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Le préservatif féminin : contrôlé par la femme



Le préservatif féminin : contrôlé par la femme

Note : L'Agence des Etats-Unis pour le développement international a fourni récemment une quantité limitée de préservatifs féminins à des programmes de planification familiale de 22 pays et elle évaluera la possibilité de continuer ou non à les livrer. Dans le cadre de l'introduction de cette méthode, FHI a préparé une documentation destinée aux responsables de la planification familiale. L'article suivant consiste en une vue d'ensemble concise et en une notice explicative sous forme de questions réponses, lesquelles faisaient partie de cette documention.

Le préservatif féminin est une méthode contraceptive de barrière très efficace pour prévenir la grossesse, à condition d'être utilisée correctement et systématiquement. Il reste à entreprendre des recherches pour savoir dans quelle mesure cette méthode relativement nouvelle protège contre les maladies sexuellement transmissibles (MST). Sa capacité de protection contre les MST, VIH y compris, est spéculative, mais prometteuse.

Cette méthode de barrière contrôlée par la femme pourrait se révéler particulièrement utile pour les femmes à risque de MST qui ont du mal à convaincre leurs partenaires masculins d'utiliser des préservatifs en latex. Le préservatif féminin est commercialisé sous la marque "Reality" en Amérique du Nord et "Femidom" en Europe. La U.S. Food and Drug Administration (FDA ) en a autorisé la commercialisation aux Etats-Unis en 1993.

Plus résistant que le latex

Le préservatif féminin est fabriqué à partir d'une matière plastique polyuréthane plus résistante que le latex dont est fait le préservatif masculin, ce qui présente l'avantage de diminuer le risque de rupture, de rendre la méthode plus confortable et d'en accroître la durée de conservation avant vente, même dans des conditions défavorables de stockage.

Cette méthode consiste en une membrane en forme de cylindre souple et ample, ayant à chaque extrêmité un anneau flexible en polyuréthane. L'un se trouve au fond de la partie fermée de la membrane ; il sert de mécanisme d'insertion aussi bien que de point d'ancrage à l'intérieur du vagin. L'anneau extérieur forme la partie externe du dispositif et reste en dehors du vagin après l'insertion, ce qui protège les lèvres et la base du pénis pendant l'acte sexuel. Cette conception pourrait réduire le potentiel de transfert d'organismes infectieux entre partenaires sexuels, en particulier d'ulcèrations génitales.

Contrairement au préservatif masculin en latex, qui s'affaiblit en cas d'utilisation de lubrifiants à base de corps gras, le préservatif féminin peut être employé en association avec n'importe quel type de lubrifiant sans que sa résistance ne s'en trouve compromise. Il est prélubrifié, mais ses utilisatrices peuvent rajouter un produit lubrifiant.

Taille unique, usage unique

Ce dispositif a été approuvé exclusivement aux fins d'utilisation unique, mais des études en cours visent à déterminer si le préservatif féminin peut être nettoyé et réutilisé sans perdre de son efficacité et sans nuire aux considérations d'innocuité. Il n'est pas nécessaire qu'un professionnel de santé en détermine la taille en fonction de l'utilisatrice, puisque ce dispositif n'a pas besoin de recouvrir précisément le col de l'utérus.

Efficacité contraceptive

Pour ce qui est de prévenir la grossesse, le préservatif féminin est analogue à d'autres méthodes de barrière, telles que le diaphragme et le préservatif masculin en latex. Pour déterminer l'efficacité contraceptive, Family Health International (FHI) et le Contraceptive Research and Development Program (CONRAD) ont effectué un essai clinique du préservatif fémin dans neuf centres, six aux Etats-Unis et trois en Amérique latine. Chez les 377 femmes qui ont participé à cet essai, le taux de grossesse à six mois sur les tables de survie était de 15,1 pour 100 femmes (12,4 % aux Etats-Unis et 22,2 % en Amérique latine). Le taux d'échec typique enregistré dans les centres des Etats-Unis était comparable à ceux du diaphragme, de l'éponge vaginale et de la cape cervicale au bout de six mois d'utilisation typique.

Qu'en est-il si le dispositif est utilisé correctement à chaque rapport sexuel ? Dans l'étude collaborative réalisée par FHI et CONRAD, le taux d'échec au bout de six mois était de 4,3 pour 100 femmes, en cas d'utilisation parfaite. La comparaison des données relatives aux Etats-Unis et celles provenant d'autres études indique que la probabilité d'échec en cas d'utilisation parfaite du préservatif féminin est analogue à celle du préservatif masculin et du diaphragme, et légèrement inférieure à celle de la cape cervicale et de l'éponge.

La prévention des MST et du sida

Des études faites en laboratoire ont démontré que le préservatif féminin était imperméable à divers organismes responsables de MST, et notamment au VIH et à d'autres virus. Seule une étude a été réalisée in vivo pour évaluer les propriétés prophylactiques du préservatif féminin. Dans le cadre de cette étude, 104 femmes qui avaient été diagnostiquées et traitées pour une trichomoniase vaginale récurrente ont été réparties en deux groupes, l'un réunissant des utilisatrices du préservatif féminin et l'autre étant un groupe-témoin (composé de volontaires qui avaient annoncé leur intention de ne pas utiliser cette méthode). Chaque groupe a été suivi pour une période de 45 jours d'activité sexuelle habituelle. La récurrence de la trichomoniase a été observée chez sept des 50 femmes du groupe-témoin (14 %) et chez 5 des 34 femmes ayant utilisé le préservatif féminin de façon imparfaite (14,7 %), mais chez aucune des 20 femmes qui l'avaient utilisé dans des conditions parfaites. FHI et l'Organisation mondiale de la Santé effectueront au moins une étude sur le préservatif féminin et les infections du col de l'utérus. En attendant, l'efficacité de l'emploi du préservatif féminin à titre de prévention des MST reste spéculative, mais prometteuse.

La FDA recommande l'utilisation du préservatif masculin en latex comme mesure très efficace de prévention des MST, mais l'utilisation du préservatif féminin est une solution à envisager lorsque le partenaire masculin refuse d'utiliser un préservatif.

Avantages et inconvénients

Ce dispositif unique présente plusieurs avantages :

  • Le préservatif féminin ne serre pas le pénis, contrairement au préservatif masculin en latex. Dès lors, les hommes ont peut-être davantage de sensations. De même, les femmes qui ont utilisé ce produit ont qualifié de minime la diminution des sensations. Contrairement au latex, le polyuréthane, utilisé dans la fabrication du préservatif féminin, permet le transfert de la chaleur corporelle, ce qui peut améliorer les sensations.
  • Puisqu'il recouvre la plus grande partie des organes génitaux externes de la femme, le préservatif féminin forme une barrière sur une plus grande surface et il pourrait, à ce titre, offrir une protection légèrement supérieure à celle du préservatif masculin contre les ulcérations génitales, comme l'herpès et le chancre.
  • Ce dispositif est contrôlé par la femme. Pour la femme exposée au risque de MST, le préservatif féminin constitue une option prophylactique au cas où son partenaire refuserait d'utiliser un préservatif masculin.
  • En matière de lubrifiants, les préférences varient. Comme le préservatif féminin peut être utilisé avec n'importe quel type de lubrifiant sans que son efficacité s'en trouve compromise, il présente un avantage dans les pays où les lubrifiants aqueux sont difficiles à obtenir.
  • Certaines femmes trouvent le préservatif féminin plus facile à utiliser que les autres méthodes féminines de barrière. Il peut être utilisé sans spermicide. Comme le diaphragme, la cape cervicale et l'éponge, il peut être inséré bien avant le rapport sexuel, encore que ce ne soit peut-être pas confortable.

Comme toute autre méthode contraceptive, le préservatif féminin comporte des inconvénients :

  • Le préservatif féminin est relativement coûteux. Son prix moyen aux Etats-Unis revient à environ 2,50 dollars US l'unité, soit à peu près cinq fois celui du préservatif masculin en latex. (Si ce dispositif peut être utilisé efficacement et sans risque plus d'une fois, son coût sera moindre pour l'utilisatrice.)
  • Il recouvre les organes génitaux féminins. Si elle offre peut-être une meilleure protection contre les MST, cette caractéristique rebute cependant un bon nombre de couples. C'est une raison fréquemment invoquée pour justifier l'abandon de ce dispositif.
  • Certaines utilisatrices se plaignent du bruit qu'il fait pendant les rapports. En cas d'emploi vigoureux, il lui arrive d'être poussé à l'intérieur du vagin.
  • Bien que ce phénomène soit très rare, la déchirure du préservatif féminin a été signalée dans environ 1 % des cas d'utilisation lors d'un essai clinique. (Ce taux de déchirure est inférieur à celui du préservatif en latex, lequel se situe entre 2 % et 5 %.)

Ce qui plaît ou ce qui ne plaît pas aux gens

Pendant six années, FHI a évalué l'acceptabilité du préservatif féminin dans des populations diverses. Les utilisatrices se sont plaintes le plus fréquemment de l'anneau intérieur et du mouvement du dispositif pendant les rapports. Les plaintes liées à l'insertion n'ont pas été nombreuses, encore que certaines femmes aient déclaré qu'il leur fallait essayer de mettre le préservatif en place plus d'une fois avant de s'y habituer. Beaucoup de femmes ont dit qu'elles aimaient bien ce dispositif et qu'elles le recommanderaient à d'autres personnes.

L'aspect physique et le concept même de cette première génération de préservatifs féminins sont méconnus de la plupart des gens. Les perceptions pourraient évoluer au fil du temps, à mesure que les gens s'habitueront à ce dispositif.

Sources

  1. Bounds W, Guillebaud J, Newman GB. Female condom (Femidom). A clinical study of its use-effectiveness and patient acceptability. Br J Fam Plann 1992; 18:36-41.
  2. 2. Farr G, Gabelnick H, Sturgen K, et al. Contraceptive efficacy and acceptability of the female condom. Am J Pub Health 1994; 84:1960-64.
  3. 3. Feldblum P, Joanis C. Modern Barrier Methods: Effective Contraception and Disease Prevention. Durham: Family Health International, 1994.
  4. 4. The Female Health Company, Division of Wisconsin Pharmacal. Reality Female Condom: An Alternative for Women. Chicago: Wisconsin Pharmacal, 1994.
  5. 5. Ford N, Mathie E. The acceptability and experience of the female condom, Femidom among family planning clinic attenders. Br J Fam Plann 1993; 19:187-92.
  6. 6. Soper DC, Shoupe D, Shangold GA, et al. Prevention of vaginal trichomoniasis by compliant use of the female condom. Sex Transm Dis 1993; 20:137-39.
  7. 7. Trussell J, Sturgen K, Stricker J, et al. Comparative contraceptive efficacy of the female condom and other barrier methods. Fam Plann Perspect 1994; 26:66-72.
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