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Pierre DESPROGES

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1059447 Publié le 05/08/2004 à 20:08 Demander à la modératrice de supprimer ce forum
Pour moi c’est le meilleur
(j’arrive pas à dire c’était )




Desproges, Pierre (1939-1988), auteur, acteur et humoriste français, qui cultive l’ironie et la provocation derrière une fausse naïveté ou une méchanceté feinte.

Né à Pantin, Pierre Desproges est d’abord journaliste à l’Aurore avant de faire une première apparition en 1975 à la télévision dans le Petit Rapporteur illustré, l’émission de Jacques Martin. Il participe ensuite à plusieurs programmes radiophoniques sur France-Inter, Saltimbanques en 1978 et surtout le Tribunal des flagrants délires, de Claude Villers, en 1980, où il incarne un inoubliable procureur pétri de haine. Son succès s’affirme avec la Minute nécessaire de Monsieur Cyclopède, série de très courtes émissions empreintes d’un goût pour l’absurde, diffusées sur FR3 à partir de 1980, puis avec d’autres prestations radiophoniques telles que Si c’est pour la culture, on a déjà donné, animé par Michel Denisot sur RMC (1983), ou Chronique de la mort ordinaire sur France-Inter (1986). Auteur de plusieurs livres, parmi lesquels Manuel du savoir-vivre à l’usage des rustres et des malpolis (1981) ou Chroniques de la haine ordinaire (1986), il présente également plusieurs one-man-show au théâtre Fontaine en 1984, puis au théâtre Grévin en 1986. Il meurt d’un cancer deux ans après.

Écrivain et poète, misanthrope et humaniste, Pierre Desproges n’épargne rien ni personne. Réticent à l’égard de toutes les doctrines, il est un humoriste atypique, persifleur, qui manipule les mots et les objets avec un humour noir et un cynisme incomparables. Choisissant pour cibles Dieu, la mort, les intellectuels ou les militaires de carrière, il a l’art de rappeler des vérités troublantes avec un sérieux imperturbable.


1059447 Publié le 05/08/2004 à 20:08 supprimer cette contribution

Ceci est mon testament


Je vais mourir ces jours-ci. Il y a des signes qui ne trompent pas :

1°) Quand je fais ça, j’ai mal ici, voir figure 1, et quand j’appuie là, ça m’élance d’ici à là, ouille, figure 2.
2°) Le docteur est venu hier. En m’auscultant, il a dit : « Oulalalala !mon pauv’vieux. »
3°) J’ai mon Jupiter dans le poisson.
4°) Ma femme chante plus fort dans la cuisine.

Sur le plan purement clinique, le signe irréfutable de ma fin prochaine m’est apparu hier à table : je n’ai pas envie de mon verre de vin. Rien qu’à la vue de la liqueur rouge sombre aux reflets métalliques, mon cœur s’est soulevé. C’était pourtant un grand Saint-émilion, un Château-Figeac 1971, c’est-à-dire l’une des plus importantes création du génie humain depuis l’invention du cinéma par les frère Lumière en 1895. J’ai soulevé mon verre : « Beurk ». Pire, comme j’avais soif, je me suis servi un verre d’eau. Il s’agit de ce liquide transparent qui sort des robinets et dont on se sert pour se laver. Je n’en avais encore jamais vu dans un verre. On se demande ce qu’il mettent dedans : ça sent l’oxygène et l’hydrogène. Mais enfin, bon, j’en ai bu. C’est donc la fin.

C’est horrible : partir comme ça, sans avoir vécu la Troisième Guerre mondiale avec ma chère femme et mes chers enfants courrant nus sous les bombes. Mourir sans savoir qui va gagner : Poulidor ou Hinaut ? Saint-étienne ou Sochaux ?

Mourir sans avoir jamais rien compris à la finalité de l’homme. Mourir avec au cœur l’immense question resté sans réponse : Si Dieu existe, pourquoi les deux tiers des enfants du monde sont-ils affamés ? Pourquoi vivons-nous avec au ventre la peur incessante de l’holocauste atomique suprême ? Pourquoi mon magnétoscope est-il en panne ? Je ne sais pas ce qu’il a, quand on appuie sur « lecture », ça marche. Mais, au bout de dix secondes, « clic », ça se relève tout seul ! Alors, bon, j’appuie sur le bouton « retour rapide ». La bande se recule au début. Je rappuie sur « lecture ». Et là, ça marche !

Pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Qui somme-nous ? Où allons-nous ? D’où venons-nous ? Quand est-ce qu’on mange ? Seul Woody Allen, qui cache pudiquement sous des dehors comiques un réel tempérament de rigolo, a su répondre à ces angoissantes questions de la condition humaine ; et sa réponse est négative : « Non seulement Dieu n’existe pas, mais essayer de trouver un plombier pendant le week-end. »

J’en vois d’ici qui sourient. C’est qu’ils ne savent pas reconnaître l’authentique désespérance qui se cache sous les pirouettes verbales. Vous connaissez de vraies bonnes raisons de rire, vous ? Vous ne voyez donc pas ce qui se passe autour de vous ? Si encore la plus petite lueur d’espoir nous était offerte ! Mais non : c’est chaque fois la même chose : j’appuie sur le bouton « lecture », ça marche. Mais, au bout de dix secondes, « clic », ça se relève tout seul ! Alors, bon, j’appuie sur le bouton « retour rapide ». Ca se recale au début. Je rappuie sur « lecture ». Et là, ça marche ! Pourquoi ? pourquoi ? pourquoi ?

Comme le disait si judicieusement mon amie Eva l’autre jour, alors que nous tentions de travailler ensemble : « Si ça se relève chaque fois que tu appuies sur le bouton, on n’est pas sortis de l’auberge. »


Avant de mourir, je voudrais remercier tout particulièrement la municipalité de Pantin, où je suis né, place Jean-Baptiste-Vaquette-de-Gribeauval. Et, comme je suis né gratuitement, je préviens aimablement les corbeaux noirs en casquette de chez Roblot et d’ailleurs que je tiens à mourir également sans verser un kopek. Ecoutez-moi bien, vampires nécrophages de France : abattre des chênes pour en faire des boîtes, guillotiner des fleurs pour en faire des couronnes, faire semblant d’être triste avec des tronches de faux-cul, bousculer le chagrin des autres en leur exhibant des catalogues cadavériques, gagner sa vie sur la mort de son prochain, c’est un des métier les moins touchés par le chômage dans notre beau pays.

Mais moi, je vous préviens, croque-morts de France : mon cadavre sera piégé. Le premier qui me touche, je lui saute à la gueule.

Pierre DESPROGES

1059447 Publié le 05/08/2004 à 20:11 supprimer cette contribution

Les bonnes manières à la guerre


Quand un Inférieur croise un Supérieur, l’Inférieur doit saluer le Supérieur.

Cette charmante coutume s’appelle le salut. Pour saluer ; l’Inférieur porte sa main là, en mettant les doigts comme ça.
Quand un Supérieur entre dans la chambre d’un Inférieur, ce dernier doit saluer en bombant le torse.
S’il n’a plus de torse, comme cela arrive souvent à la guerre, il doit bomber les genoux, ou n’importe quoi de bombable. C’est la position du garde-à-vous. Dans le garde-à-vous, on doit mettre le petit doigt sur la couture du pantalon, et les pieds comme ça.
Attention : avant de saluer un Supérieur, il faut être sûr que c’est un Supérieur. Un Supérieur est un Gradé.
Un Gradé se reconnaît au nombre de ses burettes *1. Plus le Gradé a de barrettes, plus le salut doit être servile.

Le salut est très joli. L’Inférieur doit y mettre beaucoup de respect pour le Supérieur, sauf en cas d’attaque thermonucléaire, où le salut pourra être effectué un peu plu vite.

Après le salut, il arrive que le Supérieur s’adresse à l’Inférieur. Celui-ci doit alors répondre en tournant humblement son béret dans ses doigts gourds.

A un général, on dit « mon général ».
A un colonel, on dit « mon colonel».
A un adjudant, on dit « mon adjudant».
A un deuxième classe, on dit « ta gueule », à condition d’être adjudant.


*1. Attention typo : je dis « barrettes ».

__________________________________________________

L’ennemi : pourquoi faire ?

A la guerre, l’ennemi est très important, pour ne pas dire irremplaçable.
C’est même l’élément le plus totalement irremplaçable de la guerre.

En cas de pénurie de tromblons, on pourra avantageusement s’entretuer au glaive, au bazooka, à l’énergie nucléaire, voire à coups de microbes pathogènes. Car les armes, Dieu merci.

_Y a pas de quoi !
_Mais si, mais si. Car les armes sont remplaçables. Mais pas l’ennemi.

Sans l’ennemi la guerre est ridicule.

Une guerre sans ennemi c’est comme un match de football sans ballon : l’homme ne sait sur qui taper, et il s’étiole, et il se ravale bientôt au rang de la bête, et c’est ce qui s’appelle la paix, du nom de la rue du même nom, qui est d’ailleurs elle-même assez souvent ravalée.

Comment reconnaître l’ennemi ?

Il est très important de reconnaître l’ennemi. Un ennemi qu’on ne reconnaît pas, c’est comme pas d’ennemi du tout, j’en frémis rien que d’y penser.

Le général Gamelin, qui faillit mourir à la guerre, avait coutume de dire à sa soubrette Josiane, dont il n’a jamais reconnu l’enfant qu’il lui fit : « Un homme qui ne reconnaît pas l’ennemi est un con. » Après quoi, il avait coutume de lui faire un autre enfant qu’il ne reconnaissait pas non plus.

Voici quelques critères de base permettant à coup sûr de reconnaître l’ennemi :

L’ennemi est bête : il croit que c’est nous l’ennemi, alors que c’est lui ! j’en ris encore !

L’ennemi a des oreilles.

L’ennemi n’est pas contagieux. D’accord, mais il est héréditaire.

L’ennemi est sournois : quelques fois l’ennemi est dans l’escalier, pour faire croire que c’est la concierge qui vient de suite.

L’ennemi devrait consulter son dentiste.

L’ennemi s’appelle Reviens.
Ah non, pardon, c’est ma gomme.

L’ennemi se déguise parfois en géranium, mais on ne peut pas s’y tromper, car tandis que le géranium est à nos fenêtres, l’ennemi est nos portes.

L’ennemi a un uniforme ridicule.

L’ennemi ne sait pas se tenir dans le monde. Quand on invite l’ennemi à la campagne, il égorge nos filles et nos compagnes jusque dans nos bras.


Pierre DESPROGES

1059447 Publié le 05/08/2004 à 20:12 supprimer cette contribution


Les enfants sont des cons


Double V. C. Fièlds (je dirai « DA-BELL-YOU-CI FILDS » le jour où les Américains diront « CHAMPS- ÉLYSÉES » au lieu de « TCHEMPZILAÏZIZ »).

Double V. C. Fièlds disait : « Quelqu’un qui n’aime les enfants ne peut pas être tout à fait mauvais. »
Je ne sais pas si Monsieur Fièlds a raison. Tout ce que je sais c’est que le bon Dieu l’a puni en lui donnant un prénom de chiottes. C’est bien fait.

Et d’abord qu’est-ce qu’un enfant ?
Comment reconnaître un enfant d’un adulte, à part la taille ?
D’autant que la taille est un indice et non une preuve, ainsi que le faisait remarquer le nain Pieral au gorille du Porno-Palace qui lui donnait une fessé pendant l’entracte de Ca glisse au pays des Merveilles.

C’est sur le plan purement psychologique que nous devons nous situer pour pouvoir reconnaître une enfant d’un adulte.
En un mot, nous résumerons la différence essentielle entre l’adulte et l’enfant à partir de l’axiome suivant :
« Les enfants sont des gens pas sérieux. »
Axiome que corrobore magnifiquement le fameux théorème de Zavatta :
« Au plus qu’on est moins grand, au moins qu’on est plus petit. »

Les preuves du non-sérieux de l’enfant et du sérieux de l’adulte sont innombrables.
En voici quelques-unes particulièrement évidentes.

Quand un enfant veut s’amuser, il ramasse un bout de bois, il dit « Poum-Poum », et son copain tombe par terre les bras en croix, en disant « Damned », s’il a appris le français dans Tintin, ou « ARRG ! » s’il a appris le français dans Spirou. Puis le copain se relève en disant : « On dirait que j’en suis un autre. » Puis il sort de sa poche un cadeau Bonnux et le braque sur l’ennemi en disant : « On dirait que c’est mon rayon laser. » Puis il ajoute « BZZZZ ». Et l’enfant tombe en arrière en disant : « Vive la République » s’il a appris le français en lisant Démocratie française, ce qui serai très surprenant.
Enfin, les deux enfants repartent vers Jupiter, après avoir bu une grenadine en grimpant sur le tabouret de la cuisine pour pouvoir attraper la bouteille.

En revanche, quand un adulte veut s’amuser, il ne ramasse pas un bout de bois. Pas con, l’adulte.
Il prend un fusil qui fait « Poum-Poum » pour de vrai. Et qui fait pour de vrai des trous dans le ventre de l’autre adulte qui tombe en arrière en criant : « Vive la France » (l’Allemagne, le roi ou la République. Rayez les mentions inutiles, et à mon avis elles le sont toutes).
Après quoi, son sang coule pour de vrai dans la boue. Puis les autres adultes ramassent les atomes et ils s’amusent de plus en plus sérieusement.
A la fin, il y a deux camps, et le chef du premier camp dit à l’autre :
« La concentration de missiles anti-missiles sur votre territoire nous contraint à renforcer notre sécurité en construisant de nouveaux missiles anti-missiles anti-missiles, bisque bisque rage. »
Et le chef du deuxième camp répond :
Si la concentration de missiles anti-missiles sur notre territoire vous contraint à renforcer votre sécurité en construisant de nouveaux missile anti-missiles anti-missiles, nous n’hésiterons pas à renforcer la nôtre en construisant de nouveaux missiles anti-missiles anti-missiles anti-missiles , lalalèreu. »
Et le chef du premier camp répond :
« C’est çui qui le dit qu’y est », et la terre explose une bonne fois pour toute.
Donc, les adultes sont plus sérieux que les enfants.

Par ailleurs, la naïveté grotesque des enfants fait peine à voir, surtout si l’on veut bien la comparer à la maturité sereine qui caractérise les adultes.
Par exemple, l’enfant croit au Père Noël. L’adulte non.
L’adulte ne croit pas au Père Noël. Il vote.


Pierre DESPROGES



1059447 Publié le 05/08/2004 à 20:16 supprimer cette contribution

Psy


Depuis pas loin d’un siècle qu’une baderne autrichienne obsédée s’est mis en tête qu’ Œdipe voulait sauter sa mère, la psychanalyse a connu sous nos climats le même engouement que les bain de mer ou le pari mutuel urbain.
On a beau savoir pertinemment que la méthode d’investigation psychomerdique élucubrée par le pauvre Sigmund n’est pas plus une science exacte que la méthode du professeur Comédon pour perdre trente kilos par semaine tout en mangeant du cassoulet, ça ne fait rien, la psychanalyse, c’est comme la gauche ou la jupe à mi-cuisse, c’est ce qui se fait maintenant chez les gens de goût.

Ce scepticisme à l’égard de la psychanalyse, mais aussi de la psychologie et de la psychiatrie qui s’y réfèrent de plus en plus, me vient, selon mes docteurs, des données de base primaire d’un caractère brutal et non émotif qui me pousse à manger le pilon du poulet avec les doigts ou à chanter l’ouverture de Tannhäuser dans les moments orgasmiques.

Voici une histoire vécue, où le prestige de psy en prend plein le subconscient :

Ma copine Betty Sartou, mère de famille à ses moments pas perdus pour tout le monde, a connu le malheur d’accoucher d’une espèce de surdoué qui s’appelle Grégoire, comme les moins cons des papes, mais c’est une coïncidence.
A cinq ans et demi, ce monstre donnait des signes alarmants d’anormalité. Notamment, il préférait Haendel à Chantal Goya, il émettait des réserves sur la politique extérieure du Guatemala et, surtout, il savait lire malgré les techniques de pointe en vigueur à l’Éducation nationale.

Devant ce désastre, la maman et la maîtresse d’école estimèrent d’un commun accord que Grégoire était un mauvais exemple pour ses collègues de la maternelle, et qu’il serait bienséant de le jeter prématurément dans le cours préparatoire.
Oui, mais à condition, dit l’Éducation nationale, que Grégoire subisse de la part d’un psychologue, par nous choisi, les tests en vigueur en pareille occasion.
Au jour dit, mon amie Betty et son super minus se présentent au cabinet du psy, en l’occurrence une jeunesse binoclée de type « Touche pas à mon diplôme ».
On prie la maman de rester dans la salle d’attente. Vingt-cinq minutes plus tard, la psychologue dont le front bouillonnant se barre d’un pli soucieux libère le gamin et accueille la mère.

_Votre fils Grégoire peut sauter une classe. Il en a la maturité. Il a parfaitement réussi les tests de latéralisation (en gros, cela signifie que si on lui présente une cuillère, il aura tendance à l’attraper plutôt avec sa main droite qu’avec son pied gauche).
Malheureusement, je ne vous cacherai pas qu’il semble souffrir de troubles affectifs probablement dus à …un mauvais climat familial. Voyer le dessin qu’il vient de réaliser. Je lui avais demandé de dessiner papa et maman. C’est assez clair, non ?

L’enfant avait dessiné un père gigantesque, dont la silhouette occupait toute la hauteur de la page, alors que la mère lui arrivait à peine au plexus.

_Pour moi, c’est clair, soupira la psy. Cet enfant marque une tendance à la sublimation de l’image du père, tendance subconsciemment contrecarrée par une minimisation anormale de l’image et donc du rôle de la mère dans le contexte familial. Je ne vois malheureusement pas d’autre explication.

_Moi, j’en vois une, dit Betty. Mon mari mesure un mètre quatre-vingt-treize et moi un mètre quarante-sept.

Pierre DESPROGES




xiane - 381776 lui écrire blog Publié le 05/08/2004 à 20:17 supprimer cette contribution
j'adore ce mec (j'peux pas dire 'j'adorais' ! )
1059447 Publié le 05/08/2004 à 20:25 supprimer cette contribution

xiane

Mladen - 595300 lui écrire blog Publié le 05/08/2004 à 20:56 supprimer cette contribution
Aaahhh, génial, voila mon Pierre préféré et immortalisé dans ce site et dont j'ai 5 bouquins de lui et deux vidéos!
Chuis content!
Merci Joker!!!

"Il ne faut jamais désespérer les imbéciles, avec un peu d'entraînement, on réussit à en faire des militaires"
xiane - 381776 lui écrire blog Publié le 06/08/2004 à 07:09 supprimer cette contribution
cliquez ici pour aller visiter son site officiel
xiane - 381776 lui écrire blog Publié le 06/08/2004 à 07:12 supprimer cette contribution


"La seule certitude qu'il ait, c'est d'être dans le doute ..."
1122039 Publié le 06/08/2004 à 08:47 supprimer cette contribution
un peu de tout, entre légereté et cynisme ...

"Je ne suis pas pour la femme-objet, au contraire j'aime bien quand c'est moi qui ne bouge pas. »

"Parole de coiffeur : il est interdit de descendre avant la raie."

"Toute la vie est affaire de choix. Cela commence par: "la tétine ou le téton ?" Et cela s'achève par: "le chêne ou le sapin ?"

"Au Paradis, on est assis à la droite de Dieu. C'est normal, c'est la place du mort."

"L'élite de ce pays permet de faire et défaire les modes, suivant la maxime qui proclame : "Je pense, donc tu suis."

« Est-il indispensable d'être cultivé quand il suffit de fermer sa gueule pour briller en société ? »

« Il faut rire de tout. C'est extrêmement important. C'est la seule humaine façon de friser la lucidité sans tomber dedans. »


Les artistes ne meurent jamais !!!
Mladen - 595300 lui écrire blog Publié le 06/08/2004 à 09:02 supprimer cette contribution
"... Je ne suis pas à proprement parler un maniaque, simplement, j’aime que tout brille et que tout soit bien rangé. Quand je rentre à la maison, la première chose que je fais c’est de me servir du thé. Je me verse moi-même le thé, bien au milieu du bol. Le sucre doit être vertical – vous savez le sucre français… – Sinon c’est le bordel. Ensuite, je range le bureau, le chien, les gosses et j’astique le zèbre. J’aime beaucoup les zèbres, les rayures sont bien parallèles, j’aime que les choses soient bien parallèles. Je n’apprécie rien tant que cet instant, trop éphémère, hélas, où ma montre à quartz indique 11 h 11. Parfois, j’ai un orgasme jusqu'à 11 h 12... "

Extrait des textes de Scène...



1059447 Publié le 09/11/2004 à 21:41 supprimer cette contribution

Ad bitam aeternam, amen (tant qu’on baise, je ne dis pas non.)

Réponse de Caligula à une esclave qui lui représentait le plat de nouilles alors qu’il butinait sa sœur Escarpina.
Expression utilisée aujourd’hui encore dans les hôtels quatre étoiles pour signifier élégamment qu’on ne souhaite pas être dérangé par le maître d’hôtel quand on est dans le femme de ménage.
1059447 Publié le 09/11/2004 à 21:42 supprimer cette contribution

Alea jacta est (ils sont bavards, à la gare de l’Est)

Alea jacta ouest ( A Montparnasse aussi.)
1059447 Publié le 09/11/2004 à 21:50 supprimer cette contribution

Ave Caesar Morituri te salutant ( Bonjour César, tu as le bonjour d’Olive Morituri.)

S’emploie pour dire bonjour chez les Morituri.
1059447 Publié le 09/11/2004 à 21:51 supprimer cette contribution

Chi va piano, va sano (Fais pas dans le piano, va aux toilettes)

Manière discrète de guider l’être aimé dans le nid d’amour sans tomber dans la vulgarité.
1059447 Publié le 09/11/2004 à 21:54 supprimer cette contribution
Ecce homo (voici la lessive)

Allusion au suaire du Christ, qui était plus blanc que celui des deux larrons. Par extension, s'emploie pour désigner du beau linge.
1059447 Publié le 09/11/2004 à 21:55 supprimer cette contribution

Eggare humanum est (je suis garé devant la gare de l’Est.)

S’utilise pour signifier qu’on est dans l’inquiétude.
1151591 Publié le 09/11/2004 à 22:01 supprimer cette contribution
Mais alors tu l'as retrouvé?
1059447 Publié le 09/11/2004 à 22:10 supprimer cette contribution

Ben non...mais c’est sûrement pas perdu pour tout le monde...
1059447 Publié le 09/11/2004 à 22:11 supprimer cette contribution

Fiat lux ! (Oh, la belle voiture ! )
1059447 Publié le 09/11/2004 à 22:11 supprimer cette contribution

In vino veritas (Un petit rouge bien tassé.)

Se dit affectueusement d’un nain communiste très vieillis.
1059447 Publié le 10/11/2004 à 00:55 supprimer cette contribution

Ite, missa est (Je l’ai perdu à la gare de l’Est.)

Ne doit s’employer que si on l’a perdu à la gare de l’Est.
1059447 Publié le 10/11/2004 à 00:59 supprimer cette contribution

Lugdunum omnibus est (Pour Lyon, ça va moins vite par la gare de l’Est.)

Sans commentaire.
1220714 Publié le 10/11/2004 à 01:01 supprimer cette contribution
Errare humanum est!

J'ai erré avec un SDF en gare de l'est.
1220714 Publié le 10/11/2004 à 01:06 supprimer cette contribution
"Et omnia vanitas"

Un homme au lever.
1059447 Publié le 10/11/2004 à 01:10 supprimer cette contribution
Elfe
1220714 Publié le 10/11/2004 à 01:12 supprimer cette contribution
Jock.
1059447 Publié le 10/11/2004 à 01:12 supprimer cette contribution

Manou militari ! (Germaine s’est engagée dans les paras ! )

Expression populaire à Rome, au début de la décadence, qui aurait eu pour cible l’impératrice Germaine Tibère, célèbre pour ses tournées nocturnes des popotes en Palestine occupée, et notamment au Golgotha où elle connut l’extase dans les bras des gardes du tombeau du Christ, permettant ainsi à ce dernier de ressusciter sans se faire remarquer.
1220714 Publié le 10/11/2004 à 01:14 supprimer cette contribution
"Civis pacem para bellum"

9mm germanique sous dimensionné pour la belle.
1220714 Publié le 10/11/2004 à 01:20 supprimer cette contribution
"dans les bras des gardes du tombeau du Christ"

Longinus Pompier avec une grande lance.
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