|
|
|
|
|
1290754 Publié le 13/01/2005 à 21:31  Je rejoins l’atelier En quête de douceur Préférant, au métier, Y consacrer mes heures. Je vais tout doucement Retrouver la cadence, Travailler lentement Avec tant d’insistance Que les fils dénoués Par mes mains maladroites, Seront enfin brodés De façon adéquate.
| 994513 Publié le 12/10/2005 à 20:38  Je découvre à peine ce lieu de partage. | PHIL - 391201  Publié le 17/10/2005 à 21:37  Cet atelier me rappellait ceux que j'avais connus rue du faubourg Saint-Antoine, oh, il y a une bonne vingtaine d'années ! Il fallait emprunter des passages pavés polis par des milliers de groles et là, au fond d'une cour, derrière leurs vitres poussiéreuses aux vieux rideaux passés travaillaient des artistes. Les bois les plus rares, les plus précieux, venus de tous les continents dans leurs mains expertes prenaient corps pour aller meubler les demeures de riches parisiens ou même de provinciaux tant leur réputation avait voyagé. Mais dans cet atelier, nul ébéniste. Point de bois précieux. Juste des mots. Des mots que l'on façonne, des mots que l'on dessine, que l'on parfume, que l'on enrobe. Des mots chocolat, vanille, papillotte. Des mots qui s'enchaînent et rigolent. Des mots ruisseau, torrent, fontaine, des mots qui coulent de source. Et puis un grand silence. Un grand vide. Vous me manquez. Vous nous manquez vous les "ateliéristes". | PHIL - 391201  Publié le 21/10/2005 à 22:24  On revient toujours vers les lieux qu'on aime et je suis là, assis à terre, adossé à cette porte que plus personne n'ouvre. Je ferme doucement les yeux et j'écoute. Voilà. J'y suis. Elles sont là, assises, leurs yeux pétillants, leurs mains fébriles et elles racontent, et elles écrivent, et elles composent et elles rient. Et je suis là. Je me régale. Une feuille de platane balayée par le vent me caresse le visage. Je sors de ma douce torpeur. De l'autre côté du passage les bruits de la rue me ramènent à la réalité et la foule des gens pressés, des anonymes qui courent après leur vie, qui courent après leur mort me rattrape et me happe. Et dans ce fourmillement, éperdu, je cherche mes frangines. | 965939 Publié le 22/10/2005 à 11:03  pleins de aux "triplés"...vous me manquez... | PHIL - 391201  Publié le 31/10/2005 à 18:40  Me voilà de nouveau dans cette cour, devant cette porte. Quoique je fasse, mes pas me ramènent inlassablement vers ce bonheur perdu. Et comme autrefois, j'entends des voix, des rires, des exclamations. Le passé ressurgit, chaud, amical, enjoué, porteur d'espérance. Sur l'angle gauche de la porte, une araignée a pris posséssion des lieux. Elle y a tissé une grande toile que je me surprends à observer, à admirer. Quelle artiste, quelle dentelière ! Pourtant Dieu seul sait à quel point ces bêtes me répugnent !! Mais c'est le soir et ce vieux dicton me revient en mémoire qui rallume un fanion: "araignée du soir espoir". Et cette pensée me permet de rejeter les épaules en arrière et de repartir d'un pas plus léger. Espoir.... | 965939 Publié le 31/10/2005 à 22:05  ESPOIR... D'une vie meilleure, D'une vie ailleurs, De toujours être entouré, De ne jamais rompre l'Amitié.... Combien de larmes ont coulées? Combien de rires ont fusés??? Je ne saurais les compter, Juste en moi à jamais.... J'aimerai retrouvé cette saveur, Insouciance, dans mon coeur, Mais je sais que plus jamais... Cette page, je dois tourner... A Vous, qui m'avez "adopté", A Vous, qui m'avez "comblé", Du temps je n'aurais peut-être assez, Pour vous dire que Vous me manquez... Papa Phil, Marraine et Tatie, je vous aime... | Ptitange - 908884 Publié le 01/11/2005 à 10:52  sont beaux vos textes, papa Phil et soeurette | PHIL - 391201  Publié le 05/11/2005 à 09:30  Peut-être Filliotte, peut-être.... La beauté d'une rose sur le déclin, d'une rose qui a perdu son parfum. | PHIL - 391201  Publié le 17/11/2005 à 21:11  Horreur, malheur !!! Un p'tit coup de nostalgie me ramène une fois de plus, une fois encore; un p'tit espoir qui s'amenuise comme peau de chagrin et puis ce panneau fraîchement posé. Ce panneau fixé par des clous honteusement brillants. Des lettres que je ne peux lire, tant les larmes embuent mes yeux; une bouche qui s'ouvre et de laquelle aucun son ne sort; un coeur qui bat à faire frémir ma chemise: PERMIS DE DEMOLIR N°.....DELIVRE LE ...... PAR...... Un être hagard, perdu, titube sur le trottoir, sur ce trottoir trop long qui le ramène vers un chez lui trop loin. Et des larmes qui coulent, des larmes ameres qui viennent se perdre dans une barbe grisonnante. Solitude réconfortante d'un vieil appartement où il pourra s'épancher seul et sans retenue, loin du regard moqueur ou indifférent du passant.
| Ptitange - 908884 Publié le 24/11/2005 à 19:39  si beaux tes mots, si émouvants..... bisous Phil | PHIL - 391201  Publié le 27/11/2005 à 16:17  Merci ma filliotte. Engoncé dans mon pardessus que la froidure m'a fait déloger du fin fond de la penderie, un cache-nez remonté sur le visage pour me protéger de la bise glaciale, les mains gantées enfoncées dans les poches, j'avance, traînant les pieds, laissant un sillage au miieu des feuilles mortes qui jonchent le sol. Un soleil blafard peine à diffuser un pâle rayonnement dans un ciel blanc-bleu que seuls traversent quelques oiseaux attardés en quête d'un gîte. Tout doucement je m'avance. Sans conviction. Ce panneau entrevu il y a un mois se dessine dans ma mémoire. Les coups de marteau qu'il aura fallu donner pour le fixer sonnent comme un glas à mes oreilles. A la prochaine intersection, je pourrai voir, savoir enfin si ce cauchemar a peuplé mes rêves ou si la réalité est là, dans toute sa laideur. J'avance les yeux mi-clos pour retarder l'instant fatidique qui m'obligera à me rendre à l'évidence. Je sais mais je voulais croire... Et sans attendre, je fais demi-tour: L'atelier n'est plus !
| 965939 Publié le 27/11/2005 à 20:16  l'Atelier est.... Un bout de souffle, Quand on s'essoufle... Un lieu de vie, pour Combler l'ennui... Mais l'Atelier a besoin de ses fondations... Sinon, c'est "le profond"... Alors, un appel... Revenez, mes Belles....
| PHIL - 391201  Publié le 02/12/2005 à 21:19  Assis derrière mon carreau à regarder tomber la pluie qui scintille devant les réverbères allumés, je pense à vous les frangines. Vous me manquez. Vos interrogations amusées, le crayon levé en l'air pour trouver la rime et les exclamations et les rires qui fusaient et emplissaient l'air de bonheur... Chacun poussait la porte. Nulle carte de membre. Nul droits d'accés. Un parfum de vanille, de canelle, de vin chaud parfois... Fous moi la paix ma mémoire, tu me fais mal !  | 965939 Publié le 03/12/2005 à 01:09  Ma mémoire... J'en ai marre.... Je voudrais qu'elle aille, ailleurs, "se gaver"... Peu à peu, Je me replie, Je tombe dans l'oublie... mais... Ma mémoire, Me raconte toujours une histoire.... Et, je suis là, attendant, Que revienne le temps d'antan.... Je n'ai pas choisi, Je subis... | PHIL - 391201  Publié le 03/12/2005 à 10:47  Tel un Ange (08) qui passe, un écho me répond et dans ce retour de sons, douleur, lassitude, regret, sentiment d'abandon s'expriment dans le même souffle. Deux êtres éperdus soupirent. | 965939 Publié le 03/12/2005 à 21:30  Soupirons ensemble, mon Ami, Mais fêtons aussi la Vie... Et surtout l'Amitié, La Grande, la Vraie... La sincère, L'entière... Celle qui nous lie, Mon tendre Ami... Une pensée affectueuse aux frangines, qui, elles aussi ne m'ont jamais "abandonnées".. | PHIL - 391201  Publié le 05/12/2005 à 18:47  Il est de ces douleurs que l'on cajole avec mélancolie tant la souffrance qu'elles engendrent nous ramène vers des jours heureux. Je les fuis, ces souvenirs. Je les chasse de ma mémoire et quand je pense avoir verrouillé toutes les portes, je les vois ressurgir. Là une voix, ailleurs un mot, plus loin encore une odeur, un son et le film se déroule à nouveau. Ou ête-vous passés, vous les actrices, vous les acteurs ? Pas de script, ni même de mise en scène. Tout à l'improvisation. Les textes sont authentiques, les allures et les comportements naturels. Rien de stéréotypé. Et voilà que ce que je ne voulais pas se produit. Des images défilent, animées, enjouées. Nostalgie quand tu me tiens...
| 965939 Publié le 06/12/2005 à 21:51  je me met la tête sous l'oreiller.. Pour ne pas penser que tu vas t'en aller... Je n'arrête pas de pleurer... Car Nous sommes condamnés.... S'il vous plait, donner.... votre sang, don d'organe, donnez... A nos enfants pensez... une vie meilleure, espérer..... | 1592924 Publié le 08/12/2005 à 14:41  Tristesse, nostalgie, amitié, bonheur, malheur, humour, amour !!!! tant de mots à apprécier, de textes à lire et à relire et l'attente des premières occupantes. Je reviendrai hé hé | 994513 Publié le 09/12/2005 à 20:13  Ange 08 est parti!! Mais ça va pas cela Bonne chance Ange | PHIL - 391201  Publié le 23/12/2005 à 23:13  Rien. Rien à dire. Alors, pourquoi l'écrire ? Parce que ce rien a pris trop de place et de transparent il est devenu concret jusqu'à m'étouffer. Et la pluie qui ruisselle sur mon visage emporte avec elle les larmes que je ne peux retenir. | Ptitange - 908884 Publié le 23/12/2005 à 23:32  ... éponger atténuer espérer estomper assécher ensoleilliser le visage humidifié | PHIL - 391201  Publié le 24/12/2005 à 10:45  Débordant de tendresse, ton message ma filliotte. Oh là dedans ! Il y a pas un grand crétin pour découvrir une telle merveille ? Tous les grands guignols qui traînent par ici à la recherche du bonheur, vous n'avez donc pas encore rencontré ma Filliotte ?
| 1652565 Publié le 17/01/2006 à 22:13  Etre transparent(e), Encore et toujours absent(e)... Ne rien montrer, Juste les dents, serrer... Se réfugier, Derrière des barbelés, Pour ne plus se sentir sale, Pour ne plus avoir mal... Mais, cependant, Même si c'est un court instant, Sourire, rire... A en mourir... | 994513 Publié le 03/02/2006 à 01:23  Ange 08 est revenu! | PHIL - 391201  Publié le 06/02/2008 à 21:40  Les souvenirs... Ils remontent du plus profond, pour un rien, quand on s'y attend le moins. Et tout revient en mémoire... De douleurs, ils ne sont plus que nostalgie, mélancolie, là tout au fond. Engendrent-ils à nouveau l'espoir ? Qui peut le dire ? Les Frangines vous restez et resterez à la place que vous avez conquise: dans mon coeur. | PHIL - 391201  Publié le 03/03/2008 à 01:06  L'atelier restera définitivement fermé. Milady ma frangine de coeur nous a quittés. Et pourtant, derrière la porte retentissent encore cris de joie et exclamations heureuses ... | 1769789 Publié le 06/03/2008 à 16:24  En fait, en mémoire pour Marie-Louise, nous devrions plutôt le continuer, non?
| 1769789 Publié le 06/03/2008 à 16:36  ?????? | PHIL - 391201  Publié le 17/09/2008 à 01:31  Impossible, Frangine. Impossible. Je suis passé dans la rue. Rien n'est plus pareil. Les façades ne sont plus les mêmes. La porte a disparu. Impossible de continuer sans m'arrêter. J'ai allumé un cigare et dans ses volutes de fumée, je revois tes yeux bleus, tes yeux rieurs. J'entends ta voix. Je passe mon bras autour de ton cou et tu restes appuyée sur mon épaule, comme nous le faisions. Souvent avec la Muse, avec ta siamoise nous évoquons cette période. Souvent très souvent nous parlons de toi. Je jette mon mégot au sol et l'écrase d'un pied lourd. Au revoir Marie.
| <<Première | <Précédente | 12 | 13 | 14 | Page 15  |
|
|