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Fiction 4: Aux confins de l'Infini

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domi - 417343lui écrire blog Publié le 12/07/2005 à 07:34 Demander à la modératrice de supprimer ce forum
2573… Le compteur vert pâle scintillait faiblement au milieu de dizaine de voyants fixes ou clignotants et parfois aussi éteints.
Un ronronnement parsemé de cliquetis emplissait la pièce, ce bruit était sourd et comme perçu comme au travers de la ouate car la pressurisation était quasi nulle, Tibor III l’avait quasi supprimée ou presque, celle-ci étant devenue inutile. Deux hublots ronds et très épais laissaient transparaître de faibles lueurs blafardes qui zébraient parfois les parois de ce qui avait sans doute été un poste de pilotage.

Les trois sièges ergonomiques étaient couverts de poussière étrange parsemée de débris de peinture écaillé, mêlés de poudre jaune quasi impalpable, ci et là, des lambeaux de plastique pendaient sur les bords des sièges. Le temps et la chaleur avaient fait leur œuvre. La température dans la cabine était d’environ 45°C. Un soleil dardait ses rayons rouge sombre teintés de violet, tandis que le vaisseau filait en silence, s’écartant avec une lenteur extrême de ce soleil dévorant l’Acier.

Seule la vibration des membrures et des parois permettaient de sentir que le vaisseau vivait encore, qu’il fonctionnait, qu’il avançait.
Les multiples caméras sensorielles placées à l’extérieur renvoyaient les images de la machine, elle semblait gigantesque et pourtant très délabrée.

Sur le côté gauche à l’avant, un amas de tôles froissées indiquait qu’une collision probable avec un corps étranger avait eu lieu sans doute, mais quand? De l’autre côté, ce qui avait du être le jumeau de l’étrave ayant fière allure était intact.
Au milieu, arrimée dans son alvéole, la navette de communication attendait son heure.

La plupart des antennes et des radars étaient dans un tel état qu’ils étaient sans doute inutilisables, cependant la machine filait, imperturbable vers l’infini.

La machine était gérée par le supercalculateur TiborIII. le Tibor était la troisième génération des calculateurs spatiaux intersidéraux, son cœur était à base de semiconducteurs biologiques à progression indépendante, il permettait de raccorder un nombre incalculable de cellules au silicium dopé au germanium et refroidit par effet Pelletier. Il était multitâche évidemment, mais aussi il pouvait s’auto-programmer afin de s’adapter facilement à toute situation connue ou inconnue au cours de la réalisation de sa tâche.

V 28 filait, la machine était partie de sa base d’assemblage Lunaire de Terre 1 en fin 2037 un peu avant…
A suivre, peut être…
Ca vous plait?
domi - 417343lui écrire blog Publié le 23/07/2005 à 20:31 supprimer cette contribution
Mais non pleurer Faut suivre c'est pu la même époque 500 ans se sont écoulés vous avez pas mis 500 ans pour accoucher de vot gamine voyons! Relisez mais c'est pas grave! Demandez à Xiane elle va vous explicationner. Elle lit des Galaxie donc elle va vous expliquer.

Pov domi! pleurer
1103900 Publié le 23/07/2005 à 20:37 supprimer cette contribution
ba! en faite on a du poster ensemble !
j'ai pas lu ton dernier récit
j'y vais de ce pas ..............
1103900 Publié le 23/07/2005 à 20:53 supprimer cette contribution
c'st un peu trop technique....pour ma tite téte....
ouf !faut s'accrocher et ne pas oublier de respirer

on sent bien là le passioné de technique

moi j'suis qu'une habitante de la Lune....
domi - 417343lui écrire blog Publié le 24/07/2005 à 12:16 supprimer cette contribution
Normal Sandy, la nature vous a fait comme cela. Les hommes aiment la technique et chez les femmes c'est plus rare. C'est comme avec les bagnoles, elles s'en servent.. Point! (les mecs aussi et de plus en plus) Faut les voir lever le capot puis se jeter sur le tel portable pour de suite appeler Europe ou Mondial assistance sous l'oeil interrogateur et inquiet de la dulcinée restée dans la bagnole... C'est les dépanneurs et leurs remorques à plateau qui se marrent!

En biochimie encore, parfois elles s'intéressent, mais en Science Fiction, à part les garçons manqués, y a que les mecs qui s'y intéressent, c'est pourquoi la Science Fiction est un genre mineur de la littérature, puisque les femmes lisent 5 fois PLUS que les hommes. Nous, on écrit et elles, elles lisent. C'est très complémentaire tout cela.

Mais comme la Science Fiction n'intéresse que les mecs qui en fait sont très peu nombreux à lire aut chose que 25 lignes dans "l'Equipe" ou "libé" histoire de pas passer pour trop nuls, ben c'est resté un genre mineur.

Y préfèrent les bouquins de bagnoles qui faisaient vroum-vroum aux temps bénis des Colonies (qu'est ce que je raconte moi? ) Aux temps bénis d'avant Sarkozy

C'est comme ça, mais je m'en tape, c'est un plaisir d'écrire ces choses étranges, même si on est pas lu par grand monde... Pov Domi!

Aimez vous les noisettes Sandy? Je viens d'en récolter deux petits paniers dans mon jardin, ça pousse tout seul et pis ça colle! Beurk, mais cette année, elles ne sont pas très grosses bien que délicieuses (il n'a pas assez plu)

Je vais me faire de la nougatine d'amande cette aprem pour passer le temps. Y a rien de bien à la télé entre les Rois de la pédale et les cinglés de l'avion à roulettes, y a RIEN. Pas même un chouette film d'aventure et vu le temps pourri qu'il fait, une petite nougatine d'amande confectionnée avec amour sera super bien comme occupation entre deux chapitres des aventures de ce super vaisseau. Z'allez lire et faire connaissance de Florence puis de Luc puis de plein de trucs étranges mais là, je m'occupe de ma nougatine

Ca sent bon, y a du lapin à la moutarde que j'ai filé au four y a 20 minutes pour ce midi avec de la purée... J'adore.
Puis pour dessert j'vais faire soft: Des meringues. Vous savez les meringues c'est rien à faire, des blancs en neige du sucre et surtout un petit filet de vinaigre hop sur la plaque du four chaud et Hop on se régale, croustillant à l'extérieur et tendre à l'intérieur Avec un bon café par dessus pfff la vie est belle, pas besoin de se la compliquer.
Bon à plus tard et cherchez bien l'homme libre, bonne chance! Passé 40 c'est TRES rare, je compatis.
1103900 Publié le 24/07/2005 à 13:04 supprimer cette contribution
z'avez pas fini d'vous moquer de moi.grrrr j'cherche pas l'homme libre d'abord libre de quoi ?...s'il est libre dans sa téte c'est déja bien

j'attends rien de précis quoi que si juste de l'amour... il a différente facette !
car le sex sans l'amour ça vaut pas le "coup" c'est l'cas d'le dire!

pleurer pis faut arreter d'me mettre l'eau a la bouche....ça l'air bon ce p'tit repas

1103900 Publié le 24/07/2005 à 13:15 supprimer cette contribution
une petite précision j'dois etre un 'garçon manqué car j'aime bien les films de science fiction méme si je pige pas tout
par contre je pige rien a la mécanique!
bien vu nous les femmes on est pas pré disposée pour ces trucs là!
surtout moi!!!

j'aurai peut etre l'opportinité de me conecter cette semaine pour la suite de 'Renaissance', je part quelques jours...

bon j'vais m'faire un oeuf ...sur le plat!
domi - 417343lui écrire blog Publié le 25/07/2005 à 08:49 supprimer cette contribution
C'était juste pour vous faire un peu enrager (j'adore!) bon, j'vais essayer de pas trop mette de mécanique alors...

Pas simple dans un récit de science Fiction basique. J'en écrirai un autre sans fusées sans guerre et sans violence où que des explorateurs arrivent sur DIKRION, une planete bleue où l'athmosphère rends les gens super gentils et amoureux fou de tout ce qui bouge Comme ça, y a TOUJOURS du sexe et de l'amour.
Et là, ça vaut le "coup" ça sera pour une autre fois.

L'oeuf ok, mais bien saisi et pas trop cuit avec un peu de ketchup, saler, poivrer pis de la VRAIE ficelle Parisienne avec un peu de beurre à la motte dessus. Vous savez ce beurre qui sent la noisette et vous parfume le palais.

Rien à voir avec ces trucs gras sans goût et sans saveur soit-disant allégés qui vous refilent des Kg en trop SANS la réelle satisfaction... Un peu comme le sexe sans l'amour Mais bon, y a qui s'en contentent suffit de voir ce qu'elles ont dans leur Caddies où à côté.
Râlez pas et très bonnes vacances!
1103900 Publié le 03/08/2005 à 23:46 supprimer cette contribution
"je vais m'y mettre peut etre"
faites moi réver ,Domi...
1103900 Publié le 05/08/2005 à 15:08 supprimer cette contribution
"pourquoi qu'elles me disent toutes cela"
parce qu'on 'sent' lâme poéte et que l'on sait que vous aimez ça les p'tites femmes qui vous demande ...poliment!
j'me trompe?

"déstabilisant"
mon oeil
1103900 Publié le 05/08/2005 à 16:30 supprimer cette contribution
hum! serai ce une proposition...

j'suis pas dispo ce week end (féte de mariage de mes parents)
qui sait ,j'aurai p'etre dis oui j'ai de beaux p'tits ongles pour gratter le dos!
domi - 417343lui écrire blog Publié le 05/08/2005 à 17:07 supprimer cette contribution
Je l'ai refait c'était bâclé là je crois que c'est plus mieux!

La science fiction c'est comme l'amour faut prendre son temps pour l'extase finale!
Bon je recommence donc:

2583…La machine reprit sa course dès que la navette fut à nouveau amarrée. Elle était rentrée Bredouille après 12 révolutions autour des deux seules planètes à température compatible avec les Humains.

Il faut dire qu’entre moins 5 et plus 40 ces êtres biologiques étaient un vrai casse-tête pour TiborIII. Lui fonctionnait très bien de -50 à plus 65°C hélas les Habitants de Terra I étaient 100% biologiques et donc bien plus fragiles que lui-même.

L’une avait une atmosphère soufré, l’autre une acidité mortelle. Tibor III rentra tous les éléments dans sa base de données et dès la navette carénée sous son dôme de protection de Titane, il relança ses 4 moteurs pour bondir vers une nouvelle étoile... C’est peu après que l’accident arriva.
Alors que V28 atteignait une très grande vitesse de croisière, la machine détecta un mur d’astéroïdes immobiles et disparates
Aussitôt V 28 changea son cap, bondissant sur la gauche. En une fraction de seconde, deux Rétro-Fusées de modification de trajectoire entrèrent en action non sans émettre un sifflement intense perçu dans tout le navire. Dehors pas le moindre bruit évidemment. Sur l’écran, les astréroïdes défilaient tels des petits cailloux sur un chemin de campagne survolé perché sur yune bicyclette.

Tibor III analysant chaque position sur les pixels de ses écrans, il infléchit la poussée des propulseurs et coupa les rétro- fusées. La machine tremblait sur elle même sous l’effort démesuré des contraintes mécaniques.

Alors que Tibor III allait remettre les moteurs en marche, l’image de l’un de ses 5 écrans disparut. Tibor III ne regardait évidemment JAMAIS les écrans, il percevait les images directement via des mémoires, comme vous lorsque vous rêvez, évidemment.

Les écrans n’etaient là que pour l’humain lorsqu’il vivait dans ce navire.
Un astéroïde latéral détecté mais non pris en compte assez rapidement par Tibor III venait de percuter le radar d’approche gauche, Tibor III activa aussitôt le radar longue distance rotatif.
Un vieux modèle des années 2010 tournant encore sur lui-même comme on en voit sur les vieux bateaux de pêche et dans les aéroports.

Rien pourtant en vue à 360° sauf à 30° gauche (à deux heures pour les aviateurs) Mais NON! À 10 heures! Regardez les aiguilles de vos montres sapristi 2H c’est à DROITE, faut suivre! Bon je reprends, c’était juste pour vous rappeler un peu à l’ordre! Faut plus d’attention Sandy et s’imaginer les choses comme si vous y étiez dans votre petite combinaison rose métallisée de quoi rendre fou plus d’un robot!

Sinon vous allez dormir BON je continue un peu pasque là faut que je me fasse un petit repas de célibataire.

A 10 heures il vit au loin à environ 1 minute lumière un amas d’astéroïdes qui fonçaient droit sur lui. Tibor III calcula paisible et sans sentiments, une machine cela ne pense pas… Quoique…
Mais continuons cette aventure, Tibor III enclencha ses rétros gauche et aussitôt le capteur Gyroscopique lui indiqua que la manœuvre avait réussi, Il allait couper les rétros quand un choc énorme de 5,3 G fit tournoyer le vaisseau sur lui même
Tibor III reçu des informations Gyroscopiques en même temps que différents signaux d’intégrité de portes et de cellule.

Il ferma les écoutilles avant gauche et ses pompes à régénération d’air s’arrêtèrent dans toute cette partie du navire. Tibor III stoppa ses 4 moteurs et à l’aide de petits jets de quelques centaines de millisecondes il interrompit les cabrioles du vaisseau devenu fou.
Bientôt le navire reprit une assiette correcte.

Les ingénieurs de Terra 1 avaient vraiment fait du beau travail, le programme de gestion en 3D fonctionnait parfaitement.
Sur la planche de bord poussiéreuse, des voyants clignotaient un peu partout. Tibor III analysa chaque circuit, des disjoncteurs avaient sautés et il coupa l’énergie dans la partie avant gauche.

X2313 et 5 autres magnets comme les appelaient les ingénieurs de Terra 1 partirent en exploration. 2313 connecta deux caméras couleur en relief sur son socle et avança vers la zone sinistrée. Il établit la liaison HF avec Tibor III et bientôt l’écran N° 3 affichait l’image de ce que 2313 découvrait. Le sas se referma sur lui. Un autre s’ouvrit.

Les câbles rayonnants étaient endommagés mais fonctionnaient toujours, Tibor III Guidait le robot dans la coursive, il comparait les formes de l’habitacle à celles qu’il avait en mémoire mais dès que 2313 avança, il fut perdu. 2313 s’arrêta et ses caméras balayèrent la pièce. Tibor III calculait, 2313 Attendait, Tibor recherchait dans ses mémoires, rien dans ce qu’il avait ne ressemblait à ce qu’il aurait du comparer. Tibor III chercha encore une bonne semaine, visionnant et analysant des milliers de fichiers d’architecture du navire. Il finit par trouver dans ses mémoires optiques destinées aux humains, une série de disques "crashs" il les visionna passant les milliers d’informations sur les formes et les surfaces et finit par comprendre, enfin par SAVOIR ce qu’il fallait qu’il décide de mettre en œuvre comme processus. "Crash", le vaisseau est en Crash. Tout était prévu pourtant dans son énorme programme. Tout, sauf ça!

Tibor III n’avait aucun paramètre pour agir et il utilisa la procédure prévue dans ce cas: Il lança un SOS. La machine analysait, elle avait bien tout mémorisé et comparé et au bout d’un mois sans réponse aux messages envoyés vers Terra 1 elle ne savait plus vraiment quoi faire Plus de 3 parcels qu’elle avait parcouru, peut être 30 systèmes solaires et cette réponse qui tardait à venir. Au pire une année terrestre suffisait largement il s’en était écoulé 3!

Et toujours pas de réponse malgré plus de 20 tentatives sans succès, ses antennes sans réel entretien depuis près de 200 ans lui indiquèrent un taux d’ondes stationnaire anormal Aussi, Tibor III envoya ses robots d’entretien qui hélas ne purent apporter de solution faute d'expérience non programmée.
Aucun des éléments brisés ou faussés n’étant en mémoire dans leur nomenclature.

Tibor III essaya en vain bien des solutions, mais aucune ne semblait le satisfaire.
Ceux ci ne purent que constater les dégâts Il fit rentrer les robots et lança un grand programme de calcul. Deux jours après, la réponse était là: Tibor III aussitôt se mit au travail.

Tibor III lança ses 4 moteurs sub-luminique à faible puissance et analysa le comportement du vaisseau, il s’éloigna de la masse d’astéroïdes et fila vers l’étoile non répertoriée tout comme la précédente qu’il avait classé sous le nom de X0478.
La navette avait satellisé une balise autour de la planète acide. Sa température était de 57°C. Cependant, Tibor III avait reçu l’instruction de répertorier les planètes acides, Terra 1 désirait les répertorier.
Le satellite de la taille d’un ballon de Foot resterait là minimum 100 ans avant de finir à cours de carburant attiré par sa planète.

Il émettait jour et nuit le code de ce nouveau système solaire découvert et visité afin que nul ne l’ignore.

X0478 émettait en Anglais ainsi qu’en Binaire codé décimal, langue universelle pour bien des machines.

Le soleil X 0479 était à environ 35 années lumières de X 0478, Juste le temps qu’il lui faudrait pour l’expédition.
Il contrôla l’étanchéité et l’assiette du navire, corrigea celle-ci puis enclencha les 3 radars encore opérationnels, ensuite il fila sagement à 120 000 Km à la Seconde, Le tiers seulement de la vitesse de la lumière.

Les moteurs avaient moins de rendement mais la prudence était de mise et en tout cas, la programmation de Tibor III n’autorisait pas plus grande vitesse en cas d’avarie majeure. Il fallait attendre et réussir.
Le reste était sans importance.
Le temps pour les machines ne compte pas.

Dans la salle cryogénique, un tiroir s’ouvrit lentement. Malgré la température externe proche de Zéro, dès l’ouverture du tiroir, celui ci laissa échapper des volutes de vapeur blanchâtres en légère suspension.

Un bras métallique s’approcha et se saisi de trois éprouvettes opaques et les déposa dans un bac plastique de couleur rose. Couleur étrange dans un tel lieu.

Tibor III surveillait à l’aide de sa connexion interne le bon déroulement du programme nécessaire à la réparation du navire. Tibor III commanda l’ouverture d’un autre tiroir, celui ci contenait d’autres éprouvettes plus grosses. Degré après degré il surveilla le réchauffement de l’éprouvette puis la fit déposer dans le bac et l'intriduisit dans l’étuve stérile.

Tibor III visionnait des centaines de fichiers reçus environ 50 ans après son départ. Tout le processus était décrit avec minutie et pas à pas, ne pas commettre d’erreur et bien structurer la matrice tel que décrit.

Le navire filait à la rencontre de son destin, il filait mais au ralenti à présent à peine 40 000 km secondes. Tibor ne prenait pas de risques et appliquait le programme à la lettre, obéissant et zélé comme tous les processeurs de type III.

4 mois passèrent et la matrice fut prète. Tibor passa au programme suivant et il commanda à 2313 d’ouvrir un étrange conteneur dont il extrait de l’azote liquide une éprouvette remplie de pastilles gelées. L’opérateur spécialisé X 2318 les passa au microscope électronique.

Oui celui-là peut être, a moins que celui-ci Tibor calculait, infaillible et ne laissant RIEN au hasard, son choix fut dicté par son programme de sélection. X 2318 saisi la pastille sélectionnée et l’introduisit dans la matrice. Le tout fut rangé à 37°5 non sans avoir raccordé les nouveaux cathéters d’alimentation de la matrice.

Les mois passèrent dans un silence parfait.

Alors que Tibor finissait de raccorder une nouvelle cellule Bio Statique afin d’alléger le 5 ème cœur de son système de gestion en temps réel, Tibor III recu une information d’asctivation de processus.
Il activa Florence.
Florence était un robot de type androïde femelle, une réalisation destinée à l’accoutumance post natale. Les batteries de l’androïde furent mises en place, le polymère de lithium étant d’une durée de vie très courte (3ans environ) Tibor III prit soin de l’équiper de ses deux jeux d’accus, le second se rechargeant par proximité magnétique dans l’environnement de travail de Florence.

Il chargea son programme et Florence s’activa. Elle parcouru de son regard sombre mais doux les contours de la pièce puis prononça: Bonjour Tibor.

Tibor III ne s’y faisait vraiment pas, à chaque fois que cette voie de communication acoustique était utilisée cela lui rappelait de bien troubles souvenirs. Il décoda les sons, les convertis en codage binaire puis les compara avec sa mémoire et lui répondit par ses dispositifs acoustiques. Que c’etait lent et peu précis, mais enfin, faute d’autre chose... Allons-y.

Bonjour Florence votre tâche est décrite dans le fichier A 4 873 822 Veuillez le télécharger sur le port 24 puis exécuter la tâche.
Florence posa l’une de ses mains sur un socle métallique et sembla concentrée, enfin, absente quelques instants. Elle émit un son: "Terminé bien reçu" puis resta immobile comme pensive. Enfin, chacun sait ici qu'un robot ne pense pas, après quelques instants elle se leva et se dirigea vers la salle d’incubation…
Héhé à suivre!

Que va-t-il se passer? vous le saurez si vous êtes sages.
Faut que je gamberge un peu mais pas de panique, chez moi les neurones ça roupille pas trop! Sauf cet aprem, là, punaise ce coup de pompe! Heureusement y a Divby, y m’a réveillé.
1301487 Publié le 05/08/2005 à 17:23 supprimer cette contribution
Domi
Mais c'est qu'on y prendrait goût !
domi - 417343lui écrire blog Publié le 05/08/2005 à 18:35 supprimer cette contribution
Mouais...J'ai pas l'inspiration à cause de cette Arielle et ce Soleil, punaise j'ai faillit m'endormir sous ce fichu parasol! Moi, dormir! N'importe quoi. Lorsqu'on dors on ne vit pas, déjà qu'elle est TRES courte la vie...Si en plus on dors... Ca doit être l'âge Pov Domi! pleurer

Mais là j'ai remis une compil de Brian Setzer "live in Japan"... Ma voisine a fermé les volets quand elle m'a vu danser le Rock'n Roll avec mon pov Jules qui hurlait à la mort Tandis que les oiseaux suspendaient leur vol pour regarder hébahis ce drôle de type qui se remuait comme un perdu en plein soleil et transpirait comme un damné (à cause des deux cafés que j'ai pris pour me réveiller!) Aussi j'ai la pêche, alors avant de remettre un CD de ce supoer crooner de Salvador (fenêtre sur cour) j'vais en profiter pour en refiler une couche Heu... un chapitre...
1103900 Publié le 05/08/2005 à 18:55 supprimer cette contribution
attention !soleil + café c'est pas toujours bon pour les neurones!
j'imagine la scéne assez folklorique

Robots+ machine ça c'est bien un récit de mec! y'a méme pas un p'tit z'humain ou un cerveau dans une machine

C'est vous qui avez otez votre suggestion d'allez vous gratez le dos z'avez peur que raplique
domi - 417343lui écrire blog Publié le 05/08/2005 à 19:38 supprimer cette contribution
Mais non! tant qu'elles rapliquent pas avec leurs valises c'est cool!
J'ai nettoyé tout ce fourbi pour que le lecteur ne soit pas trop perdu.
Bon j'vais en refiler une couche là je suis au Top prêt à toutes les folies! Le vilain Divby m'a encore fait des misères et évidement ça m'a reveillé!

j'suis allé me chercher le dernier CD de Dick Rivers, il arrache grave! Ca va aller!
domi - 417343lui écrire blog Publié le 05/08/2005 à 22:07 supprimer cette contribution
J'ai ré-écrit ce chapitre, il me plaisait pas trop!Que c'est dur de jouer à l'écrivain en herbe!
1103900 Publié le 06/08/2005 à 11:45 supprimer cette contribution
a bientot pour la suite!
ça vallait le coup d'attendre
bon week end Dominique
domi - 417343lui écrire blog Publié le 06/08/2005 à 17:31 supprimer cette contribution
Héhé la suite...

Elle s’approcha de la couveuse, la matrice semblait se contracter par moments de façon cyclique et régulière. Tandis que Florence s’approchait, X2318 avait déjà branché l’aspirateur, Florence appua des deux côtés de la matrice puis de sa voix douce et v=calme dit C’est prêts x2318 nous pouvons commencer. Les bras q=articulés de X2318 écartèrent la matrice qui dans un spasme puissant éjecta le fœtus tandis que Florence l’attrapait par les pieds.

X2318 aspirait le liquide amniotique tandis que Florence de son autre main aidé d’une éponge déposée par X2318 nettoyait l’enfant. Elle regarda X2318 couper le cordon ombilical le reliant à la matrice tandis que les surpresseurs remplissaient la pièce à la pression terrestre d’un mélange d’oxygène et d’hydrogène parfaitement dosé. Tibor III s'il avauit ou aurait râlé un peu car il n'aimait pas troip l'oxygène qui lui filait de la corrosion dans ses connecteurs. Mais, obéissant, il appliquait le programme à la lettre.

Florence donna une petite tape de sa main gauche sur les petites fesses dodues de l’enfant. Un bruit de bois sec cassé ponctua la légère fessée puis le vagissement devint pleurs criards Florence redressa l’enfant et transmis à Tibor III, Tout va bien éveil à 23H temps relatif, poids relatif Terra 1: 3,2 kg Enfant type mâle métis Caucasien - Indou. Suivit une série de chiffres et de codes dont Tibor III attendait la somme totale avant de confirmer la réception.

Ainsi naquit en l’an 2490 le premier Terrien vivant à bord de V 28 depuis plus de 285 ans. Florence consulta un très vieux calendrier catholique situé dans l’une des mémoires de l’ordinateur de service situé dans la salle et appréciant la date relative, décida de l’appeler LUC.

Le temps passa… Luc s’éveilla lorsque les panneaux irradiants s’activèrent. Le chant des oiseaux diffusant la vie à ses oreilles. Une douce musique parfois accompagnait son réveil.

Florence était là, juste à côté de son lit, allongée elle aussi et attendant son réveil. 18 ans avaient passés, seule la couleur de sa tenue avait changé. Tibor III respectait le programme à la lettre et Florence à présent ressemblait plus à un sergent chargé du recrutement qu’à une nourrice tendre et affectueuse.

Luc passa en salle de musculation. Il lui fallait réaliser bien des efforts et des exercices, surveillé par une batterie de caméras avant que les 2500 Watts (près de 4 chevaux) ne soient dépensés par son corps. Il peinait surtout dans la course de côte, lorsque le tapis s’élevait et qu’il fallait grimper alors que deux rambardes s’abaissaient progressivement Luc fléchissait son corps et transpirant mais tenace il cramponnait ces rambardes et tirait sur ses bras tout en s’aidant en prenant appui sur ses jambes.

15 minutes plus tard le tapis redescendait mais les programmes étaient variés et chaque matin, il avait sa surprise. Ensuite le générateur gravitionnel artificiel s’arrêtait presque, ne laissant qu’une gravité très relative qui lui permettait d’évoluer sans trop de risque de décollage intempestif du sol lorsqu’il ne chaussait pas ses plasti-magnet. Un genre de basquets à la semelle de caoutchouc aimanté lui permettant d’évoluer dans tous les sens à bord du navire.

(C’est chouette ça Sandy, pour les galipettes!)

C’est Florence qui ensuite arrivait avec sa tenue de travail et la serviette éponge pour sa douche.
C’était une cabine close où les jets se perdaient sur les parois pour ensuite être récupérées et traités. Il était toujours impatient d’aller prendre une douche, elles étaient bien trop brèves, enfin, à son goût. Lorsqu’il entendait les aspirateurs se mettre en route, il savait qu’il ne restait que quelques minutes de ce bonheur absolu de détente.

Parfois il entamait un air de cette musique étrange d’une langue qu’on lui avait dit morte depuis près de 200 ans. Il aimait beaucoup cet air d’opéra. Quel nom étrange OPERA se disait-il tout en chantonnant les noces de Figaro.

Luc sorti du sas dès qu’il s’ouvrit pour se refermer tout aussitôt. Un X2222 d’entretien prit sa place pour assécher et nettoyer immédiatement l’endroit, car les gouttelettes d’eau en apesanteur étaient particulièrement dangereuses pour l’environnement de Tibor III qui avait donné des ordres stricts.

Les X2222 étaient des petits robots marrants, toujours prêts à rendre service. Luc en avait un vieux qui lui avait servi de souffre douleur lorsque son ours en peluche ne l’intéressait plus .Il l’avait appelé Divby. Les X2222 bien que très passifs, étaient capables de réaliser bien des tâches, ceci avec pertinence et grand sens du calcul intégré.

Luc enrageait de ne pouvoir encore les battre aux échecs!
Luc avait beaucoup aimé jouer avec des petites voitures, il trouvait étonnant ces choses qui glissaient sur ces roues, alors qu’on pouvait glisser sans rien.

Au début il trouvait les hommes bien compliqués, leur préférant et de loin les machines. Mais lorsqu’elles le battaient régulièrement aux échecs, il changea un peu d’avis. Elle l’énervaient souvent. Luc se dirigea vers la petite cuisine pour y prendre son déjeuner…
Héhé à suivre…

Hé ben vous voyez Sandy y a pas que de la technique et attendez ça va même être chaud devant avec les Amazones de Tyklan cette planete ou y a rien que des femmes et où les géniteurs sont juste là pour assurer la reproduction. Il va leur apprendre le PLAISIR, le vrai, pas celui quand on joue au docteur!
PATIENCE...

*QUe diriez vous d'un épisode spécial ruien que pour vous en BAL? Z'allez pas dormir de suite sur!
Là Domi, t'exagères!

domi - 417343lui écrire blog Publié le 06/08/2005 à 19:19 supprimer cette contribution
C’était des céréales et un fruit. Tibor III en avait décidé ainsi.

Tibor III avait réactivé depuis à présent 15 ans, les serres artificielles destinées à la vie biologique et il y faisait récolter fruit agrumes et légumes nécessaires à l’entretien de Luc. Une équipe de X2222 s’occupaient de ces tâches étranges de grattage de ce compost appelé terreau , ils activaient les brumisateurs lorsque les générateurs gravitionnels étaient mis en service afin de simuler un moment une gravité permettant aux plantes de fixer l’humidité dans leurs feuillages. Tout au fond, dans une puanteur fétide, deux X2222 traitaient l’humus issus des déjections de quelques animaux génétiquement modifiés pour apporter les protéines indispensables à la santé de Luc. Tibor III ne pensait jamais, il exécutait. Mais depuis 2224, avec l’extension de ses processeurs Biotroniques raccordés à sa base de données générale, il pouvait comparer et il lui semblait que Luc utilisait beaucoup d’énergie en comparaison du travail effectif fourni.

Mais la solution était là et il lui fallait exécuter le programme coûte que coûte.
Florence ce matin avait du nouveau à expliquer à Luc. Lorsqu’il arriva dans la salle de jeux, elle lui demanda de plutôt aller dans la salle de travail.

Tibor III avait respecté les bases de l’éducation des humains. L’endroit du jeu ne devait en aucun cas être le même que celui du travail sous peine de rendement désolant.

Luc était docile, il aimait beaucoup Florence et la trouvait fort à son goût.
Il faut dire qu’elle était le stéréotype de la jeune femme idéale, douce, avenante et agréable, d’humeur égale et toujours disponible.

Il était encore dans ses pensées lorsque Florence lui expliqua la situation: Voilà Luc, tu vas devoir faire ta première sortie vers l’extérieur et réaliser le 1er travail de ta vie d’homme.
Sans ajouter un mot, elle déposa un scaphandre de travail sur la table.

Luc était tout excité par l’aventure... Enfin bouger, enfin sortir! Il enfila avec difficulté tout son attirail puis le pressurisa. Alors qu’il passait par le sas, il entendit dans son scaphandre la voix un peu métallique de Tibor III lui demandant de surtout ne pas déchirer sa combinaison en exploration de l’avant gauche de l’astronef.
Luc sortit vers 9h15 heure compensée de Terra 1. Son cordon dorsal le reliait à la coque du navire Tibor III avait stoppé la propulsion de V28 depuis la veille, mais à défaut d’entrer dans un système solaire à forte gravité, la vitesse relative de V28 était restée élevée et c’était à près de 120.000 Km/secondes que Luc naviguait dans un espace vide et sans vie.

Il avait à sa droite une caméra reliée par UHF aux ports de Tibor III et dans la main gauche il maintenait une sorte de bastingage inversé qui s’étendait sur plus de 120 mètres, longueur totale du navire d’exploration interplanétaire.
Après 20 minutes d’efforts, il arriva sur le lieu de l’accrochage. La tôle de Titane à mémoire de forme pourtant robuste était déchiquetée, méconnaissable, des tuyaux tordus pendaient telles des gargouilles hideuses de cathédrales dont Luc avait vu les vestiges dans un CD d’architecture médiévale.

Tous les appareils Gyroscopiques de stabilisation gauche étaient pulvérisés.
Luc prit alors conscience que l’accident aurait pu être fatal au vaisseau qu’il n’aurait alors jamais connu.
Il enregistra tout ce qu’il pensait devoir faire puis réclama une dizaine de X2222 équipés métalliers.

Tibor II ouvrit la trappe supérieure avant servant à transférer les échantillons en provenance de la navette et les X2222 arrivèrent, munis de multiples outils et autres engins destinés à la tâche qui allait leur être confiée. Luc Parlait et Tibor transmettait ses ordres via le canal de communication réservé aux robots de service.

Vers 13 heures Luc laissa les robots continuer leur travail et il s’approcha du sas supérieur de la navette. Tibor III refusa toute ouverture….Luc l'informa que ses reserves d'oxygème s'epouisaient et qu'il devait rentrer Au plus vite.
A suivre...


Nb: On peut m'aider à écrire cette aventure Je suis un type très ouvert! surtout avec les femmes
1252699 Publié le 07/08/2005 à 07:28 supprimer cette contribution
Citation:
Même plus moyen d'avoir deux maitresses à la fois sans accuser une certaine fatigue

oh!ben là c'est sûr: je reste en Lorraine!

domi - 417343lui écrire blog Publié le 07/08/2005 à 10:21 supprimer cette contribution
En passant par la Lorraine avec mes sabots!
j'rencontrai 3 capitaines hohoho Avec mes sabots
N'ayez aucun regret, je suis pas votre type.
Je vais cependant continuer l'aventure... Et la finir d'ailleurs.
domi - 417343lui écrire blog Publié le 07/08/2005 à 12:25 supprimer cette contribution
Luc était surpris et demanda aussitôt les raisons de ce disfonctionnement.

Ce fut Florence qui lui répondit qu’elle ne savait pas pourquoi alors qu’elle franchissait plusieurs fois par mois ce sas de communication avec la navette, il refusait de s’ouvrir pourtant si sollicité par lui.
Il entra an contact avec Tibor III mais n’obtint aucune réponse. Luc était contrarié et étonné Pour lui Tibor III était le savoir, la sagesse et le cœur du vaisseau, de l’environnement où il était né.
Il dû rebrousser chemin et rentrer par le sas de sortie qui s’ouvrit dès sa demande d’accès
Florence le félicita pour son premier travail, elle avait reçu le programme permettant la valorisation de l’humain, c’était indispensable à un bon rendement de ces machines biologiques qui ne fonctionnaient pas comme elle. Ce petites choses étaient inutiles pour elles mai indispensables pour ces humains. Luc ne répondit rien et partit se restaurer avant d’aller à la bibliothèque Il étudiait depuis 3ans la programmation et s’exerçait sur un X 2222. Les X 2313 avaient plus de mémoire, plus de moyens, mais étrangement leur programmation en Systran ne semblait plus correspondre avec les bases décrites pages après pages dans les manuels virtuels qu’il consultait en 3D sur l’écran géant de la bibliothèque.

Il tenta une connexion avec Tibor III en l’informant que les valves 248 et Y47 ne pourraient être remplacées dans l’étrave du navire. Aussitôt Tibor III lui répondit: Contrôle d’intégrité à refaire Contrôle de mise sous pression a reformuler. Luc ne répondit rien. Tibor III recevait bien ses informations. Efficace pensa t-il mais pas si malin que ça! Il ajusta ses écouteurs et se régala de cette Traviata qui le faisait tant rêver.

Le lendemain matin, Florence lui indiqua les travaux à effectuer. Les tôles de titane étaient stockées dans les soutes, le chalumeau électronique fut programmé pour la découpe et Luc supervisa le travail des 3 X 2222. Les formes devaient être embouties puis assemblées en réel avant d’être transportées à l’extérieur. Luc s’amusait beaucoup à voir les robots X2222 se déplacer dans tous les sens pour s’acquitter de leur tâche il revenaient se recharger puis repartaient comme mus par un instinct impérieux, travaillant sans relâche des heures durant. L’assemblage de l’étrave ne prit pas plus d’un mois, les cotes étaient respectées et le découpage au chalumeau cohérent de l’étrave accidentée pouvait commencer.

Les robots X 2222 ne savaient pas faire les travaux multitâches, cependant, bien programmés ils travaillaient vite et bien. Les pièces découpées furent récupérées une à une afin d’être recyclées lorsque le four thermique serait utilisé lors d’une analyse géophysique de minerais étranges ramenés par la navette lors de ses explorations futures. Le grand jour arriva où l’assemblage réel pouvait commencer.
Luc était impatient de voir enfin le résultat de son premier travail. Il avait encore quelques difficultés avec la programmation Systran mais il ne désespérait pas de pouvoir un jour programmer un X2313 ou même un X 2318 et ce, aussi bien que TiborIII le faisait.
Durant toute une semaine Luc aidé de 8 robots X2222 travailla à la réfection de l’étrave gauche du navire.

Tandis que les X2222 terminaient les soudures si difficiles à réaliser dans le vide de l’espace (il fallait deux X2222 à l’intérieur de la coque pour la magnétiser afin que l’apport de soudure ne se mette pas en micro billes flottant dans l’espace mais accepte de se fondre avec les tôles de Titane tout en diffusant de manière homogène afin d’assurer une résistance parfaite aux contraintes thermiques et aux impacts des micros-météorites hélas inévitables dans l’espace sidéral ou évoluait V28.
Luc contrôlait la qualité des soudures grâce à un visualisateur de structure à rémanence magnétique.

Le 4ème jour, il décida de visiter un peu toutes ces superstructures afin de contrôler ces fameux radars dont Tibor III déplorait l’absence de bon fonctionnement. Certes ce type de navire avait toutes ses fonction vitales redondantes, cependant, l’acuité sensorielle de l’environnement de V28 était la principale préoccupation de Tibor III Luc procéda au démontage des embases de ce qui restait des radars à balayage électronique statique puis il se plongea dans les nomenclatures Doppler. Il finit par trouver le type de radar utilisé dans cette fonction: Des 12 GHz 1 K Watts à commutation par diodes PIN Cette commutation électronique matricielle permettait un balayage X-Y-Z extrêmement précis pour le repérage lointain des objets mobiles, le dispositif était ingénieux, 2 radars étaient disposés à chaque extrémité avant et arrière du navire et suivant l’angle au centre de la cible et la fréquence utilisée l’on pouvait déterminer au cm près la distance entre le navire et les objets balayés. Luc compris pourquoi Tibor III tenait absolument à remettre ces dispositifs indispensables à une navigation sure en service automatique. Tibor III lui communiquait toutes les données voulues pour effectuer sa tâche et Luc parfois se demandait bien QUI avait construit une telle machine capable d’effectuer des centaines de tâches en même temps et surtout capable de s’adapter et même de choisir parmi des centaines de programmes écrits puis mis en mémoire afin d’utiliser celui qu’il fallait prendre. C’est un travail de Titan pensa -t-il
Mais aujourd’hui, il avait décidé de prendre la liberté d’effectuer une nouvelle sortie d’inspection Aussi il informa Tibor III de sa décision. La machine ne réagit pas, mais lorsqu’il voulu activer l’ouverture du sas de la salle des scaphandres celle ci resta fermée. Luc posa sa main sur l’empreinte à plusieurs reprises mais la sas resta fermé.
Aussitôt Luc plutôt contrarié se dirigea vers le poste de contrôle et réfléchit puis il décida d’agir.
A l’aide…
A Suivre….
1252699 Publié le 07/08/2005 à 14:05 supprimer cette contribution
j'déconne p'têt, mais je lis quand même! même si je ne dis rien!
1103900 Publié le 07/08/2005 à 21:02 supprimer cette contribution
captivant !
une pincée d'humour ,de l'aventure , du suspense...

" que diriez vous d'un épisode rien que pour vous en BAL"
j'dis pas non
domi - 417343lui écrire blog Publié le 07/08/2005 à 22:23 supprimer cette contribution
A l’aide d’un tournevis, il démonta la plaque supérieure du sas électrique et il provoqua un court circuit. Aussitôt la sécurité se mit en marche, un signal sonore retentit dans les coursive et un voyant s’alluma au-dessus du sas d’accès. Tibor III envoya un X 2313 au rapport des défauts constatés Lorsque X 2313 Franchit le sas qu’il ouvrait de l’intérieur à l’aide de la manivelle de sécurité.

Luc bondit et coinça cette ouverture à l’aide d’un extincteur de service prélevé dans les coursives. Luc était furieux et il s’assis sur l’un ses deux sièges du poste de contrôle La mousse s’écrasa sous ses fesses bien que son poids fut insignifiant à bord de l’astronef. Aussitôt un X 2222 arriva pour aspirer toutes les particules en suspension dans la cabine. Luc ne prêta aucune attention à ce X 2222 Il tapa sur le clavier pour y rechercher les programmes disponibles. L’écran de contrôle de Tibor III s’illumina et il fit défiler quelques pages lorsqu’il trouva enfin ce qu’il cherchait, il cliqua sur Pilotage Manuel. Rien ne se produisit.

Luc était très inquiet car tout cela commençait un peu à l’affoler, puis il utilisa la procédure de contrôle et là Tibor III répondit: Contrôle manuel demandé Mot de passe demandé. Luc restait interdit, comment trouver ce mot de passe et QUI l’avait entré? Un mot de passe sur un navire d’exploration sans équipage est stupide, il n’a pas besoin de mots de passe et pourtant….
Il interrogea Tibor III car lui SAVAIT puisqu’il saurait le reconnaître.

Etrangement Tibor III lui répondit: Commandant Rosès veuillez consulter le fichier 234758AB33 pour les informations concernant le routage manuel. Luc ne comprenait rien, il s’exécuta néanmoins et obtint une longue liste de codes et mots de passe qu’il imprima. Il s’agissait d’imprimantes thermiques à papier régénérable à cycle long. Les feuilles passées dans un ioniseur ressortaient Blanches, immaculées et prêtes à servir à nouveau. Luc ne regrettait pas d’avoir tout appris avec Florence et il se mit à étudier les divers Historiques des séquences manuelles et automatique.

Dès 2115 Tibor III semblait en conflit permanent avec ce qui avait dû être l’équipage. Ordres et contre-ordres se multipliaient et ce Commandant Rosès de plus en plus vieux qui inlassablement envoyait cette navette récupérer les précieux indices permettant d’espérer cet Eldorado tant convoité. Plus de 58 planètes visitées et cela en vain.

Tibor III voulait partir vers les étoiles à soleil verts car ses calculs de probabilité étaient très différents de celle de ce Commandant Rosès qui lui, ne voyait que par les étoiles blanches sans que rien, sinon l’exception du soleil de Terra 1 qui ne permettait pas de supposer pour autant une vie possible pour les humains sur les planètes de ces soleils.

Tibor III dû agir dans l’intérêt de la mission confiée. Luc était perplexe, il visionna durant près d’un an les divers rapports de l’équipage qui n’était constitué que de 2 couples. Il découvrit la durée de vie relativement courte de ceux de sa race….80 ans en activité correcte, puis la dégénérescence lente et incontournable. Il vit ces étranges choses appelé lunettes et aussi ces amplificateurs acoustiques destinés à permettre aux humains de pouvoir encore communiquer un peu avant de finir dans un isolement plus ou moins consenti et ce jusqu’à la mort de ce corps suivit par celui du cerveau.

Il avait lu beaucoup de littérature sur ce fameux cerveau et avait découvert que lui aussi après 50 ans il ne fonctionnerait plus toujours très bien. Les transmissions chimiques se faisant aléatoirement et la mémorisation n’ayant plus l’espace temps nécessaire à la représentation de la notion de semaines de mois voir de jours. L’individu devenait plus peureux, se réfugiant dans des situations déjà vécues et refusant toute aventure pourtant si exaltante à 25 ans. Cela l’énervait beaucoup.

Il trouvait Tibor III tellement supérieur qu’un sentiment de jalousie parfois tendait à l’envahir. Puis, il se replongeait dans ce qu’il appelait sa programmation pour apprendre à comparer puis à juger et enfin à imaginer.

Luc se sentait seul, très seul et pourtant, Florence était à ses petits soins, il lui semblait être pour elle l’objet de toutes le meilleures intentions à son égard. C’était étrange elle savait être si douce et attachante que Luc en était parfois perdu, confus car c’était la m^me qui lui imposait inflexible de se lever tôt de faire cette gymnastique qu’elle ne faisait jamais puis d’apprendre des heures entières des tas de choses dont évidemment Luc ne comprenait pas vraiment l’utilité. Elle était là, immuable et souriante, sans âge, ni jeune ni encore vieille bien que Luc à présent savait que l’androïde femelle avait….487 ans!

Tibor III voici 1 an avait procédé à sa révision. Deux X 2313 et un X 2318 assistés de quatre X 2222 l’avaient entièrement contrôlée, son enveloppe extérieure à base de mousse de PTFE expansé avait été enlevé et recyclé dans ces étranges machines situées entre les 4 moteurs sub-luminique.
Ils avaient durant 5 jour testés tous les circuits, remplacé ses capteurs sensoriels et Tibor III avait remplacé deux processeurs de motricité à 4 cœurs au lieu de deux puis il avait adapté son programme plus en rapport avec l’âge de Luc et lorsque Florence reçu sa nouvelle enveloppe extérieure, Luc ne pu s’empêcher de la trouver fort à son goût sans bien comprendre ce qui lui arrivait.

Ce mélange de tendresse et aussi de désir qui parfois le submergeait tandis que Florence répondait avec douceur à toutes ses questions le déstabilisait un peu.
Son programme était très différent du précédent et elle n’exigeait plus de Luc la ponctualité passée. C’est ainsi qu’un jour, LUC se retrouva à manger en présence de Florence vers 16 heures (heure de Terra 1) tout en devisant avec elle des avantages du calcul Booléen. Il admirait cette machine qui avait réponse à tout, enfin à presque tout.

Florence le regardait manger mais elle ne mangeait jamais et lorsqu’il s’endormait elle restait encore là quelques heures, puis très doucement elle rejoignait Tibor III pour lui transmettre la totalité de ses échanges afin aussi de télécharger le nouveau programme du lendemain. Cependant Luc avait grandi et il découvrait que sa 19 ème année ne serait certainement pas semblable aux autres.

Il essayait de comprendre l’attitude de Tibor III et les causes de ces étranges refus d’obéir.
Il visionnait lui aussi des centaines de fichiers puis il décida lui aussi d’agir. Il se connecta sur le port d’acces direct au cœur du processeur principal de Tibor III puis il contrôla tous les organes associés ainsi que leur programmation. Tout était normal, cependant, dans la routine de sécurité, il remarqua des connexions vers d’autres processeurs biotroniques spécialisés.

Luc ne connaissait pas encore les principes de ces processeurs à base de cellules biologiques. Leurs cellules étaient très proches de nos neurones, bien que leur durée de vie semblait bien plus longue. Aussi les échanges électriques demandaient bien plus d’énergie; environ 1000 fois plus que pour le cerveau humain, soit une tension de 2,5 Volts.

Ce que Luc commençait à comprendre, c’est que ces cellules électroniques étaient dénuées et toute mémorisation génétique, ce qui les rendaient particulièrement fonctionnelles dans leur tâche mais sans intérêt dans l’appréciation d’événements extérieurs aux fonctions où elles excellaient.
C’est pourquoi Luc apprenait et plus il apprenait, plus il se sentait seul.

Il travaillait très dur pour comprendre et assimiler cette technologie du radar en fait c’était très simple Plus la fréquence était basse et plus l’émission diffusait en un large pinceau pour chaque objet rencontré par ces ondes. Un peu comme la lumière sur un miroir les ondes s’y réfléchissaient et le temps mis pour recevoir ces ondes réfléchies permettait de connaître avec une grande précision la distance et la vitesse de déplacement de l’objet.

Sur les astéroïdes à haute teneur en métaux, cela fonctionnait très bien mais pour les corps non métalliques la mesure était plus floue et surtout ne pouvait être précise à moins de 450 km ce qui ne laissait que quelques secondes au navire pour espérer esquiver ces objets souvent destructeurs pour les navires intersidéraux. Ca n’est qu’en 2023 qu’un physicien Japonais mis au point les ondes amorties déphasées qui ont enfin permis de « voir » tout objet dans l’espace à plus d’une semaine / Lumière.

V 28 avait reçu les plans et les process de génération de ces fréquences pour les adapter au vaisseau. Luc ne savait QUI avait construit et installé ces radars mais seuls ces magnifiques yeux intelligents permettaient d’évoluer à ces grandes vitesses sans trop de risque majeurs de collision.

Luc apprenait et découvrait dans sa salle de projection la vie sur Terra 1 il visionnait inlassablement les reportages Géographiques de cette étrange planète qui semblait grouiller d’humains partout sur sa surface. Il remarqua beaucoup de Florence, riant et déambulant dans les rues des cités. Elle croisaient d’autres Luc qui se retournaient parfois sur leur corps dont il admirait les courbes fort agréables qui lui faisaient ressentir cette solitude parfaite qu’il devait bien supporter jour après jour. Cependant, son travail et l’intensité de son programme d’apprentissage ne lui permettait pas de s’apitoyer sur son sort.

Luc essayait de comprendre l’architecture de Tibor III et il était effaré. Outre le processeur central de troisième génération où se trouvait enfoui toutes les donnes nécessaires au bon déroulement de la mission du navire Tibor III avait tissé un réseau neural de plus de 13 processeurs biostatiques. Des algorithmes partaient sans cesse du cœur de Tibor III vers ces processeurs satellites qui aussitôt lui répondaient quasi en temps réel Luc était perplexe a quoi servaient ces processeur? Autant de programmes en tache de fond résidentes?

TiborIII n’était pas prolixe et ne répondait qu’à la question précise posée. Luc contrôla les paramètres du contrôle d’accès il constata que sa présence n’existait pas et il essaya de créer un répertoire d’identité personnel A chaque tentative la machine lui répondait: Vous n’êtes pas autorisé à modifier les fonctions vitales de cette machine.
En désespoir de cause il essaya de remplacer le code biologique du Commandant Rosès et à sa grande stupeur Tibor III en accepta immédiatement tous les paramètres. Ainsi Luc Rosès vit le jour pour Tibor III.
Luc sorti de la cabine exténué 12 heures qu’il bataillait pour enfin un résultat.
Il libéra le sas de l’encombrant extincteur toujours là Tibor III ne sachant pas interpréter un obstacle n’ayant rien à faire là et Tibor referma le sas dès que Luc remis les fusibles du sas. Il essaya à nouveau l’ouverture et posant sa main sur la plaque d’accès à base d’analyse biologique et immédiatement, le sas s’ouvrit. Luc était très satisfait de lui et lorsque Tibor III lui adressa un "Bonjour Commandant Rosès" il eut un sourire aux lèvres qui l’étonna lui même.

Florence parlait doucement, avec grande gentillesse, mais elle ne souriait jamais. Il ne l’avait jamais vue rire ou sourire ni pleurer.
Cela n’avait pas vraiment interpellé Luc mais à la réflexion, après avoir visionné tous ces films de Terra 1 cela lui manquait un peu.

Luc fit son rapport à Tibor III, les radars peuvent être réinstallés par trois X 2222 dès ce jour et les tests seront terminés dès demain. La coque avant gauche est 100% reconstruite, les boucliers magnétiques rétablis, les structures internes sont en voie de finition et Luc joignit les photos ainsi que le film qu’un X 2313 venait de lui remettre.

Tibor III restait silencieux il calculait puis il émit un bref message dénué de sentiments: Scan avant gauche terminé: Défaut couleur 5-7-9-21-14. Défaut Sas, défaut des équipements suivants et Tibor III d’énumérer tous les appareils disparus mais existants AVANT la collision. Cela énervait Luc qui n’avait remis que le fonctionnel et l’indispensable.

Les bibliothèques et autre vélos d’entretien étaient sans intérêt évidemment.
Luc sélectionna le fichier d’archives puis il cliqua sur "Effacer" ensuite il renomma le film du nom de l’ancien fichier puis il cliqua sur "analyse"...
Tibor III afficha: Réparation terminée prêt à passer à la vitesse de croisière

Luc satisfait se tassa sur son fauteuil enfin réparé car il avait appris à un X 2222 à remplacer le matelassage d’un siège usagé, il s’etait amusé comme un petit fou de le voir coudre à la vitesse de l’éclair de ses petites mandibules fines mais si agiles.
Il se tassa donc et attendit. Il vit les chiffres du compteur de vitesse relative défiler puis s’affoler.
Luc était un peu inquiet, il avait la nausée comme souvent lorque kle navire accélerait ou changeait de cap mais progressivement le compteur ralentit autour de 185 000 km / seconde puis le vitesse se stabilisa.

Luc était effaré par cette vitesse inimaginable car il avait visionné des films de crash d’avion qui péniblement volaient à moins de 1000 Km a L’HEURE! Tibor lui répondit: Les vaisseaux V-XX sont tous prévus pour voyager entre 150 et 250 000Km / sec. C’est le meilleur compromis Energie-Puissanse-Vitesse.
Pour une bonne marge de sécurité et une consommation d’énergie lumineuse cohérente minimum, 180 000 km/ Sec est la vitesse de croisière idéale. Luc écoutait, fasciné par le spectacle qui défilait sur les écrans. Le temps passa.

Tibor III ne communiquait plus depuis 2 mois Pas un mot, il semblait s’être désintéressé de Luc dès que la machine avait retrouvé son intégrité. Il avait d’ailleurs désactivé Florence et Luc se retrouvait bien seul avec lui même.
A suivre...
Dernier épisode plus tard.
J'ai plus d'inspiration... Quoique
MA femme vient de relire... Elle appelle le Samu! Pov Domi! pleurer
domi - 417343lui écrire blog Publié le 07/08/2005 à 22:30 supprimer cette contribution
Citation:
" que diriez vous d'un épisode rien que pour vous en BAL"
j'dis pas non

J'ose pas, ce coquin de Luc serait capable de violer cet pov Florence! Pensez, 19ans! Et SEUL dans ce vide infini, y va se gêner tiens!
NAN! Je termine et ensuite je suis VRAIMENT en vacances
Rêvez bien aux aventures de Luc et de Tibor III. J'vous prévient la fin va vous décevoir!

Mais au moins vous saurez comment fonctionne un radar. Héhé, c'est toujours ça de pris
domi - 417343lui écrire blog Publié le 08/08/2005 à 13:04 supprimer cette contribution
Le programme d’approvisionnement en nourriture n’avait cependant pas été interrompu. Luc reçoit chaque jour ses aliments sous forme de viande agglomérée ainsi que de légumes et fruits divers issus des soutes du navire.

Curieux de tout, il décida de visiter entièrement le navire.
Il ouvrit bien des sas où il découvrit des choses étranges, des plantations et des serres artificielles répétant sans fin les cycles de la nature de Terra 1, le tout baigné de lumière artificielle irradiant tout le spectre du soleil de Terra 1, plus loin, trois X 2222 ramassaient de la luzerne pour l’apporter vers des cages ou d’étranges animaux se trouvaient enfermés.
L’odeur dans ces lieux était très forte et presque insupportable mais Luc admirait toutes ces choses inconnues de lui.

Le temps passait, Lent pour Tibor III, si vite pour Luc qui avait à présent 32 ans.
Il n’était plus ce joyeux jeune homme intrépide mais un homme à l’hygiène douteuse, doté d’une barbe de 8 jours, passant le plus clair de son temps à maugréer dans sa barbe naissante tout en traînant d’une coursive à l’autre.
Aujourd’hui était un jour peu commun, la navette allait revenir comme déjà 8 fois depuis que Luc vivait sur ce vaisseau. Luc se jeta sur les résultats de l’analyse de cette si jolie planète.

La composition de l’atmosphère était...Bonne! Un peu trop d’Argon, de l'oxygène, il y avait aussi de l’hydrogène, la présence de souffre était tolérable et présageait d’une planète encore jeune. Le krypton était 10 fois plus élevé que sur Terra 1. A part cela, pour la première fois depuis son existence il avait sous les yeux une planète vierge capable de porter la vie telle qu’elle existait sur Terra 1.

Luc n’en croyait pas ses yeux et avec fébrilité il parcourait la liste interminable des analyses réalisées par les robots de la navette. Il programma Tibor III pour une mise en orbite rapprochée immédiate puis il organisa le transfert de tout ce qui pouvait servir de base avancée à cette humanité en recherche d’espaces libres.

Il s’équipa à la hâte et descendit avec le deuxième voyage de la navette. Lorsqu’il posa les pieds sur terre il respira à plein poumons, une légère odeur d’œuf pourri flottait dans l’atmosphère mais Luc n’y prêta pas trop attention.
Il inspecta les environs alors que 8 robots X 2222 montaient le camps de base.

Luc n’avait jamais vu pareille végétation, des arbres gigantesques se dressaient fiers et majestueux et Luc s’adossa contre un énorme tronc d’arbre pour admirer ce joli ciel vert constellé d’étoiles toutes plus brillantes les unes que les autres.

Combien avait-il visité leurs planètes tournoyant à l’infini autour d’elles?.
Il n’entendit pas ni ne vit la chose. Elle s’avança en silence et l’englouti sans un bruit. Luc se débattit 3 secondes, puis dans un craquement sinistre le corps disloqué de Luc fut lentement mais sûrement avalé par le corps du monstre, un Python géant de près d’un mètre de diamètre et de plus de 15 mètres de long. Tibor III appela 1 mois entier Luc au rapport, seuls les X 2222 répondaient qu’ils ne voyaient plus Luc depuis longtemps et que le travail était achevé comme demandé.

TiborIII laissa une balise d’avertissement du danger probable en orbite. Il récupéra les robots et les animaux envoyés à la demande de Luc sur cette planète, puis il lança son rapport: Sur soleil AW637 secteur 23 supposé, 3ème planète de AW637 humainement habitable stop. Prévoir matériel lourd pour la défense Puis, Tibor III s’élança vers l’infini calculant déjà ses probabilités de trouver un autre monde capable d’accueillir des humains. Il rangea Florence dans la salle du stock; envoya les X2222 nettoyer les soutes et tranquille, ajusta la poussée au maximum.
L’univers ne pouvait attendre.
Domi

Note de l’auteur de cette fantaisie:

Dans ce récit de pure fiction, l’auteur met en avant la prépondérance des machines face à la vie des humains.
Ce genre de Science Fiction est apparu dans les années 75. Auparavant, l’anticipation Fiction était plus orientée vers la valorisation de l’humain au travers sa maîtrise technologique et sa recherche d’autre mondes souvent déjà habités. (le Space Opéra disent les Américains) Le Bien et le Mal étant encore rangés dans des tiroirs bien distincts.

Ici c’est un genre différent, plus technique, où l’homme n’est plus considéré comme le nombril de l’univers mais comme un élément biologique banal constituant un ensemble qui fait un monde.
Un genre où l’humain à en fait peu d’importance, ses machines ayant depuis longtemps pris la relève. Sa durée de vie étant ridicule face à l’immensité du temps de l’infini.

La littérature Russe fut prolixe dans le genre car leurs programmes spatiaux d’exploration étaient entièrement robotisés. L’Etat Russe n’ayant pas besoin de faire rêver les foules pour obtenir de leur peuple l’autorisation d’utiliser les fonds publics pour de telles expériences.
D’où le gigantisme de leurs programmes, renseignez vous, la Nasa à coté, c’est RIEN.

La littérature Américaine elle, met en avant l’humain et ses héros. Elle est bien plus primaire mais se doit d’attirer les foules afin que les crédits de la recherche spatiale ne lui soient pas refusés.
C’est donc toute une mise en scène qui est faite autour de chaque activité et mission spatiale. D’où la multitude d’auteurs de Science Fiction Américains dans les années 35/65.

Il n’y a que très peu d’auteurs Français s’essayant à ce genre. Chez les latins, notre imaginaire reste plus conventionnelc'est le romantisme et l'attentisme qui prévaut. Ils ne sont pas très interesés par la robotique et ses possibilités. Ces sociétés subissent mais n'innovent pas ou très peu n'ayant pas l'imaginaire orienté vers cet état d'esprit.

Jules Vernes est l'exemple parfait de ce que je vous explique. Bien qu'ayant un imaginaire exceptionnel s'il en fut, il resta toujours attaché au regard du lecteur sur le héros de l'histoire ce qui rends plus attachant le récit.

C'est plus commercial évidement mais c'est idiot. Si un jour l'homme colonise les planètes d'autres étoiles (ce qui me semble incontournable) il ne fera pas comme Christophe Colomb débarquant en terre vierge et tirant sur tout ce qui peut concurrencer sa race et pourrait gêner l'expansion de la sienne.

Ce sont des machines qui l’amèneront après des dizaines, des centaines d’années de voyage et se sont les machines qui décideront à sa place si la planète permet la forme de vie que nous connaissons.

Ce sont elles qui nous jetterons sur ces nouveaux mondes laissant la nature décider du sort de ces graines d’humanité éparpillées à l’infini.

Il faudra réapprendre, la nature n’a pas la même échelle de temps que nous. II y aura bien quelque "mystique" pour faire prosterner ses semblables devant les ruines de ce qui fut un module de colonisation qui ne tardera pas à pourrir, mangé par l’usure du temps. Personne ne saura. La littérature de Science Fiction est actuellement en renaissance après plus de 20 ans de déclin et d’oubli.

Les hommes devenus matérialistes ne savaient plus rêver, la crise économique majeure qui va profondément modifier la planète et notre art de vivre va raviver les rêves.

Domi n’est pas un vrai auteur mais plusieurs jeunes auteurs Américains, japonais, Russes et même Français s’essaient à nouveau à ce genre littéraire. Leur acheter un livre pour vos vacances sera un excellent moyen de vivre autre chose que du banal entre une histoire d’amour et un polar bien ficelé.

En France nous avons même eu quelques femmes auteur de SF comme Nathalie Hennberg qui ne fut pas la moindre, quel talent! Pierre Barbet, Martine Thomé et Daniel Walther.

Bien sur, ils sont tous morts je pense ou dans un état de délabrement tel qu’ils ne peuvent plus produire de rêves.
Tous ce auteurs furent ignorés de la plupart d’entre-nous, confinés dans une programmation banale pour une vie si difficile alors qu’il suffisait de leur tendre la main.

Mais pour aimer la SF il faut aimer rêver, accepter l’irrationnel et seuls les enfants de nos jours savent faire cela.
Les adultes c’est sérieux, il suffit de lire les fiches ici.

Pour les adeptes du genre ou qui découvrent la SF, je vous recommande les auteurs suivants:
Isaac Azimov, Poul Anderson, Ray Bradbury, Van Vogt, Catherine L Moore, Peter Sheckley. Bien sur c’est pas exhaustif vu mon âge depuis hier, j’ai la mémoire qui flanche. 49 aie aie aie, j'en suis MALADE!

Tous ces auteurs sont étrangers, vous ne lirez que des traductions évidemment.
Pour les auteurs de SF Français, je les ai déjà cités aussi Jimmy Gieu mais lui c’est commercial c’est de la SF pépère pour ados. Mais bon, il en vit et ce vieux Bouc a fait vendre beaucoup de papier!

Encore une chose et je vous lâche les basquets. La SF semble un art mineur puisque fantastique, imaginé et sans réalité palpable. Cependant, elle n’est souvent que le prolongement du désir de l’homme de vivre ses rêves.

Les sociétés humaines qui rêvent avancent, se modernisent, inventent et sont le fer de lance de l’humanité triomphante.

Les sociétés sages, sans rêves que celui de survivre à défaut de bien vivre n’imaginent pas, elles n’écrivent pas de SF se contentant de traduire et d’imprimer pour une infime minorité s’intéressant à la SF.

En 1900 la tour Effeil (dont je vous raconterai l’histoire à ma façon si vous êtes sages) sorti de l’imagination de Gustave, un petit garçon ayant lu Jules Vernes (dont cette année nous fêtons bien mollement le 100ème anniversaire de sa mort) l’idée n’est pas sortie du cerveau d’un gamin ayant lu Sénèque ou Virgile.

Aussi, depuis notre désastre militaire de 1939, la France ne s’est jamais remise de sa perte de puissance. Dans les années 60 un Général a secoué cette chape poussiéreuse recouvrant cette nation devenue économe, frileuse et atavique.

Pour des raisons qu’il ne m’appartient pas de juger, la France a préféré rester sous cette chape poussiéreuse et s’est refermée sur elle même. Sa langue régresse, son rayonnement ne dépasse plus 100 Km au-delà de nos frontières et nos auteurs de SF sont totalement inexistants.

La Science Fiction est un peu le baromètre de la vivacité d’une Nation.
Lorsqu’elle n’intéresse plus personne, la nation se meure.
Il n’existe aucune exception à cette constatation.

"Le rêve est le moteur de l’humanité, la sagesse son déclin."

Tiens en v'la un chouette sujet au bac Philo!
Bonnes vacances!
Domi
1103900 Publié le 08/08/2005 à 13:22 supprimer cette contribution
y'en a long !
j'lirais a téte reposée ..plus tard

Dommage pour l'épisode 'émotion' que je n'aurais pa en BAL
bon j'me materais un bon film a la place
z'étes un filou... provocateur

bonne vacances et pas trop d'éxés juste ce qu'il faut pour entretenir la forme!
domi - 417343lui écrire blog Publié le 08/08/2005 à 13:50 supprimer cette contribution
!!
Citation:
z'étes un filou... provocateur!

C'est marrant z'êtes pas la première à me dire cela! VA falloir que j'm'améliore, c'est pas gagné pensez,49!
1103900 Publié le 08/08/2005 à 23:35 supprimer cette contribution
ne vous en déplaise la fin m'a fait rire inatendu certe!

Là Monsieur chapeau (allez un p'tit compliment justifié)
votre analyse et réflexion sur la SF est intéréssante
j'avais bien décelé sous la rigidité de vos propos un doux réveur

"le réve est le moteur de l'humanité, la sagesse son déclin"

ne peut on pas concilier les deux?
ou serait ce un perpétuel combat
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