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Professeur Paganel - ¡ snossǝp-snssǝp suǝs - 980920  Publié le 19/02/2008 à 00:59  Comment peut-on avoir le droit de pondre des choses comme celle-ci et de se prétendre écrivain ?Citation: Jourdan essaya de réveiller sa femme. Tu dors ? -Oui. -Mais tu réponds ? -Non. -Tu as vu la nuit ? -Non. -Il fait un clair superbe. Elle resta sans répondre et fit aller un gros soupir, un claqué des lèvres et puis un mouvement d'épaules comme une qui se défait d'un fardeau. -Tu sais à quoi je pense ? -Non. -J'ai envie d'aller labourer entre les amandiers. -Oui. -La pièce, là, devant le portail. -Oui. -En direction de Fra-Josépine. -Oh ! oui , dit-elle. Elle bougea encore deux ou trois fois ses épaules et finalement elle se coucha en plein sur le ventre, le visage dans l'oreiller. Mais, je veux dire maintenant , dit Jourdan. Il se leva. Le parquet était froid, le pantalon de velours glacé. Il y avait des éclats de nuit partout dans la chambre. Dehors on voyait presque comme en plein jour le plateau et la forêt Grémone. Les étoiles s'éparpillaient partout.
| Seberg - 2277624 Publié le 04/03/2008 à 09:17  c'est plutôt pas mal... | alibrevillacannes - 709689 Publié le 04/03/2008 à 09:24  Tu vois de qui c'est ?
| Seberg - 2277624 Publié le 04/03/2008 à 09:29  je crois, oui... tu avais un fil à son sujet (d'ailleurs, je ne le vois plus... ) | alibrevillacannes - 709689 Publié le 04/03/2008 à 09:35  Si tu penses à Céline, c'est non...
| Seberg - 2277624 Publié le 04/03/2008 à 09:38  alors je ne vois pas... | Seberg - 2277624 Publié le 04/03/2008 à 09:46  mais je veux bien en connaitre l'auteur... | alibrevillacannes - 709689 Publié le 04/03/2008 à 09:53  Blaise Cendrars - Bourlinguer (Chapitre VII Anvers)
| xiane - 381776  Publié le 04/03/2008 à 10:08  arrfff j'suis arrivée trop tard, j'allais dire que c'était de lui ! j'adore !! vérooooooooooole ! (in "emmène moi au bout du monde" du même ) | alibrevillacannes - 709689 Publié le 05/03/2008 à 10:46  Voyons si vous reconnaisez l'auteur (sans google svp) : "Sonnait l'heure de l'escalade du figuier. Suivi de sa femme, de sa marmaille et de ses amis, oncle Sosthène avançait vers l'arbre à pas comptés. Il partait pour vingt-quatre heures. Il ne ressemblait pas à ces hurluberlus qui s'embarquent à l'aveuglette. Il pesait, il préméditait, il prévoyait les pires choses ; toutes les éventualités. Il emportait un havresac. Il ne savait pourtant pas ce que c'est qu'un havresac. Il en emportait un quand même, ventre-saint-figue, plein à craquer d'objets hétéroclites. Un ambigu d'accessoires de toilette et de plantes spécifiques contre la plupart des maux connus - embarras gastrique, furoncles, mal des montagnes - et des maux inconnus (inconnus des autres, naturellement) ; car oncle Sosthène ne bornait pas son activité scientifique à l'invention des remèdes, il inventait par surcroît des microbes dont il se réservait jalousement l'exclusivité. Il lui arrivait même, fréquemment, de découvrir le remède avant le mal (la réponse aux questions pas encore posées dont parle Wide) et de rejoindre ainsi les hommes d'avant-garde et autre Huon de la Bièvre."
| xiane - 381776  Publié le 05/03/2008 à 10:51  oncle sosthène, c'est un prénom du midi non ?? | Ylaïashen - 687571 Publié le 05/03/2008 à 10:56  Vraiment, je ne trouve pas. Je ne dois pas m'y connaître assez en littérature. | xiane - 381776  Publié le 05/03/2008 à 10:58  est-ce que c'est de alphonse daudet ? | Ylaïashen - 687571 Publié le 05/03/2008 à 10:59  Et celui-là, vous le reconnaissez ? (facile...) Il était assis en tailleur, les mains sur les genoux, devant un uudaejil du jardin de printemps. La ramure de l’arbre était large, mais Lenapiën était trop loin pour être touché par son ombre. Le soleil frappait sa tête nue, mais il n’en souffrait pas. Nul besoin pour lui des médecines daoliazani, la simple quête d’harmonie suffisait à apporter la pureté et la résistance tant du corps que de l’âme. C’était la fin de l’été, proche de l’équinoxe, et les plantes de ce jardin ne devaient leur survivance qu’à l’abondante irrigation tirée des fleuves Zaïlod et Nirval, grâce à un ingénieux système importé de Xeniliss aux temps anciens de la colonisation. La cité d’Alkavalen était située au confluent des fleuves, et dominait la forêt avoisinante. Lenapiën s’était retiré pour un moment. Depuis quelques semaines, il sentait comme une ombre peser sur le monde. L’impression était diffuse, et ne prenait la forme que d’un pressentiment, mais celui-ci était persistant, et l’inquiétait. Il se concentra, fit le vide en lui, pour laisser venir les impressions diverses du monde qui l’entourait. A ce moment, il aurait pu entrer en lévitation, mais Lenapiën savait que ce n’était là qu’un artifice qui vous détourne de la vraie voie. Il tenait également à ressentir pleinement la terre sous lui. Celle-ci était en paix, du moins là où il se trouvait, mais ce n’était pas le cas, plus loin. Le vent soufflait en une légère brise de l’Ouest, et apportait les parfums des fleurs du jardin, plus loin de résine de la forêt, ainsi qu’une certaine humidité venue de la mer, à peut-être deux cent lieues de là. Lenapiën pouvait encore ressentir l’eau qui courait dans le fleuve et les bassins, et jusqu’au cœur des plantes avoisinantes. Il rehaussa sa perception. Il pouvait sentir l’énergie du bouclier qui s’étendait comme un globe tout autour du jardin, et qu’il avait lui-même mis en place. C’était de l’énergie brute, confinée et purement utilitaire, qui ne brisait pas l’harmonie. Aux niveaux supérieurs de sa conscience, il y avait les esprits. Ceux des personnes vivantes qui arpentaient le palais, et qui pour la plupart semblaient en paix. Il y avait également les esprits des morts, dont les derniers à avoir été suffisamment torturés pour perturber l’harmonie de ces terres avaient trouvé le repos voilà plus de neuf mille années. Les ancêtres des Prêtres Dorés eux-mêmes avaient permis cet apaisement sur l’ancien territoire ravagé de l’empire de Marsenaeris. Et il y avait les esprits sacrés, les sept esprits des éléments réunis en la Nature. Il y avait eu une vague discordance en Iluudaïa voilà peu de temps, mais elle avait été brève et s’était achevée brutalement. Lenapiën aurait pu élargir sa perception, mais elle aurait été plus diffuse, et d’autres que lui se chargeaient des autres grandes zones géographiques de la planète – à l’exception du continent gelé, encore sous la domination des dragons d’argent, laquelle était en train de s’étendre. Il songea un instant interrompre sa méditation pour réfléchir aux implications de la guerre soudaine qu’ils menaient contre le Daoliaz. Mais l’heure n’était pas à ces questions. Peut-être étaient-elle liées à l’ombre mystérieuse qu’il percevait. S’il ne pouvait l’identifier seul, au moins pouvait-il tenter d’en appréhender la nature. Ce spectre insaisissable existait, il en était sûr. Elle dépassait la simple résurgence d’un peuple dragon oublié dans le continent du Sud. Ce simple fait était grave, certes, et Lenapiën ne le négligeait pas. La guerre ouverte entre les forces du Conclave, c’est-à-dire Asgaïa tout entière, et les dragons argentés était imminente. Un instant, il se demanda si cette menace sourde était réelle, et n’était pas le produit de sa propre inquiétude, mêlée à celle de ses compatriotes, dans une amplification du danger que représentait la guerre ouverte du Daoliaz, aux antipodes de son propre royaume. Pour en avoir le cœur net, il lui faudrait d’autres éléments, et la confrontation avec l’expérience de ses pairs. Pourtant, il restait convaincu que les esprits des éléments s’agitaient. Quelque part. Ses perceptions ne pouvaient être des illusions. Ce n’était pas qu’une simple dysharmonie, c’était une menace pour l’intégrité d’Asgaïa. Elle était présente, il la sentait, elle le perturbait, lui faisait mal presque, alors qu’il tentait de se focaliser sur elle. Vers l’Est, vers le désert du Celchad...
| xiane - 381776  Publié le 05/03/2008 à 11:00  c'est de toi yla' mais ne nous noyons pas oups trop tard ... et réfléchissons sur la proposition d'alibreville | alibrevillacannes - 709689 Publié le 05/03/2008 à 11:16 
Citation: est-ce que c'est de alphonse daudet
Non
| alixe - 1945139 Publié le 05/03/2008 à 11:24  sur ce site on controle vos connaissances à fuir | xiane - 381776  Publié le 05/03/2008 à 11:28  alibreville, est-ce que sosthène n'est pas un prénom en usage dans le midi ? | FRANK - 770362  Publié le 05/03/2008 à 11:38  c'est pas mal...je ne sais pas qui c'est On dirait du Flaubert en moins bien...auteur du 19ème c'est sûr... Zola???je ne connais pas bien son oeuvre | xiane - 381776  Publié le 05/03/2008 à 11:42  je vois pas zola balzac peut être par contre ? | FRANK - 770362  Publié le 05/03/2008 à 11:43  Mouai...ou Jules renard.... voir Maupassant...mais j'ai presque tout lu de Maupassant...et ça ne me dit rien
| alibrevillacannes - 709689 Publié le 05/03/2008 à 12:03 
Citation: est-ce que sosthène n'est pas un prénom en usage dans le midi ?
Je ne sais pas trop, mais l'auteur est du sud...
Citation: Flaubert en moins bien...auteur du 19ème c'est sûr... Zola??? Jules renard.... voir Maupassant
Aucun de ceux-là et l'auteur est du XXème siècle.
| xiane - 381776  Publié le 05/03/2008 à 12:05 
Citation: Je ne sais pas trop, mais l'auteur est du sud...
en tout premier j'avais failli parler de pagnol mais ne ressemble pas à son style pour ça que je voyais bien daudet par contre | alibrevillacannes - 709689 Publié le 05/03/2008 à 12:10  Ce n'est pas Balzac non plus... Regardez dans google (vu qu'il est midi), vous serez surpris je pense
| xiane - 381776  Publié le 05/03/2008 à 12:19  ah ben j'aurais jamais trouvé ! | Ylaïashen - 687571 Publié le 06/03/2008 à 07:43  Ca y est, moi aussi j'ai triché avec google. C'était introuvable, moi je dis... | alibrevillacannes - 709689 Publié le 06/03/2008 à 07:52 
Citation: C'était introuvable, moi je dis
En effet !
| xiane - 381776  Publié le 08/03/2008 à 08:33  si alibreville le permet, et sans attendre que tout le monde ait jeté un oeil à google pour savoir qui a écrit l'extrait qu'il nous a donné en pâture, à mon tour de vous proposer un truc ! il faut vous dire que chez le broc’ de mon quartier, je suis tombée l’autre jour sur un lot de vieux livres de poche … "Dorothy a eu, elle aussi à Munich, une journée très fatigante : son Allemand qui s’appelle Rudolf, est venu la chercher à onze heures et l’a emmenée prendre le petit déjeuner. Dorothy lui a dit qu’elle l’avait déjà pris. Son ami lui a répondu qu’il l’avait déjà pris lui aussi, mais qu’il était l’heure d’en prendre un second. Il l’a donc emmenée à la brasserie où les gens mangent des saucisses blanches avec des bretzels et boivent de la bière à onze heures du matin. Quand ils ont eu avalé bière et saucisses l’Allemand a voulu la promener en voiture, mais ils n’ont pas eu le temps d’aller jusqu’au coin de la rue, car il était déjà l’heure de déjeuner. Ils ont fait alors un repas très copieux ; après quoi le cavalier de Dorothy lui a offert une immense boîte de chocolats aux liqueurs et l’a menée voir une pièce en matinée. Après le premier acte, Rudolf s’est senti tout affamé et ils ont dû se rendre au foyer pour y consommer, debout, des sandwiches et de la bière. Comme Dorothy ne s’intéressait pas beaucoup au spectacle, Rudolf a décidé de partir après le second acte : d’ailleurs il était l’heure de prendre le thé. Après un thé monstre, Rudolf a invité à dîner Dorothy qui était trop accablée pour avoir la force de refuser. Après le dîner, ils sont allés dans une brasserie en plein air où l’on dégustait de la bière et des bretzels. Dorothy a tout de même fini par reprendre ses sens et a supplié qu’on la ramenât à l’hôtel. Rudolf a consenti, mais en disant qu’elle aurait mieux fait de prendre quelque chose avant de rentrer. Si bien qu’aujourd’hui, Dorothy se sent aussi abattue que moi ; seulement, comme elle ne connaît rien à la Christian Science, tout ce qu’il lui reste à faire c’est de souffrir." si vous trouvez ... j'vous offrirai, peut être, le film qui en a été tiré !  | FRANK - 770362  Publié le 08/03/2008 à 08:48  C'est un auteur Français ou étranger??? Là, faut donner des indices...parce que le style n'est pas vraiment singulier | xiane - 381776  Publié le 08/03/2008 à 08:51  l'auteure est(était) américaine je pense que le film est beaucoup plus connu de nous que le livre lui-même il s'agit de l'histoire d'une jeune américaine qui vient en europe pour parfaire son éducation et "devenir plus intelligente" et elle est accompagnée d'une amie, dorothy elle est plus intéressée par la visite des grands bijoutiers que par celle des musées | FRANK - 770362  Publié le 08/03/2008 à 09:47  Il est récent le film adapté du roman??? C'est un écrivain contemporain??? États-unien(e)? | 1 | 2 | 3 | Page 4 | 5 | 6  |
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