Adrukh iwa ru iwa gakh tin ijdad . A yasmum ekkar iâakkub ar tekkarkh .
Je pleurerai Pleure Faisons comme les oiseaux O mon bien aimé Appelle Iâakub et que je l’appelle
Isli lui renvoya son izli ainsi:
«da etgallax ar i tebdit d ixf allig da da zerrin midden walu wer ya da essektayx »
« Je te jure que tu m’as séparé de ma tête Et que les gens passent sans que je les reconnaisse »
Tislit:
« Ennighak day ennighak amarg ennk ami ezzlumx timzin Iggama wul ad ikn ijjawn »
« Je te dis et redis: Ton amour est comme qui mangerait une épie d’orge jamais mon cœur ne s’en rassasie »
Isli :
« ullah da tettax ar kni d ik tix assix afus Ezzigh da tekkat inegri ed wuchi a wenna rix »
« je mange et dès que je pense à toi Je n’ai plus d’appétit Ton absence est un obstacle entre moi et la nourriture »
D’un bout à l’autre de la montagne d’Imi Lchil , tislit envoyait ces vers célèbres à son amoureux qui y répondait non moins pathétiques .
Un an auparavant , les deux jeunes se sont rencontrés , se sont aimés de toutes leurs forces .Mais pour leur malheur , ils appartenaient à deux groupes devenus rivaux pour une affaire que l’histoire n’a pas retenu . Le mariage leur étaient donc impossible Ainsi commença leur calvaire .
Pour venir à bout de la bêtise humaine , ils commencèrent une grève de la faim arrosée par leurs larmes . Après quelques temps , la faim la soif , la tristesse et l’incompréhension eurent raison de leur corps périssables . Le deuil enveloppa la région .
C’est alors q’un miracle vint rappeler aux hommes leur cruauté : aux deux endroits où les deux jeunes sont morts , deux lacs se formèrent de leurs larmes . Depuis , l’un porte le nom d’Isli , l’autre celui de Tislit ( le mari et la mariée en Tamazight ) .
Secoués par la douleur et le miracle , les sages des deux tribus prirent une décision historique : « dorénavant , aucun obstacle d’aucune sorte ne viendra entraver l’amour .
Même en temps de guerre , les amoureux seront libres de circuler dans les territoires adverses , de s’y marier s’ils le désirent .
Pour ne pas oublier cette tragédie en afin de raviver le pacte et le traduire dans la pratique , on décida de tenir un festival annuel à mi chemin entre les deux endroits du drame : entre les deux lacs : Isli et tislit . La réalité
Entre les deux lacs : « Isli et tislit » , à Imi Lchil , se tient depuis les temps les plus reculés , un festival appelé par les habitants « Agdud » ou la fête des fiançailles . Chaque années en Septembre , les couples qui se sont formés pendant l’année viennent officialiser leur union par le passage devant « Agraw » ( la jmaâ ) par la formule rituelle : « je t’aime » . C’est là également que seront prononcés les divorces qui auront été décidé d’un commun accord . Ainsi , ici , on laisse toute une année à la décision cruciale : celle de s’unir ou de se séparer.
Légende réelle ou réalité légendaire ?
Voici donc une belle légende bien de chez nous , mais aux supports physiques réels : deux lacs Isli et tislit , un festival annuel vivants , le tout constituant une leçon magistrale d’humanisme , où l’amour et la liberté constituent le centre . Une preuve supplémentaire de ce que la civilisation amazighe renferme des valeurs humaines universelles . Des valeurs dont nous avons tant besoin aujourd’hui .
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Que dit la légende ? Adrukh iwa ru iwa gakh tin ijdad . A yasmum ekkar iâakkub ar tekkarkh . Je pleurerai Pleure Faisons comme les oiseaux O mon bien aimé Appelle Iâakub et que je l’appelle Isli lui renvoya son izli ainsi: «da etgallax ar i tebdit d ixf allig da da zerrin midden walu wer ya da essektayx » « Je te jure que tu m’as séparé de ma tête Et que les gens passent sans que je les reconnaisse » Tislit : « Ennighak day ennighak amarg ennk ami ezzlumx timzin Iggama wul ad ikn ijjawn » « Je te dis et redis: Ton amour est comme qui mangerait une épie d’orge jamais mon cœur ne s’en rassasie » Isli : « ullah da tettax ar kni d ik tix assix afus Ezzigh da tekkat inegri ed wuchi a wenna rix » « je mange et dès que je pense à toi Je n’ai plus d’appétit Ton absence est un obstacle entre moi et la nourriture » D’un bout à l’autre de la montagne d’Imi Lchil , tislit envoyait ces vers célèbres à son amoureux qui y répondait non moins pathétiques . Un an auparavant , les deux jeunes se sont rencontrés , se sont aimés de toutes leurs forces .Mais pour leur malheur , ils appartenaient à deux groupes devenus rivaux pour une affaire que l’histoire n’a pas retenu . Le mariage leur étaient donc impossible Ainsi commença leur calvaire . Pour venir à bout de la bêtise humaine , ils commencèrent une grève de la faim arrosée par leurs larmes . Après quelques temps , la faim la soif , la tristesse et l’incompréhension eurent raison de leur corps périssables . Le deuil enveloppa la région . C’est alors q’un miracle vint rappeler aux hommes leur cruauté : aux deux endroits où les deux jeunes sont morts , deux lacs se formèrent de leurs larmes . Depuis , l’un porte le nom d’Isli , l’autre celui de Tislit ( le mari et la mariée en Tamazight ) . Secoués par la douleur et le miracle , les sages des deux tribus prirent une décision historique : « dorénavant , aucun obstacle d’aucune sorte ne viendra entraver l’amour . Même en temps de guerre , les amoureux seront libres de circuler dans les territoires adverses , de s’y marier s’ils le désirent . Pour ne pas oublier cette tragédie en afin de raviver le pacte et le traduire dans la pratique , on décida de tenir un festival annuel à mi chemin entre les deux endroits du drame : entre les deux lacs : Isli et tislit . La réalité Entre les deux lacs : « Isli et tislit » , à Imi Lchil , se tient depuis les temps les plus reculés , un festival appelé par les habitants « Agdud » ou la fête des fiançailles . Chaque années en Septembre , les couples qui se sont formés pendant l’année viennent officialiser leur union par le passage devant « Agraw » ( la jmaâ ) par la formule rituelle : « je t’aime » . C’est là également que seront prononcés les divorces qui auront été décidé d’un commun accord . Ainsi , ici , on laisse toute une année à la décision cruciale : celle de s’unir ou de se séparer. Légende réelle ou réalité légendaire ? Voici donc une belle légende bien de chez nous , mais aux supports physiques réels : deux lacs Isli et tislit , un festival annuel vivants , le tout constituant une leçon magistrale d’humanisme , où l’amour et la liberté constituent le centre . Une preuve supplémentaire de ce que la civilisation amazighe renferme des valeurs humaines universelles . Des valeurs dont nous avons tant besoin aujourd’hui . isli,tislit,legende,maroc