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Décisions esthétiques et quelques conséquences

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Paganel, aristautarcique - 980920lui écrire blog Publié le 13/06/2006 à 10:45 Demander à la modératrice de supprimer ce forum
Dans sa série télévisée "The human animal", Desmond Morris classe les nécessités humaines en deux :

1) de survie
2) esthétiques

Les secondes, apparemment plus marquées dans l'espèce humaine que dans le reste du monde animal, ne sont pas les moins fortes des deux, en particulier quand les premières sont assurées. Parmi les exemples qu'il donne, se faire tatouer - ce qui est paraît-il douloureux - n'offre pas d'avantage particulier en matière de satisfaction des besoins de survie, mais répond à un simple besoin de choix esthétique. Il en va selon lui de même, de façon plus légère, quand on choisit de mettre tel vêtement plutôt que tel autre de fonctionnalité équivalente, ou que nous choisissons au restaurant la composition de notre menu : choix en fin de compte purement esthétiques, en ce sens qu'ils ne sont nullement dictés par des critères rationnels.

Et si tout bêtement le racisme venait simplement de là ? De cette nécessité d'exprimer, plusieurs milliers de fois par jour et souvent de la façon la plus anodine, des choix ?

Stephen Jay Gould avait exprimé une idée analogue en le prenant en amont : selon lui, c'est la création même des types ethniques qui provenait de la pression de sélection cumulée sur quelques milliers de générations de choix esthétiques locaux, eux-mêmes transmis par les habitudes et les traditions.
1688821 Publié le 13/06/2006 à 15:26 supprimer cette contribution
Citation:
Les secondes, apparemment plus marquées dans l'espèce humaine que dans le reste du monde animal, ne sont pas les moins fortes des deux, en particulier quand les premières sont assurées.


c la pyramide de maslow ramenée à deux étages...lol
1688821 Publié le 13/06/2006 à 15:28 supprimer cette contribution
Citation:
Et si tout bêtement le racisme venait simplement de là ? De cette nécessité d'exprimer, plusieurs milliers de fois par jour et souvent de la façon la plus anodine, des choix ?


tu peux expliciter, stp, le lien de causalité... j'ai pas tout suivi...là...
644221 Publié le 13/06/2006 à 15:57 supprimer cette contribution
Citation:
c la pyramide de maslow ramenée à deux étages
Nous souffrons d'énormes restrictions de crédits. Et ce n'est rien à côté de ce qu'il va y avoir après 2007
Citation:
tu peux expliciter, stp, le lien de causalité... j'ai pas tout suivi...là...
Eh bien nous vivons dans une société où il est mal vu de n'avoir pas d'opinion. Imagine un peu le dialogue suivant :

- Tu trouves que lequel me va le mieux ? Le rouge, ou le bleu ?
- A vrai dire, cela m'est tout à fait égal
- Tu préfères Fauré ou Debussy ?
- Bof, je n'ai pas de préférence nette
- Fromage ou dessert.
- Je n'arrive pas à me décider. Quelqu'un a-t-il une pièce de monnaie ?
- Tu votes à gauche ou à droite ?
- Honnêtement, ça me paraît du pareil au même.

Eh bien on apprend probablement très jeune que cette approche, pour sincère qu'elle soit, ne risque pas de nous faire beaucoup d'amis : les gens aiment bien pouvoir situer - ce site en est l'exemple - chacun dans une case bien nette et bien définie, et s'il a le malheur d'en sortir il s'expose à ce que les experts en communication nomment le brouillage d'image. Ne réussissent généralement en politique ou dans les affaires que les gens dont les choix sont tranchés (même s'ils changent tous les six mois comme c'est le cas pour Chirac; de toute façon, la mémoire de l'électeur moyen ne dépasse pas de beaucoup les six semaines).

Nous apprenons donc à décider sans élémentsn pour un oui ou our un non. Comme au Tetris, peu importe que la décision soit ou non la meilleure du moment qu'elle est rapide et donne à vos interlocuteur l'impression que vous savez ce que vous faites. Cataloguer une personne que l'on croise en un dixième de seconde devient dès lors une seconde nature. Pour cela, alors même que pas un mot n'a été échangé, il n'y a pas trente-six éléments qui peuvent être pris en compte : la dégaine, le look, les godasses, la morphologie générale, la couleur de peau. Et là où tout le monde a le même genre de dégaine, de look et de godasses, il ne reste plus que la morphologie générale et la couleur de peau.
ben - 1681547lui écrire blog Publié le 13/06/2006 à 17:37 supprimer cette contribution
Citation:
Et si tout bêtement le racisme venait simplement de là ? De cette nécessité d'exprimer, plusieurs milliers de fois par jour et souvent de la façon la plus anodine, des choix ?

Je pense que c’est plutôt une culture d’ennemi, qu’on suivi pendant des millénaires des sociétés, pour s’offrir des guerres ou l’on peut se massacrer en toutes tranquillité…
644221 Publié le 13/06/2006 à 17:59 supprimer cette contribution
Citation:
Je pense que c’est plutôt une culture d’ennemi, qu’on suivi pendant des millénaires des sociétés, pour s’offrir des guerres ou l’on peut se massacrer en toutes tranquillité…
Si l'on s'en tient à la statistique élaborée par Pierre Chaunu, cette explication ne tient pas: d'après lui, de façon très régulière au cours des siècles, c'est à peu près 2% de la population qui est éliminée par faits de guerre, donc en fait proportionnellement très peu.

Les hommes font beaucoup plus l'amour que la guerre, et cela agace d'ailleurs un tantinet les marchants d'armes, qui trouvent que ça gâche le métier.
ben - 1681547lui écrire blog Publié le 13/06/2006 à 18:01 supprimer cette contribution
Et quel est le pourcentage qui est éliminé par le racisme ?
644221 Publié le 13/06/2006 à 18:05 supprimer cette contribution
Citation:
Et quel est le pourcentage qui est éliminé par le racisme ?
La racisme doit tuer un tout petit peu moins que les appareils électroménagers : les accidents domestiques dans les cuisines arrivent au premier rang des causes de décès accidentelles, paraît-il.

Cependant, les accidents par appareils électroménagers arrivent de façon plus régulière dans le temps. Les génocides, eux, c'est plutôt par rafales impriévisibles : l'Arménie, puis plus rien pendant des années. L'Allemagne, puis plus rien pendant des années. Le Timor oriental, puis ensuite le Ruanda, et puis ça se recalme pour en principe vingt ans, le temps que la fournée suivante soit en état de combattre à son tour. Demain, peut-être la France. Rien ne permet en tout cas de l'exclure.

En revanche, le fait qu'il existe des différenciations ethniques marquées (et donc des groupes plutôt qu'un continuum de catractères morphologiques), suggère que tout ce qui était assis entre deux chaises en matière de taxonomie a fini par passer aux oubliettes de l'histoire, comme des cellules dans une apopotose. Ce que nous ne savons pas encore, c'est si c'est par sélection de survie, ou par sélection sexuelle, ou pour une éventuelle tierce raison.
ben - 1681547lui écrire blog Publié le 13/06/2006 à 18:14 supprimer cette contribution
Ne pensez-vous pas que la culture d’ennemi englobe plus que le racisme ? Le racisme en fait partie seulement des tactiques manipulatrices, et dire cela je n’exclus pas qu’à manipulateur, il y a forcement manipulable… et manipulable.. doit t’on le penser comme un choix? comme une erreur ? un inné? un acquis?..
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687571 Publié le 13/06/2006 à 23:20 supprimer cette contribution
Citation:
Et si tout bêtement le racisme venait simplement de là ? De cette nécessité d'exprimer, plusieurs milliers de fois par jour et souvent de la façon la plus anodine, des choix ?

Le racisme ne serait-il qu'un choix ? J'en doute. Il se trouve que je préfère les femmes blondes aux yeux bleus à la peau claire. Certains gauchistes qui voient des racistes partout pourraient me traiter de néo-nazi. Là où se situerait le racisme, ce serait si je considérais les autres femmes comme inférieures. Ce n'est pas le cas, disons que d'un point de vue esthétique (c'est bien de cela dont il s'agit), c'est ce que je préfère, a priori. (ce qui ne m'a pas empêché de tout faire pour séduire une malgache, dans mon jeune temps (dit-il comme s'il avait 60 balais) )
Le racisme, c'est d'une part de rationaliser ses choix (le processus de rationalisation est bien souvent la recherche de fausses excuses, pour faire simple, et n'est donc qu'une illusion de l'esprit), et d'autre part de croire que ses goûts sont des valeurs universelles.

Je ne suis pas exempt de ce travers : je suis hétérosexuel, donc je préfère les femmes, et j'ai tendance à penser par conséquent que de façon générale, les femmes, c'est mieux.

Citation:
- Tu trouves que lequel me va le mieux ? Le rouge, ou le bleu ?
- A vrai dire, cela m'est tout à fait égal
- Tu préfères Fauré ou Debussy ?
- Bof, je n'ai pas de préférence nette
- Fromage ou dessert.
- Je n'arrive pas à me décider. Quelqu'un a-t-il une pièce de monnaie ?
- Tu votes à gauche ou à droite ?
- Honnêtement, ça me paraît du pareil au même.
C'est tout à fait moi ! Et pourtant, j'ai des amis ! Cherchez l'erreur...
Du reste, c'est sans doute parce que j'ai cette attitude que je ne suis pas raciste.
Paganel, aristautarcique - 980920lui écrire blog Publié le 13/06/2006 à 23:55 supprimer cette contribution
Attention au fait que le terme "racisme" a deux acceptions sans le moindre rapport l'une avec l'autre, Yla : il y a la doctrine, qui postule en effet des rapports d'inégalité, et par abus de langage la simple préférence personnelle, qui balise simplement le type d'interlocuteurs que l'on préfère quand toutes choses sont égales par ailleurs. Suite à l'entreprise de culpabilisation de masse des Pierre Bergé et consorts qui a commencé en 1967 (quand De Gaulle a indiqué publiquement que la guerre préventive menée par Israel n'était pas forcément la meilleure idée qui soit pour la paix future dans cette région du monde - et il avait raison), il est devenu habituel de pratiquer l'amalgame entre les deux. Cela permet allègrement, quand tu estimes qu'un marchand de tapis particulier possède un regard pas franc de te mettre sur le dos dans la foulée six millions de morts.

C'est là un amalgame extrêmement efficace, qui fait que pendant plus de trente ans plein de gens n'ont pas même osé bouger un sourcil de peur de prêter le flanc à un feu nourri de critiques. Je ne crois plus qu'on en soit là aujourd'hui.

Quant à l'impossibilité de se décider franchement pour quelque chose, Paul Valéry - que je vais être obligé de trahir parce que je le cite simplement de mémoire - avait dit quelque chose de ce genre :

"Il faut bien que je possède à un moment donné des idées, pour la mêe raison qu'un mur blanc possède toujours une couleur qui sera celle de laquelle on l'éclaire; mais tous ces facteurs me sont extérieurs, et je dois m'en débarrasser en ce sens qu'ils ne sont pas moi.

- Qui êtes-vous ? - Je ne sais pas. - Qu'appréciez-vous ? - Je ne sais pas. - Quelle est votre pays, votre école de pensée, votre langue ? - Sais pas, sais pas, sait pas ! - Alors bienvenue : vous êtes moi-même !
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