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La crise? Non mais quelle crise, vous voulez rire!

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alizel - 1112925lui écrire blog Publié le 20/07/2008 à 16:16 Demander à la modératrice de supprimer ce forum
Inutile d'essayer de nous dérider avec la prétendue crise : elle n'existe pas.

La preuve : les bénéfices boursiers augmentent régulièrement tous les ans, les salaires patronaux également, ce dont ils se félicitent pour leur non-avidité, alors que les Français ont de plus en plus de soucis pour rembourser leurs emprunts ou simplement pour fournir à leur famille de quoi mener ce qu'on appelle "une vie normale" pendant que le président de la république tout en prétendant qu'il n'y a plus rien dans les caisses de l'état en profite tout de même pour prélever pour son propre compte une augmentation de deux-cent-huit pour cent, ce qui constitue un exemple pour tous les avides qui estiment que ce n'est pas à eux de participer à l'effort national, mais aux autres, mais à vous les tartuffiés qui avez voté pour le candidat à la suppression de la laïcité étatique qui parle des bienfaits de la religion et de la résignation pour vous tout en vivant lui comme si la religion n'existait pas.

Aussi, soyons-en persuadés, il n'y a pas de crise! Vraiment pas, et même au contraire! Les c.cus qui se sont fait avoir en votant pour l'actuel président de la république peuvent faire leurs comptes : bien sûr, l'actuelle campagne de propagande pour l'action d'un gouvernement qui n'a eu pour résultat que d'appauvrir les Français tout en permettant de plus grands bénéfices, destinée à faire croire que le pouvoir d'achat des Français ne s'est pas effondré (car ce gouvernement estime que les Feançais sont des abrutis auxquels une politique d'image et un peu de publicité suffit pour leur faire avaler n'importe quoi, pourvu que l'équipe de football de France fasse toujourssdes jeux de balle en public au lieu de se reposer mollement sur les miliards qu'elle coûte en salaires), va êut-ête leur faire prendre des vessies pour des lanternes, et j'entends déjà glapir : oi mais euh au lieu de critriquer oh là là il faut dire aussi mais euh ce qu'ils ont fait de bien : tiens, ils ont vaincu la gauche!

Et bien tu parles : avec une droite aussi avide de donner des conseils d'économie tout en se servant grassement les premiers, personne n'a vraiment de conseils à donner à la gauche : que ce gouvernement prouve -mais on dirait bien que c'est peine perdue- qu'il est capable de faire au moins en sorte que les français ne sombrent pas dans un marasme qui risque de porter l'extrême-gauche trotskiste au pouvoir suite à la mutiplication de cas désespérés et d'enrichisssements scandaleux (mais c'est vrai que puisqu'il n'y a pas de crise, aucun enrichissement excessif du genre goldenparachute ne saurait être scandaleux : tout va bien pour ceux qui ont de quoi, ah, rassurez-vous bonnes gens, le gouvernement veille à leurs intérêts!); au lieu de se tordre les mains en estimant dans leur grasse retraite en Suisse que l' ingrate France n'a pas compris leur action ayant eu pour résultat de les enrichir eux et leurs amis au parachute en or tandis que les familles sombrent dans la misère, ils devront assumer leur faute d'avoir stupidement exaspéré la population au point qu'elle se tourne vers le trotskisme et assimilés!
Les critiques actuelles de la droite envers la gauche font penser à des plaintes grotesques de père Ubus qui gardent toutes les économies pour eux et engraisser leur propre bedaine indécemment pansue en supprimant les juges, les magistrats, les militaires, les enseignants, les fonctionnaires, tout en reprochant à un candidat de la gauche l'usage fortuit d'un mirliton, un peu comme l'âne qui ayant brouté un peu d'herbe se voit reprocher cette ignominie par les pire crapules et les plus distinguées fripouilles de la terre...

Le jour où on se retrouvera avec des centrales nucléaires privatisées explosant suite à une compression du personnel de sécurité ayant permis un engraissage supplémentaire des actionnaires, on comprendra peut-être, hormis les agenouillés et les fatalistes et les résignés de tout poil à tout laisser faire à leurs messieurs à leurs bons maîtres, pour qui c'est un devoir de tout accepter et de critiquer ceux qui dénoncent les ratés de la machine capitaliste empêchant les bénis-oui-oui de dormir, qu'il ne s'agissait pas seulement de dire oui-oui-messieurs les spécialistes et statiticiens faites ce que vous voulez vous êtes payés grassement pour ça et pour accepter de prendre des décisions dangereuses pour tous !)

Tenez, une autre preuve que la crise n'existe pas pour ceux qui font les lois (n'attendez pas qu'ils améliorent vos conditions de vie à vous : vous payez pour engraisser leur bidoche des mets les plus fins, vous allz voir!)
-copie d'un mail reçu en février-

Citation:
PREPAREZ VOUS A TRAVAILLER POUR EUX

> Pour chaque député non réélu, les Français devront payer 417 120 € = 60 mois x 6952 €.
C'est la nouvelle indemnité chômage des députés! Repris ce matin sur RMC par JJ BOURDIN qui souligne que les élus de la gauche à la droite sont tous d'accord!
La plupart des médias n'en parlent pas!
A l'issue des 5 ans d'indemnités, les députés non réélus percevront " à vie " 20 % de ce traitement: soit 1390 € mois.
Alors, faîtes des efforts, travaillez pour payer des impots qui serviront à payer les "golden parachutes" de nos députés.
Mais pourquoi 5 ans? C'est précisément le temps d'une alternance législative. Ce vote intervient au moment où les candidats nous parlent des efforts que devront consentir les Français pour réduire la dette et dénoncent le train de vie dispendieux de l'Etat!
L'information sur la nouvelle indemnité "chômage" des députés a été révélée par "Le Canard Enchaîné" le 7 février 2007. Puis reprise et précisée par le Midi Libre, le 1er Mars 2007.
Curieusement, ce sont les seuls médias à en avoir parlé. Silence total du côté des télés, radios ou des autres journaux, habituellement pressés de dénoncer les parachutes en or de certains grands patrons (certes avec raison...).
Pourquoi se taisent-ils sur cette affaire? Sans doute parce que cette loi a été votée en douce, par tous les groupes politiques, UMP, PS, UDF et PCF (*), qui savent parfaitement s'entendre lorsqu'il s'agit de s'octroyer des avantages sur le dos des Français.
Avant de quiter son perchoir, Jean-Louis Debré a fait voter à l'unanimité et dans le silence complet, une loi pour que désormais, un député non réélu touche pendant 60 mois au lieu de 6 mois son indemnité mensuelle nette qui est à ce jour - selon info sur site Assemblée nationale - de 5178 €, soit 6 952 € . Chaque député non réélu coûte donc aux Français 417 180 € sur 5 ans!
Sans parler ce ce qu'il leur coûtera " à vie " ! Ces indemnités ont été attribuées aux députés et définies par l'ordonnance n° 58-1210 du 13 décembre 1958. L'indemnité de base est calculée "par référence au traitement des fonctionnaires occupant des emplois de l'État classés dans la catégorie présentement dite hors échelle. Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus élevé de cette catégorie", ce qui correspond au traitement d'un conseiller d'État ayant moins d'une année d'ancienneté dans son grade. S'y ajoute l'indemnité de résidence, comme pour les fonctionnaires, au taux de 3 %. Selon l'article 2 de l'ordonnance précitée : "L'indemnité parlementaire est complétée par une indemnité dite de fonction".
Le montant de cette indemnité est égal au quart du montant de l'indemnité parlementaire (indemnité parlementaire proprement dite majorée de l'indemnité de résidence)
Depuis le 1er février 2007, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes:
- Indemnité de base: 5 400, 32 €.
- Indemnité de résidence (3 %) : 162, 01 €.
- Indemnité de fonction (25 % du total) : 1 390, 58 €.
Soit brut mensuel 6952, 91 €.
Retenues obligatoires devant être déduites du brut mensuel diverses retenues:
- Cotisation à la caisse des pensions pendant les 15 premières années de mandat : 1 153, 08 €.
- Contribution exceptionnelle de solidarité : 55, 62 €.
- Contribution sociale généralisée et contribution au remboursement de la dette sociale : 539,55 €.
- Cotisation au fonds de garantie de ressources : 27,00 €.
Soit net mensuel 5 177, 66 €.
Avant de quitter la présidence de l'Assemblée Nationale, Jean Louis Debré, nouveau président du conseil constitutionnel, a fait un joli cadeau à ses amis députés de tous les partis!
Bien entendu cette généreuse "indemnité chômage" est totalement inconditionnelle, et l'heureux bénéficiaire de cette jolie rémunération de 5 ans, n'est tenu à aucun engagement quelconque, comme par exemple justifier de la recherche d'un nouvel emploi, d'une visite mensuelle auprès d'un conseiller ANPE, ou d'une activité justifiant cette "aide sociale"... bref, tout ce qui est demandé à des chômeurs ordinaires.Voilà de quoi crève la République, de la corruption de ses élites, car évidemment aucun parti n'a protesté, vu que tous bénéficieront des largesses de M. Debré.
Si vous êtes scandalisé et refusez d'être pris pour un c.n,
" diffusez au moins ce message! "
Sinon contentez-vous de payer

(pour plus de précisions, voir le site anti-hoax ci-joint
(*) soyons justes : c'est sous le gouvernement de la droite que cette mesure a été proposée au vote et adoptée par l'assemblée, c'est donc au gouvernement de la droite qu'on peut être redevable d'une loi qui assure un tel confort à des gens déjà plutôt nettement privilégiés : cela donne une idée de la philosophie de l'action de ce gouvernement et une certitude sur à qui elle profite : pas à vous en tous cas , les c.cus qui avez voté pour le candidat deux-cent-huit-pour-cent-pour-ma-pomme-et-ceinture-pour-vous-,-payez-sans-discuter-et-dites-oui-oui.

Toutes mes excuses aux âmes sensibles parmi les jeunes femmes ici qui vont encore trouver que je suis virulent au lieu d'être constructivement admirativement bénédifié-mais-oui-mais-oui devant le grotesque couple présidentiel .
Professeur Paganel, guerillero - 980920 lui écrire blog Publié le 23/07/2008 à 07:59 supprimer cette contribution

Autre possibilité : faire sponsoriser les hommes politiques par les budgets de pub des boites.

On se présenterait aux élections comme en sport sous les auspices de Nestlé, Danone, Philips, Bouygues, Legrand, Michelin, le pâté Hénaff, etc.)
1940628 Publié le 23/07/2008 à 08:09 supprimer cette contribution
ah ouais , mais ça c'est deja vrai des deputés "carrefour , loreal ,bouygues, auchan" yen a un paquet
Trazi - 826035lui écrire blog Publié le 26/07/2008 à 00:45 supprimer cette contribution
Ne rêvez pas le référendum d’initiative populaire n’est pas encore réalisable, lisez les conditions draconiennes pour arriver à en provoquer un !
Alex et moi sommes d’accord sur la lutte contre la professionnalisation politique, sauf que pour moi ce n’est pas une limite des mandats qu’il faut (si quelqu’un convient et est efficace, pourquoi s’en priver ?) c’est une limite des revenus afin que ce métier tente plus des passionnés d’humanisme ou de justice que des arrivistes avides de revenus.

Pour Paganel la richesse possède une source morale et normale, celui qui a satisfait les besoins d’un grand nombre de ses compatriotes en tire logiquement une certaine richesse. Mais souvent la richesse est issue de la plus value sur le travail : Ainsi une multinationale fera des économies en licenciant ou en payant moins les ouvriers, j’ai jamais entendu dire qu’ils pensaient à diminuer les stock-options ou réduire les salaires des dirigeants.

Les prix des techniques baissent du fait de la concurrence, valeur qu’il faut garder, c‘est l’émulation qui crée des progrès, mais dès que cette concurrence disparaît se génère des richesses par pillage des clients piégés exemple la téléphonie mobile en France qui est une des plus chère.

L’argent est considéré comme une valeur en soi ce n’est que la reconnaissance de dette d’un travail réalisé. Ainsi la lutte contre l’inflation et la politique de la « monnaie forte » consiste à donner priorité à l’argent sur le travail lui-même. Donc le chômage devient préférable à l’inflation aux yeux des politiques, tout simplement parce que l’inflation pille les coffres-forts des riches sans même ouvrir la porte. Les pauvres gagnent dans l’inflation la diminution de leurs dettes.

Comparer le monde de 1958 à celui de 2008 relève de fantastiques avancées, j’en suis ravi, mais attention de voir clair :

La fertilité agricole ne se mesure que dans l’agriculture commercialisée, résultat les productions vivrières familiales qui battaient souvent tous les records de rendements n’entrent pas en compte dans les calculs des économistes uniquement parce qu’ils ne sont pas chiffrables. L’africain qui crève de faim à coté de l’hacienda, doit regretter son ancien jardin qui le nourrissait mieux que la plantation moderne de cacao ou de coton.

La durée de vie moyenne avance grâce aux connaissances médicales, bravo ! Pourtant je doute que ce progrès ne soit en partie contrecarré par les risques de morbidités dues aux multiples pollutions qui nous assiègent.

Le remplacement du travail répétitif par des machines est une belle réussite, mais le résultat est concentré dans les mains du propriétaire de la machine, cela devrait profiter à tous par une diminution du temps de travail, alors que cela a créé une appropriation du travail par seulement quelques privilégiés. Les autres vont se battre entre chômage et travaux sans intérêts, au point pour certains de devoir tant lutter qu’ils en arrivent au suicide !

Quel gâchis ! Tant de progrès gaspillé par tant de bêtise…
Professeur Paganel, guerillero - 980920 lui écrire blog Publié le 26/07/2008 à 06:39 supprimer cette contribution
Citation:
Pour Paganel la richesse possède une source morale et normale, celui qui a satisfait les besoins d’un grand nombre de ses compatriotes en tire logiquement une certaine richesse. Mais souvent la richesse est issue de la plus value sur le travail
La plus-value indique simplement - dans un système non faussé s'entend - que tu fournis plus de biens que tu ne consommes de ressources. C'est en soi une excellente chose. Le but du jeu est en effet bien d'avoir le maximum de résultats pour le minimum d'efforts et non l'inverse.
Citation:
Ainsi une multinationale fera des économies en licenciant ou en payant moins les ouvriers
Elle peut même réaliser jusqu'à 100% d'économies en se séparant de tout son personnel, oui. Virer du monde, ça, c'est facile. Seulement voilà : on ne demande pas spécialement à un PDG de virer du monde, mais bien de faire tourner la boite et de la rendre si possible prospère, et on lui souhaite bien du courage pour y arriver sans employés. Les sociétés qui marchent bien embauchent. Quand elles licencient, c'est simplement dans une seconde phase, lorsqu'elles avaient embauché plus qu'il ne fallait compte tenu des progrès de l'automation. Là encore, elles ont raison : c'est assurer la production qui compte et non tenir les gens éloignés des leurs huit heures par jour, et moins il y a de gens au travail à production égale, mieux cela vaut. Il faut en revanche que le système social suive si on veut éviter les révolutions; or il se trouve justement que les révolutions et troubles sociaux divers ne sont pas bons du tout pour la rentabilité des affaires (je ne rentre même pas dans le côté social; comme le disait Laplace, nous n'avons pas réellement besoin de cette hypothèse).

Le testament de Ravachol reste d'actualité :

«Si je prends la parole, ce n'est pas pour me défendre des actes dont on m'accuse, car seule la société, qui, par son organisation, met les hommes en lutte continuelle les uns contre les autres, est responsable. En effet, ne voit-on pas aujourd'hui dans toutes les classes et dans toutes les fonctions des personnes qui désirent, je ne dirai pas la mort, parce que cela sonne mal à l'oreille, mais le malheur de leurs semblables, si cela peut leur procurer des avantages.»
Citation:
j’ai jamais entendu dire qu’ils pensaient à diminuer les stock-options ou réduire les salaires des dirigeants.
Les stock-options ne leur coûtent rien, puisque c'est la bourse qui les paie lorsque la valeur de la boîte monte et que bien évidemment ceux qui y ont droit n'en font pas usage dans le cas contraire, puisqu'ils y perdraient des sous.

En revanche on vire des dirigeants, oui, et en pagaille. Considère qu'à plus de cinquante mille euros par mois tout directeur est d'autant plus sur un siège éjectable que son poste sera convoité par d'autres, qui ne lui laisseront donc rien passer. Il faut savoir si pour la boîte on préfère cela ou des gens qu'on installe dans une sinécure. Coup de pot, pour une fois la morale et l'efficacité économique sont d'accord. Que demande le peuple ?
Citation:
dès que [la] concurrence disparaît se génère des richesses par pillage des clients piégés exemple la téléphonie mobile en France qui est une des plus chère.
Bienvenue dans le monde du libéralisme, mon ami : la concurrence est en effet indispensable; sauf dans des secteurs extrêmement réservés que nous pourrons qualifier de stratégiques : il ne serait pas prudent qu'un pays fît dépendre la nourriture de ses habitants uniquement de la bonne volonté d'un autre pays dont le dirigeant peut être fantasque ou déposé, par exemple.
Citation:
L’argent est considéré comme une valeur en soi ce n’est que la reconnaissance de dette d’un travail réalisé. Ainsi la lutte contre l’inflation et la politique de la « monnaie forte » consiste à donner priorité à l’argent sur le travail lui-même.
Ces deux phrases me smenblent se contredire. Ai-je raté quelque chose ?
Citation:
le chômage devient préférable à l’inflation aux yeux des politiques, tout simplement parce que l’inflation pille les coffres-forts des riches sans même ouvrir la porte. Les pauvres gagnent dans l’inflation la diminution de leurs dettes.
Ils "gagnent" surtout la fonte de leurs économies, contre laquelle les riches sont prémunis.

L'exemple remarquable est l'ISF : c'est un impôt qui embête considérablement les miilionnaires ou quasi-millionnaires, mais pas le moins du monde les milliardaires. Je crois même qu'il a été fait exactement pour ça.
Citation:
L’Africain qui crève de faim à coté de l’hacienda, doit regretter son ancien jardin qui le nourrissait mieux que la plantation moderne de cacao ou de coton.
C'est pourquoi il convient de bien séparer le domaine de l'économie, qui consiste à créer le maximum de biens possibles à partir du moins de ressources possibles (c'est le domaine de la régulation scientifique) du domaine de la politique qui consiste à décider comment on répartit l'ensemble (c'est le domaine de la régulation arbitraire). Il me semble bon que ces domaines soient séparés au moins autant que l'Eglise de l'Etat.

(Je suppose cela dit que c'est d'un Sud-Américain que tu parles )
Citation:
Le remplacement du travail répétitif par des machines est une belle réussite, mais le résultat est concentré dans les mains du propriétaire de la machine
C'est là tout simplement oublier que ce qui est produit par la machine n'a de valeur que s'il y a du monde pour l'acheter. SInon, nous réinventons la crise de 29 aux USA et de 31 en Europe. Là encore, à l'économie de produire et à l'Etat de répartir, ce qu'avaient très bien compris Keynes et Roosevelt (mais qui a pris bien plus de temps que prévu, d'où l'importance d'enrayer les crises dans l'oeuf).
Citation:
cela devrait profiter à tous par une diminution du temps de travail, alors que cela a créé une appropriation du travail par seulement quelques privilégiés.
Non seulement cela crée une baisse des prix qui profite à tous, mais tu m'étonnes énormément en suggérant que tu n'as pas lu ce qu'écrit Michelet sur ce sujet dans quelques unes de ses plus belles pages : au XIXème siècle, le développement de la machine a apparement produit une misère croissante - en tout cas perçue comme telle - à ceci près qu'à la fin du XIXème siècle tous les ouvriers, même les plus pauvres, pouvaient porter des sous-vêtements en coton qui au début de ce même siècle restaient l'apanage des seuls riches, le peuple devant se contenter de lin.

Et ça ne risquait pas d'être grâce à l'esclavage ; on l'avait interdit entretemps.
Professeur Paganel, guerillero - 980920 lui écrire blog Publié le 26/07/2008 à 06:59 supprimer cette contribution
GOOD !

Je te prédis, mon cher Trazi, que Google va faire davantage pour l'avancement de la planète que tous les penseurs du XIXème siècle réunis - mais, il est vrai, uniquement parce que ceux-ci lui ont fourni au préalable du contenu

(Je ne sais pas en revanche si cela présentera un impact significatif sur Mladen et Alex, qui semblent ne savoir que tourner en rond; mais la planète elle-même peut aussi tourner sans eux )
Trazi - 826035lui écrire blog Publié le 26/07/2008 à 20:06 supprimer cette contribution
Dur de répondre à tout cher Paganel...

La plus-value indique simplement - dans un système non faussé s'entend - que tu fournis plus de biens que tu ne consommes de ressources. C'est en soi une excellente chose. Le but du jeu est en effet bien d'avoir le maximum de résultats pour le minimum d'efforts et non l'inverse.

Selon Marx ;: « La plus-value est la valeur du surtravail, c’est-à-dire du travail non payé accompli par le travailleur pour le capitaliste, ce qui est la base de l'accumulation du capital » cette définition différente de la tienne nourrit notre incompréhension. Pour moi la richesse vient du service rendu à la collectivité, mais aussi d’un prélèvement excessif sur le salariat. Au début du capitalisme le rapport entre salaire d’un patron et celui d’un ouvrier était beaucoup plus faible qu’aujourd’hui (je ne retrouve pas les chiffres) aujourd’hui l’écart vise au délire ! Et cela empire : « Les revenus des patrons du CAC 40 ont bondi de 58% en 2007 » Pour moi cela démontre que les valeurs produites par le travail sont détournés au profit de quelques uns. Avoir « le maximum de résultat pour le minimum d’effort » ne consiste pas à piquer les résultats d’autrui !

Aujourd’hui une boite fait des bénéfices et licencie en même temps plutôt qu’en faire profiter ses salariés (ce qui pourrait leur permettre d’être clients) elle préfère en faire profiter les actionnaires qui à priori ne font rien. La priorité n’est pas au travailleur le producteur des richesses, mais au financier qui ne produit rien, il y a détournement de valeurs d’après moi. Cette priorité des finances sur le travail est une erreur. Il vaudrait mieux améliorer la répartition des richesses que leurs concentrations. Ils sont tellement certains de leur main mise sur les médias et sur la surveillance du territoire qu’ils ne craignent même pas une révolte populaire.

Les stock-options ne leur coûtent rien ? Oui c’est la bourse qui les paie mais cet argent vient bine de quelque part, qui sont les perdants alors d’après toi ?
Qu’on vire des dirigeants c’est possible, du moins on les remplace, mais cela ne modifie en rien la répartition de l’argent acquis par une entreprise.

La concurrence m’apparaît comme nécessaire pour maintenir une émulation profitable à tous. Mais c’est un veux pieux, déjà rien que le change monétaire fausse cette concurrence et défavorise des pays entiers. Attention cependant que cette concurrence ne soit pas compétition agressive : Faire tomber son voisin pour gagner la course n’améliore en rien les performances. Il faut quelque part une règle du jeu et un arbitrage ayant autorité sur les joueurs, sinon c’est … ce qu’on observe aujourd’hui.

L’argent est un outil de mesure du travail réalisé, mais agir sur l’outil de mesure ne modifie en rien le travail réalisé. C’est cette politique pourtant qui est appliquée depuis Giscard. Une mentalité très « ENA » qui consiste à jouer des apparences plutôt que des réalités. Ainsi la lutte contre l’inflation ne favorise que les riches, comment croire qu’on puisse avoir des économies quand on est pauvre ? Les riches essaient de se protéger de l’inflation en jouant sur des valeurs autres, mais ce sont toutes les valeurs financières qui deviennent aujourd’hui fragiles. Le monde commence à perdre confiance dans ses monnaies fiduciaires, à force de faire des dettes les pays riches finiront par devoir rembourser. Seule l’inflation pourra résoudre ce problème. Cela se passe comme s’ils avaient retardé l’échéance, mais la chute n’en sera que plus dure. Le 4/40 fait fortune et partout les licenciements pleuvent privé et public, je ne vois pas comment on pourra éviter un appauvrissement violent de la société, sachant que ce qui fait son confort c’est les marchandises pas les valeurs monétaires. Même l’or ne se mange pas, ne se tisse pas, ne chauffe pas.

Il faut séparer d’urgence l’économie de la politique, comme expliqué plus haut il faut que les pratiques économiques soient soumises à l’arbitrage de la démocratie. D’où mes propositions pour une constitution de séparer clairement le pouvoir économique des autres pouvoirs.

Le capitalisme peut se passer d’ouvrier via le machinisme, mais pas se passer de clients, c’est peut-être cette raison qui pousse les états à payer des gens à ne rien faire. Du coup les autres doivent travailler deux fois plus ! On en revient à une nécessaire répartition du travail et des richesses. Pour moi la diminution du temps de travail est logique, mais les patrons n’y voient égoïstement qu’une diminution de leurs profits immédiats et pas une amélioration de leurs ventes par la qualité de vie de tous.

Michelet dit juste mais il démontre que c’est quand l’ensemble de la société profite de ces améliorations que cela fonctionne, à part l’informatique qui s’est démocratisée, l’apparition de plus en plus visible de produits d‘un luxe délirant démontre que les améliorations de profits profitent surtout à un petit groupe de très grands riches. De l’autre coté les chiffres des résultats commerciaux du tourisme montre une réelle diminution du train de vie du reste de la population.

Oui Google reste un fait dont aucune prospective (même en science fiction !) n’a exploré l’influence. Au mieux il peut historiquement se comparer à l’invention de l’imprimerie qui permit le siècle des lumières.
Professeur Paganel, guerillero - 980920 lui écrire blog Publié le 26/07/2008 à 20:46 supprimer cette contribution
Citation:
Selon Marx ;: « La plus-value est la valeur du surtravail, c’est-à-dire du travail non payé accompli par le travailleur pour le capitaliste, ce qui est la base de l'accumulation du capital »
Je le sais bien, Trazi, mais tu as pu constater comme moi que rien d'objectif n'existe pour désigner la valeur d'un travail, sans qu'on sache d'ailleurs pour le moment si cette impossibilité de chiffrer est de principe ou simplement liée à la modicité de nos moyens (hmm, pourrions-nous dans le futur mesurer le volume de sueur perdu, ou le glucose dépensé dans l'effort cérébral ?). Je peux te citer quantité de personnes qui travaillent comme des dingues juste pour ne pas finir en rouge à la fin du mois, dans le même temps que d'autres, dans une branche différente, arrivent à vivre plus que correctement en effectuant juste leurs 35 heures + 10 de transport qu'on ne veut jamais compter nulle part. Alors où est la "valeur du travail" dans tout cela ?

Mieux encore : la même personne effectuant le même travail peut voir celui-ci prendre en quelques années une valeur nulle, voire négative. Ce n'est plus l'exception aujourd'hui, mais la règle. Le premier exemple en a été avec les mineurs de houille, premiers salaires ouvriers de France à la fin des années 50 (normal, personne ne voulait y aller ! Résultat : 100 000 F par mois correpondant à sans doute 1 500 euros d'aujourd'hui)), tous ou presque sur le pavé trente ans plus tard. Pourtant le charbon était resté le même.

Et aujourd'hui avec le taux record de 100 retraités pour... zéro cotisant. Forcément.
Citation:
cette définition différente de la tienne nourrit notre incompréhension.
Je ne crois pas qu'il y ait définition différente ; je crois au contraire, quand on relit ces lignes qu'il n'y a chez Marx pas de définition du tout : il considère la valeur du travail comme une chose qui va de soi; et je ne nie pas que ce soit en effet le cas dans une société d'agriculteurs et de pasteurs, où les tarifications ont été rodées par des siècles de pratique inchangée, mais je ne vois guère comment on pourrait appliquer ce concept à la société industrielle.

Par exemple au cas suivant : M. Poloret (nom fictif) découvre après nombre de veilles studieuses qu'une feuille de papier à cigarette convenablement pliée peut remplacer un coûteux dispositif électronique. Comment chiffrerons-nous la valeur du travail de M. Poloret ? Comment chiffrerons-nous celle du travail de M. Dyson, qui nous a réinvente l'aspirateur HORRIBLEMENT BRUYANT après une décennie d'aspirateurs silencieux, mais qui consommaient des sacs en papier ? Comment chiffrerons-nous la mienne, à moi qui ai été au fond payé toute ma vie pour le travail que je faisais accomplir à mes machines (au fond, j'étais une sorte de dresseur de puces; M. Affection est aussi un dresseur de puces, mais qui a eu plus de flair) ?
Citation:
Pour moi la richesse vient du service rendu à la collectivité, mais aussi d’un prélèvement excessif sur le salariat. Au début du capitalisme le rapport entre salaire d’un patron et celui d’un ouvrier était beaucoup plus faible qu’aujourd’hui
Es-tu certain de ce que tu avances ? J'avais au contraire cru voir que dans les institutions genre PME il n'était pas inhabituel de voir un patron gagner exactement autant que tout le reste de ses salariés réunis. J'en avais même conçu à l'époque un beau modèle fractal destiné à voir si cela ne pouvait pas expliquer la rage des fusions-acquisitions par l'économie ainsi faite sur le personnel intermédiaire. La même chose que pour la fusion de l'hydrogène, quoi : tu perdais un peu de masse (ici d'effectifs), ça te rapportait beaucoup d'énergie (ici, de pognon).
Citation:
« Les revenus des patrons du CAC 40 ont bondi de 58% en 2007 » Pour moi cela démontre que les valeurs produites par le travail sont détournés au profit de quelques uns. Avoir « le maximum de résultat pour le minimum d’effort » ne consiste pas à piquer les résultats d’autrui !
J'ai entendu cet argument de la bouche de médecins gééralistes en 1982. Ils arguaient - et cela pouvait en effet se vérifier - que leurs revenus avaient diminué sur les deux années précédentes. C'était vrai. Mais ce qui ne l'était pas moins, c'était que ces mêmes revenus avaient augmenté nettement plus vite que le revenu moyen de la population pendant les dix années précédentes. Il s'agissait donc tout au plus d'un simple rééquilibrage technique.

Ce qui nous amène à la question « Quelle est la bonne pondération ? », car je ne pense pas qu'on puisse faire quelque chose de bien durable en se disant que chaque année on enrichira le pauvre en appauvrissant le riche ad vitam aeternam, en admettant que ce soit possible. La réponse est simple : s'il se crée chaque année plus d'entreprises qu'il n'en disparaît, c'est que la place est sans doute plutôt bonne et il faut sans doute regarder cela de plus près. Dans le cas contraire, cela signifie que nous allons au déclin. Devons-nous dans ce dernier cas précipiter le mouvement ?
Citation:
Aujourd’hui une boite fait des bénéfices et licencie en même temps plutôt qu’en faire profiter ses salariés (ce qui pourrait leur permettre d’être clients)
C'est que quand elle baisse le prix de ses produits, c'est tout le monde qui en profite. Quand elle augmente à la place le pouvoir d'achat de ses seuls salariés, ce sont eux seuls qui en profitent. Si les nouveaux profits viennent de l'effort des salarié, il est normal en effet de les en récompenser, sans quoi ils ne reconduiront pas cet effort; mais s'il vient juste du fait que ceux-ci surfent sans effort sur la technologie du moment, alors que faisons-nous ?

Et j'ai mon exemple fétiche à te proposer : Seagate En 25 ans, Seagate a baissé le prix de son méagoctet sur disque dur d'un facteur 1 300 000 (c'est énorme). Elle aurait pu en effet garder le même prix de disque dur et multiplier par 1 300 000 le salaire moyen chez Seagate. C'était une mauvaise affaire pour l'acheteur, une bonne pour ceux que le hasard avait mis à travailler chez Seagate. Et pour Seagate, à ton avis, aurait-ce été une bonne chose ? ou bien avec de tels tarifs la boîte aurait-elle disparu aujourd'hui ?

Je dis Seagate comme j'aurais pu dire IBM : si les produits IBM étaient chers, ce n'était pas tellement à cause des actionnaires (les dividendes payant à peu près les frais de garde), mais parce que dans ce prix étaient inclus les avantages sociaux du personnel, ses vacances, sa mutuelle, se remises préférentielles sur le matériel acheté à la boite, son train de vie assez correct lors des déplacements, les residencies, les assignments, les conventions, les study tours, les conférences, etc.

Les gens de PR1ME avaient encore un meilleure train de vie que nous (eux prenaient carrément le Concorde ou la première classe pour traverser l'Atlantique) et que crois-tu qu'il est arrivé ? Ils avaient disparu du marché alors que nous flottions encore. Il y a peu de choses au monde dont la pérennité soit moins assurée qu'une boîte. D'ailleurs regarde le Dow Jones ; de celles qui entraient dans cet indice à sa création, une seule existait encore un siècle plus tard
Citation:
elle préfère en faire profiter les actionnaires qui à priori ne font rien
Rien à part financer le développement la boite à des conditions très préférentielles par rapport à ce que consentirait une banque, puisque partageant les risques en ne réclamant pas de taux d'intérêt fixe. C'est énorme. Fleury-Michon, boite familiale, a choisi de faire appel à l'épargne publique pour financer son expansion : elle s'en est très bien trouvée et moi-même, en tant qu'épargnant, aussi. Si elle ratait son coup, je ne perdais pas grand chose. Si elle réussissait (et comme c'était une boite familiale et non une multinationale parasitée par une technostructure pléthorique, elle a réussi), mon argent y était mieux qu'à la caisse d'épargne. Gagnant-gagnant. Je n'ai pas entendu dire que les employés de Fleury-Michon se lamentent que leur société fasse des bénéfices plutôt que des pertes.

(je continue plus tard, parce que ça commence à faire gros)
Professeur Paganel, guerillero - 980920 lui écrire blog Publié le 26/07/2008 à 21:11 supprimer cette contribution
Sur la répartition des richesses, j'ai trouvé cela. Il semble si ce graphique est exact que le mouvement soit essentiellement une fluctuation de type chaotique et non une tendance de fond comme tu semblais le craindre.



Bien entendu, le phénomène est biaisé du fait qu'on entend rarement les riches se plaindre d'une plus grande égalité (même s'ils en morflent objectivement) alors que les pauvres ne se gênent pas particulièrement quand augmentent les inégalités.

Ce qui est d'ailleurs légitime lorsque cette inégalité reporte une partie de la population en dessous du seuil permettant une vie décente, mais sinon, non. En d'autre termes, les SDF ont plein droit de se plaindre, ceux qui doivent envisager de vendre leur résidence secondaire, non.

D'ailleurs sais-tu ce que fit Fidel Castro en arrivant au pouvoir ? Interdiction de posséder plus d'une maison, et obligation de régulariser sa situation à cet égard dans l'année. Cela a bien fluidifié le marché de l'immobilier (en privilégiant comme il se doit ceux qui ont agi rapidement).

Il avait aussi mis l'eau gratuite, mais ça, il s'est vite rendu compte que c'était une connerie, et il a fini par revenir dessus. Depuis, Cuba gaspille beaucoup moins d'eau.
Professeur Paganel, guerillero - 980920 lui écrire blog Publié le 26/07/2008 à 22:28 supprimer cette contribution
Citation:
La priorité n’est pas au travailleur le producteur des richesses, mais au financier qui ne produit rien
La priorité va toujours, à un moment donné, à ce qui manque à ce moment-là. Je dis bien à un moment donné pour rappeler que ce n'est que conjoncturel : les revenus des maçons ont par exemple fluctué dans un rapport de 1 à 3 au Moyen-Âge selon le besoin qu'on avait de leurs services. Cela signifiait simplement l'expression de deux choses :

1. Moins les gens ont envie de faire quelque chose, plus il faut les payer pour qu'ils le fassent
2. Dès lors que l'un est payé tant pour un travail, tout autre doit l'être autant pour ce même travail, même si ce travail lui plaît déjà par ailleurs.

Ces principes sont toujours vrais aujourd'hui.

La finance manque un peu parce que la possibilité de faire baisser les coûts par l'investissement a fait monter prodigieusement les besoins d'investissement. Il se trouve qu'on ne peut investir que ce qu'on est prêt à ne pas consommer, et puisque chacun est plus volontiers par nature cigale que fourmi l'épargne est souvent rémunérée. Pas toujours. On a vu des périodes de rentabilité négative des placements et bien malin qui peut affirmer si ce n'est pas le cas aujourd'hui.

Priorité donc, mais priorité toute temporaire et sujette à retournements. Je ne vois pas ce qui interdirait de penser qu'on pourrait voir un jour aux feux rouges des braves types un peu désespérés avec des pancartes "Possède deux millions de dollars; suis prêt à étudier TOUTE possibilité". La rentabilité du capital ne va pas de soi : il n'est rémunéré que si quelqu'un qui travaille estime pouvoir gagner plus avec lui que ce qu'il va lui coûter
Citation:
Ils sont tellement certains de leur main mise sur les médias et sur la surveillance du territoire qu’ils ne craignent même pas une révolte populaire.
Ce qui montre qu'en moins de trois ans ils ont déjà tout oublié. L'histoire se montre cruelle envers les gens sans mémoire, nous le savons.
Citation:
Les stock-options ne leur coûtent rien ? Oui c’est la bourse qui les paie mais cet argent vient bien de quelque part, qui sont les perdants alors d’après toi ?
Pourquoi veux-tu que parce que l'un gagne de l'argent l'autre en perde nécessairement ? Le jeu est tout sauf à somme nulle ! Soit une société qui investit lourdement dans des forages. Le premier de ces forages se révèle sec : la valeur de l'action baisse, parce que baisse le revenu qu'on peut en espérer. Le second se révèle productif : l'action monte, parce que ce pétrole intéresse la collectivité qui va donc l'acheter, rentabilisant du même coup les investissements, voire fournissant un peu de plus-value. Où voudrais-tu qu'il y ait un "perdant", ici ?
Citation:
La concurrence m’apparaît comme nécessaire pour maintenir une émulation profitable à tous. Mais c’est un veux pieux, déjà rien que le change monétaire fausse cette concurrence et défavorise des pays entiers.
Le taux de change fait en fait partie des conditions de la concurrence (un pays favorise par exemple ses exportations en dévaluant, et/ou diminue celui de ses importations en réévaluant), sauf pour les pays de la zone euro, qui ont choisi une parité fixe... et pour l'Argentine quand la monnaie de celle-ci était asservie au dollar. Nous ne sommes donc nullement à l'abri d'une situation "à l'argentine", Jepe nous explique tout cela depuis bien longtemps sans son fil évoquant l'odeur du pâté.

Il est à noter que contrairement à une idée répandue la France ne laisse pas ici payer son définit par les autres pays de la zone euro. Bien au contraire, ses dettes sont pour elle et elle seule; pas pour l'UE.
Citation:
Le 4/40 fait fortune et partout les licenciements pleuvent privé et public, je ne vois pas comment on pourra éviter un appauvrissement violent de la société, sachant que ce qui fait son confort c’est les marchandises pas les valeurs monétaires.
Si tu parles du CAC 40, je te précise qu'il est au contraire en pleine déconfiture : passé de 6000 à 4000 et des brouettes en quelques mois. On n'entend d'ailleurs plus tellement à ce sujet ceux qui réclamaient que leur retraite ou leurs salaires soient indexés sur le CAC 40 (ce qui n'aurait d'ailleurs pas de sens, puisque celui-ci est un potentiel et non un flux) : d'accord pour partager les bénéfices, mais quand il s'agit de partager les risques, il n'y a plus personne. Eh bien désolé, mais une société où se prennent des décisions ne peut tout simplement pas fonctionner de cette façon-là.
Citation:
Même l’or ne se mange pas, ne se tisse pas, ne chauffe pas.
Sur le second point, on t'aura mal renseigné : l'or se tisse, et c'est même l'une des propriétés - nommée ductilité - qui ont contribué à son succès. Les jeunes mariées d'Afrique du Nord sont expertes à tisser leur robe de mariée parsemée de fils d'or. Certes, c'est plus décortaif que ça ne tient chaud, mais le climat l'est de toute façon suffisamment là-bas.
Citation:
Il faut séparer d’urgence l’économie de la politique, comme expliqué plus haut il faut que les pratiques économiques soient soumises à l’arbitrage de la démocratie.
Non, non et non ! Si tu soumets les pratiques économiques à l'arbitrage de la démocratie, cela revient justement à supprimer toute séparation entre l'économique et le politique. L'économie est déjà exposée à une loi sévère qui est celle du risque de boycott. Compte tenu du niveau des frais fixes, toute variation marginale des ventes se traduit par une chute catastrophique du cours des boites (regarde par exemple NVidia, que j'ai citée il y a quelque temps). La menace de boycott et une bonne circulation des informations suffit à tenir en respect économiquement toute entreprise. D'ailleurs l'Afrique du Sud a même jadis cédé politiquement suite à son boycott économique par le concert des nations.
Citation:
Le capitalisme peut se passer d’ouvrier via le machinisme, mais pas se passer de clients, c’est peut-être cette raison qui pousse les états à payer des gens à ne rien faire.
Oui, et je ne m'en plains pas
Citation:
Du coup les autres doivent travailler deux fois plus !
Non. Deux fois plus de travail est accompli, ce qui est très différent. Chaque ordinateur de production dans la société française remplace entre dix et quarante personnes, et qui de plus faisaient un travail pas marrant du tout. Et c'est précisément l'automation qui est la cause de l'essentiel des suppressions de postes constatés à production égale ou supérieure. C'est logique : il n'y a pas de miracles
Citation:
On en revient à une nécessaire répartition du travail et des richesses. Pour moi la diminution du temps de travail est logique, mais les patrons n’y voient égoïstement qu’une diminution de leurs profits immédiats et pas une amélioration de leurs ventes par la qualité de vie de tous.
Et si tu quittais un peu les poncifs pour regarder certaines réalités en face, en particulier celles de la formation professionnelle ? Se former 100 heures par trimestre travaillé 960 heures, ça ne pose pas de problème. La même formation pour ne travailler que 480 heures double les coûts de formaton. Conclusion : mieux vaut travailler 100 heures par trimestre pendant 8 ans et passer ensuite 8 années pleines en roue libre que de répartir la tâche sur deux fois plus de personnes coûtant deux fois plus cher tout en immobilisant deux fois plus de postes de travail (on peut aménager, mais l'idée est bien là).
Citation:
Michelet dit juste mais il démontre que c’est quand l’ensemble de la société profite de ces améliorations que cela fonctionne, à part l’informatique qui s’est démocratisée, l’apparition de plus en plus visible de produits d‘un luxe délirant démontre que les améliorations de profits profitent surtout à un petit groupe de très grands riches. De l’autre coté les chiffres des résultats commerciaux du tourisme montre une réelle diminution du train de vie du reste de la population.
Je ne vois rien de tel. Je constate au contraire que ce sont bien les classes moyennes qui achètent en masse les écrans plats, les lecteurs-enregistreurs laser, MP3 et DVD, les voyages aux Baléares et plus loin, les automobiles (s'il est un luxe inutile et même nocif, c'est pourrant bien celui-là !), la presse magazine, les places de café-concert, et tout ce qui fait l'objet du commerce de ville en général. Donc si nous partions un peu des réalités observées et non des théories apocalyptiques ?

Je vois par ailleurs dans les supermarchés des caddies entassants des marchandises à un point dont je ne sais pas s'il est déraisonnable, mais en tout cas sans commune mesure à ce que maman ramenait des courses en vélo pou papa en bus quand j'étais enfant. Je pense donc pouvoir en inférer que nous vivons, pour au moins les deux tiers d'entre nous si ce n'est les trois quarts, avec beaucoup de superflu que nous prenons la mauvaise habitude de considérer comme nous étant dû. Il ne l'est pas, et les pays émergents vont se charger de nous le faire savoir.

Je constate aussi que la vente de produits cosmétiques, d'une inutililité par ailleurs totale, constinue à péter de santé, partce que quantité de pétasses estiment, encouragées en cela par la pub, qu'elles le valent bien. Je me marre
Oda Lisque ABM <<Super Fille Ciel;-)>> - 1688821 lui écrire blog Publié le 26/07/2008 à 22:33 supprimer cette contribution
Citation:
Dès lors que l'un est payé tant pour un travail, tout autre doit l'être autant pour le même travail, même si ce travail lui plaît déjà par ailleurs.


il faut le dire à mon patron....

Professeur Paganel, guerillero - 980920 lui écrire blog Publié le 26/07/2008 à 22:36 supprimer cette contribution

Une autre possibilité, quand on ne peut pas adapter son salaire à son travail, est d'adapter son travail à son salaire.

C'était la justification des fonctionnaires quand ils étaient moins payés que la moyenne de la population. Depuis 1995, ils le sont davantage (source INSEE) et je n'ai pas vu que leurs attitudes changeassent pour autant. Mystérieux, n'est-ce pas ?
Oda Lisque ABM <<Super Fille Ciel;-)>> - 1688821 lui écrire blog Publié le 26/07/2008 à 22:37 supprimer cette contribution
Citation:
Une autre possibilité, quand on ne peut pas adapter son salaire à son travail, est d'adapter son travail à son salaire.



tu me conseilles d en faire moins?
Professeur Paganel, guerillero - 980920 lui écrire blog Publié le 26/07/2008 à 22:42 supprimer cette contribution


« C'est vous qui voyez ! »

Diane - Forget me not - 2025831 lui écrire blog Publié le 26/07/2008 à 22:44 supprimer cette contribution
Moi, je gagnais la moitié moins que celui qui travaillait avec moi et qui faisait exactement le même travail que moi (et même moins)
Vive l'égalité !
J'espère que ça a changé
Professeur Paganel, guerillero - 980920 lui écrire blog Publié le 26/07/2008 à 22:47 supprimer cette contribution
Citation:
Moi, je gagnais la moitié moins que celui qui travaillait avec moi et qui faisait exactement le même travail que moi (et même moins)
Mais tu vas avoir en tant que femme huit ans de retraite de plus que lui alors que tu as cotisé moins, petite veinarde
Diane - Forget me not - 2025831 lui écrire blog Publié le 26/07/2008 à 22:48 supprimer cette contribution
Pourquoi
Professeur Paganel, guerillero - 980920 lui écrire blog Publié le 26/07/2008 à 22:49 supprimer cette contribution

Huit ans de retraite de plus parce que les femmes vivent huit ans de plus en moyenne que les hommes.

Et si tu étais payée moins que lui, c'est mathématique, tu as forcément du même coup cotisé moins.
Diane - Forget me not - 2025831 lui écrire blog Publié le 26/07/2008 à 22:51 supprimer cette contribution
Oh !
C'est tiré par les cheveux ton explication
Professeur Paganel, guerillero - 980920 lui écrire blog Publié le 26/07/2008 à 22:53 supprimer cette contribution

Non, c'est mathématique. Il existe bien une profonde injustice entre les retraites des femmes et des hommes. Et ça, brusquement il n'y a plus un seul magazine féminin pour en parler.

Je mentirais en disant que ça m'étonne. L'honnêteté n'est déjà pas si répandue que ça chez les personnes du sexe masculin, alors les autres !

Quand je verse un euro pour ma retraite, je peux espérer statistiquement (quand d'autres me remplaceront) en récupérer quelque chose comme 0,7; une femme quelque chose comme 1,2. Ca vaut le coup d'être femme, un arrangement pareil.

Tu nous parlais d'égalité ? Chiche !
Diane - Forget me not - 2025831 lui écrire blog Publié le 26/07/2008 à 22:55 supprimer cette contribution
Bon, un jour on comparera nos retraites !
Là on va bien rire
ou pleurer ça dépend du côté qu'on se place
2071658 Publié le 26/07/2008 à 23:03 supprimer cette contribution
"" huit ans de retraite en plus ""

Je crois qu'il est utile de dire que la longévité plus courte des hommes est due en grande partie au tabac et à l'alcool donc évitons d'évoquer nos propres turpitudes.
Diane - Forget me not - 2025831 lui écrire blog Publié le 26/07/2008 à 23:06 supprimer cette contribution
Je ne crois pas que cela vaille le "coup" comme tu dis, d'être une femme
J'eusse préféré naître garçon
2071658 Publié le 26/07/2008 à 23:08 supprimer cette contribution
"" naitre un garçon ""
Mais on m'avait dit que vous étiez un homme avant l'opération
Diane - Forget me not - 2025831 lui écrire blog Publié le 26/07/2008 à 23:09 supprimer cette contribution
Oui, c'est cela
Professeur Paganel, guerillero - 980920 lui écrire blog Publié le 26/07/2008 à 23:09 supprimer cette contribution
Citation:
Je crois qu'il est utile de dire que la longévité plus courte des hommes est due en grande partie au tabac et à l'alcool donc évitons d'évoquer nos propres turpitudes.
Ben c'est ce qu'on disait en 1950. Depuis, je constate que les femmes boivent et fument (elles fument même un peu plus que les hommes : avoir une clope au bec, aujourd'hui, ça fait effeminé; vive le cigare !)... et que l'écart s'est au contraire creusé !
Diane - Forget me not - 2025831 lui écrire blog Publié le 26/07/2008 à 23:11 supprimer cette contribution
En vérité,
J'aime bien être une femme, mais il faut bien dire que l'on doit se battre plus que vous dans la vie
(et à armes inégales)
Professeur Paganel, guerillero - 980920 lui écrire blog Publié le 26/07/2008 à 23:12 supprimer cette contribution
Citation:
J'aime bien être une femme, mais il faut bien dire que l'on doit se battre plus que vous dans la vie
C'est normal : depuis que nous ne vous battons plus (excepté dans les zones avec de fortes populations immigrées), vous êtes obligées de le faire vous-mêmes
Diane - Forget me not - 2025831 lui écrire blog Publié le 26/07/2008 à 23:15 supprimer cette contribution
Toujours le mot pour rire !
Sinon, nous avons quelques avantages, il faut bien le dire aussi (mais ils sont moins visibles)
2071658 Publié le 26/07/2008 à 23:18 supprimer cette contribution
"" l'écart s'est creusé ""
D'abord il y a un effet retard , ensuite j'englobe les effets indirects de l'alcool : de nombreux accidents (routiers, du travail ), dans les pays sans accès aux soins médicaux c'est l'inverse .Il faut dire que dans les pays ou les femmes n'ont pas accès aux soins, les hommes ne picolent pas : un avantage de l'islam.
alizel - 1112925lui écrire blog Publié le 04/08/2008 à 20:50 supprimer cette contribution
Citation:
Enfonçons un peu le clou pour voir si ça fait mal :

là où c'est un peu douloureux, c'est que c'est un mystérieux professeur P. qui m'a transmis le hoax, puis le même jour un lien vers son antidote (bon, ouais, j'ai fini par donner un lien vers le même site sous la citation excessive) ; pour je suis partout, je repasserai, alex, je le crains ; je ne suis pas près d'obtenir mon brevet d'antisémitisme.
Au contraire, s'il faut que je le confesse, de Siné qui l'a obtenu en rapportant que le frère du président actuel (de la république française, il est bon de le préciser) allait se convertir au judaïsme pour pouvoir épouser une riche héritière (Ce qui lui aurait valu son éviction de charlie hebdo, Siné pas le frère du président de et coetera).

Et puis tant pis, là, je le reconnais : il y a tout de même des signes objectifs qui effectivement font croire qu'il y a une crise mais entre Washington D.C., Rio de Janeiro, Bruxelles capitale, le site de l'ancienne Beijing et celui - enchanteur malgré ce que les promoteurs ont fait en matière de disneyland pour riches- à Bora-Bora, on peut peu -(eh ouais) se rendre compte de points de détails de notre histoire...

Diane et Koré, Cohn-Bendit a effectivement raconté qu'il avait pris un certain plaisir à se faire déshabiller par une gamine de moins de dix ans ; ça n'en ferait un pédophile, que si l'on enfermait une très grande partie des gens qui étaient majeurs à l'époque : il m'est arrivé de voir dans les années 70 des gens se faire tripoter avec malaise par des gamins de peur de passer pour des vieux culs réactionnaires s'ils privaient ainsi les gosses de faire leur expérience.
J'étais gosse à l'époque et trouvait cette attitude ridicule, sorte de terrorisme sexuel post-68, celui-là que j'ai vu à l'oeuvre quand des femmes d'ailleurs plutôt mal foutues mais libérées assez sur les plages pour en montrer plus que des personnes plus âgées ont déclaré bêtement leur indignation à une femme qui ne voulait pas y montrer sa poitrine (elle avait été opérée d'un cancer du sein).

A l'époque dont parle Cohn-Bendit, il est probable qu'il eût été vilipendé par les parents s'il avait osé frustrer la petite fille de son expérience (d'ailleurs très réduite). O tempora, o mores! C'était l'époque qui était quelque peu excessive, et pas du tout le Benny porté à la pédophilie (ce dont la droite s'est emparée plutôt malhonnêtement en rigolant pour fustiger l'ancien leader de 68, tout en multipliant pour elle-même les divorces et les histoires coquines qu'a permis les after-sixty-eight, le président -de la république française, faut-il le préciser, et pas seulement des tartuffes- tout en ayant fustigé 68, n'étant pas le dernier à en profiter, comme il l'a témoigné quand il racontait qu'en mariant une de ses administrées à un de ses administrés, il songeait que cette femme, il la lui fallait à lui- vraiment, quelle mentalité ces bourges!)
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Inutile d'essayer de nous dérider avec la prétendue crise : elle n'existe pas. La preuve : les bénéfices boursiers augmentent régulièrement tous les ans, les salaires patronaux également, ce dont il
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