|
|
|
|
|
Rêved'Orient - 2076403  Publié le 13/02/2008 à 20:51  On peut être poète dans tous les domaines : il suffit que l'on soit aventureux et que l'on aille à la découverte.
On peut être poète dans tous les domaines : il suffit que l'on soit aventureux et que l'on aille à la découverte. [Guillaume Apollinaire]
| Rêved'Orient - 2076403  Publié le 28/05/2008 à 00:19  Meriem B Télépathie! De loin, je vois Quelqu’un qui court vers moi. « Elle est triste » me dit une voix. Des jours passent. L’étranger s’embarque chez moi. Je dis « oui elle est triste » En pleurant avec beaucoup de foi.
| Rêved'Orient - 2076403  Publié le 28/05/2008 à 00:19  Meriem B Un rappel O toi que je voyais défaillir En m’écoutant psalmodier mes vers Je te vois consentir A tous les appels chatoyants de la chair. Je te vois prostituer et avilir Ta vie en t’adonnant à toutes les femmes de la terre Et pour tes penchants et désirs, La fantaisie favorise ton élan pervers. O toi que je voyais défaillir En m’écoutant psalmodier mes vers. A tes haltes, il ne faut pas faillir, Ni renoncer à ta volonté de fer. Et de ton âme généreuse, laisse jaillir L’amour passionné de la mer !
| Rêved'Orient - 2076403  Publié le 28/05/2008 à 00:20  Myriam B Un jour, Toutes les fleurs fanneront Les hommes mourront La terre ne sera plus ronde La neige du nord finira par fondre Les étoiles ne seront plus si belles Ne se lèvera plus jamais le soleil La lune n'appartiendra plus au ciel Mais seul mon amour pour toi sera éternel Si un jour, Mes yeux se férment sans plus jamais se rouvrir Et que la mort m'emmène sans que je puisse revenir Saches qu'on se retrouvera dans une autre vie Pour continuer les pages du plus beau de tous les livres Celui de notre histoire d'amour
| Rêved'Orient - 2076403  Publié le 29/05/2008 à 00:33  Sentier de lumière Sentier de lumière j'ai dormi trois siècles sur un lit de rochers j'ai vu des choses oubliées des hommes j'ai mesuré la distance qui sépare le ciel de la terre j'ai lu les lignes de la main j'ai rendu les oracles une voix qui n'était pas la mienne a parlé par ma bouche j'ai disparu dans une ville elle-même disparue des cavaliers en armes ont envahi nos plaines nous sommes restés dans l'attente d'autres barbares la mer s'est retirée des portes de ma ville je me suis concilié les fleuves de la terre j'ai orné le jour du tatouage de mes rêves mon visage a vu mon autre visage je n'ai pas entendu la voix qui m'appelait la main qui me cherchait ne m'a pas trouvée je suis née plusieurs fois de chaque étoile je suis morte autant de fois du soleil des jours j'ai pris très tôt des bateaux pour nulle part j'ai demandé une chambre dans la patrie des autres je n'avais rien accompli avant nos adieux j'ai habité le couchant le levant et l'espace du vent j'étais cette étrangère qu'accompagnait le soir deux fois étrangère entre nord et sud j'ai gravé des oiseaux tristes sur des pierres grises j'ai dessiné ces pierres et les ai habitées j'ai construit des radeaux où il n'y avait pas d'océans j'ai dressé des tentes où n'étaient nuls déserts des caravanes m'ont conduite vers un rêve d'orient mes calligraphies ont voyagé sur le dos des nuages je me suis souvenue de la neige des amandiers j'ai suivi la route aérienne des oiseaux jusqu'au mont de la lune aux duvets des naissances j'ai appris et oublié toutes les langues de la terre j'ai fait un grand feu de toutes les patries j'ai bu quelques soirs au flacon de l'oubli j'ai cherché mon étoile dans le lit des étoiles j'ai gardé ton amour au creux de ma paume j'ai tissé un tapis avec la laine du souvenir j'ai déplié le monde sous l'arche des commencements j'ai pansé les plaies du crépuscule j'ai mis en gerbes mes saisons pour les offrir à la vie j'ai compté les arbres qui me séparent de toi nous étions deux sur cette terre nous voilà seuls j'ai serré une ceinture de mots autour de ma taille j'ai recouvert d'un linceul l'illusion des miroirs j'ai cultivé le silence comme une plante rare lueur après lueur j'ai déchiffré la nuit la mort un temps m'a courtisée j'ai cherché dans le soleil la direction du soleil je me suis couchée dans ma tombe et me suis relevée je me suis égarée puis retrouvée d'une genèse à l'autre je t'ai attendu sans t'attendre jusqu'à ce que tu deviennes poème j'ai mêlé la chair à l'argile et à la lumière j'ai mêlé le souffle à ce qui était déjà souffle j'ai habité la maison chaude de ta voix j'ai fait naître les souvenirs avant qu'ils n'aient vécu j'ai caché mon amour sous les pudeurs de l'ombre je me suis demandé comment le dire avant de le dire et pourquoi je ne le disais pas j'ai dit qu'il était temps que j'aille vers toi j'ai rampé jusqu'à tes lèvres sur un lit de ronces j'ai cru que ce qui nous unissait était ce qui nous ressemblait je me suis cherché en toi un pays une langue en m'éloignant du rêve je m'en suis approchée j'ai noirci des pages avec la nuit du poème l'oiseau noir du silence les froissait une à une j'ignore encore quelle langue me parle et m'absout j'ai pris un sentier de lumière qui mène à l'horizon mon pays : un bouquet d'adieux cueillis au fil du temps j'ai déroulé ses rives comme une natte d'alpha j'ai trouvé un nom pour ce gui reste de l'enfance pour fleurir entre tes bras j'ai jeté les oranges du souvenir dans un puits j'ai dessiné mon amour à la craie sur une muraille d'eau rien ne demeure dans la mémoire des hommes je marchais en moi et loin de moi une ombre parfois épousait mon ombre à chaque départ je tranchais un lien libérais l'oiseau de feu des cendres de la mémoire je marchais en toi et loin de toi je me suis alliée à l'alphabet du sable aux ondulations de la vague à la paix qui clôt tes paupières mon chant sera à l'image de cette paix j'ai reconnu l'aube à l'aube dans son regard j'ai voulu le jour à l'image de ceux que j'aime j'ai apprêté la nuit pour la moisson du rêve j'ai courtisé le visible j'ai étreint l'invisible j'ai tout lu de la terre dans le grand livre de la terre j'ai témoigné de l'éphémère et de l'éternité de l'instant je me suis attardée au seuil de chaque seuil nos morts appelaient de l'autre rive les lignes de leur monde sillonnaient nos mains l'écho de leurs voix s'épuisait dans la distance les suicides du sang étaient autant de pierres dans les remparts du temps j'ai fait mes premiers pas dans le limon des fleuves on m'a ensablée vive sous un amas de dunes on a obstrué la caverne - que mon sommeil s'éternise on a exilé mon corps à l'intérieur de mon corps on a effacé mon nom de tous les registres jusqu'aux épousailles des deux rives j'ai porté en moi le vide comme la bouche d'un noyé décembre a disparu derrière l'horizon j'ai appelé - seul le silence était attentif j'ai vu les siècles s'égarer jusqu'à nous le grenadier refleurissait entre les stèles ma ville changeait de maîtres comme de parure ma terre : un nuage en marge du levant pourquoi chercher un lieu quand nous sommes le lieu mon ombre a gravi un long chemin jusqu'à moi un jour je suis entrée dans la maison de la langue j'ai niché deux oiseaux à la place du cœur j'ai traversé le miroir du poème et il m'a traversée je me suis fiée à l'éclair de la parole j'ai déposé un amour insoumis dans le printemps des arbres et délivré mes mains pour que s'envolent les colombes. Amina S

| Rêved'Orient - 2076403  Publié le 29/05/2008 à 00:38  Au pays des volcans Des démons et des dieux Eructés des océans En feu, Les Tables de la Loi Déchues, des sommets divinisés Aux tréfonds vers quoi S’en vont... ces ombres esquissées, Se sont muées En damnations forgées Pour les abandonnés de la terre : Les bouches empoisonnées de l’Enfer S’ouvrent au Kawah-Ijen... Mais les bourreaux ont chair humaine ! Nos yeux pleurent sur ces mendiants De cigarettes, bitumant Leurs poumons écorchés... Des vents incohérents soufflés Traînent et déménagent des vapeurs mortifères... Fantômes secoués De toux, sacrifices offerts, Paraissent les porteurs de soufre... Epaules tranchées, Racornies en souffrances ossifiées, Ils extraient du gouffre, Pour que roulent nos puanteurs pneumatisées, Les radieuses somptuosités De la terre, sculptées En fleurs pétrifiées.
Et nous regardons passer, Monter..., Sans masque, sans chemise et nu-pieds Ces victimes expiatoires Levant leurs poids en ostensoirs Sur leurs poitrines arrachées : Au tribunal de la pesée attend L’impitoyable jugement ; Les quatre fois vingt Kilos au moins Mettront dans le bol des enfants, Des parents, Le riz Pour ne point mourir... aujourd’hui ! Là-haut le soleil impassible sur le cratère vert Transcende de lumière Les provocantes acidités... Opiniâtrement, la toux surgie des nuées Sulfureuses continue de hacher Nos oreilles et nos coeurs insurgés. Kawah
| Rêved'Orient - 2076403  Publié le 29/05/2008 à 00:56 
Abnégation Femmes du monde... Le temps est venu de Monter aux barricades. Armez-vous de nobles paroles Et de grandes connaissances. Qu’elles servent à panser les chagrins De vos pauvres filles ployées sous l’abnégation. Refusez d’être l’ombre du loup. Ne soyez plus jamais de celles qui sourient À l’inconcevable violence. Irez-vous jusqu’à croire que L’histoire violée tire à sa fin ? J’en ai le souhait. Refusez le cadeau qui sent La rance........ Dites non au second plan. Effacez le cœur au beurre noir Chassez le brouillard dans la tête, De même que cette cicatrice qui ferme votre œil. Éloignez la main qui fait Cuire la joue et le mot qui Alourdit le ventre. Dormez seules, plutôt que de Vivre sans rêves. Découvrez que la vie est un plaisir Que la force n’est pas l’apanage des muscles, Mais prend sa source dans l’âme. M.M
| Rêved'Orient - 2076403  Publié le 29/05/2008 à 01:01  LE SON DU SOI Je vous parle tout bas Pour que ce soit clair Pour que le son s’ajuste Au timbre de ma voix Je marche dans un temps Qui flambe de lumière Des rancunes crissent Dans le fin fond sonore Le scintillement de la peur N’est qu’une répétition violente Du même révoltant mystère J’écoute battre votre sang Je vous parle tout bas D’un chagrin ineffable Qui me coupe le souffle D’une colère si profonde Qu’elle submerge ma conscience Je vous parle à l’oreille Pour que ce soit juste Pour que le son s’accorde Au timbre de ma voix J’avance dans l’or ruisselant Du cœur de l’humanité Je vous parle tout bas Pour que ce soit clair Je voyage dans un grand vaisseau De résonances Je ne parle qu’à vous Inconnus isolés du silence Je ne parle qu’à vous Dans le cercle des flammes Pour que nos voix s’ajustent Au timbre de ce son Qui est le son du Soi Le son du Soi - Yollande Villemaire
Dans la Médina - France Bonneau Dans la Médina Prise du corps Chair arrimée dans la haine Cri fuselé Acculé dans la gorge. Dans l’enceinte de la ville Personne n’a su. La clarté du matin, la parole amicale Ont gavé le coeur d’espérance Mais le soir a vite repris son anonymat La ville à nouveau sera témoin Images de mépris absoutes par le siècle Pour des siècles d’avance. Muselés les corps, soumis Enchaînés à l’arrogance. Épinglée, bâillonnée, La lumière ne sortira pas d’ici Les murs sont hauts, les lois de fer Le pays est en règle Et la maison du roi si confortable. Le soir assis dans la ville On recommence on joue On assassine les âmes On brûle les pellicules On mâte, on ficelle On viole. Muette, mal-aimée Elle se taira Comme sa mère, comme ses soeurs Chuchoteront entre elles Monosyllabes se perdant sous le poids du silence Baisseront la tête et désarmées Reprendront sans rien dire La route d’hier La contrainte L’obéissance. Prise du corps Chair arrimée dans la haine Dans l’enceinte de la ville Personne n’a su.
| Rêved'Orient - 2076403  Publié le 29/05/2008 à 01:07  emme - Louve femme la mer vogue sur ma peau écume au parfum d'algues pieds de sable, j'aligne courbures et angle d'eau. mon esprit, un bateau se soulève et tangue, mat au cou de cygne songes portant drapeau. corps glissant les flots sur la houle, je divague. brume couleur de vigne je suis lame à nouveau.
 | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 29/05/2008 à 01:09  Ne suis que l'une... Ne suis que l'une de ces choses, de ces infimes, issue d'exubérance. Serre-moi en tes mains, qu'elles surgissent exultant jusqu'au succès. Hannah Arendt  | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 29/05/2008 à 01:13  Je suis je me suis endormie recouverte de ta nuit polaire à couper le souffle je ne suis plus qu’une main ouverte sur les âges un élan d’oubli trouée déportée de ma vie fugitive sur ta peau dépouillée ma chair écarlate je cède en un cri rugissante de certitudes anciennes ton amour s’expulse de mon corps me lacérant de son pardon je suis je respire à nouveau intacte rescapée de nos étreintes à mon réveil les oies blanches ont tracé des ébauches de lumière Annie Lafrenière
 | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 29/05/2008 à 01:16  Les métamorphoses de la main - Denise Desautels Les métamorphoses de la main Un gros plan de la main en arrêt sur une rive provisoire : un vague continent pourrait se mettre à bouger, articuler, dériver. On interprèterait ce rapprochement légitime : une fausse note (un enfantillage quand on touche, et qu’il ne faut pas ; une femme suce son pouce gauche, et il ne faut pas ; elle s’absente dans un geste désert qui lui fait perdre le sens de la rive ; elle est de marbre blanc, réduite à l’état de lignes et de formes, portrait de femme à la main, sans attente hors d’atteinte et il ne faut pas), * Ce qui entraînerait la rupture ; ce qui, subitement, détruirait l’équilibre (je ne suis là pour personne ni pour moi-même, dépaysée, un peu floue dans l’oubli d’un corps que l’inertie de la main tient éloigné de l’irruption ou de la répétition de la chute. Moment essentiel où je ne suis que surface étonnante, odorante, sans rien en moi qui résiste à l’aplanissement de la figure vertigineuse de ces lieux dans lesquels il m’arrive si souvent d’être piégée parce qu’une * simple vague sur le vernis de la surface, un effleurement un peu gauche, et le seul mot qui me vient est le mot : déchirure. […]
 | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 29/05/2008 à 01:42  Etre une pierre Dans une terre de poussière, N'avoir ni oreilles, ni paupières Ne rien dire, Ne rien sentir Devant les disputes des vents et les mers, Qui font sur ma tête leurs guerres, Contempler mon visage froid dans les eaux, Emprisonnier dans mon sein mes mots, Voir passer les choses de la vie Et les histoires des faux amis, Se noyer dans le silence d'une poésie, Ne rien dire, Ne pas souffrir, Etre une pierre, Rien qu'une pierre. Nefertiti
"La voyante de Nizar" La voyante 1. Elle s’assit… la peur dans les yeux 2. Observant ma tasse retournée 3. Elle dit : Ne sois pas triste, mon enfant 4. Car l’amour est ta destinée 5. O mon enfant… mourra en martyr… 6. Celui qui meurt converti à la religion de l’être aimé… 7. Ta tasse… est un monde terrifiant 8. Et ta vie n’est que voyages… et guerres 9. Tu aimeras de multiples fois 10. Et tu mourras de multiples fois 11. Tu adoreras toutes les femmes de la terre… 12. Et tu reviendras… comme un roi vaincu… 13. Dans ta vie, mon enfant, il y a une femme 14. Ses yeux… Louange à Dieu 15. Sa bouche… est dessinée comme une grappe 16. Son sourire n’est que mélodies et roses 17. Mais ton ciel est pluvieux 18. Et ta voie… est sans issue, sans issue 19. Car la bien-aimée de ton cœur… ô mon enfant 20. Dort… dans un château surveillé 21. Le château est immense… mon enfant 22. Et bien gardé par chiens et soldats 23. La princesse de ton cœur… dort 24. Celui qui pénètre dans sa chambre… est perdu… 25. Celui qui demande sa main… celui qui s’approche… 26. De la muraille de son jardin… est perdu 27. Celui qui essaie de défaire ses nattes 28. O mon enfant… est perdu…e st perdu 29. J’ai prédit l’avenir… et lu dans les astres de nombreuses fois 30. Mais je n’ai jamais lu… 31. Dans une tasse semblable à la tienne 32. Je n’ai jamais connu ô mon enfant 33. Une tristesse… pareille à la tienne 34. Ta destinée est de marcher à tout jamais 35. En amour… sur le tranchant du poignard 36. De rester solitaire comme les coquillages 37. De rester mélancolique comme le saule pleureur 38. Ta destinée est de naviguer à tout jamais 39. Sue la mer de l’amour sans voile 40. D’aimer d’innombrables fois 41. Et de revenir comme un roi détrôné Nizar kabbani, extrait du recueil « Poèmes Féroces », 1970 | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 29/05/2008 à 01:44  Le soleil endormi profondément dans son lit, S'abandonne entièrement aux heures de mélancolie Et embrasse de ses lèvres pâles les bouts de la folie, L'esprit épuisé, suit le rythme de la triste musique, Le temps devient gris et nostagique Dans les bras du palais onirique. La nuit dans sa paisible obscurité M'invite à chanter ma sensibilité, Je plonge ma tète dans sa beauté noire, A la recherche d'un faux espoir Pour noyer les fantômes libres de mes déboires Et sécher les pleurs éternels de mon mouchoir, Tel un oiseau nocturne Dans son sommeil taciturne, Rêve de caresser de ses ailes brunes, Le visage aimé de la lune Et de s'accrocher aux étoiles diamantées Pour ne pas tomber dans la toile d'araignée. Nefertiti
 | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 29/05/2008 à 01:48  Dans le noir, Je me trouve seule dans ma chambre, J'invente un feu pour mieux te voir, Et brûler les mots glacés de tes décombres, Une feuille sur ma table, Une plume pour éloigner ton pâle ombre Et tuer le rêve de diable, Peindre un coeur dans un havre, Dans le noir, Je sculpte de mes mains, une fleur pleine d'espoir Dans le vase gris de ma mémoire, Pour donner la lumière à mes prunelles sombres, Je t'invite à travers la voix silencieuse de mes vers, A pénétrer mon vaste miroir Pour voir de tes propres yeux l'étoile brillante de ma victoire Et entendre le chant mélodieux de ma noble gloire! Nefertiti
 | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 29/05/2008 à 01:49  La nuit couvre le jour De ses ailes noires, Et me propose de faire un tour Dans ses vastes couloirs, A fin de parfumer mes mots d'espoir, Heureuse, je tisse de mes mains une histoire d'amour, La scène se déroule dans ma mémoire rêveuse, Les admirateurs jettent des baisers et des fleurs, Ö nuit, à travers les longues heures, Je ne cesse de caresser ta peau ténébreuse! Dans ces moments précieux, la lune me sourit Et m'invite à vivre une douce folie Dans ses bras amoureux, A admirer dans les yeux de l'obscurité, son teint lumineux, Ecouter de mon coeur, son chant silencieux. Nefertiti
 | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 29/05/2008 à 01:51  J'ai déposé des fleurs sur la tombe d'une âme inconnue, J'ai imaginé qu'a notre pays elle est revenue, Je lui ai proposé de faire dans notre chimère, un petit tour, Elle a accepté mon invitation à cette balade heureuse, sans détour, On a échangé au milieu de la vie, quelques mots sur le vaste amour, Ce rêve noble et doux qui a disparu un jour Dans les brouillards épais de la haine, sans retour, L'âme déçue par le baiser froid de la réalité amère, A voulu rejoindre le ventre pur de sa terre, M'a supplié de la laisser partir Pour ne pas souffrir, Dans mes larmes de pitié, j'ai vu s'incarner son désir, J'ai quitté les grandes portes du cimetière, Pour retrouver le monde des vraies pierres, Oh! Homme, tu as oublié que tu es poussière Et tu retourneras en poussière ! Nefertiti
| Rêved'Orient - 2076403  Publié le 29/05/2008 à 01:52  Au fond de la ravissante nuit, Dans le silence apaisant des grands bruits, Je révéle aux étoiles, mes chères amies, Les secrets enfouis dans ma vie, Je vois pleurer dans ces moments le violon de ma nostalgie, Je plonge mon esprit dans les yeux profonds de la lune, Dans une promenade libre et nocturne, J'invite les filles de mes idées, Au coeur de la tristesse et la beauté, Au pays de l'amour et l'antre du passé, J'invente des musiques pour faire danser ma liberté Et caresser les oreilles fines de ma sensibilité, Je ferme les ciles rebelles de mes paupières, J'imagine un jardin au milieu d'une rivière, Je récite des vers de mon coeur aux pierres Pour parfumer les fleurs tristes de ma solitude, Et endormir les vents de ma longue inquiètude, Au fond de la nuit, Je laisse chanter la flûte rêveuse de ma mélancolie, Et la voix douce de ma folie... Nefertiti
 | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 29/05/2008 à 01:53  Mon coeur nage dans le déluge amer d'une longue pluie, Et moi j'essaye de mon bâton fatigué, de chasser l'ombre de ma mélancolie, De détruire de mes mains désespérées les murs de tous les bruits, Qui dérangent les paupières paisibles de mes pauvres nuits, Histoire de coller les morceaux brisés de mon miroir et sauver mon esprit. Une vie parfumée de fleurs et couverte de promesses, Des pays de rêves et de fausses caresses, La naissance d'une chimère nommée tendresse, Une âme à la recherche de la noblesse. Ö voix de la sagesse ! Parole claire et douce ! Etoile des pures chemins ! Que dois-je faire pour éviter les feux de chagrin, Les larmes sombres de destin, L'obscurité de tous les matins ? Ö que je rêve de toucher de mes ailes les cieux de la paix, Endormir à jamais les yeux torturées de mes plaies, Scuplter de mes propres doigts le visage de ma liberté! Nefertiti
| Rêved'Orient - 2076403  Publié le 29/05/2008 à 01:55  MELANCOLIE Des étoiles couchées dans le noir Pleurent sur les décombres de nos histoires, Une vie de guerres et de chimères, Une nuit plongée dans une tristesse amère, Un coeur jeté dans les bras de l'enfer, Ö ma liberté n'appartient qu'a cerbère! Devant le dieu tonnerre Qui a frappé ma terre, Et rèveillé ma colère, Ma parole et devenue silence Et une larme de souffrance, Ö Morphée! Pourquoi m'as tu abandonné? Il est vrai qu'un jour je t'ai torturé, Mais le temps a passé, Pourquoi gardes-tu en toi cette animosité? Une voix qui tremble Pour un moment durable, Mon malheur fait plaisir au diable, Un chateau de sable, Des plats vides occupent ma grande table, Seigneur! Au coeur de ma douleur, J'ai vu souffrir mon bonheur! Nefertiti
| Rêved'Orient - 2076403  Publié le 29/05/2008 à 01:57  LE CHATIMENT D'UN REVE MENTEUR... J'ignorais complètement le châtiment qui attendait mon coeur amoureux et ce que la vie me réservait dans son sein profond, que la déception allait frapper de nouveau à ma porte et révéler les plaies endormies. En réalité, j'ai oublié de consulter les oracles ou regarder dans ma boule de cristal, je crois que j'étais occupée à ne rien faire, mais à bâtir seulement un empire chimérique dans ma tête avec l'aide de ton âme rayonnante qui m'a promis monts et merveilles, des îles de paix et des paradis éternels. Deux jours étaient suffisants pour que tout devienne poussière et change comme par magie, la lune a disparu dans l'obscurité du firmament, le soleil est tombé évanoui dans les bras des nuages, les vents ont dévasté les forêts et excité les mers les plus sages, la nature a jeté sa colère froide sur moi, c'était le retour précoce et inattendu de la saison mélancolique. Ô Adam, l'amour pour toi était une erreur ! Seigneur, quelle ironie ! Vouloir te parler et caresser les coins de ton visage de mes regards était dans ton monde un péché irrémissible ? Oh ! je ne comprends rien ! Tout me parait étrange dans cette histoire, mais je cesse de poser des questions car ton silence de pierre me fait mal et provoque dans mes yeux le déluge amer de Noé. Ô ciel ! J'étais bien dans ma tanière ! Rêve lumineux, tu m'as ébloui par ta beauté attrayante, tu m'as aveuglé par des fausses lueurs au point de tomber dans ton piège et sacrifier mes heures précieuses à t'adorer comme un dieu, je voyais dans ton beau miroir une charmante réalité et un avenir radieux dessinés par le crayon de l'âme rayonnante, sauf que les promesses étaient sans lendemain et les espoirs fugitifs comme les lumières pâles des bougies, l'histoire n'était qu'une pièce théâtrale jouée par Adam et racontée par les lèvres d'un rêve menteur dans le sommeil heureux de mon esprit romanesque. Le destin était présent pour mettre fin à cette folie et détruire l'empire. Nefertiti Fin
 | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 29/05/2008 à 01:59  SPLEEN Dans la mémoire nébuleuse d'une femme, Dans le coffre profond et généreux de son âme, Se trouvent une et mille perles de larmes, Un coeur entouré de dansantes flammes, Des histoires sans fin, Où brillent tous les chagrins, Des souvenirs déchirés à l'aube d'un matin, Une main qui rêve de dessiner un beau destin, Des jardins épanouis, et une vie printanière, Mais qui voit disparaître soudain, Ses espoirs heureux en demain Et de sa plume magique la lumière, A cause d'une créature de poussière Qui abandonna au milieu de chemin ses promesses Et jeta les jours, et les nuits précieuses Dans le ventre affamé de la sombre tristesse. Nefertiti
 | sandrine - 2260942 Publié le 29/05/2008 à 15:38  bel hommage au poete reve j'ai vraiment aimé | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 29/05/2008 à 18:05  Merci a toi ma belle, bienvenue a toi Pour toi sandrine
 | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 29/05/2008 à 18:07  Fleur d'amitié À l'intime du cœur, aux espaces de temps vécus silencieusement, j'ai souvent rêvé ! Je l'ai souvent rêvé, pur et intense, sans limite et sans retenue, laissant librement s'exprimer pensées intimes... émotions éprouvées... en transparence cristalline... joies comme peines, espérances comme déceptions, élans de vie comme descentes profondes, idéal exaltant autant que lassitude... toutes telles que vécues spontanées et sans préméditation... sans conséquence autre qu'espérance bienfaisante... sans autre but que de les vivre et les dire aux moments précis où elles émergent... sans passé et sans lendemain, mais souvent revécues et dans l'attente tranquille de les revivre avec le même élan de liberté... L'ai souvent rêvée belle et bonne comme fleur pleinement ouverte au soleil, transparente de lumière éclatante de beauté, exhalant rare parfum, pénétrant tout l'être qui la voit, d'une indicible émotion... L'ai souvent rêvée fleur prenant sa place dans le jardin de la vie, sans l'enlever à l'autre à côté d'elle et que l'autre ne lui enlève pas... fleur prenant sa part d'air et de lumière sans en priver l'autre... fleur puisant à la même terre sans l'appauvrir, au même coeur sans le partager. Un jour, Oh! L'heureux jour, j'ai cru, un moment, que mon rêve n'en était plus un et qu'il ne se distinguait pas de la réalité... et la joie m'a monté au cœur ! et la joie l'a envahi jusqu'à l'éclatement ! Qui a brisé mon rêve ? Était-il illusion ? Était-il rêve ? Était-il réalité ? Il s'évanouissait, revenait, m'échappait à nouveau... Je voulais reprendre mon rêve pour m'y accrocher, n'y parvenais pas s'échappant sans cesse, s'éloignant constamment, s'évanouissant chaque fois que je tentais de le reprendre... Alors, j'eus peur qu'il fut impossible. Et j'ai eu mal, tellement mal... Je l'avais tant de temps espéré, l'avais tant désiré... il est venu si près ! J'avais pourtant entendu les mots tendres et chauds... avais pourtant vu son regard rempli d'émotion... Alors mon espérance a repris, elle renaissait... rêve ou réalité, peu importe... tu étais là tour à tour confondue, rêve devenu réalité, réalité sortie du rêve, comblant ma longue espérance ; tu étais là, pure, intense, libre... tu étais là, fleur lumineuse et belle, suscitant l'indicible émotion... tu étais là, prenant place dans le jardin de ma vie... tu étais là et tu as nom : AMITIÉ ! Jean-Paul Guillemette | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 29/05/2008 à 23:57  La casbah "Alger" Le soir, quand la nature, lasse, se repose, Quand la nuit, si jeune, s'invite chez les gens, Ce moment magique où rien ne pèse, ni pose, La Casbah s'embaume de benjoin et d'encens. Les balcons, les sqifa* se peuplent de fantômes, Les cierges se rallument dans toutes les chambres , La Belle devient le nocturne royaume Des sons divins, des couleurs chaudes et de l'ambre. Douce nuit languissante et rêves parfumés, Enchantement de couleurs et bal de bougies, Le passé se lève, de l'oubli exhumé. Tout devient calme, douceur et nostalgie! Le khalkhal* en argent pesant aux chevilles, Le chentouf*, constellation dorée sur le corps, Le kaftan* tissé de fils d'or, les jeunes filles A la boqala* rêvent de nouveaux ports. Deux mondes en un, mais à chacun son plaisir, Les femmes sirotent le doux thé à la menthe Le regard rêveur chargé de secrets désirs, Le geste lent et la parole nonchalante; Et, vautrés sur les sofas, l'air grave, les hommes, Le gilet entrouvert et le seroual* en toile, Prennent avec respect le café dont l'arôme Monte en volutes pour tutoyer les étoiles. La voix d'El Anka* se libère dans les murs, Les hommes envoûtés se taisent et les femmes, Transportées, sans mouvement et sans murmure, Sous l'effet des notes cristallines se pâment. Cette fête digne des soirées de Ziryab* Se fige par le chant du muezzin fervent Qui met fin à la nuit et ressuscite l'aube, Cet instant furtif où les fantômes s'en vont. Le matin, quand Dame Nature se réveille, Quand le Soleil de son pinceau recrée l'endroit, Insensible à la féerie de la veille, Le Temps revêt la Casbah et reprend ses droits. ____Notes: *La Casbah: vieux quartier d'Alger classé patrimoine internationnal. *Sqifa: patio. *khalkhal: lourd bracelet en argent que les femmes portaient aux pieds. *Chentouf: colier fait de pièces d'or. *kaftan: riche habit tissé d'or et d'argent. *Boqala: jeu de femmes, genre de tarrots mais les cartes sont remplacées par des phrases très poétiques tirées au sort. *le seroual: pantalon traditionnel très large. *El Anka: chanteur très célèbre mort en 1978. *Ziryab: chanteur andalou très ancien.--- Med
| Rêved'Orient - 2076403  Publié le 27/07/2008 à 12:39  Le cinéaste youssef chahine est mort PAIX A SON AME
 | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 27/07/2008 à 12:44  Ce que je prône depuis toujours : l'ouverture vers l'autre » de youssef chahine Biographie d'Youssef Chahine Elevé dans la foi chrétienne, Youssef Chahine reçoit une éducation en anglais au Victoria College d'Alexandrie. Attiré par le cinéma et l'interprétation, il préfère s'exiler à Pasadena, en Californie. De retour en Egypte, Alvise Orfanelli, pionnier du cinéma en Egypte, lui propose de réaliser en 1950 son premier film 'Papa Amine'. Dès lors, il multiplie les oeuvres cinématographiques, s'efforçant de lutter contre la censure qui se montre de plus en plus oppressante. Alliant la dénonciation à l'analyse, ce cinéaste engagé révèle au public ses avis éclairés que ce soit dans 'L' Emigré' ou 'Le Destin', dans lequel il accuse le fanatisme religieux. Il réalise également quelques productions autobiographiques : 'Alexandrie pourquoi ?', 'La Mémoire' et 'Alexandrie, encore et toujours'. Suite aux événements tragiques du 11 septembre 2001 à New York, Youssef Chahine et dix autres réalisateurs de cultures différentes se sont réunis pour donner naissance à un témoignage collectif le '11'09'01 September 11', primé meilleur film de l'Union européenne. Il revient ensuite à ses premières amours en signant 'Alexandrie... New York', puisant de nouveau dans son parcours personnel. Il participe ensuite au film collectif 'Chacun son cinéma' réalisé pour le 60e anniversaire du Festival de Cannes, avant de livrer 'Le Chaos', un drame largement salué par la critique. | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 27/07/2008 à 12:46  Ses citations «Un des moyens d’extirper la frustration est sans doute la dérision.» [ Youssef Chahine ] «Si j'enseigne, c'est pour apprendre.» [ Youssef Chahine ] «La pensée a des ailes. Nul ne peut arrêter son envol.» [ Youssef Chahine ] - Dialogue du film Le Destin
 | Tony - 1936388  Publié le 27/07/2008 à 12:51  Merci Rêved'Orient de faire partager les internautes tes belles connaissances de Youssef Chahine ! | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 27/07/2008 à 12:54 
 | 1 | 2 | Page 3 | 4 | 5 | 6  |
|
|