fil,4,saisons


Santé
Contraception
Grossesse
IVG
Stérilité
M.S.T.
Sida
Bénins
Loisirs
Shopping
Sexualité
Alimentation
Astrologie
Mariage
Articles
Expériences
Conseils
Prénoms
La femme
Voyage
Accueil Poésie Rencontres Forum
Forums > Le ChatAller à la dernière page
<< Précédent |

Au fil des 4 saisons

| Suivant >>
Ecrire une réponseAjouter à vos forums favoris
Adèle - 1990637 lui écrire blog Publié le 14/12/2008 à 23:58 Demander à la modératrice de supprimer ce forum
Les saisons sont ce qu'une symphonie devrait être : quatre mouvements parfaits en harmonie intime les uns avec les autres.
(Arthur Rubinstein)




Shurik'n - 2582696lui écrire blog Publié le 10/06/2010 à 00:35 supprimer cette contribution
bzouuu Adéle de passage sur le forum
jolie poéme vraiment salut tt le monde
Perle Astrale Mélodie de L'Âme - 2644110 lui écrire blog Publié le 11/06/2010 à 18:13 supprimer cette contribution


Tableau de Gustave Moreau

Apparition

La lune s'attristait. Des séraphins en pleurs
Rêvant, l'archet aux doigts, dans le calme des fleurs
Vaporeuses, tiraient de mourantes violes
De blancs sanglots glissant sur l'azur des corolles.
- C'était le jour béni de ton premier baiser.
Ma songerie aimant à me martyriser
S'enivrait savamment du parfum de tristesse
Que même sans regret et sans déboire laisse
La cueillaison d'un Rêve au coeur qui l'a cueilli.
J'errais donc, l'oeil rivé sur le pavé vieilli
Quand avec du soleil aux cheveux, dans la rue
Et dans le soir, tu m'es en riant apparue
Et j'ai cru voir la fée au chapeau de clarté
Qui jadis sur mes beaux sommeils d'enfant gâté
Passait, laissant toujours de ses mains mal fermées
Neiger de blancs bouquets d'étoiles parfumées.

Stéphane MALLARME (1842-1898)

Les filles et les lecteurs




Perle Astrale Mélodie de L'Âme - 2644110 lui écrire blog Publié le 12/06/2010 à 10:44 supprimer cette contribution


Chair des choses

Je possède, en mes doigts subtils, le sens du monde,
Car le toucher pénètre ainsi que fait la voix.
L'harmonie et le songe et la douleur profonde
Frémissement longuement sur le bout de mes doigts.

Je comprends mieux, en les frôlant, les choses belles,
Je partage leur vie intense en les touchant.
C'est alors que je sais ce qu'elles ont en elles
De noble, de très doux et de pareil au chant.

Car mes doigts ont connu la chair des poteries,
La chair lisse du marbre aux féminins contours
Que la main qui les sait modeler a meurtris
Et celle de la perle et celle du velours.

Ils ont connu la vie intime des fourrures,
Toison chaude et superbe où l'on plonge les mains,
Et l'odorant secret des belles chevelures
Où la brise du soir effeuilla des jasmins.

Semblables à ceux-là qui viennent des voyages,
Mes doigts ont parcouru d'infinis horizons,
Ils ont éclairé, mieux que mes yeux, des visages
Et m'ont prophétisé d'obscures trahisons.

Ils ont connu la peau subtile de la femme,
Et ses frissons cruels et ses parfums sournois...
Chair des choses ! j'ai cru parfois étreindre une âme
Avec le frôlement prolongé de mes doigts...

Renée Vivien .Sillages, 1908

Les filles doux Week End
Adèle - 1990637 lui écrire blog Publié le 12/06/2010 à 21:22 supprimer cette contribution
Le Montmorency

Au détour du courant où le flot qui la ronge
Embrasse les contours de l'Ile d'Orléans,
Comme une tombe énorme, entre deux géants,
La blanche cataracte au fond du gouffre plonge.

Indicibles attraits des abîmes béants !
Imposantes rumeurs que la brise prolonge
Lourds flocons écumeux qui passez comme un songe,
Et que le fleuve emporte aux mornes océans !

Spectacle saisissant, grandiose nature,
A vous interroger quand l'esprit s'aventure,
On retombe sans fin dans un trouble nouveau ;

Le bruit, le mouvement, le vide, le vertige,
Tout cela va, revient, tourbillonne, voltige,
Ivre et battant de l'aile aux voûtes du cerveau.

Louis-Honoré FRÉCHETTE

Atlantide - 1423156 lui écrire blog Publié le 19/06/2010 à 20:57 supprimer cette contribution


Far-niente

Quand je n’ai rien à faire, et qu’à peine un nuage
Dans les champs bleus du ciel, flocon de laine, nage,
J’aime à m’écouter vivre, et, libre de soucis,
Loin des chemins poudreux, à demeurer assis
Sur un moelleux tapis de fougère et de mousse,
Au bord des bois touffus où la chaleur s’émousse.
Là, pour tuer le temps, j’observe la fourmi
Qui, pensant au retour de l’hiver ennemi,
Pour son grenier dérobe un grain d’orge à la gerbe,
Le puceron qui grimpe et se pende au brin d’herbe,
La chenille traînant ses anneaux veloutés,
La limace baveuse aux sillons argentés,
Et le frais papillon qui de fleurs en fleurs vole.
Ensuite je regarde, amusement frivole,
La lumière brisant dans chacun de mes cils,
Palissade opposée à ses rayons subtils,
Les sept couleurs du prisme, ou le duvet qui flotte
En l’air, comme sur l’onde un vaisseau sans pilote ;
Et lorsque je suis las je me laisse endormir,
Au murmure de l’eau qu’un caillou fait gémir,
Ou j’écoute chanter près de moi la fauvette,
Et là-haut dans l’azur gazouiller l’alouette.

Théophile Gautier, Premières Poésies

lesFilles
Perle Astrale Mélodie de L'Âme - 2644110 lui écrire blog Publié le 20/06/2010 à 14:06 supprimer cette contribution


Le soleil

Le long du vieux faubourg, où pendent aux masures
Les persiennes, abri des secrètes luxures,
Quand le soleil cruel frappe à traits redoublés
Sur la ville et les champs, sur les toits et les blés,
Je vais m’exercer seul à ma fantasque escrime,
Flairant dans tous les coins les hasards de la rime,
Trébuchant sur les mots comme sur les pavés,
Heurtant parfois des vers depuis longtemps rêvés.

Ce père nourricier, ennemi des chloroses,
Eveille dans les champs les vers comme les roses ;
Il fait s’évaporer les soucis vers le ciel,
Et remplit les cerveaux et les ruches de miel.
C’est lui qui rajeunit les porteurs de béquilles
Et les rend gais et doux comme des jeunes filles,
Et commande aux moissons de croître et de mûrir
Dans le coeur immortel qui toujours veut fleurir !

Quand, ainsi qu’un poète, il descend dans les villes,
Il ennoblit le sort des choses les plus viles,
Et s’introduit en roi, sans bruit et sans valets,
Dans tous les hôpitaux et dans tous les palais.

Charles Baudelaire
(Les fleurs du mal)

Les filles
Atlantide - 1423156 lui écrire blog Publié le 21/06/2010 à 09:23 supprimer cette contribution
Aujourd'hui c'est l'été





et la fête de la musique



Poême sur la musique

Je suis une note
Qui vole et virevolte
Jusqu’à vos oreilles
Pour vous apporter le sommeil

Parfois je m’énerve
Mes sentiments s’exarcèbent
Et je devient le rock
Qui parfois vous choque

Quand je me radoucit
Toute douce dans la nuit
Alors jusqu’au petit jour
J’exprime votre amour

Et oui je suis comme ça
Etre constante ne me plait pas
Tout comme vos sentiments
Que j’exprime bien souvent

Et c’est toujours en mon honneur
Pour m’apporter du bonheur
Que l’homme a inventé
Des musiques si variées…

Publié par Chouquettechoco

Bonne fête à tous et toutes

Adèle - 1990637 lui écrire blog Publié le 21/06/2010 à 12:10 supprimer cette contribution



Fête de la musique






mickael78 - 2662782lui écrire blog Publié le 21/06/2010 à 15:45 supprimer cette contribution
oui ben pour ne pas avoir un 22 juin allité et enrhumé, je crois que le polaire et les moufles seront de rigueur ce soir, lol
Perle Astrale Mélodie de L'Âme - 2644110 lui écrire blog Publié le 21/06/2010 à 20:59 supprimer cette contribution


Les filles
Atlantide - 1423156 lui écrire blog Publié le 28/06/2010 à 13:04 supprimer cette contribution


Les roses

On dit des lys qu'elles sont fleurs des princes et rois.
Fleurs généreuses qu'on sent plus qu'on n'aperçoit.
Mais quand un homme veut attirer l'attention,
Avec d'autres fleurs dévoile ses intentions !

Embellissement des tapis, en fleurage…
Ou ornement du bouquet de mariage…
Des mots d'école aux jardins qu'on arrosa…
Rosa, rosa rosam, rosae, rosae rosa…

Ma jolie maman, voici des roses blanches…
C'est pour te dire je t'aime en silence.
On lui dit merci pour avoir donné la vie.
Même les timides en ont un jour envie !

Jupiter qui surprend Vénus, la fleur rougit.
Aphrodite pleure Adonis et gémit…
Se pique au rosier qui change de couleur…
Légendaire baccarat ; un amour de valeur.

Elle est reine des fleurs depuis l'Antiquité.
Aimons sa teinte rose pour l'éternité.
On l'offre de l'incarnat au rose pâle,
Lorsqu'on partage des joies c'est idéal.

Pour le désir, la rose corail, on commande…
Le coup de foudre ; on la choisit lavande.
La rose parle en pétales affutées
Mousseuse elle dira ; amour, volupté…

Son parfum enivre bien des amoureuses.
Pour déclarer sa flamme, la rendre heureuse.
Pour atténuer le supplice d'un départ…
Lui dire " tu me manques déjà " d'un regard.

Osez, et usez de l'éclat de cette fleur.
Laissez-là s'exprimer à la place du cœur
Seule ou en bouquet, elle lui fera la cour.
Elle sait mieux que quiconque parler de l'Amour.

Eric

les Filles
Perle Astrale Mélodie de L'Âme - 2644110 lui écrire blog Publié le 28/06/2010 à 13:09 supprimer cette contribution


La glycine est fanée et morte est l'aubépine

La glycine est fanée et morte est l'aubépine
Mais voici la saison de la bruyère en fleur
Et par ce soir si calme et doux, le vent frôleur
T'apporte les parfums de la pauvre Campine.

Aime et respire-les, en songeant à son sort
Sa terre est nue et rêche et le vent y guerroie ;
La mare y fait ses trous, le sable en fait sa proie
Et le peu qu'on lui laisse, elle le donne encor.

En automne, jadis, nous avons vécu d'elle,
De sa plaine et ses bois, de sa pluie et son ciel,
Jusqu'en décembre où les anges de la Noël
Traversaient sa légende avec leurs grands coups d'aile.

Ton coeur s'y fit plus sûr, plus simple et plus humain ;
Nous y avons aimé les gens des vieux villages,
Et les femmes qui nous parlaient de leur grand âge
Et de rouets déchus qu'avaient usés leurs mains.

Notre calme maison dans la lande brumeuse
Etait claire aux regards et facile à l'accueil,
Son toit nous était cher et sa porte et son seuil
Et son âtre noirci par la tourbe fumeuse.

Quand la nuit étalait sa totale splendeur
Sur l'innombrable et pâle et vaste somnolence,
Nous y avons reçu des leçons du silence
Dont notre âme jamais n'a oublié l'ardeur.

A nous sentir plus seuls dans la plaine profonde
Les aubes et les soirs pénétraient plus en nous ;
Nos yeux étaient plus francs, nos coeurs étaient plus doux
Et remplis jusqu'aux bords de la ferveur du monde.

Nous trouvions le bonheur en ne l'exigeant pas,
La tristesse des jours même nous était bonne
Et le peu de soleil de cette fin d'automne
Nous charmait d'autant plus qu'il semblait faible et las.

La glycine est fanée, et morte est l'aubépine ;
Mais voici la saison de la bruyère en fleur.
Ressouviens-toi, ce soir, et laisse au vent frôleur
T'apporter les parfums de la pauvre Campine.

Émile VERHAEREN
Recueil : Les heures du soir

Les filles bonne semaine
Perle Astrale Mélodie de L'Âme - 2644110 lui écrire blog Publié le 29/06/2010 à 15:37 supprimer cette contribution
Merci Adèle j'aime beaucoup ce poète

Les filles
Atlantide - 1423156 lui écrire blog Publié le 29/06/2010 à 19:07 supprimer cette contribution


Poésie de bord de mer

Homme vêtu de noir
sur la longue berge
où les vagues viennent choir,
ton reflet m'immerge.

Je t'observe intriguée.
Serais-tu berger de moutons de mer?
Ou fleuriste d'algues marines?

Homme vêtu de noir
à la longue silhouette
tu observes le fleuve
et pointes au loin les rochers.

Je t'observe intriguée
Serais-tu contrôleur de marées?
Ou celui insufflant le rythme au chant des goélands?

Inerte et dans le sable bien ancré
tel le bateau anciennement échoué
Tu regardes trembler les vagues.
Et moi je tremble de te regarder.

posted by ~Erzulie~

les filles

Atlantide - 1423156 lui écrire blog Publié le 02/07/2010 à 18:42 supprimer cette contribution


Petit bateau vogue vogue ...

sur ce rivage au bord de l eau
d un petit carton, d un bout de papier
j ai construis un petit voilier ...
je l ai dedicassée en rouge et noir
le tien en noir au nom de l amour
le mien en rouge au nom de l espoir

je l ai deposé sur ce courant d eau
vogue vogue petit bateau oui vogue...
ne t arrete pas ,ne t arrete jamais
si tu le voix chavire il te sauvera
la je suis sur qu il comprendra...
vogue vogue petit voilier voyage

a travers mer et ocean vogue encore
soit prudent ne t arrete jamais ...
prends tous les courant,si tu le vois
chavire!!!je suis sur qu il te sauvera
et qu il me reviendra....

souslevent

les filles

Perle Astrale Mélodie de L'Âme - 2644110 lui écrire blog Publié le 02/07/2010 à 21:20 supprimer cette contribution


Les voiles


Quand j'étais jeune et fier et que j'ouvrais mes ailes,
Les ailes de mon âme à tous les vents des mers,
Les voiles emportaient ma pensée avec elles,
Et mes rêves flottaient sur tous les flots amers.

Je voyais dans ce vague où l'horizon se noie
Surgir tout verdoyants de pampre et de jasmin
Des continents de vie et des îles de joie
Où la gloire et l'amour m'appelaient de la main.

J'enviais chaque nef qui blanchissait l'écume,
Heureuse d'aspirer au rivage inconnu,
Et maintenant, assis au bord du cap qui fume,
J'ai traversé ces flots et j'en suis revenu.

Et j'aime encor ces mers autrefois tant aimées,
Non plus comme le champ de mes rêves chéris,
Mais comme un champ de mort où mes ailes semées
De moi-même partout me montrent les débris.

Cet écueil me brisa, ce bord surgit funeste,
Ma fortune sombra dans ce calme trompeur ;
La foudre ici sur moi tomba de l'arc céleste
Et chacun de ces flots roule un peu de mon coeur.


Alphonse de LAMARTINE (1790-1869)

Les filles

Bon Week End
Atlantide - 1423156 lui écrire blog Publié le 04/07/2010 à 15:03 supprimer cette contribution


LE COQUELICOT

COQUELICOT quel joli mot
Un mot qui rime avec bécot
Léger baiser - rouge baiser
Posé vite fait, tendre et léger

COQUELICOT Prince des champs
Fragile et tremblant sous le vent
Mais tellement beau sous le soleil
Avec ses frères, il émerveille

COQUELICOT qui symbolise
Les huit années d'union exquise
Et qui incarne la frêle ardeur
Dans le beau langage des fleurs

COQUELICOT vite se fâche
Il se flétrit quand on l'arrache
Du grand tapis si coloré
Où il poussait en liberté

trouvé sur le net

et bon dimanche
Perle Astrale Mélodie de L'Âme - 2644110 lui écrire blog Publié le 04/07/2010 à 16:37 supprimer cette contribution


Poème14

Ton jouet quotidien c'est la clarté du monde.
Visiteuse subtile, venue sur l'eau et sur la fleur.
Tu passas la blancheur de ce petit visage que je serre
entre mes mains, comme une grappe, chaque jour.


Et depuis mon amour tu es sans ressemblance.
Laisse-moi t'allonger sur des guirlandes jaunes.
Qui a écrit ton nom en lettres de fumée au coeur des étoiles du sud?
Ah! laisse-moi te rappeler celle que tu étais alors, quand tu n'existais pas encore.


Mais un vent soudain hurle et frappe à ma fenêtre.
Le ciel est un filet rempli d'obscurs poissons.
Ici viennent frapper tous les vents, ici, tous.
La pluie se déshabille.


Les oiseaux passent en fuyant.
Le vent. Le vent.
Je ne peux que lutter contre la force humaine.
Et la tempête a fait un tas des feuilles sombres
et détaché toutes les barques qu'hier soir amarra dans le ciel.


Mais toi tu es ici. Mais toi tu ne fuis pas.
Toi tu me répondras jusqu'à l'ultime cri.
Blottis-toi près de moi comme si tu craignais.
Mais parfois dans tes yeux passait une ombre étrange.


Maintenant, maintenant aussi, mon petit, tu m'apportes des chèvrefeuilles,
ils parfument jusqu'à tes seins.
Quand le vent triste court en tuant des papillons
moi je t'aime et ma joie mord ta bouche de prune.


Qu'il t'en aura coûté de t'habituer à moi,
à mon âme seule et sauvage, à mon nom qui les fait tous fuir.
Tant de fois, nous baisant les yeux, nous avons vu brûler l'étoile
et se détordre sur nos têtes les éventails tournants des crépuscules.


Mes mots pleuvaient sur toi ainsi que des caresses.
Depuis longtemps j'aimai ton corps de nacre et de soleil.
L'univers est à toi, voilà ce que je crois.
Je t'apporterai des montagnes la joie en fleur des copihués
avec des noisettes noires, des paniers de baisers sylvestres.


Je veux faire de toi
ce que fait le printemps avec les cerisiers.

Pablo Neruda
(1904-1973)


Les filles
Atlantide - 1423156 lui écrire blog Publié le 05/07/2010 à 23:06 supprimer cette contribution


Coquelicots

Rouges appétissants qui grelottent à terre
Ils agitent leur tête dans le vent du matin
Donnant à l'atmosphère un doux parfum serein
Qui engage à rêver,à écrire et se taire.

Ces frêles gouttelettes agitées par le vent
Ensanglantent les blés de mille plaies vermeilles.
On se croit transporté au pays des merveilles
Ou dans les pays sages de nos rêves d'enfant.

Ces fières fleurs sauvages,oubliées,naturelles,
Ces coups de pinceau rouge sur l'aquarelle
Accrochent le regard bien mieux que les paquerettes

En les voyant rougir,gentiment,le poète
bien plus habitué à ses bouquets de verbes,
Aime y voir des baisers abandonnés dans l'herbe!

Poeme publié 28 Août 2008 à 08:20
Jackplacid


Les Filles
Atlantide - 1423156 lui écrire blog Publié le 08/07/2010 à 10:35 supprimer cette contribution


La tige de blé

Ballaiyé par le vent,
Martelet par la pluie,
Ecrasé par la gréle,
Je suis bien fréle,
Face a tout ces dangers,
A toute cette obscurité
Pourtant je suis toujours la;
J'attend ici et la,
Moi la tige de blé,
Qui survis pour attendre d'etre moissonné.
Quand tout est calme il n'y rien d'autre que mon ami qui me tient compagnie.
Un ami fidele
Aux couleurs pastels
Aux humeurs changeantes
Mais toujours douce est plaisante
A chaque matin
il me caresse tel une main
Mon ami le soleil
Qui tel une bouteille
Déversant sa lumiere
Chaleureuse et claire.
Moi son ami la tige de blé
Qui attend d'étre coupé.

Posté par taitui

Perle Astrale Mélodie de L'Âme - 2644110 lui écrire blog Publié le 08/07/2010 à 20:45 supprimer cette contribution


Poème XX

Je peux écrire les vers les plus tristes cette nuit.


Écrire, par exemple: "La nuit est étoilée
et les astres d'azur tremblent dans le lointain."

Le vent de la nuit tourne dans le ciel et chante.

Je puis écrire les vers les plus tristes cette nuit.
Je l'aimais, et parfois elle aussi elle m'aima.

Les nuits comme cette nuit, je l'avais entre mes bras.
Je l'embrassai tant de fois sous le ciel, ciel infini.

Elle m'aima, et parfois moi aussi je l'ai aimée.
Comment n'aimerait-on pas ses grands yeux fixes.

Je peux écrire les vers les plus tristes cette nuit.
Penser que je ne l'ai pas.
Regretter l'avoir perdue.

Entendre la nuit immense, et plus immense sans elle.
Et le vers tombe dans l'âme comme la rosée dans l'herbe.

Qu'importe que mon amour n'ait pas pu la retenir.
La nuit est pleine d'étoiles, elle n'est pas avec moi.

Voilà tout. Au loin on chante. C'est au loin.
Et mon âme est mécontente parce que je l'ai perdue.

Comme pour la rapprocher, c'est mon regard qui la cherche.
Et mon coeur aussi la cherche, elle n'est pas avec moi.

Et c'est bien la même nuit qui blanchit les mêmes arbres.
Mais nous autres, ceux d'alors, nous ne sommes plus les mêmes.

Je ne l'aime plus, c'est vrai. Pourtant, combien je l'aimais.
Ma voix appelait le vent pour aller à son oreille.

A un autre. A un autre elle sera. Ainsi qu'avant mes baisers.
Avec sa voix, son corps clair. Avec ses yeux infinis.

Je ne l'aime plus, c'est vrai, pourtant, peut-être je l'aime.
Il est si bref l'amour et l'oubli est si long.

C'était en des nuits pareilles, je l'avais entre mes bras
et mon âme est mécontente parce que je l'ai perdue.

Même si cette douleur est la dernière par elle
et même si ce poème est les derniers vers pour elle.

Extrait des Vingt poèmes d amour de Pablo Neruda
(traduit par André Bonhomme et Jean Marcenac)

Les filles

Poema 20 Paco Ibañez
Perle Astrale Mélodie de L'Âme - 2644110 lui écrire blog Publié le 11/07/2010 à 12:47 supprimer cette contribution
Il meurt lentement

Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grâce à ses yeux.
Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.
Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l’habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu
Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d’émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les coeurs blessés
Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu’il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n’a fui les conseils sensés.
Vis maintenant !
Risque-toi aujourd’hui !
Agis tout de suite !
Ne te laisse pas mourir lentement !
Ne te prive pas d’être heureux !

Pablo Neruda.

Les filles
Perle Astrale Mélodie de L'Âme - 2644110 lui écrire blog Publié le 13/07/2010 à 12:08 supprimer cette contribution


Bouche dont la douceur m'enchante doucement


Bouche dont la douceur m'enchante doucement
Par la douce faveur d'un honnête sourire,
Bouche qui soupirant un amoureux martyre
Apaisez la douleur de mon cruel tourment !

Bouche, de tous mes maux le seul allégement,
Bouche qui respirez un gracieux zéphyr(e) :
Qui les plus éloquents surpassez à bien dire
A l'heure qu'il vous plaît de parler doctement ;

Bouche pleine de lys, de perles et de roses,
Bouche qui retenez toutes grâces encloses,
Bouche qui recelez tant de petits amours,

Par vos perfections, ô bouche sans pareille,
Je me perds de douceur, de crainte et de merveille
Dans vos ris, vos soupirs et vos sages discours.

Catherine DES ROCHES (1542-1587)

Les filles
Atlantide - 1423156 lui écrire blog Publié le 13/07/2010 à 20:56 supprimer cette contribution


Rose trémière

Le soleil abaissé du soir,
Jaune et luisante renoncule,
Semble glisser, au crépuscule,
De quelque pomme d'arrosoir.
Il semble se mêler au sable,
Aux stores de paille, au gazon,
Au vitrage de la maison
Dans une ardeur inextricable.
L'air est fumant, sourd, fructueux;
L'affolement joyeux des mouches
Enflamme les suaves bouches
Des narcisses voluptueux.
Le frelon noir, plein de lumière
De cils, de soie et de velours,
Tombe d'un balancement lourd
Au cœur de la rose trémière.
Et la guêpe semble vouloir
Faire une couture dorée
A la molle étoffe azurée
Du chaud, du clair, du tendre soir.

Anna de Noailles

Les filles les lecteurs
Adèle - 1990637 lui écrire blog Publié le 13/07/2010 à 23:55 supprimer cette contribution
Les trois passoires


Socrate avait, dans la Grèce antique, une haute réputation de sagesse. Quelqu'un vint un jour trouver le grand philosophe et lui dit: Sais tu ce que je viens d'apprendre sur ton ami?

Un instant, répondit Socrate. Avant que tu me racontes, j'aimerais te faire passer un test, celui des trois passoires.

Les trois passoires?

Mais oui, reprit Socrate. Avant de raconter toutes sortes de choses sur les autres, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l'on aimerait dire. C'est ce que j'appelle le test des trois passoires. La première passoire est celle de la vérité. As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai?

Non. J'en ai seulement entendu parler.

Très bien. Tu ne sais donc pas si c'est la vérité. Essayons de filtrer autrement, en utilisant une deuxième passoire, celle de la bonté. Ce que tu veux m'apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de bien?

Ah non! Au contraire!

Donc, continua Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n'es même pas certain si elles sont vraies. Tu peux peut-être encore passer le test, car il reste une passoire, celle de l'utilité. Est-il utile que tu m'apprennes ce que mon ami aurait fait?

Non, pas vraiment.

Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter n'est ni vrai ni bien ni utile, pourquoi vouloir me le dire?


Atlantide - 1423156 lui écrire blog Publié le 14/07/2010 à 01:28 supprimer cette contribution


Le banc des commères

A Lambesc, un lieu se visite :
C’est le fameux Banc des Commères
Où – c’était devenu un rite !
Se réunissaient trois grand’mères

Qui galégeaient jusqu’à pas d’heure !
Elles riaient et sans ambages
Chacune y allait de bon coeur
A cancaner sur le village :

Et patati et patata,
Fou-rire et grands cris amusés,
Presque chahut et brouhaha,
Avec leur accent qui chantait !

Les voisins étaient excédés
Car très tôt dès le lendemain
Il leur fallait bien se lever
Malgré ce bruit et ce tintouin

Juste en dessous de leurs croisées…
Jusqu’au jour où un irascible
A la patience limitée
Sentit sauter tous ses fusibles.

Il rumina longtemps son coup,
Fourbissant longuement ses armes :
Les mamies, aux quatre cent coups,
Comparurent … chez les gendarmes !

publié par Vette

à ma copine Dédéle
Atlantide - 1423156 lui écrire blog Publié le 15/07/2010 à 09:07 supprimer cette contribution


Soleil Le Beau Soleil

En haut à gauche ou à droite, derrière ou devant
Tant que c’est le jour on te voit tout le temps
Mais dès le crépuscule on te cherche partout
Sans toi on devient presque comme des fous

À l’aurore j’ouvre mes yeux,
Je te vois étinceler de mille feux.
Tant de gaieté dans ta lumière,
Que tu dégages pour tout l’univers

Je t’accueille les bras ouvert, le matin
Je ressens ta chaleur me parcourir
A toi beau soleil je fais un beau sourire
Et je sors t’accueillir dans mon jardin
Tu nous réchauffes par ta chaleur
Grâce à tes rayons on a de la douceur
Grâce à toi on peut voir le jour
Tu as vu passé tellement d’amour
Et le crépuscule qui ne l’a regardé un jour
Avec son âme sœur ? Les yeux pleins d’amour
Soleil seul témoin de plusieurs amour
Seul complice et allié pour toujours

poeme_Amour.

Dédéle
aux lecteurs des 4 saisons
Atlantide - 1423156 lui écrire blog Publié le 17/07/2010 à 15:13 supprimer cette contribution
Aux lecteurs des 4 saisons



ET

Adèle - 1990637 lui écrire blog Publié le 26/07/2010 à 03:23 supprimer cette contribution
L'Hymne de la fleur

Je suis un mot que préfère puis reprend la nature et qu'elle cache en son coeur, puis redit. Je suis une étoile tombée de la toile azurée sur le tapis vert.

Je suis la fille des éléments, conçue par l'hiver, enfantée par le printemps, élevée par l'été et endormie par l'automne.

Je suis le cadeau des amoureux, la couronne des noces et le dernier présent d'un vivant à un mort

Le matin, je participe avec la brise à annoncer la venue de la lumière. Le soir, je m'associe avec les oiseaux pour lui faire mes adieux.

Je me balance dans les plaines pour les orner et soupire dans l'air pour le parfumer. Quand j'enlace le sommeil, la nuit me regarde de ses mille yeux et, quand je me réveille, je regarde avec l'unique oeil du jour.

Je bois la rosée du matin comme du vin, j'écoute les chants des merles et je danse au rythme des ovations de l'herbe.

Je regarde toujours le haut pour voir la lumière, pour ne pas voir mon ombre. C'est une sagesse que l'homme n'a pas encore apprise.

KHALIL GIBRAN





Perle Astrale Mélodie de L'Âme - 2644110 lui écrire blog Publié le 28/07/2010 à 15:14 supprimer cette contribution


BEAUTÉ CRUELLE

Certe, il ne faut avoir qu'un amour en ce monde,
Un amour, rien qu'un seul, tout fantasque soit-il;
Et moi qui le recherche ainsi, noble et subtil,
Voici qu'il m'est à l'âme une entaille profonde.

Elle est hautaine et belle, et moi timide et laid:
Je ne puis l'approcher qu'en des vapeurs de rêve.
Malheureux ! Plus je vais, et plus elle s'élève
Et dédaigne mon coeur pour un oeil qui lui plaît.

Voyez comme, pourtant, notre sort est étrange!
Si nous eussions tous deux fait de figure échange,
Comme elle m'eût aimé d'un amour sans pareil!

Et je l'eusse suivie en vrai fou de Tolède,
Aux pays de la brume, aux landes du soleil,
Si le Ciel m'eût fait beau, et qu'il l'eût faite laide!

Emile Nelligan


Ce troisième poème, tragique, provient de son dernier cri, juste avant que la folie ne l'emporte et qu'il soit interné. Le vaisseau d'or… signe avant-coureur du naufrage?

Les filles

<<Première | <Précédente | 61 | 62 | 63 | Page 64

Forums > Le Chat Ecrire une contribution Retour au début de la page


<< Précédent | Au fil des 4 saisons| Suivant >>
Conditions générales Contact
Créé et hebergé par Capit


Les saisons sont ce qu'une symphonie devrait être : quatre mouvements parfaits en harmonie intime les uns avec les autres. (Arthur Rubinstein) http: mandyleo.m.a.pic.centerblog.net xyogqx1g.gif
fil-4-saisons