juste pour jouer. Arrivée près de l’entrée du garage, il était là, figé comme une statue, et n’avait pratiquement pas bougé depuis que je l’avais quitté au matin. Près de lui la Thermos de café vide qu’il s’empressa de me remettre. Je lui fis comprendre avec un grand sourire mi-amusé que là n’était pas le but de ma visite. Peut-être avait-il du mal à saisir ma démarche, son visage paraissait s’éclaircir au fur et à mesure de notre conversation.

Conversation très insignifiante, mais de quoi débattre avec cet être mystérieux? Je n’avais qu’une seule envie, celle de connaître un peu de son existence, la mienne n’avait aucun intérêt. Son passé était pour moi très obscur, mais au fil des jours je gagnerai sa confiance. Il ne faut peut-être pas précipiter les choses, je risquerai de le rudoyer. La pluie commençait à tomber et un léger froid se faisait ressentir, je cherchais à me mettre à l’abri, lui de son côté en fit de même.


786879 Publié le 20/06/2004 à 09:20 supprimer cette contribution
à suivre, je suppose...
très beau témoignage
835521 Publié le 20/06/2004 à 09:23 supprimer cette contribution
Non hélas, il n’est plus de ce monde, sa maîtresse l’alcool a été plus forte que lui.
609844 Publié le 20/06/2004 à 09:26 supprimer cette contribution
j'avais eu le bonheur de le lire en avant première ce texte ! mais quel plaisir de le relire !
magnifique !
835521 Publié le 20/06/2004 à 09:33 supprimer cette contribution
Oui je sais ma belle secrétaire j'avais aujourd'hui envie de le partager
609844 Publié le 20/06/2004 à 09:34 supprimer cette contribution
et tu as eu entièrement raison !
842060 Publié le 20/06/2004 à 09:37 supprimer cette contribution
témoignage bouleversant que seul(e)s les "travailleurs de la rue" peuvent retracer de cette manière....

609844 Publié le 20/06/2004 à 09:41 supprimer cette contribution
je ne comprenais plus rien ! il est remonté en plaisir d'écrire aussi
je ne me souvenais plus que tu l'avais déjà posté
835521 Publié le 20/06/2004 à 09:46 supprimer cette contribution
Oui Milady comme nous disons dans notre jargon, « faire la rue » est une très belle école de la vie.
Oui Tichounette c’est bien dans plaisir d’écrire
994513 Publié le 21/06/2004 à 16:43 supprimer cette contribution
Merci beaucoup Glad 10 de partager cette expérience avec nous.

835521 Publié le 21/06/2004 à 20:45 supprimer cette contribution
De rien Papou, si je devais raconter "la rue"
931895 Publié le 21/06/2004 à 22:17 supprimer cette contribution
Je poste très rarement, mais la, je tenais à te féliciter car ton texte est splendide 10 glas. Merci
835521 Publié le 22/06/2004 à 01:14 supprimer cette contribution
Il est beau, car il est vrai, il y'a tellement d'amour chez les gens de la rue. Il y'a une vraie richesse, celle qui ne se calcule pas en bourse
994513 Publié le 22/06/2004 à 15:51 supprimer cette contribution
Je ne sais pas si, il y a tellement d'amour chez les gens de la rue. Je dirais plutôt un profond manque d'amour et un envie immense(probablement souvant dénié) d'en reçevoir.

Mais je pense que lorsque nous "ouvrons notre coeur" aux "gens de la rue", dans un sens très large, ils sont une source d'expériences de partages et de richesse, comme tu dis, qui ne se retrouve pas à la bourse.

835521 Publié le 23/06/2004 à 06:30 supprimer cette contribution
De l’amour il y’en a et j’en suis persuadé. Voilà un site que je trouve complet.

http://www.ifrance.fr/webxclusion/dossiers/sdf.htm#sdf

Là où tu rencontreras la grossièreté dans les rues,
tu la rencontreras aussi dans les maisons.
(Edmondo De Amicis)


994513 Publié le 23/06/2004 à 15:37 supprimer cette contribution
Glad, J'ai lu seulement une petite partie (les trois premier jours)(le lien m'amène directement à cette partie) de l'information présenté dans le site web que tu référence. Cela semble très bien. Cette section ne m'apparait pas soutenir l'idée d'une grande quantité "d'amour chez les gens de la rue. Je lirais le reste plus tard.

Je pense que la poursuite de la discussion demande de clarifier le sens de certains termes ou expression, en particulier,celle que j'avais relevé, "il y a tellement d'amour" . J'ai interprèté comme si il y avait une très très grande quatitée d'amour. Voila, ce que je ne pense pas qui soit exacte. Je crois, bien sur, qu'il y a de l'amour chez les gens de la rue, certains individus plus que d'autres (comme pour le reste de la population) mais de manière générale, pas à un niveau élevé.

Je pense, comme j'ai essayé de le dire dans mon message précédent, qu'une très très grande source d'amour se créer lorsque nous ouvrons nos coeurs envers ces gens qui on besoin, et mérite, d'aide.

Si tu m'y autorise je pourrais continuer cette discussion avec toi en bal. Je ne pense pas que mes message vers ta bal passerait, car les critères contenus dans mon annonce ne correspondent pas à ceux de ton annonce. Je vais faire un essai.

1119179 Publié le 23/06/2004 à 16:24 supprimer cette contribution
je suis sous le charme
aimer les gens pour ce qu'ils sont et non pas pour le regard que l'on aimerai avoir d'eux.
se souvenir que la gentillesse n'est pas de la faiblesse, mais souvent un amour déguisé.

merci.
1131497 Publié le 23/06/2004 à 16:24 supprimer cette contribution
Beau texte ! Vécu ? c'est du fort !

L'homme de la rue !? Hélas fabrication de notre société, des politiques, mais aussi de la vie.

La vie qui nous donne tout et dans l'instant suivant, nous prend tout.

Ils disent la Crise économique, Coluche disait : Lorsqu'une Crise devient économique, les riches deviennent + riches et les pauvres + pauvres. Nous parlons richesses financière, car savons nous où ce trouve la vraie richesse, est-ce celle du porte monaie ou du coeur.

à Méditer !
835521 Publié le 23/06/2004 à 20:11 supprimer cette contribution
Bosser dans le social n’est pas le fruit du hasard, nous avons tous notre histoire, notre passé, seulement ce passé il ne faut pas l’oublier.
Que veux dire aimer ? Donner, partager sans se poser de question. Quand je rencontre un sdf, je ne me pose pas de question, du style il profite du système. Le système c’est nous. Que ferions nous à la place du sdf ? Quand tu as faim, froid et que les portes se ferment sur toi ?
Il faut arrêter de croire qu’il est facile de s’en sortir comme ça. Alors un regard, un sourire, un bonjour……. ne coûte rien.
Combien d’hommes et de femmes se retrouvent à la rue pour des broutilles ? Et là c’est la descente en enfer, plus de logement, plus de boulot et surtout plus d’amis. Il faut apprendre à vivre, ou je dirai à survivre.
1087526 Publié le 25/06/2004 à 17:27 supprimer cette contribution
Très beau texte Gla... quant à la forme.
Citation:
excepté cette présence, celle qui vous importune, ne serait-ce que par son existence.

C'est peut-être que notre rapport à l'autre participe de l'infériorité : il est à priori dénié car insupportable de par la différence dont il est porteur.

Pour ceux que ça intéresse :
"La violence et le sacré" – Olivier Girard – Pluriel édition.

Extrait : "Le sacrifice rituel est fondé sur une substitution. L'immolation de victimes (animales par exemple) détourne la violence de certains êtres qu'on cherche à protéger vers d'autres dont la mort importe moins ou pas…"

sweet
1087526 Publié le 25/06/2004 à 17:49 supprimer cette contribution
Citation:
La vigilance et la tolérance sont pour moi les deux critères basiques auxquels j’attribue une considérable importance.
... et nous avons un ennemi commun : l'indifférence !
1125971 Publié le 26/06/2004 à 02:30 supprimer cette contribution
Citation:
quant à la forme



ou est la forme
lorsque l'on est au fond

au fond d'un coeur,
sans plus de forme



j'embrasse tout ceux
et celle

qui parlent du fond
de leur coeur

sans y mettre les formes
qui souvent deformes

1125971 Publié le 29/06/2004 à 01:34 supprimer cette contribution
merci 10 gla de ton temoignage, à jouer aux hommes pressés bien souvent nous oublions d'ouvrir les yeux sur l'essentiel....
1087526 Publié le 01/07/2004 à 16:16 supprimer cette contribution
L'homme du haut de la rue...


C'est une étrange histoire que celle de
Dupont-la-joie
"Né dans un petit village qui a un nom pas très commun"

Ducon-la-foi
Habite au 18ème de son hachélem que j'aime
A Béton les Bretelles ceinture urbaine

Banlieue dortoir cité pourrissoir
Dumouron-parfois
Chômeur de son état fils de chômeur

Ducon-la-joie
A son fusil bien graissé en bon état
Ca lui réchauffe les s le soir dans la zone

C'est une étrange histoire que celle de
Dupond-la-foi
Croyant pratiquant maniaco-dépressif

Ducon-la-loi
Du haut de sa misère bien mise type F3
Se fait des cartons sur des gosses basanés

La nuit toutes les balles ne sont pas perdues
Ducon-le-roi
Met un point d'honneur à faire partager son malheur !



Sweetement vôtre
1152256 Publié le 31/07/2004 à 08:25 supprimer cette contribution
C'est notre indifférence à tous, notre immobilisme, l'acceptation de la situation comme une fatalité qui nous font croisés des gens sans logis.
Nous pensons que leur nombre reste stable où est en légère augmentation. En apparence car combien y ont laissé leur vie pour céder leur place à de nouveaux sans-abris ?

Quel drame et quelle honte !

Je suis admiratif face au dévouement de ceux qui luttent contre ce fléau et j'ai de la sympathie pour ceux qui se séparent d'un euro pour prolonger une vie.

Un témoignage, tel que celui que nous livre Gla, devrait être rappelé régulièrement à nos consciences pour insister sur la lourde responsabilité que nous avons face à cette situation.

Aujourd'hui, c'est leur sort mais demain ce sera peut-être le vôtre.

Nul n'est à l'abri de se retrouver sans abri.
858750 Publié le 31/07/2004 à 22:07 supprimer cette contribution
Ecrit Impressionnant! Y aura t-il-une suite là?
1097266 Publié le 31/07/2004 à 22:42 supprimer cette contribution
Heureusement, le sujet (Dupont Lajoie) du texte de sweethome est un cas trés particulier, plutôt rare, ce doit être une ébauche de scénario..pour un mauvais film, malhonnêtement orienté politiquement...

835521 Publié le 14/08/2004 à 17:20 supprimer cette contribution
Je t'offre le premier rôle Ecce homo
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