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Adèle - 1990637  Publié le 14/12/2008 à 23:58  Les saisons sont ce qu'une symphonie devrait être : quatre mouvements parfaits en harmonie intime les uns avec les autres. (Arthur Rubinstein)
 | Shurik'n - 2582696 Publié le 10/06/2010 à 00:35  bzouuu Adéle de passage sur le forum jolie poéme vraiment salut tt le monde | Perle Astrale Mélodie de L'Âme - 2644110  Publié le 11/06/2010 à 18:13 
Tableau de Gustave Moreau Apparition La lune s'attristait. Des séraphins en pleurs Rêvant, l'archet aux doigts, dans le calme des fleurs Vaporeuses, tiraient de mourantes violes De blancs sanglots glissant sur l'azur des corolles. - C'était le jour béni de ton premier baiser. Ma songerie aimant à me martyriser S'enivrait savamment du parfum de tristesse Que même sans regret et sans déboire laisse La cueillaison d'un Rêve au coeur qui l'a cueilli. J'errais donc, l'oeil rivé sur le pavé vieilli Quand avec du soleil aux cheveux, dans la rue Et dans le soir, tu m'es en riant apparue Et j'ai cru voir la fée au chapeau de clarté Qui jadis sur mes beaux sommeils d'enfant gâté Passait, laissant toujours de ses mains mal fermées Neiger de blancs bouquets d'étoiles parfumées. Stéphane MALLARME (1842-1898) Les filles et les lecteurs
| Perle Astrale Mélodie de L'Âme - 2644110  Publié le 12/06/2010 à 10:44 
Chair des choses Je possède, en mes doigts subtils, le sens du monde, Car le toucher pénètre ainsi que fait la voix. L'harmonie et le songe et la douleur profonde Frémissement longuement sur le bout de mes doigts. Je comprends mieux, en les frôlant, les choses belles, Je partage leur vie intense en les touchant. C'est alors que je sais ce qu'elles ont en elles De noble, de très doux et de pareil au chant. Car mes doigts ont connu la chair des poteries, La chair lisse du marbre aux féminins contours Que la main qui les sait modeler a meurtris Et celle de la perle et celle du velours. Ils ont connu la vie intime des fourrures, Toison chaude et superbe où l'on plonge les mains, Et l'odorant secret des belles chevelures Où la brise du soir effeuilla des jasmins. Semblables à ceux-là qui viennent des voyages, Mes doigts ont parcouru d'infinis horizons, Ils ont éclairé, mieux que mes yeux, des visages Et m'ont prophétisé d'obscures trahisons. Ils ont connu la peau subtile de la femme, Et ses frissons cruels et ses parfums sournois... Chair des choses ! j'ai cru parfois étreindre une âme Avec le frôlement prolongé de mes doigts... Renée Vivien .Sillages, 1908 Les filles doux Week End  | Adèle - 1990637  Publié le 12/06/2010 à 21:22  Le Montmorency Au détour du courant où le flot qui la ronge Embrasse les contours de l'Ile d'Orléans, Comme une tombe énorme, entre deux géants, La blanche cataracte au fond du gouffre plonge. Indicibles attraits des abîmes béants ! Imposantes rumeurs que la brise prolonge Lourds flocons écumeux qui passez comme un songe, Et que le fleuve emporte aux mornes océans ! Spectacle saisissant, grandiose nature, A vous interroger quand l'esprit s'aventure, On retombe sans fin dans un trouble nouveau ; Le bruit, le mouvement, le vide, le vertige, Tout cela va, revient, tourbillonne, voltige, Ivre et battant de l'aile aux voûtes du cerveau. Louis-Honoré FRÉCHETTE | Atlantide - 1423156  Publié le 19/06/2010 à 20:57 
Far-niente Quand je n’ai rien à faire, et qu’à peine un nuage Dans les champs bleus du ciel, flocon de laine, nage, J’aime à m’écouter vivre, et, libre de soucis, Loin des chemins poudreux, à demeurer assis Sur un moelleux tapis de fougère et de mousse, Au bord des bois touffus où la chaleur s’émousse. Là, pour tuer le temps, j’observe la fourmi Qui, pensant au retour de l’hiver ennemi, Pour son grenier dérobe un grain d’orge à la gerbe, Le puceron qui grimpe et se pende au brin d’herbe, La chenille traînant ses anneaux veloutés, La limace baveuse aux sillons argentés, Et le frais papillon qui de fleurs en fleurs vole. Ensuite je regarde, amusement frivole, La lumière brisant dans chacun de mes cils, Palissade opposée à ses rayons subtils, Les sept couleurs du prisme, ou le duvet qui flotte En l’air, comme sur l’onde un vaisseau sans pilote ; Et lorsque je suis las je me laisse endormir, Au murmure de l’eau qu’un caillou fait gémir, Ou j’écoute chanter près de moi la fauvette, Et là-haut dans l’azur gazouiller l’alouette. Théophile Gautier, Premières Poésies
lesFilles | Perle Astrale Mélodie de L'Âme - 2644110  Publié le 20/06/2010 à 14:06 
Le soleil Le long du vieux faubourg, où pendent aux masures Les persiennes, abri des secrètes luxures, Quand le soleil cruel frappe à traits redoublés Sur la ville et les champs, sur les toits et les blés, Je vais m’exercer seul à ma fantasque escrime, Flairant dans tous les coins les hasards de la rime, Trébuchant sur les mots comme sur les pavés, Heurtant parfois des vers depuis longtemps rêvés. Ce père nourricier, ennemi des chloroses, Eveille dans les champs les vers comme les roses ; Il fait s’évaporer les soucis vers le ciel, Et remplit les cerveaux et les ruches de miel. C’est lui qui rajeunit les porteurs de béquilles Et les rend gais et doux comme des jeunes filles, Et commande aux moissons de croître et de mûrir Dans le coeur immortel qui toujours veut fleurir ! Quand, ainsi qu’un poète, il descend dans les villes, Il ennoblit le sort des choses les plus viles, Et s’introduit en roi, sans bruit et sans valets, Dans tous les hôpitaux et dans tous les palais. Charles Baudelaire (Les fleurs du mal) Les filles
| Atlantide - 1423156  Publié le 21/06/2010 à 09:23  Aujourd'hui c'est l'été
et la fête de la musique
Poême sur la musique Je suis une note Qui vole et virevolte Jusqu’à vos oreilles Pour vous apporter le sommeil Parfois je m’énerve Mes sentiments s’exarcèbent Et je devient le rock Qui parfois vous choque Quand je me radoucit Toute douce dans la nuit Alors jusqu’au petit jour J’exprime votre amour Et oui je suis comme ça Etre constante ne me plait pas Tout comme vos sentiments Que j’exprime bien souvent Et c’est toujours en mon honneur Pour m’apporter du bonheur Que l’homme a inventé Des musiques si variées… Publié par Chouquettechoco Bonne fête à tous et toutes
 | Adèle - 1990637  Publié le 21/06/2010 à 12:10 
Fête de la musique
 | mickael78 - 2662782 Publié le 21/06/2010 à 15:45  oui ben pour ne pas avoir un 22 juin allité et enrhumé, je crois que le polaire et les moufles seront de rigueur ce soir, lol | Perle Astrale Mélodie de L'Âme - 2644110  Publié le 21/06/2010 à 20:59 
Les filles | Atlantide - 1423156  Publié le 28/06/2010 à 13:04 
Les roses On dit des lys qu'elles sont fleurs des princes et rois. Fleurs généreuses qu'on sent plus qu'on n'aperçoit. Mais quand un homme veut attirer l'attention, Avec d'autres fleurs dévoile ses intentions ! Embellissement des tapis, en fleurage… Ou ornement du bouquet de mariage… Des mots d'école aux jardins qu'on arrosa… Rosa, rosa rosam, rosae, rosae rosa… Ma jolie maman, voici des roses blanches… C'est pour te dire je t'aime en silence. On lui dit merci pour avoir donné la vie. Même les timides en ont un jour envie ! Jupiter qui surprend Vénus, la fleur rougit. Aphrodite pleure Adonis et gémit… Se pique au rosier qui change de couleur… Légendaire baccarat ; un amour de valeur. Elle est reine des fleurs depuis l'Antiquité. Aimons sa teinte rose pour l'éternité. On l'offre de l'incarnat au rose pâle, Lorsqu'on partage des joies c'est idéal. Pour le désir, la rose corail, on commande… Le coup de foudre ; on la choisit lavande. La rose parle en pétales affutées Mousseuse elle dira ; amour, volupté… Son parfum enivre bien des amoureuses. Pour déclarer sa flamme, la rendre heureuse. Pour atténuer le supplice d'un départ… Lui dire " tu me manques déjà " d'un regard. Osez, et usez de l'éclat de cette fleur. Laissez-là s'exprimer à la place du cœur Seule ou en bouquet, elle lui fera la cour. Elle sait mieux que quiconque parler de l'Amour. Eric
les Filles
| Perle Astrale Mélodie de L'Âme - 2644110  Publié le 28/06/2010 à 13:09 
La glycine est fanée et morte est l'aubépine La glycine est fanée et morte est l'aubépine Mais voici la saison de la bruyère en fleur Et par ce soir si calme et doux, le vent frôleur T'apporte les parfums de la pauvre Campine. Aime et respire-les, en songeant à son sort Sa terre est nue et rêche et le vent y guerroie ; La mare y fait ses trous, le sable en fait sa proie Et le peu qu'on lui laisse, elle le donne encor. En automne, jadis, nous avons vécu d'elle, De sa plaine et ses bois, de sa pluie et son ciel, Jusqu'en décembre où les anges de la Noël Traversaient sa légende avec leurs grands coups d'aile. Ton coeur s'y fit plus sûr, plus simple et plus humain ; Nous y avons aimé les gens des vieux villages, Et les femmes qui nous parlaient de leur grand âge Et de rouets déchus qu'avaient usés leurs mains. Notre calme maison dans la lande brumeuse Etait claire aux regards et facile à l'accueil, Son toit nous était cher et sa porte et son seuil Et son âtre noirci par la tourbe fumeuse. Quand la nuit étalait sa totale splendeur Sur l'innombrable et pâle et vaste somnolence, Nous y avons reçu des leçons du silence Dont notre âme jamais n'a oublié l'ardeur. A nous sentir plus seuls dans la plaine profonde Les aubes et les soirs pénétraient plus en nous ; Nos yeux étaient plus francs, nos coeurs étaient plus doux Et remplis jusqu'aux bords de la ferveur du monde. Nous trouvions le bonheur en ne l'exigeant pas, La tristesse des jours même nous était bonne Et le peu de soleil de cette fin d'automne Nous charmait d'autant plus qu'il semblait faible et las. La glycine est fanée, et morte est l'aubépine ; Mais voici la saison de la bruyère en fleur. Ressouviens-toi, ce soir, et laisse au vent frôleur T'apporter les parfums de la pauvre Campine. Émile VERHAEREN Recueil : Les heures du soir Les filles bonne semaine
| Perle Astrale Mélodie de L'Âme - 2644110  Publié le 29/06/2010 à 15:37  Merci Adèle j'aime beaucoup ce poète Les filles | Atlantide - 1423156  Publié le 29/06/2010 à 19:07 
Poésie de bord de mer Homme vêtu de noir sur la longue berge où les vagues viennent choir, ton reflet m'immerge. Je t'observe intriguée. Serais-tu berger de moutons de mer? Ou fleuriste d'algues marines? Homme vêtu de noir à la longue silhouette tu observes le fleuve et pointes au loin les rochers. Je t'observe intriguée Serais-tu contrôleur de marées? Ou celui insufflant le rythme au chant des goélands? Inerte et dans le sable bien ancré tel le bateau anciennement échoué Tu regardes trembler les vagues. Et moi je tremble de te regarder. posted by ~Erzulie~ les filles
| Atlantide - 1423156  Publié le 02/07/2010 à 18:42 
Petit bateau vogue vogue ... sur ce rivage au bord de l eau d un petit carton, d un bout de papier j ai construis un petit voilier ... je l ai dedicassée en rouge et noir le tien en noir au nom de l amour le mien en rouge au nom de l espoir je l ai deposé sur ce courant d eau vogue vogue petit bateau oui vogue... ne t arrete pas ,ne t arrete jamais si tu le voix chavire il te sauvera la je suis sur qu il comprendra... vogue vogue petit voilier voyage a travers mer et ocean vogue encore soit prudent ne t arrete jamais ... prends tous les courant,si tu le vois chavire!!!je suis sur qu il te sauvera et qu il me reviendra.... souslevent les filles
| Perle Astrale Mélodie de L'Âme - 2644110  Publié le 02/07/2010 à 21:20 
Les voiles Quand j'étais jeune et fier et que j'ouvrais mes ailes, Les ailes de mon âme à tous les vents des mers, Les voiles emportaient ma pensée avec elles, Et mes rêves flottaient sur tous les flots amers. Je voyais dans ce vague où l'horizon se noie Surgir tout verdoyants de pampre et de jasmin Des continents de vie et des îles de joie Où la gloire et l'amour m'appelaient de la main. J'enviais chaque nef qui blanchissait l'écume, Heureuse d'aspirer au rivage inconnu, Et maintenant, assis au bord du cap qui fume, J'ai traversé ces flots et j'en suis revenu. Et j'aime encor ces mers autrefois tant aimées, Non plus comme le champ de mes rêves chéris, Mais comme un champ de mort où mes ailes semées De moi-même partout me montrent les débris. Cet écueil me brisa, ce bord surgit funeste, Ma fortune sombra dans ce calme trompeur ; La foudre ici sur moi tomba de l'arc céleste Et chacun de ces flots roule un peu de mon coeur. Alphonse de LAMARTINE (1790-1869) Les filles Bon Week End
| Atlantide - 1423156  Publié le 04/07/2010 à 15:03 
LE COQUELICOT COQUELICOT quel joli mot Un mot qui rime avec bécot Léger baiser - rouge baiser Posé vite fait, tendre et léger COQUELICOT Prince des champs Fragile et tremblant sous le vent Mais tellement beau sous le soleil Avec ses frères, il émerveille COQUELICOT qui symbolise Les huit années d'union exquise Et qui incarne la frêle ardeur Dans le beau langage des fleurs COQUELICOT vite se fâche Il se flétrit quand on l'arrache Du grand tapis si coloré Où il poussait en liberté trouvé sur le net et bon dimanche | Perle Astrale Mélodie de L'Âme - 2644110  Publié le 04/07/2010 à 16:37 
Poème14 Ton jouet quotidien c'est la clarté du monde. Visiteuse subtile, venue sur l'eau et sur la fleur. Tu passas la blancheur de ce petit visage que je serre entre mes mains, comme une grappe, chaque jour. Et depuis mon amour tu es sans ressemblance. Laisse-moi t'allonger sur des guirlandes jaunes. Qui a écrit ton nom en lettres de fumée au coeur des étoiles du sud? Ah! laisse-moi te rappeler celle que tu étais alors, quand tu n'existais pas encore. Mais un vent soudain hurle et frappe à ma fenêtre. Le ciel est un filet rempli d'obscurs poissons. Ici viennent frapper tous les vents, ici, tous. La pluie se déshabille. Les oiseaux passent en fuyant. Le vent. Le vent. Je ne peux que lutter contre la force humaine. Et la tempête a fait un tas des feuilles sombres et détaché toutes les barques qu'hier soir amarra dans le ciel. Mais toi tu es ici. Mais toi tu ne fuis pas. Toi tu me répondras jusqu'à l'ultime cri. Blottis-toi près de moi comme si tu craignais. Mais parfois dans tes yeux passait une ombre étrange. Maintenant, maintenant aussi, mon petit, tu m'apportes des chèvrefeuilles, ils parfument jusqu'à tes seins. Quand le vent triste court en tuant des papillons moi je t'aime et ma joie mord ta bouche de prune. Qu'il t'en aura coûté de t'habituer à moi, à mon âme seule et sauvage, à mon nom qui les fait tous fuir. Tant de fois, nous baisant les yeux, nous avons vu brûler l'étoile et se détordre sur nos têtes les éventails tournants des crépuscules. Mes mots pleuvaient sur toi ainsi que des caresses. Depuis longtemps j'aimai ton corps de nacre et de soleil. L'univers est à toi, voilà ce que je crois. Je t'apporterai des montagnes la joie en fleur des copihués avec des noisettes noires, des paniers de baisers sylvestres. Je veux faire de toi ce que fait le printemps avec les cerisiers. Pablo Neruda (1904-1973) Les filles
| Atlantide - 1423156  Publié le 05/07/2010 à 23:06 
Coquelicots Rouges appétissants qui grelottent à terre Ils agitent leur tête dans le vent du matin Donnant à l'atmosphère un doux parfum serein Qui engage à rêver,à écrire et se taire. Ces frêles gouttelettes agitées par le vent Ensanglantent les blés de mille plaies vermeilles. On se croit transporté au pays des merveilles Ou dans les pays sages de nos rêves d'enfant. Ces fières fleurs sauvages,oubliées,naturelles, Ces coups de pinceau rouge sur l'aquarelle Accrochent le regard bien mieux que les paquerettes En les voyant rougir,gentiment,le poète bien plus habitué à ses bouquets de verbes, Aime y voir des baisers abandonnés dans l'herbe! Poeme publié 28 Août 2008 à 08:20 Jackplacid
Les Filles | Atlantide - 1423156  Publié le 08/07/2010 à 10:35 
La tige de blé Ballaiyé par le vent, Martelet par la pluie, Ecrasé par la gréle, Je suis bien fréle, Face a tout ces dangers, A toute cette obscurité Pourtant je suis toujours la; J'attend ici et la, Moi la tige de blé, Qui survis pour attendre d'etre moissonné. Quand tout est calme il n'y rien d'autre que mon ami qui me tient compagnie. Un ami fidele Aux couleurs pastels Aux humeurs changeantes Mais toujours douce est plaisante A chaque matin il me caresse tel une main Mon ami le soleil Qui tel une bouteille Déversant sa lumiere Chaleureuse et claire. Moi son ami la tige de blé Qui attend d'étre coupé. Posté par taitui
 | Perle Astrale Mélodie de L'Âme - 2644110  Publié le 08/07/2010 à 20:45 
Poème XX Je peux écrire les vers les plus tristes cette nuit. Écrire, par exemple: "La nuit est étoilée et les astres d'azur tremblent dans le lointain." Le vent de la nuit tourne dans le ciel et chante. Je puis écrire les vers les plus tristes cette nuit. Je l'aimais, et parfois elle aussi elle m'aima. Les nuits comme cette nuit, je l'avais entre mes bras. Je l'embrassai tant de fois sous le ciel, ciel infini. Elle m'aima, et parfois moi aussi je l'ai aimée. Comment n'aimerait-on pas ses grands yeux fixes. Je peux écrire les vers les plus tristes cette nuit. Penser que je ne l'ai pas. Regretter l'avoir perdue. Entendre la nuit immense, et plus immense sans elle. Et le vers tombe dans l'âme comme la rosée dans l'herbe. Qu'importe que mon amour n'ait pas pu la retenir. La nuit est pleine d'étoiles, elle n'est pas avec moi. Voilà tout. Au loin on chante. C'est au loin. Et mon âme est mécontente parce que je l'ai perdue. Comme pour la rapprocher, c'est mon regard qui la cherche. Et mon coeur aussi la cherche, elle n'est pas avec moi. Et c'est bien la même nuit qui blanchit les mêmes arbres. Mais nous autres, ceux d'alors, nous ne sommes plus les mêmes. Je ne l'aime plus, c'est vrai. Pourtant, combien je l'aimais. Ma voix appelait le vent pour aller à son oreille. A un autre. A un autre elle sera. Ainsi qu'avant mes baisers. Avec sa voix, son corps clair. Avec ses yeux infinis. Je ne l'aime plus, c'est vrai, pourtant, peut-être je l'aime. Il est si bref l'amour et l'oubli est si long. C'était en des nuits pareilles, je l'avais entre mes bras et mon âme est mécontente parce que je l'ai perdue. Même si cette douleur est la dernière par elle et même si ce poème est les derniers vers pour elle. Extrait des Vingt poèmes d amour de Pablo Neruda (traduit par André Bonhomme et Jean Marcenac) Les filles Poema 20 Paco Ibañez | Perle Astrale Mélodie de L'Âme - 2644110  Publié le 11/07/2010 à 12:47  Il meurt lentement Il meurt lentement celui qui ne voyage pas, celui qui ne lit pas, celui qui n’écoute pas de musique, celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux. Il meurt lentement celui qui détruit son amour-propre, celui qui ne se laisse jamais aider. Il meurt lentement celui qui devient esclave de l’habitude refaisant tous les jours les mêmes chemins, celui qui ne change jamais de repère, Ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements Ou qui ne parle jamais à un inconnu Il meurt lentement celui qui évite la passion et son tourbillon d’émotions celles qui redonnent la lumière dans les yeux et réparent les coeurs blessés Il meurt lentement celui qui ne change pas de cap lorsqu’il est malheureux au travail ou en amour, celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves, celui qui, pas une seule fois dans sa vie, n’a fui les conseils sensés. Vis maintenant ! Risque-toi aujourd’hui ! Agis tout de suite ! Ne te laisse pas mourir lentement ! Ne te prive pas d’être heureux ! Pablo Neruda. Les filles
| Perle Astrale Mélodie de L'Âme - 2644110  Publié le 13/07/2010 à 12:08 
Bouche dont la douceur m'enchante doucement Bouche dont la douceur m'enchante doucement Par la douce faveur d'un honnête sourire, Bouche qui soupirant un amoureux martyre Apaisez la douleur de mon cruel tourment ! Bouche, de tous mes maux le seul allégement, Bouche qui respirez un gracieux zéphyr(e) : Qui les plus éloquents surpassez à bien dire A l'heure qu'il vous plaît de parler doctement ; Bouche pleine de lys, de perles et de roses, Bouche qui retenez toutes grâces encloses, Bouche qui recelez tant de petits amours, Par vos perfections, ô bouche sans pareille, Je me perds de douceur, de crainte et de merveille Dans vos ris, vos soupirs et vos sages discours. Catherine DES ROCHES (1542-1587) Les filles
| Atlantide - 1423156  Publié le 13/07/2010 à 20:56 
Rose trémière Le soleil abaissé du soir, Jaune et luisante renoncule, Semble glisser, au crépuscule, De quelque pomme d'arrosoir. Il semble se mêler au sable, Aux stores de paille, au gazon, Au vitrage de la maison Dans une ardeur inextricable. L'air est fumant, sourd, fructueux; L'affolement joyeux des mouches Enflamme les suaves bouches Des narcisses voluptueux. Le frelon noir, plein de lumière De cils, de soie et de velours, Tombe d'un balancement lourd Au cœur de la rose trémière. Et la guêpe semble vouloir Faire une couture dorée A la molle étoffe azurée Du chaud, du clair, du tendre soir. Anna de Noailles Les filles les lecteurs | Adèle - 1990637  Publié le 13/07/2010 à 23:55  Les trois passoires Socrate avait, dans la Grèce antique, une haute réputation de sagesse. Quelqu'un vint un jour trouver le grand philosophe et lui dit: Sais tu ce que je viens d'apprendre sur ton ami? Un instant, répondit Socrate. Avant que tu me racontes, j'aimerais te faire passer un test, celui des trois passoires. Les trois passoires? Mais oui, reprit Socrate. Avant de raconter toutes sortes de choses sur les autres, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l'on aimerait dire. C'est ce que j'appelle le test des trois passoires. La première passoire est celle de la vérité. As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai? Non. J'en ai seulement entendu parler. Très bien. Tu ne sais donc pas si c'est la vérité. Essayons de filtrer autrement, en utilisant une deuxième passoire, celle de la bonté. Ce que tu veux m'apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de bien? Ah non! Au contraire! Donc, continua Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n'es même pas certain si elles sont vraies. Tu peux peut-être encore passer le test, car il reste une passoire, celle de l'utilité. Est-il utile que tu m'apprennes ce que mon ami aurait fait? Non, pas vraiment. Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter n'est ni vrai ni bien ni utile, pourquoi vouloir me le dire? | Atlantide - 1423156  Publié le 14/07/2010 à 01:28 
Le banc des commères A Lambesc, un lieu se visite : C’est le fameux Banc des Commères Où – c’était devenu un rite ! Se réunissaient trois grand’mères Qui galégeaient jusqu’à pas d’heure ! Elles riaient et sans ambages Chacune y allait de bon coeur A cancaner sur le village : Et patati et patata, Fou-rire et grands cris amusés, Presque chahut et brouhaha, Avec leur accent qui chantait ! Les voisins étaient excédés Car très tôt dès le lendemain Il leur fallait bien se lever Malgré ce bruit et ce tintouin Juste en dessous de leurs croisées… Jusqu’au jour où un irascible A la patience limitée Sentit sauter tous ses fusibles. Il rumina longtemps son coup, Fourbissant longuement ses armes : Les mamies, aux quatre cent coups, Comparurent … chez les gendarmes ! publié par Vette à ma copine Dédéle | Atlantide - 1423156  Publié le 15/07/2010 à 09:07 
Soleil Le Beau Soleil En haut à gauche ou à droite, derrière ou devant Tant que c’est le jour on te voit tout le temps Mais dès le crépuscule on te cherche partout Sans toi on devient presque comme des fous À l’aurore j’ouvre mes yeux, Je te vois étinceler de mille feux. Tant de gaieté dans ta lumière, Que tu dégages pour tout l’univers Je t’accueille les bras ouvert, le matin Je ressens ta chaleur me parcourir A toi beau soleil je fais un beau sourire Et je sors t’accueillir dans mon jardin Tu nous réchauffes par ta chaleur Grâce à tes rayons on a de la douceur Grâce à toi on peut voir le jour Tu as vu passé tellement d’amour Et le crépuscule qui ne l’a regardé un jour Avec son âme sœur ? Les yeux pleins d’amour Soleil seul témoin de plusieurs amour Seul complice et allié pour toujours poeme_Amour.
Dédéle aux lecteurs des 4 saisons | Atlantide - 1423156  Publié le 17/07/2010 à 15:13  Aux lecteurs des 4 saisons
ET
 | Adèle - 1990637  Publié le 26/07/2010 à 03:23  L'Hymne de la fleur Je suis un mot que préfère puis reprend la nature et qu'elle cache en son coeur, puis redit. Je suis une étoile tombée de la toile azurée sur le tapis vert. Je suis la fille des éléments, conçue par l'hiver, enfantée par le printemps, élevée par l'été et endormie par l'automne. Je suis le cadeau des amoureux, la couronne des noces et le dernier présent d'un vivant à un mort Le matin, je participe avec la brise à annoncer la venue de la lumière. Le soir, je m'associe avec les oiseaux pour lui faire mes adieux. Je me balance dans les plaines pour les orner et soupire dans l'air pour le parfumer. Quand j'enlace le sommeil, la nuit me regarde de ses mille yeux et, quand je me réveille, je regarde avec l'unique oeil du jour. Je bois la rosée du matin comme du vin, j'écoute les chants des merles et je danse au rythme des ovations de l'herbe. Je regarde toujours le haut pour voir la lumière, pour ne pas voir mon ombre. C'est une sagesse que l'homme n'a pas encore apprise. KHALIL GIBRAN
| Perle Astrale Mélodie de L'Âme - 2644110  Publié le 28/07/2010 à 15:14 
BEAUTÉ CRUELLE Certe, il ne faut avoir qu'un amour en ce monde, Un amour, rien qu'un seul, tout fantasque soit-il; Et moi qui le recherche ainsi, noble et subtil, Voici qu'il m'est à l'âme une entaille profonde. Elle est hautaine et belle, et moi timide et laid: Je ne puis l'approcher qu'en des vapeurs de rêve. Malheureux ! Plus je vais, et plus elle s'élève Et dédaigne mon coeur pour un oeil qui lui plaît. Voyez comme, pourtant, notre sort est étrange! Si nous eussions tous deux fait de figure échange, Comme elle m'eût aimé d'un amour sans pareil! Et je l'eusse suivie en vrai fou de Tolède, Aux pays de la brume, aux landes du soleil, Si le Ciel m'eût fait beau, et qu'il l'eût faite laide! Emile Nelligan Ce troisième poème, tragique, provient de son dernier cri, juste avant que la folie ne l'emporte et qu'il soit interné. Le vaisseau d'or… signe avant-coureur du naufrage? Les filles
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