Les chemins, parcourus les pieds nus Ont durci les peaux, cornés la sensibilité La poussière soulevée, les cailloux déformés Cœur de pierre, statue sans âme au regard vide Sur les portes qui se ferment sans envie Lourdes, tel un lit de clou qui se verrouille Sur un avenir, un levé fragile sensible de désirs Il fait peur cet inconnu, expériences de répétitions Marche en mémoire destinée d’une vie Découverte de paradis empoissonnés Les amarres cassés par la tempête Dérives sans cap aux courants incertains Approche d’un monde, d’un être meilleur Etre soi sans retenu, à vif de biens êtres Reposé, épaulé libre de pleurer de rire Ouvrir ses nouvelles portes sans chercher les clés Magie de soi, secret d’un elfe aux cheveux dorés Envolé de sens au cœur serré en tête à tête apesanteur La chaleur d’une porte qui s’ouvre accalmie repos tendresse Libre d’être, pas a pas bouleversé par sa peau sucré L’embrasser, envies solaires rêves inavoués de l’aimer Portes à ouvrir, Portes à aimer, Portes à pousser Les bras tendus, debout sans armure bouclier en soie Respire, vibre sans chaîne, pleure d’envie de joie Courir sur le pont levis du destin, bruit de sabots Qui chantent le mystère de l’amour, foulard d’un cavalier Troubadour d’un cœur, douceur d’une lyre baiser d’aimer Rêver, on ressemble qu’à ce qu’on fait Sans rien cacher, dire ce qui nous fait on peut s’aimer… Les dents serrés, bélier en mains, ouvrir cette porte sans fâcher Horizons, sans légion, sans démon, plus de pierre, plus de fer, pas de guerre La chanson du feu, la cartouche qu’il me reste, croiser le fer pour une guerre perdue d’avance. |
Enregistré le 28 Mars 2009 à 22:46 par 2428966
Oeuvre Originale
Auteur : Dimi |