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comète - 687672 Publié le 22/08/2008 à 01:05  extrait de votre contribution du 21/8 à 22:39
Citation: Il existe deux sortes de productions : les scalantes et les non-scalantes. Si tu gagnes ta vie en faisant du pain, tu ne pourra la gagner 100 fois mieux qu'en faisant 100 fois plus de pain. Tu n'iras jamais très loin avec ce système : ton revenu sera au mieux proportionnel à ton effort, et donc intrinsèquement limité par les 24 heures qu'il y a dans une journée. C'est le non-scalant. Ce sont les usines. Ce sont les emplois. Le scalant est nettement plus intéressant : une fois que tu t'est donné le mal de créer Windows, ou les films de Star Wars, ou la série de bouquins Harry Potter, que tu en places 10 000 ou 100 millions, les frais ne se multiplient pas par 10 000 pour autant, il s'en faut de beaucoup. La stratégie des USA est donc simple : garder le scalant chez eux, et faire sous-traiter le non-scalant par des pays extérieurs qui travailleront beaucoup, mais ne s'enrichiront jamais de cette façon.
Quand aurez-vous compris que pour *faire du soft* il est indispensable que d’autres* fassent du dur* ? Domi :
| Professeur Paganel, evo-dévo - 980920  Publié le 22/08/2008 à 01:08 
Citation: Quand aurez-vous compris que pour *faire du soft* il est indispensable que d’autres* fassent du dur* ?
On n'a jamais dit que c'était inutile, on a dit qu'il n'y avait pas de grands résultats à y gagner. Me suis-je exprimé en français, oui ou non ? On ne crée plus de la valeur ajoutée pour la collectivité en faisant travailler des hommes : on la crée en faisant travailler des machines à leur place. Je l'ai déjà rappelé ici, si Seagate a réussi à baisser le pris de ses disques durs d'un facteur 1 300 000 en 29 ans, ce n'est pas en faisant travailler 1 300 000 fois plus de gens, ni en les exploitant 1 300 000 fois plus. La source de profit est ailleurs : dans la maîtrise des procédés et leur automatisation. Pas dans la prétendue "création" d'emplois (qui est en fait une consommation d'emplois. En 1900, 80% des Français bossaient aux champs. Aujourd'hui, quelque chose comme 5%. Manque-t-on de céréales ? Non. Nous en produisons au contraire beaucoup plus qu'en 1900. Le critère de réussite d'une société ne saurait être mesuré à sa consommation d'emplois, mais bien à sa production de richesses, matérielles comme immatérielles. J'ai fait bosser à peu près toute ma vie des machines à ma place et, sans pour autant devenir riche, n'en ai pas trop mal vécu. Il serait toujours possible à un portefaix du XIXème siècle de chercher à concurrencer le Fenwick, ou à un employé aux écritures de Dickens de faire concurrence à l'ordinateur; mais à 10 centimes le kWh pour le moteur électrique et à 1 € le million d'additions pour le PC, l'un comme l'autre devront en ce cas accepter de mourir de faim faute d'être compétitifs avec ces machines, ce qui n'est pas selon moi la bonne solution. | comète - 687672 Publié le 22/08/2008 à 01:18 
Citation: On n'a jamais dit que c'était inutile, on a dit qu'il n'y avait pas de grands résultats à y gagner. Me suis-je exprimé en français, oui ou non ?
capitaliste ! | Professeur Paganel, evo-dévo - 980920  Publié le 22/08/2008 à 01:21 
Citation: capitaliste
L'essentiel du progès humain repose sur la capitalisation. Des connaissances d'abord, du crédit (matérialisé par l'argent dans les démocraties, par le pouvoir arbitraire ailleurs) ensuite. C'est quand le genre humain s'est mis à capitaliser qu'il a commencé son ascension vers le bien-être; pas avant. | comète - 687672 Publié le 22/08/2008 à 01:25 
Citation: L'essentiel du progès humain repose sur la capitalisation.
c'est à étudier. Manque Yla à l'appel.
| Professeur Paganel, evo-dévo - 980920  Publié le 22/08/2008 à 01:30 
Citation: Citation: L'essentiel du progès humain repose sur la capitalisation. c'est à étudier.
C'est tout vu : supprime l'alphabet, l'éducation de base, le capital culturel, médical, scientifique, mathématique, agronomique, etc. accumulé par 4 000 ans de civilisations, d'essais et d'erreurs, et tu deviens essentiellement une bête. (Tu ne saurais même pas ce que tu peux manger ou pas des produits de la nature sans en être empoisonné; sauf en essayant à ton tour, bien sûr; Et pour certains champignons, au maximum une seule fois ) Notons que ceux qui ont été tenus à l'écart de ce capital - que ce soit pour des raisons géographiques, historiques, sociales ou autres - n'en sont hélas pas réellement loin Il ne suffit pas, pour être homme, de se donner la peine de naître, et rien de plus. Erasme l'a dit avant moi : on ne naît pas homme; on le devient. | Lake - 1522535  Publié le 22/08/2008 à 13:16 
Citation: on ne naît pas homme
on nait quoi ? grenouille ??
| EVE ANNE ET SENS - 1971784  Publié le 22/08/2008 à 13:20 
Citation: on ne naît pas homme; on le devient.
ben j'attends toujours je regarde stop une seconde ben non ch'uis toujours une nana | Lake - 1522535  Publié le 22/08/2008 à 13:21  ben evidemment tu fais pas d'efforts eve
| 1940628 Publié le 22/08/2008 à 13:47  | Midlook - 2290349 Publié le 24/08/2008 à 16:05  | Ylaïashen - 687571 Publié le 01/09/2008 à 19:01 
Citation: L'essentiel du progès humain repose sur la capitalisation
A vrai dire, je ne suis pas un fan de la notion de progrès. Ces derniers temps, j'ai tendance à penser que le progrès a surtout amené une dysharmonie certaine au niveau écologique, et que ce n'est pas en train de s'arranger. Ceci étant dit, je reconnais que le progrès n'est pas complètement mauvais, si l'on considère l'avancée dans la Quête Sacrée de la Connaissance. Après, la capitalisation, il faudrait encore savoir ce que c'est. Généralement, lorsqu'on parle de capitalisation, cela évoque le concept de "possession". Or, la Connaissance, on peut la posséder certes, mais si on la partage, on ne perd rien. Ce n'est plus le cas si l'on parle de biens matériels, et uniquement de biens matériels. En effet, (si l'on laisse de côté la substance spirituelle qui si ça se trouve n'existe même pas), ce qui n'est pas de la matière, c'est de l'information. Et l'information se transmet mais ne se perd pas (sauf en cas de crash de disque dur, d'incendie de bibliothèque, ou de dysfonctionnement cérébral... mais là on parle encore de matière (support) et non d'information). Pour ces raisons, j'ai tendance à croire que partager la connaissance au lieu de la garder pour soi permet une meilleure évolution. (merci à ce propos internet et ses encyclopédies ouvertes) Pour ces mêmes raisons, je pense que la notion de brevet voire de copyright devrait être dépassée. Tout cela me rappelle une petite expérience de psychologie. Trois groupes d'étude : le premier, les sujets sont regroupés en petits groupes et travaillent sur une tâche donnée, sans savoir que d'autres petits groupes exécutent la même tâche. Dans le deuxième, les petits groupes de sujets étaient mis en compétition. Dans le troisième groupe, ils collaboraient ensemble. --> Le Résultat prend la forme d'un classement entre ces trois groupes. La situation la moins efficace est bien évidemment celle du premier groupe. Question : qui du groupe "compétition" ou du groupe "collaboration" est le plus efficace ? ? ? ? ? ? Réponse : contrairement à ce qu'on pourrait espérer si l'on est un tant soit peu idéaliste, c'est le groupe "compétition" qui est le plus efficace. La compétition dans une société, comme c'est le cas dans une société capitaliste, permet une plus grande efficacité, c'est à dire un progrès plus rapide. Mon problème, c'est le stress et la violence morale induits par la compétition. Par conséquent, je suis d'accord pour le progrès, mais je pense, franchement, que nous ne sommes pas pressés. Une société basée non pas sur la compétition mais sur la collaboration serait certes moins efficace, mais progresserait tout de même. Cette efficacité du système de compétition a un prix que je trouve, personnellement, trop lourd. --> Questions importantes à mes yeux, j'aimerais bien qu'on me réponde : Pourquoi forcer le progrès, pourquoi se dépécher d'avoir des ordinateurs de plus en plus puissants, des technologies de plus en plus sophistiquées ? Quelle est la raison de cette course au progrès ? Je dis bien la raison, et non pas la cause. La cause, je la connais, c'est que pour vendre un nouveau téléphone portable à des consommateurs qui en ont déjà un, il faut que le nouveau ai plus de fonctions. Alors le progrès technologique, d'accord, mais à mes yeux ce n'est pas la peine d'aller aussi vite. Ce serait même mieux, je crois, d'aller plus lentement. Non seulement on ne serait pas obligé de racheter un PC tous les deux ou trois ans, mais en plus on aurait plus de temps pour évaluer les avancées technologiques. Pour finir, j'aimerais m'excuser d'avoir écrit une réponse aussi longue. Mais ma contribution a été demandé (merci Comète de m'avoir montré ce très intéressant sujet), et donc je me suis laché. | domi - 417343  Publié le 01/09/2008 à 19:14  Moi j'aime bien quand c'est long au moins on ne perds pas son temps Faut dire que vu mon âge la méthode globale...Connaît pas.
| alixe - 1945139 Publié le 01/09/2008 à 23:59 
Citation: Faut dire que vu mon âge la méthode globale...Connaît pas
vous auriez pu être mon elève pourtant la methode globale est plus ancienne que vous |
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