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Paganel, aristautarcique - 980920lui écrire blog Publié le 15/10/2008 à 03:15 Demander à la modératrice de supprimer ce forum
Citation:
Votre magazine contient la phrase suivante :

« Les croisés occidentaux furent les premiers à engager les hostilités contre les musulmans. »

Cela est aussi faux que totalement anhistorique.

« Les musulmans considéreront les Croisades comme une insupportable agression, oubliant qu’ils furent les agresseurs premiers. (…) Pour réussir les Croisades, il aurait fallu entreprendre et réussir sur les Musulmans un génocide culturel et spirituel comparable à celui que les conquérants musulmans avaient réalisé quelques siècles plus tôt sur les populations chrétiennes ou païennes »

-- René MARCHAND, licencié en langue et littérature arabe en Sorbonne

De la Syrie à la Gaule en passant par le Nord de l’Afrique, tous les peuples avaient été peu ou prou pacifiquement christianisés.

Alexandrie et Antioche, d’une part, Constantinople et Rome, d’autre part, étaient les grands foyers intellectuels de la théologie chrétienne. Sans oublier Carthage. Constantinople est occupée par les armées islamiques en 1 453, Antioche et Alexandrie le sont entre 634 et 639, soit depuis plus de 1 360 ans.

Tous les pays qui bordent la méditerranée et qui sont encore aujourd’hui musulmans ont été conquis de force par les armées mahométanes. Sans aucune exception. Ce qu’on appelle aujourd’hui l’Algérie et qui était de temps immémoriaux une partie de la Berbérie était chrétienne 500 ans avant les invasions des armées musulmanes et mille ans avant les invasions de peuplement hilaliennes . Les berbères leur ont opposé une farouche résistance aux armées arabes..

On a compté pas moins de 600 évêchés au Vème siècle de la Libye au Maroc, Il y avait en avait déjà 70 quand il n’y en avait encore qu’un seul en Gaule (à Lugdunum).

Centre intellectuel alors foisonnant (Tertullien, Saint Augustin, Carthage), flambeau et berceau de la civilisation chrétienne occidentale, la Berbérie Romano-byzantine a donné des dizaines de saints et plusieurs papes à l’Eglise (Saint Victor, Saint Cyprien), théorisateurs du principe de la liberté de l’homme et de son libre arbitre.

Le plus ancien témoignage scripturaire berbère précède de 700 ans son homologue arabe ! Que reste-t-il mille cinq cents ans plus tard de cette merveilleuse berbérie, lumière de l’Occident, recluse miséreuse dans ses montagnes, à l’instar des chrétiens d’Al-Andalus, pour échapper à l’asservissement des vaincus et au statut des dhimmis qui manifestement n’avaient aucune envie d’être « protégés » ?

« Je crois pouvoir affirmer que 50 % au moins de la population kabyle se nourrissent d’herbes et de racines et attendent pour le reste la charité administrative sous forme de distribution de grains. Par un petit matin, j’ai vu à Tizi Ouzou des enfants en loques disputer à des chiens kabyles le contenu d’une poubelle. A mes questions, un Kabyle a répondu : « C’est tous les matins comme ça. (...) un monde où les hommes meurent de froid et où les enfants sont réduits à la nourriture des bêtes sans en avoir l’instinct qui les empêcheraient de mourir. » - Albert CAMUS

Lorsque Jérusalem redevient chrétienne le 15 juillet 1099, cela faisait 461 ans qu’elle avait été militairement conquise et occupée par les armées islamiques !

461 ans d’oppression étrangère ! Une peccadille pour nos « purs esprits » collabos toujours prêts à accorder aux conquérants et aux armées musulmanes les droits qu’ils refusent aux chrétiens sur la terre de leurs ancêtres.

A qui viendrait-il l’idée de moins légitimer 5 années d’occupation de l’Europe par Hitler que 781 années d’occupation islamique de l’Hispanie Wisigothique, ou 1 300 ans d’occupation de la Berbérie chrétienne ?

Certains agresseurs seraient-ils plus égaux que d’autres dans leur droit à disposer d’autrui ?

Il faudrait nous expliquer à partir de combien d’années d’occupation étrangère se trouve prescrit le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et à vivre en paix sur la terre de leurs ancêtres ? On pourrait interroger les Pieds-noirs, les Indiens d’Amérique, les chrétiens maronites du Liban, les Coptes d’Egypte, les arméniens etc.

A qui viendrait-il l’idée de légitimer l’invasion, la colonisation, la submersion, l’acculturation, l’asservissement, la subversion, le pillage organisé (la razzia) par le seul droit des armes, par ce seul droit que confèrent la force et la contrainte sinon à ceux qui, déjà, justifient l’asservissement de l’homme par l’homme en occultant les dix sept millions d’européens et d’africains victimes des traites arabo-musulmanes (record absolu de l’histoire) dont il reste aujourd’hui si peu de témoins, les arabes et les juifs pour une fois unis dans cette ignoble besogne de capture, procédant immédiatement à l’émasculation des hommes.

Jamais dans l’histoire, l’ignominie de l’esclavage ne s’était volontairement doublée d’un tel génocide culturel, linguistique, religieux, civilisationnel et humain perpétré pendant plus d’un millénaire, et dont les conséquences humaines, par croissance démographique exponentielle, ne pourraient se chiffrer qu’en centaines de millions de vies humaines perdues. Vae victis ! N’oublions que c’est un calife fatimide du Xème siècle que nous devons l’invention du port de la rouelle qui devait devenir l’étoile jaune …

« La croisade ne visait pas à convertir de force les Sarrasins mais à aider les chrétiens d’Orient à résister à la pression de l’islam et à libérer Jérusalem et la Terre Sainte, présentés comme la part d’héritage laissée par Dieu aux chrétiens et qui leur revenait de droit »

-- André VAUCHEZ, médiéviste, membre de l’Institut

Relisons Régine PERNOUD, chartiste, docteur ès lettres, conservateur aux archives nationales, spécialiste du monde médiéval :

« Le XIè siècle n’avait apporté des régions orientales que de fâcheuses nouvelles. On avait successivement appris que le Lieu saint par excellence, le tombeau du Christ, donc l’endroit de la Résurrection, l’Anastasis, avait été détruit sur ordre du calife Hakim : destruction entreprise en 1 009 (le 18 octobre précisément, les chroniques arabes en avaient soigneusement noté la date) avec ordre de ne rien laisser subsister de la rotonde jadis élevée sur cet emplacement par l’empereur Constantin. Les pélerinages de la chrétienté n’avaient cependant pas tout à fait cessés vers les Lieux saints, mais ils se raréfiaient, et ceux qui en revenaient racontaient toutes sortes d’horreurs sur les exactions et persécutions dont chrétiens et juifs étaient victimes. Au fil des ans, la situation n’avait fait qu’empirer : les Turcs Seljoukides convertis à l’Islam avaient déferlé sur l’Asie Mineure et balayé les forces byzantines qui tentaient, à Malazgerd, de briser leur élan. Après quoi ils s’étaient abattus sur les populations arméniennes, qu’ils avaient sauvagement massacrées et dont ils avaient détruit la capitale, Ani. Les Syriens n’avaient pas été mieux traités et la cité d’Antioche, en dépit de ses défenses imposantes, était tombée aux moins des Turcs en 1084. Les appels au secours se multipliaient, lancés de l’Orient à l’Europe par-dessus cette méditerranée où les chroniqueurs arabes répétaient complaisamment que les Occidentaux ne pouvaient plus « faire flotter une planche ».

« Pour tous, les hommes qui abandonnaient leur famille et leurs biens pour se mettre au service du Christ et délivrer le Saint Sépulcre étaient des « pèlerins », non des « croisés ». Il en fut ainsi pendant des siècles. Ce mot de « croisade » n’est pas apparu avant les années 1500, sous la plume d’auteurs qui parlaient d’un passé bien révolu. Le mot de « croisade » employé sciemment traduit une volonté délibérée de donner à ces entreprises un sens, une couleur qu’elles n’avaient pas. Parler de croisades pour des expéditions dont le but était d’abord et avant tout d’assurer le libre accès aux Lieux Saints de Jérusalem, est travestir du tout au tout la réalité. C’est, volontairement ou non, proposer une sorte de parallèle entre ces grands mouvements d’un peuple chrétien, entre ces pélerinages de foules populaires encadrées par des forces armées, et la guerre sainte des musulmans. » - Jacques HEERS, Directeur de recherches à Paris-Sorbonne

Ecrire que les croisés occidentaux furent les premiers à engager les hostilités contre les musulmans, c’est tromper sciemment le lecteur (dans quel but ?…) en omettant volontairement cinq siècles de djihad, particulièrement dirigée vers l’Europe, qui se perpétuera ensuite avec les Ottomans :

-- en 634, le Calife Omar s’empare de Jérusalem et tue toute la population y compris les chrétiens.

- en 638 , les Arabes s’emparent de toute la Palestine et de la Syrie

- en 639, ils s’emparent de l’Egypte

- en 640, ils expulsent tous les juifs et tous les chrétiens d’Arabie

- en 674, les Arabes assiègent Constantinople, Capitale de l’Empire Chrétien d’Orient, pour la première fois

- en 695, ils s’emparent de Carthage (Tunis)

- en 711, ils s’emparent de Tolède et conquièrent l’Espagne wisigothe

- en 716, ils s’emparent de l’Anatolie et entrent en Thrace

- en 719, ils s’emparent de Narbonne, tuent tous les hommes et emmènent les femmes

et enfants sur les marchés aux esclaves d’Espagne

- en 725, Carcassonne est prise avant les saccages d’Autun, de Sens et Luxeuil

- en 732, pillage des villes d’Oloron, de Lescar, Auch, Dax, Air sur Adour et Bordeaux.

- Ravage du Quercy, du Rouergue et du Velay, de retour de Poitiers

- En 793, Narbonne est incendiée

- En 838, Marseille est pillée

- En 842, la région d’Arles est pillée

- En 846, pillage et incendie de Rome. La basilique Saint-Paul est détruite et la basilique St Pierre est transformée en étable

- en 846, pillage de la Corse et de la Sardaigne

- en 848, destruction de Marseille

- en 890, installation à La Garde-Freinet qui servira de base de pillage à plusieurs centaines de kilomètres à la ronde pendant un siècle

- en 924 : Prise et dévastation de Pampelune

- en 985 : Barcelone est pillée et brûlée. Massacre de milliers d’hommes et de femmes.

- en 987 : Destruction de fond en comble de la ville de Coimbra

- en 997 : Destruction totale de la ville et de la basilique de St Jacques de Compostelle. Les portes de la ville seront ramenées à dos de prisonniers à Cordoue pour servir à la charpente de la mosquée et les cloches y seront suspendues comme lampes. « Ville dépeuplée, réduite à l’état de ruines et de cendres, hommes et femmes ramenés esclaves »

Permettez-moi d’arrêter ici cette énumération fastidieuse et très loin d’être exhaustive même s’il est important de rappeler que c’est le calife El-Hakim, au début du XIè siècle qui a entrepris cette véritable campagne d’éradication des communautés chrétiennes et de leurs Eglises dans tout l’Orient. C’est lui qui avait ravagé Jérusalem et détruit presque totalement la basilique du Saint-Sépulcre édifiée par Constantin au IVè siècle comme Régine Pernoud nous l’a déjà remémoré.


Manifestement, madame Régine Pernoud n’avait pas tort lorsqu’elle écrivait d’Amin Maalouf, auteur de « Les croisades vues par les Arabes » : « c’est un bon conteur, mais son livre manque de références sérieuses et comporte des erreurs graves qui dénaturent la formation historique, politique et théologique du Liban en ces deux siècles de croisades ».

En histoire, les effets ont des causes. Ignorer sciemment les causes des effets, c’est tronquer l’Histoire.

Ce qu’avait parfaitement compris Ibn Khaldoun (1331-1406), génial inventeur de la sociologie historique, fleuron de la civilisation musulmane (et donc peu suspect de subjectivisme), et qu’il a traduit en ces termes :

« Les Arabes sont incapables de fonder un Empire. De tous les peuples, les Arabes sont les moins capables de gouverner un Empire. » Après la grande expansion de la religion musulmane « ils sont restés dans leurs déserts sans avoir la moindre idée de ce qu’est un royaume ou une administration politique. S’il leur arrive quelquefois de s’emparer d’un royaume tombé en décadence, ils ne le font que pour ruiner le pays et en détenir la civilisation. La grossièreté des moeurs est devenue pour eux une seconde nature, un état tant dans lequel ils se complaisent parce qu’il leur assure la liberté et l’indépendance. Une telle disposition s’oppose au progrès de la civilisation.

Si les Arabes ont besoin de pierres pour servir d’appui à leur marmite, ils dégradent les bâtiments afin de se les procurer. S’il leur faut du bois pour en faire des piquets ou des soutiens de tente, ils détruisent les toits des maisons pour en avoir. Sous leur domination, la ruine envahit tout. Tout pays conquis par les arabes est bientôt ruiné. Ils imposent des corvées sans rétribution. Or, l’exercice des arts et des métiers est la véritable source de richesse…l’ordre établi se dérange et la civilisation recule…Les Arabes négligent tous les soins du gouvernement ; ils ne cherchent pas à empêcher les crimes ; ils ne veillent pas à la sécurité publique ; leur unique souci est de tirer de leurs sujets de l’argent, soit par la violence, soit par les avanies. Régulariser l’administration de l’Etat…ils n’y pensent même pas…Les sujets d’une tribu arabe restent à peu près sans gouvernement et un tel état de chose détruit également la population d’un pays et sa prospérité…Or, le gouvernement monarchique convient…à la nature de l’espèce humaine ; sans lui la société et même les individus n’ont qu’une existence bien précaire. »
Source ici.
Fée des Houles - 1520136lui écrire blog Publié le 09/12/2008 à 13:14 supprimer cette contribution
Citation:
De la Syrie à la Gaule en passant par le Nord de l’Afrique, tous les peuples avaient été peu ou prou pacifiquement christianisés.

Il ne faut tout de même pas exagérer...
Paganel, aristautarcique - 980920lui écrire blog Publié le 09/12/2008 à 13:30 supprimer cette contribution
Citation:
Citation:De la Syrie à la Gaule en passant par le Nord de l’Afrique, tous les peuples avaient été peu ou prou pacifiquement christianisés.

Il ne faut tout de même pas exagérer...
C'est en effet oublier un peu vite les pays scandinaves, qui avaient tous été plus ou moins pacifiquement christianisés aussi. Pas de raison donc de se limiter à la Gaule.

Il n'y avait d'ailleurs pas d'autre moyen, aucun peuple n'étant réellement emballé par l'idée d'adhérer à la religion de son vainqueur (kollabo !), alors que celle du vaincu semble en général faire partie des prises de guerre culturelles : Rome prend en butin la religion de la Grèce, l'Angleterre constitue dès le XIXème siècle la tête de pont du bouddhisme indien en Europe, etc.

Seul contre-exemple de ma connaissance : la Perse déclare lors des escarmouches arabes adopter l'islam pour qu'on lui foute la paix (malgré ses effectifs militaires vingt fois plus nombreux !), et se fabrique rapidement son propre islam sur mesure, à savoir le chiisme. C'est depuis 1979 le chiisme qui part à l'assaut du sunnisme, Ben Laden ne constituant qu'un baroud d'honneur de celui-ci.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Viking#Les_Vikings_et_la_Christianisation

Le pèlerinage à Jérusalem deviendra rapidement une habitude des princes vikings; que ne ferait-on pour voyager un peu dans les pays chauds
Fée des Houles - 1520136lui écrire blog Publié le 09/12/2008 à 16:31 supprimer cette contribution
Il est évident que les armées romaines puis carolingiennes savaient transmettre tout à fait pacifiquement la tradition chrétienne.
Depuis quand discocie-t-on le sabre du goupillon ?...
Paganel, aristautarcique - 980920lui écrire blog Publié le 09/12/2008 à 16:38 supprimer cette contribution
Citation:
Il est évident que les armées romaines puis carolingiennes savaient transmettre tout à fait pacifiquement la tradition chrétienne.
Il y en a qui devaient regarder les mouches voler pendant leurs cours d'histoire. Rouvre-les, et regarde l'absence totale d'expansion (et même la régression impresisonnante) du territoire romain à partir de 300, date où le christianisme devient religion officielle de l'empire.

Tu confonds sans doute catholicisme et islam dans leurs méthodes. Il est vrai que sans lunettes et de loin on y voit peut-être mal

J'avais ici, naguère, comparé l'histoire de Rome à une demi-journée de bureau, 8 heures à midi. A 11h50, l'Empire romain d'Occident se shoote au christianisme. A midi, l'Empire est mort. Mon royaume n'est pas de ce monde, on le saura

Au moment où Rome tombe, Augustin d'Hippone, assez ébranlé, se met à rédiger son ouvrage La Cité de Dieu. Que tu n'as pas lu non plus.
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