Madame Souffrez, sans vous y sentir obligée, de devoir sacrifier quelques secondes de votre précieux temps , pour porter à mes mots futiles, l’attention qu’ils ne méritent, sans doute pas. Vous reconnaissant sans toutefois avoir l’honneur de vous connaître, il m’a néanmoins semblé voir en vous la femme fatale qui sillonne les avenues de mes rêves. Aussi, permettez que je vienne par la présente note vous faire part de mes démangeaisons sentimentales. Passionnément désireux de pouvoir , enfin mettre un nom sur un visage dont chaque trait est un hymne à l’amour, je viens de ce fait auprès de votre ô combien romantique graine de beauté solliciter une conversation d’ordre privée ; ceci afin de vous rendre témoin de mon état de choc émotionnel. De vous à moi, ma mie, vous êtes si joliment belle que ce serait vous offenser de vous le dire, tant je demeure persuadé que vous devez vous l’entendre dire à longueur de journée. La toute première fois, que j’ai posé sur vous mon regard égaré, vous aviez au coin des lèvres ce sourire confidentiel et si désintéressé qui suspend le temps un instant. Et depuis lors, chaque fois que je vous vois, j’ai l’étrange impression de vous voir pour la première fois. Tellement vous paraissez encore plus belle, plus particulière. Voyez-vous, Madame, depuis le jour où la surface de mon cœur a été irradié par le poison acide de l’amertume, j’avais fait le serment que jamais plus un regard féminin ne donnerait, la mesure au concert de mon cœur. Mais le naturel et la naïveté de votre beauté , ont eu raison de ma raison et ont rendu irrationnel mon engagement. Aussi, compte tenu du fait que vous avez érigé un pont, à travers le fossé qui me séparait de la gente féminine, je vous prie de bien vouloir, me laisser être infidèle à mon serment. Espérant que vous daigneriez, donner une suite favorable à ma requête, veuillez écouter, Madame, le chant singulier de mes profondes émotions. |