|
|
|
|
|
Rêved'Orient - 2076403  Publié le 13/02/2008 à 20:51  On peut être poète dans tous les domaines : il suffit que l'on soit aventureux et que l'on aille à la découverte.
On peut être poète dans tous les domaines : il suffit que l'on soit aventureux et que l'on aille à la découverte. [Guillaume Apollinaire]
| 1992965 Publié le 13/02/2008 à 21:13  Voici le site officiel : Printemps des poètes ou encore, on en parle ici | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 13/02/2008 à 21:40  Merci a toi Merci pour le Du 03 mars , je serais là
 | Ahlemy - 2041408 Publié le 08/04/2008 à 10:46  reformule ta question reve, QUI A ENTENDU PARLER D' tu aurais eu du monde | Ahlemy - 2041408 Publié le 08/04/2008 à 10:46  puisqu'il devien celebre en se moment | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 09/04/2008 à 23:30  je suppose que tu as autre chose a faire que biz a toi  | Ahlemy - 2041408 Publié le 11/04/2008 à 16:09  bISOU REVE | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 12/04/2008 à 01:04  Le poète bat aux champs PORTAIL DE L'ENTRÉE L'ENTRÉE DES POÈTES Aux champs, compagnons et compagnes ! Fils, j'élève à la dignité De géorgiques les campagnes Quelconques où flambe l'été ! Flamber, c'est là toute l'histoire Du coeur, des sens, de la saison, Et de la pauvre mouche noire Que nous appelons la raison. Je te fais molosse, ô mon dogue ! L'acanthe manque ? j'ai le thym. Je nomme Vaugirard églogue ; J'installe Amyntas à Pantin. La nature est indifférente Aux nuances que nous créons Entre Gros-Guillaume et Dorante ; Tout pampre a ses Anacréons. L'idylle volontiers patoise. Et je ne vois point que l'oiseau Préfère Haliarte à Pontoise Et Coronée à Palaiseau. Les plus beaux noms de la Sicile Et de la Grèce ne font pas Que l'âne au fouet soit plus docile, Que l'amour fuie à moins grands pas. Les fleurs sont à Sèvre aussi fraîches Que sur l'Hybla, cher au sylvain ; Montreuil mérite avec ses pêches La garde du dragon divin. Marton nue est Phyllis sans voiles ; Fils, le soir n'est pas plus vermeil, Sous son chapeau d'ombre et d'étoiles, A Banduse qu'à Montfermeil. Bercy pourrait griser sept Sages ; Les Auteuils sont fils des Tempés ; Si l'Ida sombre a des nuages, La guinguette a des canapés. Rien n'est haut ni bas ; les fontaines Lavent la pourpre et le sayon ; L'aube d'Ivry, l'aube d'Athènes, Sont faites du même rayon. J'ai déjà dit parfois ces choses, Et toujours je les redirai ; Car du fond de toutes les proses Peut s'élancer le vers sacré. Si Babet a la gorge ronde, Babet égale Pholoé. Comme Chypre la Beauce est blonde. Larifla descend d'Evohé. Toinon, se baignant sur la grève, A plus de cheveux sur le dos Que la Callyrhoé qui rêve Dans le grand temple d'Abydos. Çà, que le bourgeois fraternise Avec les satyres cornus ! Amis, le corset de Denise Vaut la ceinture de Vénus. houmâ
 | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 12/04/2008 à 01:07 
On peut être poète dans tous les domaines : il suffit que l'on soit aventureux et que l'on aille à la découverte. [Guillaume Apollinaire] Le bon conseil est celui du poète Yves Bonnefoy dans son Rimbaud de la collection Écrivains de toujours : "Pour comprendre Rimbaud, lisons Rimbaud !".
 | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 12/04/2008 à 01:09 
Le poète artisan des mots Amène la vie à la conscience Nous montre tout ce qui est beau Ca n'a pas l'air , c'est une science.... Les délicats rouages de l'âme Il démonte et remonte ensuite Comme un mécanicien habile Afin qu'elle ne soit plus malade..... Tel un artisan besogneux Il choisit bien ses matériaux Et les ajuste très soigneux Car il aime le bon bouleau..... Comme un orfèvre et son diamant Il découvre dépoussière les mots Avec précision les taillant En faisant les plus beaux joyaux.... Et le poète guide notre âme C'est sa responsabilité Vers la conscience et la beauté Vers l'AMOUR PUR où l'on se pâme !!!!..... | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 12/04/2008 à 01:11 
DE L.T. POEME FÉTICHE D'UN POETE ICI...... VOILA POUR TON PLAISIR "LE SEIN DE MA MÈRE" C'est bien certain qu'on ne se rappelle pas lorsque nous étions dans le sein de notre mère. Il n'en reste pas moins, que c'était encore la meilleure place.... toujours au chaud et surtout on était bien. C'est la plus belle chose au monde que d'être dans le sein de notre mère.....car dès qu'on sort "on pleure" tout comme la mort, nous pleurons. Il est très difficile de comprendre une chose pareille. Nous prenons conscience de cette dimension que lorsque l'on vieillit. Très jeune, on est heureux d'être.... En grandissant, on regarde davantage et on ne comprend toujours pas.... En vieillissant, il n'y a pas de question, nous réalisons que c'était la plus belle place pour vivre. Comme on le dit si souvent, toute bonne chose a une fin mais nous avons le droit de penser, de réfléchir à cela. Dans le sein de notre mère, pas de pleurs, c'est la tranquillité que l'on perd aussitôt né. Les enfants sont les plus beaux du monde et de voir son premier sourire, c'est une chose qui fait plaisir. On est très heureux! Sa première dent, on est content tout comme ses premiers pas. On regarde grandir l'enfant et la première chose que l'on voit, il s'envole. Il vole de ses propres ailes et souvent nous sommes oubliées. Chaque moment est à vivre de son mieux et avec ce que l'on a. Il faut se dire, c'est le don d'une vie.  | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 12/04/2008 à 01:13  "NUL NE DÉCRIT MIEUX L'AMOUR QUE LE POÈTE"
Le poète est celui qui a une imagination fertile et des émotions très fortes. Plusieurs poètes n'ont parlé que d'amour en voulant changer le monde! Je ne sais pas à quel point ils ont réussi mais il faut être tenace et entêté pour toujours aller plus loin. L'amour doit être notre mot de passe à chaque instant de notre vie même si ce n'est pas facile. Aimer semble facile mais beaucoup de personnes trouvent le mot plutôt difficile. Je dis toujours, j'aime AIMER parce que cela nous aide à toujours aller plus loin, à découvrir le monde sous leur vrai jour. Dis à quelqu'un que tu l'aimes et tu verras son visage s'éclaircir et devenir plus léger. J'ai vécu ce matin cette manière de fonctionner avec une personne. Elle a été tellement surprise de ma manière de lui dire que je l'aimais, elle m'a prise dans ses bras dans une étreinte folle. On peut faire des miracles en disant aux personnes qu'on les aime. Il n'y a plus beau cadeau à faire au monde que de leur laisser savoir que l'on pense à eux et leur exprimer un amour inconditionnel. Nul ne peut décrire l'amour mieux que le poète. N'attendez pas d'être aux portes de la mort pour dire à quelqu'un que vous les aimez. Loulou tendresse
| Rêved'Orient - 2076403  Publié le 21/05/2008 à 13:47 
QUE C'EST BETE UN POETE ?? Comment puis-je vouloir aimer, j’ai bien dit, Aimer, avec ce feu de pensées en mon esprit; Qui êtes-vous, femme de mon tourment, Auprès de qui se trouve l’éblouissement ? Mon regard inconvenant à la femme idolâtrée, Chaleur dont ma nature est toute pénétrée ! Tout le monde est joyeux sur l’herbe; l’horizon Resplendit; le vent court; des fleurs plein le gazon, Des éclats de voix, encore, encore et encore; Tout cela chante, rit, aime inondé d’aurore; Ma raison défaille : - Je veux ma part du ciel ! L’aube la calme mais je l’offre à Marcèle ! Christian Jean Collard,-
 | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 21/05/2008 à 13:53  POETE,
QU'EST-CE QUE LA POESIE ? Selon mes sources (1971) on dénombrait en France, plus de cent mille poètes vivants. Il paraissait, autrefois, dans les pays francophones, cent soixante-dix nouveaux recueils de poésies, par an. Ce chiffre a augmenté considérablement depuis cette époque ! Un jeune poète - publié dans de bonnes conditions - vendait, en 1971, en moyenne ses oeuvres à deux cents exemplaires et atteignait donc trois cents à cinq cents lecteurs. Une étude faite a démontré le nombre important des ventes de 2003 à 2005. C’est dire que, à l’encontre d’une opinion répandue du Romantisme, les « nourrissons des muses » n’ont jamais été aussi nombreux. Bien des talents poétiques n’ont pas encore trouvé l’occasion ou l’audace de s’épanouir, et de se révéler. Il y a beaucoup plus de poètes en puissance que de poètes « de faits » La définition d’un poète est parfois pleinement satisfaisante, parfois non. Pas même cette définition qui décide qu’un poète c'est celui qui écrit en vers, c’est-à-dire qui soumet ses écrits aux impératifs de la prosodie. Une épître de Boileau est plus prosaïque qu’une page des "Mémoires d’outre-tombe" et une tragédie versifiée de Voltaire contient moins d’éléments poétiques qu’une comédie en prose de Marivaux. Platon rattachait le don poétique à un enthousiasme inspiré par les dieux : « Le poète est chose ailée et sacrée ; il ne peut créer avant de sentir l’inspiration. Il est transporté hors de lui ; bien au-delà des limites de la raison. » L’aptitude poétique est un don. On ne peut la cultiver que si ce don a pour germe une disposition innée. « Si la poésie ne vient pas aussi spontanément que les feuilles sur un arbre, il vaut mieux qu’elle ne vienne pas du tout . » (John Keats) Je résumerai tout ceci en suggérant que l’état poétique surgit quand la conscience devient profondément présente à elle-même et au Cosmos... Le poète est celui qui découvre l’immuable virginité du monde, qui retrouve les dons de l’enfance et pour lequel, par conséquent, les mots habituels reprennent merveilleusement leur transparence. Victor Hugo disait : « La poésie, c’est la pensée personnelle dans ce qu’elle a d’intime en tout. »
| FRANK - 770362  Publié le 21/05/2008 à 14:04  Rédigé par Christian Jean Collard le lundi 18 juillet 2005 à 11h23 dans Poésies | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0) Dernier texte de la page | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 21/05/2008 à 14:32  Bonjour Franck Bravo a un moment j'ai pensé être tt seule sur ce fil a croire que ce genre de sujet n'intéresse personne dommage!! Merci a toi effectivement je resume  | FRANK - 770362  Publié le 21/05/2008 à 14:35  Merci de nous avoir fait découvrir ce site en tout cas
| Rêved'Orient - 2076403  Publié le 21/05/2008 à 14:41  Merci a toi aussi !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Une detente
Je t'aime, c'est ma plume qui te l'écrit Et c'est mon cœur qui te le dit. - Christian Jean Collard -
| Diane - Forget me not - 2025831  Publié le 21/05/2008 à 14:44  Rêve ! Ton fil est comme un bain de fraîcheur ! Il détend ! | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 21/05/2008 à 14:47  Coucou Diane Merci a toi, je m'eclate toute seule encore dans mes ch'tites passion bienvenue
Ce Charme ! il prit âme et corps, Et dispersa tous efforts. Que comprendre à ma parole ? Il fait qu'elle fuie et vole ! A.R., Ô saisons, ô châteaux... | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 21/05/2008 à 14:49 
LE POETE ET LA MUSE La Chambre, as-tu gardé leurs spectres ridicules, O pleine de jour sale et de bruits d'araignées ? La Chambre, as-tu gardé leurs formes désignées Par ces crasses au mur et par quelles virgules ? Ah fi! Pourtant, chambre en garni qui te recules En ce sec jeu d'optique aux mines renfrognées Du souvenir de trop de choses destinées, Comme ils ont donc regret aux nuits, aux nuits d'Hercules ! Qu'on l'entende comme on voudra, ce n'est pas ça : Vous ne comprenez rien aux choses, bonnes gens. Je vous dis que ce n'est pas ce que l'on pensa. Seule, ô chambre qui fuis en cônes affligeants, Seule, tu sais! mais sans doute combien de nuits De noce auront dévirginé leurs nuits, depuis G.A | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 21/05/2008 à 14:58 
Victor HUGO (1802-1885) Ces âmes que tu rappelles, Mon coeur, ne reviennent pas. Pourquoi donc s'obstinent-elles, Hélas ! à rester là-bas ? Dans les sphères éclatantes, Dans l'azur et les rayons, Sont-elles donc plus contentes Qu'avec nous qui les aimions ? Nous avions sous les tonnelles Une maison près Saint-Leu. Comme les fleurs étaient belles ! Comme le ciel était bleu ! Parmi les feuilles tombées, Nous courions au bois vermeil; Nous cherchions des scarabées Sur les vieux murs au soleil; On riait de ce bon rire Qu'Éden jadis entendit, Ayant toujours à se dire Ce qu'on s'était déjà dit; Je contais la Mère l'Oie; On était heureux, Dieu sait ! On poussait des cris de joie Pour un oiseau qui passait. Victor HUGO
 | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 21/05/2008 à 15:01  http://www.senat.fr/evenement/archives/D24/Affiche.jpg | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 21/05/2008 à 15:05 
A CEUX QU'ON FOULE DU PIEDS ...Ce n'est pas le canon du noir vendémiaire, Ni les boulets de juin, ni les bombes de mai, Qui font la haine éteinte et l'ulcère fermé. Moi, pour aider le peuple à résoudre un problème, Je me penche vers lui. Commencement : je l'aime. Le reste vient après. Oui, je suis avec vous, J'ai l'obstination farouche d'être doux, Ô vaincus, et je dis : Non, pas de représailles ! Ô mon vieux coeur pensif, jamais tu ne tressailles Mieux que sur l'homme en pleurs, et toujours tu vibras Pour des mères ayant leurs enfants dans les bras. Quand je pense qu'on a tué des femmes grosses, Qu'on a vu le matin des mains sortir des fosses, Ô pitié ! quand je pense à ceux qui vont partir ! Ne disons pas : Je fus proscrit, je fus martyr. Ne parlons pas de nous devant ces deuils terribles ; De toutes les douleurs ils traversent les cribles ; Ils sont vannés au vent qui les emporte, et vont Dans on ne sait quelle ombre au fond du ciel profond. Où ? qui le sait ? leurs bras vers nous en vain se dressent. Oh ! ces pontons sur qui j'ai pleuré reparaissent, Avec leurs entreponts où l'on expire, ayant Sur soi l'énormité du navire fuyant ! On ne peut se lever debout ; le plancher tremble ; On mange avec les doigts au baquet tous ensemble, On boit l'un après l'autre au bidon, on a chaud, On a froid, l'ouragan tourmente le cachot ; L'eau gronde, et l'on ne voit, parmi ces bruits funèbres, Qu'un canon allongeant son cou dans les ténèbres. Je retombe en ce deuil qui jadis m'étouffait. Personne n'est méchant, et que de mal on fait ! [...]
On peut être poète dans tous les domaines : il suffit que l'on soit aventureux et que l'on aille à la découverte. [Guillaume Apollinaire] | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 21/05/2008 à 16:20  L'on peut prévoir le jour où, le phonographe et le cinéma étant devenus les seules formes d'impression en usage, les poètes auront une liberté inconnue jusqu'à présent. [Guillaume Apollinaire]
 | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 21/05/2008 à 16:33  Les autres peuples ont eu des historiens, des jurisconsultes, des sages, des poètes, mais qui sont à eux seuls et forment comme une gloire privée, le peuple juif a été l'historien, le sage, le poète de l'humanité. [Henri Lacordaire] [
] | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 21/05/2008 à 16:45 
La plume a mêm’ le cœur Pour toi le ciel se fait azur L’averse est éclats de diamant Tu dis l’ amour d’amants très purs D’éternité de leurs serments Dans le sourire ou dans les pleurs Toujours la plume a mêm’ le coeur Ecris, poète La neige est un manteau d’hermine Un édredon sur le sol froid Le brouillard, douce mousseline Nimbe une pente d’un vieux toit Dans le sourire ou dans les pleurs Toujours la plume a mêm’ le cœur Ecris, poète Tu cries quelques fois ta révolte Fauche l’ivraie des déraisons Seuls bénéfices de ta récolte Sont les barreaux d’une prison Dans le sourire et dans les pleurs Toujours la plume a mêm’ le cœur Ecris, poète Tu fais que l’on voit une fleur Soudain pleurer des larmes d’or Met du soleil au gris des heures Donne l’envie d’aimer encore Dans le sourire et dans les pleurs Toujours la plume a mêm’ le cœur Ecris, poète Emmène moi dans la montagne Et conte moi milles merveilles Que tes poèmes m’accompagnent Dans la forêt aux tons vermeil Dans le sourire et dans les pleurs Toujours la plume a mêm’ le cœur Ecris, poète Anita
 | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 22/05/2008 à 13:16  A UNE FEMME A vous ces vers de par la grâce consolante De vos grands yeux où rit et pleure un rêve doux, De par votre âme pure et toute bonne, à vous Ces vers du fond de ma détresse violente. C'est qu'hélas ! le hideux cauchemar qui me hante N'a pas de trêve et va furieux, fou, jaloux, Se multipliant comme un cortège de loups Et se pendant après mon sort qu'il ensanglante ! Oh ! je souffre, je souffre affreusement, si bien Que le gémissement premier du premier homme Chassé d'Eden n'est qu'une églogue au prix du mien ! Et les soucis que vous pouvez avoir sont comme Des hirondelles sur un ciel d'après-midi, - Chère, - par un beau jour de septembre attiédi. Verlaine
| Rêved'Orient - 2076403  Publié le 22/05/2008 à 13:18  AVANT QUE TU T'EN AILLES A vous ces vers de par la grâce consolante De vos grands yeux où rit et pleure un rêve doux, De par votre âme pure et toute bonne, à vous Ces vers du fond de ma détresse violente. C'est qu'hélas ! le hideux cauchemar qui me hante N'a pas de trêve et va furieux, fou, jaloux, Se multipliant comme un cortège de loups Et se pendant après mon sort qu'il ensanglante ! Oh ! je souffre, je souffre affreusement, si bien Que le gémissement premier du premier homme Chassé d'Eden n'est qu'une églogue au prix du mien ! Et les soucis que vous pouvez avoir sont comme Des hirondelles sur un ciel d'après-midi, - Chère, - par un beau jour de septembre attiédi.
 | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 22/05/2008 à 13:21  Art poétique De la musique avant toute chose, Et pour cela préfère l'Impair Plus vague et plus soluble dans l'air, Sans rien en lui qui pèse ou qui pose. Il faut aussi que tu n'ailles point Choisir tes mots sans quelque méprise : Rien de plus cher que la chanson grise Où l'Indécis au Précis se joint. C'est des beaux yeux derrière des voiles, C'est le grand jour tremblant de midi, C'est, par un ciel d'automne attiédi, Le bleu fouillis des claires étoiles ! Car nous voulons la Nuance encor, Pas la Couleur, rien que la nuance ! Oh ! la nuance seule fiance Le rêve au rêve et la flûte au cor ! Fuis du plus loin la Pointe assassine, L'Esprit cruel et le Rire impur, Qui font pleurer les yeux de l'Azur, Et tout cet ail de basse cuisine ! Prends l'éloquence et tords-lui son cou ! Tu feras bien, en train d'énergie, De rendre un peu la Rime assagie. Si l'on n'y veille, elle ira jusqu'où ? O qui dira les torts de la Rime ? Quel enfant sourd ou quel nègre fou Nous a forgé ce bijou d'un sou Qui sonne creux et faux sous la lime ? De la musique encore et toujours ! Que ton vers soit la chose envolée Qu'on sent qui fuit d'une âme en allée Vers d'autres cieux à d'autres amours. Que ton vers soit la bonne aventure Eparse au vent crispé du matin Qui va fleurant la menthe et le thym... Et tout le reste est littérature. shcert | Rêved'Orient - 2076403  Publié le 22/05/2008 à 13:22  Tournez manèges
Rêved'Orient Chevaux de bois Tournez, tournez, bons chevaux de bois, Tournez cent tours, tournez mille tours, Tournez souvent et tournez toujours, Tournez, tournez au son des hautbois. Le gros soldat, la plus grosse bonne Sont sur vos dos comme dans leur chambre, Car en ce jour au bois de la Cambre Les maîtres sont tous deux en personne. Tournez, tournez, chevaux de leur coeur, Tandis qu'autour de tous vos tournois Clignote l'oeil du filou sournois, Tournez au son du piston vainqueur. C'est ravissant comme ça vous soûle D'aller ainsi dans ce cirque bête : Bien dans le ventre et mal dans la tête, Du mal en masse et du bien en foule. Tournez, tournez sans qu'il soit besoin D'user jamais de nuls éperons Pour commander à vos galops ronds, Tournez, tournez, sans espoir de foin Et dépêchez, chevaux de leur âme : Déjà voici que la nuit qui tombe Va réunir pigeon et colombe Loin de la foire et loin de madame. Tournez, tournez ! le ciel en velours D'astres en or se vête lentement. Voici partir l'amante et l'amant. Tournez au son joyeux des tambours ! |
Page 1 | 2 | 3 | 4 | Suivante> | Dernière>>  |
|
|