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Tendances des maladies bactériennes transmises sexuellement (MTS) au Canada



En dépit de la diminution constante des taux de MTS au Canada, ces maladies demeurent un important problème de santé publique au pays. Parmi leurs répercussions sur la santé reproductrice figurent les atteintes inflammatoires pelviennes (AIP) aigues et chroniques; les difficultés à concevoir en raison d'une infertilité tubaire; la perte du foetus à la suite d'une grossesse ectopique, d'un avortement spontané et d'une mortinaissance; l'accouchement prématuré; et les infections aigues ou chroniques chez les nourrissons dont la mère est infectée.

Chez les couples, 20 % des cas d'infertilité seraient imputables au fait que la femme présente des lésions des trompes de Fallope consécutives à une AIP due à une MTS. La fertilité future d'une cohorte de femmes est menacée par les MTS. Le coût associé à l'AIP seulement au Canada s'est élevé à environ 200 millions de dollars par année en 19911. Aussi le dépistage des MTS dans la population canadienne demeure-t-il une question de première importance. Dans le présent document, nous exposons brièvement les tendances relatives à plusieurs MTS d'origine bactérienne courantes, et signalons les problèmes actuels de dépistage.

Infection génitale à Chlamydia

  • Le nombre de cas déclarés a chuté de 30,4 % entre 1991 et 1995. Ce sont les femmes âgées de 15 à 19 ans qui sont le plus souvent atteintes au Canada2.
  • De nombreux cas d'infection ne sont pas décelés, parce que l'infection est bénigne ou asymptomatique; ils ne sont donc pas déclarés. Pour améliorer le dépistage et la déclaration, il faudra accroître les mesures de dépistage dans les populations à risque (personnes âgées de < 25 ans, sujets ayant de multiples partenaires, utilisateurs de drogues injectables, jeunes de la rue, personnes ayant des relations sexuelles non protégées, etc.)3.
  • Les techniques d'amplification de l’ADN devraient faciliter la détection de Chlamydia, ce qui se traduira par une augmentation du taux de dépistage de la maladie. Ces tests sont extrêmement sensibles et permettent de détecter rapidement l'infection dans des échantillons d'urine, plutôt que dans des prélèvements urétraux ou cervicaux. On pourrait assister à un renversement de la tendance à la baisse observée au cours des dernières années, à mesure que cette méthode de détection gagnera en popularité; les taux déclarés de chlamydiose pourraient augmenter provisoirement et refléter ainsi avec plus de justesse le fardeau réel de la maladie dans la population4.
  • Pour les cas déclarés, le ratio selon le sexe s'établit actuellement à environ 4 femmes pour 1 homme. Cette situation s'explique par le fait que le dépistage systématique est plus courant chez les femmes (lors de consultations régulières, p. ex., pour le test de Papanicolaou) et par les réticences des hommes à l'égard du prélèvement urétral comme méthode de détection. Le prélèvement urinaire, suivi de test utilisant des techniques d'amplification à l’ADN serait plus acceptable et pourrait entraîner un équilibre du ratio hommes : femmes4.

Gonorrhée

  • Depuis 1970, l'incidence de la gonorrhée a chuté brusquement dans presque tous les pays occidentaux. Alors que les taux canadiens de gonorrhée se comparent favorablement à ceux de la plupart des pays industrialisés, plusieurs pays d'Europe du Nord ont des taux d'incidence légèrement inférieurs à ceux signalés au Canada5.
  • Le nombre de cas déclarés de gonorrhée au Canada a diminué régulièrement depuis 1981. Entre 1990 et 1995, on a observé une diminution de 65,5 % du taux d'infection gonococcique au Canada2.
  • Alors que, chez les hommes, c'est le groupe des 20 à 29 ans qui demeure le plus souvent atteint, chez les femmes, la maladie frappe davantage entre l'âge de 15 et 19 ans, soit plus tôt qu'auparavant2. Les séquelles des MTS, en particulier l'infertilité, pourraient donc se manifester à un âge plus précoce dans l'avenir.
  • Bien que le nombre de cas de gonorrhée diminue, on observe, parallèlement à l'introduction de nouveaux antibiotiques, une augmentation soutenue du nombre d'isolats résistants. Certains cas récents d'infection présentaient une moins grande sensibilité aux traitements plus nouveaux, comme la ciprofloxicine2.

Syphilis

  • Le taux de syphilis chez les cas qui ont contracté la maladie au Canada indique que l'infection est presque éliminée. Les programmes de surveillance devront peut-être être plus ciblés que par le passé. Vu le petit nombre de cas, il pourrait s'avérer utile de mener des enquêtes sur les éclosions6.

  • Dans les groupes cibles à «haut risque», on recommande une surveillance accrue afin de reconnaître les éclosions. Selon certaines études menées aux États-Unis, les jeunes gens qui échangent des faveurs sexuelles contre de la drogue pourraient appartenir à ces groupes à risque élevé7. On ne dispose toutefois d'aucune donnée au Canada sur l'incidence de la maladie selon le sexe du partenaire, les comportements sexuels ou d'autres facteurs de risque (p. ex., utilisation de drogues injectables)7.
Références
  1. Ronald A, Peeling R. Les infections transmises sexuellement : leurs manifestations et leurs liens avec l'infertilité et les maladies de l'appareil reproducteur. Dans : Compréhension de l'infertilité : facteurs de risque. Collection d'études de la Commission royale d'enquête sur les nouvelles techniques de reproduction, volume 7. Ottawa : Ministre des Approvisionnement et Services Canada, 1993:1-31.
  2. Laboratoire de lutte contre la maladie. Surveillance des maladies transmises sexuellement au Canada, 1995: rapport annuel. RMTC 1998;24S1:1-32.
  3. Goeree R, Gully P. Fardeau que représente l'infection à Chlamydia trachomatis et à Neisseria gonorrhoeae au Canada. Dans : Prévention de l'infertilité. Collection d'études de la Commission royale d'enquête sur les nouvelles techniques de reproduction, volume 8. Ottawa : Ministre des Approvisionnement et Services, 1993;29-76.
  4. Squires S, Chaly B, Wilk T, Doherty J. Infection à Chlamydia trachomatis au Canada: mise à jour. RMTC 1997;6:113-20.
  5. Alary M. Gonorrhea: epidemiology and control strategies. Can J Human Sex 1997;6(2):151-159.
  6. Romanowski B. Syphilis: epidemiology and control. Can J Human Sex 1997;6(2):171-77.
  7. Rolfs RT, Goldberg M, Sharrar RG. Risk factors for syphilis: cocaine use and prostitution. Am J Public Health 1990;80:853-57.


Pour plus d’information, veuillez communiquer avec :

la Division de la prévention et du contrôle des MTS
Bureau du VIH/sida et des MTS
Laboratoire de lutte contre la maladie, Santé Canada
Pré Tunney, indice de l’adresse 0900 B1
Ottawa (Ontario) K1A 0K9

Tél. : (613) 957-1787
Fax : (613) 957-0381

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Article original sur Www.hc-sc.gc.ca

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