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Utilisation des contraceptifs oraux et du condom

Globalement, le nombre de cas déclarés de maladies transmises sexuellement (MTS) au Canada est à la baisse. Cependant, les taux de MTS continuent d’être largement supérieurs à la moyenne chez les Canadiens et les Canadiennes âgés de 15 à 24 ans surtout dans les cas de la chlamydiose et de la gonorrhée1. Par conséquent, il demeure important que les jeunes se protègent contre les MTS. Bien que l’abstinence ou le fait d’attendre plus longtemps avant d’avoir des relations sexuelles constituent des moyens efficaces d’éviter de contracter des MTS, l’utilisation appropriée du condom permet de réduire le risque de transmission des MTS parmi ceux qui choisissent d’être sexuellement actifs. Chez la femme, les infections non décelées ou non traitées peuvent conduire à des complications sévères, telles les atteintes inflammatoires pelviennes (AIP), les grossesses extra-utérines et la stérilité. De plus, les condoms de latex intacts constituent une barrière mécanique permanente contre la contamination par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), le VHS, le virus de l’hépatite B (VHB), Chlamydia trachomatis et le gonocoque.

Dans ce contexte, on craint que les jeunes Canadiens courent des risques inutiles lorsqu’ils choisissent d’utiliser des contraceptifs oraux pour prévenir les grossesses puisque leurs relations sexuelles n’étant pas protégées, ils risquent de contracter une MTS. Le problème semble découler de la nécessité de composer avec deux objectifs, soit prévenir les grossesses et se protéger contre les MTS. Il n’existe aucune méthode qui, à elle seule, permet à la fois de prévenir les grossesses et de protéger contre les MTS. En effet, les contraceptifs qui sont les plus efficaces pour prévenir les grossesses, comme la pilule anticonceptionnelle ou le stérilet, n’offrent guère de protection contre les MTS. Les condoms, cependant, protègent contre les MTS, mais ils ne constituent pas les meilleurs contraceptifs. Le présent document décrit certains des liens entre l’utilisation de contraceptifs oraux et l’utilisation du condom.

Les contraceptifs oraux doivent être utilisés en parallèle avec le condom

  • Les femmes qui prennent des contraceptifs oraux pour prévenir les grossesses devraient également utiliser un condom pour se protéger contre les MTS; or, des données de recherche indiquent que ces m"mes femmes ne songent pas nécessairement au condom comme mesure de précaution contre les MTS2.
  • Une étude effectuée en 1995 (n=1438) a révélé que seulement 27 % des femmes qui utilisaient des contraceptifs oraux avaient simultanément recours au condom.

Le risque de MTS est souvent sous-estimé par les femmes qui utilisent des contraceptifs oraux

  • Une analyse secondaire du sous-ensemble des étudiants de collèges et d’universités visés dans l’Étude sur les jeunes Canadiens face au sida (âgés en moyenne de 19,7 ans) a fait état d’un lien complexe entre le nombre de partenaires, l’utilisation du condom et l’utilisation de contraceptifs oraux. Les étudiants qui avaient un plus grand nombre de partenaires sexuels étaient plus susceptibles d’utiliser des contraceptifs oraux et moins susceptibles d’utiliser des condoms4. Dans cette étude, parmi les personnes qui avaient eu 10 partenaires ou plus durant leur vie, seulement 21 % des hommes et 7,5 % des femmes ont déclaré utiliser le condom régulièrement. Dans l’ensemble, 24,8 % des hommes et 15,6 % des femmes ont déclaré utiliser le condom régulièrement.

  • Une étude effectuée en 1994 auprès de femmes américaines exposées au risque d’infection à VIH a révélé que celles qui utilisaient régulièrement des contraceptifs oraux étaient beaucoup plus nombreuses à évaluer le risque d’infection à VIH comme «très peu probable» (73 % par opposition à 58 %), même après que les différences réelles entre les groupes quant au risque eurent été vérifiées5. Les croyances concernant l’efficacité d’une méthode pour empêcher les grossesses peuvent porter à généraliser et à conclure à son efficacité pour prévenir les maladies.

  • En 1995, une étude brésilienne effectuée auprès de partenaires de sexe féminin d’hommes séropositifs a révélé que l’utilisation de contraceptifs oraux était associée à un certain nombre de comportements à risque, dont les relations anales, l’omission d’utiliser un condom durant les relations anales et le nombre élevé de relations sexuelles avec un partenaire. L’utilisation des contraceptifs oraux était également associée à des facteurs qui pourraient indiquer qu’on ne se perçoit guère vulnérable aux MTS, par exemple le fait qu’on n’a jamais eu de MTS auparavant et que son partenaire ne montre aucun symptôme clinique du VIH6.

La grossesse est la conséquence des relations sexuelles dont les adolescents s’inquiètent le plus

  • Dans l’Étude sur les jeunes Canadiens face au sida, les répondants devaient indiquer quelles étaient les conséquences possibles des relations sexuelles qui les inquiétaient le plus. Dans tous les groupes étudiés, soit les élèves de 11e année, les décrocheurs et les étudiants de collège et d’université, la grossesse a été la réponse la plus fréquente. Environ 57 % des élèves de 11e année (femmes et hommes confondus) et 59,5 % des étudiants de collège et d’université considéraient la grossesse comme la conséquence des relations sexuelles qui soulevait le plus d’inquiétude. Par ailleurs, seulement 4 % des élèves de 11e année et des étudiants de collège et d’université étaient d’avis que les MTS étaient la conséquence qui les inquiétait le plus7.

  • En 1992, une étude norvégienne a révélé que la majorité des adolescents qui utilisent des contraceptifs le font dans le but de prévenir les grossesses et non pour se protéger contre les MTS2. Selon cette étude, l’utilisation des contraceptifs oraux était généralisée parmi les adolescentes qui avaient des rapports sexuels fréquents et un nombre restreint de partenaires sexuels.

Les relations monogames ne protègent pas contre le risque de MTS

  • Souvent, les adolescents ont plusieurs relations monogames successives; ils perçoivent donc généralement le risque de MTS comme étant faible, perception qui est parfois irréaliste, et ils jugent moins nécessaire d’utiliser un condom pour se protéger contre le risque de MTS2. Les adolescents qui ont des relations monogames perçoivent la relation comme étant «sûre» et estiment que leur partenaire semble «sans risque».

  • Au fur et à mesure que les partenaires apprennent à se connaître, ils ont davantage tendance à délaisser le condom au profit des contraceptifs oraux, étant donné que tous deux ont confiance l’un en l’autre et qu’ils se croient à l’abri des MTS. Leur définition de la monogamie contribue à ce sentiment d’invincibilité5.

Sensibilisation au rôle du condom dans la prévention des MTS

  • Une étude américaine effectuée en 1996 a révélé qu’une intervention visant à sensibiliser au sida incitait à utiliser des moyens de contraception plus efficaces et permettait de comprendre le rôle des méthodes de barrière dans la prévention des MTS. Après avoir participé à une activité de sensibilisation au sida, plus de 80 % des membres d’un groupe de 383 jeunes Afro-Américains de 9 à 15 ans visés dans une étude longitudinale ont déclaré utiliser des condoms parallèlement à des contraceptifs oraux8, ce qui est beaucoup plus élevé que le chiffre de 66 % obtenu avant l’intervention. Les jeunes ayant participé à une activité de sensibilisation avaient également davantage tendance à utiliser plus efficacement les méthodes contraceptives dites de barrière.

  • Au Canada, on a élaboré plusieurs programmes et activités d’information axés sur la santé sexuelle. Mentionnons par exemple le Fisher and Fisher’s Information-Motivation-Behavior Skills Model, les campagnes de sensibilisation à l’utilisation du condom et de la pilule (à l’intention du personnel soignant) des Services de santé de Calgary, le programme d’éducation sur les compétences pour des relations saines, élaboré à l’Université Queen’s et les Lignes directrices pour l’éducation en matière d’hygiène sexuelle. L’évaluation de ces programmes a permis de conclure que ces derniers contribuent à accroître sensiblement l’utilisation du condom, à réduire le nombre de partenaires sexuels et à retarder les premières relations sexuelles9.
Références
  1. Laboratoire de lutte contre la maladie. Surveillance des maladies transmises sexuellement au Canada : 1995 rapport annuel. CCDR 1998;24S1:1-32.
  2. Traeen B et coll. Use of birth control pills and condoms among 17-19-year-old adolescents in Norway: contraceptive versus protective behavior? AIDS Care 1992;4(4):371-80.
  3. Boroditsky R, Fisher WA, Sand M. Condoms: attitudes and practices of Canadian women. The 1995 Canadian Contraception Study. J Soc Obstet Gynecol Can (special supplement) December, 1996.
  4. MacDonald et coll. High-risk STD/HIV behavior among college students. JAMA 1990;263(23):3155-9.
  5. Galavotti C, Schnell DJ. Relationship between contraceptive method choice and beliefs about HIV and pregnancy prevention. Sex Transm Dis 1994;21(1):5-7.
  6. Guimares MD et coll. HIV infection among female partners of seropositive men in Brazil. Am J Epidemiol 1995;142(5):538-47.
  7. King A et coll. Étude sur les jeunes Canadiens face au sida, Université Queen’s à Kingston, 1988.
  8. Stanton BF et coll. Sexually transmitted diseases, human immunodeficiency virus, and pregnancy prevention: combined contraceptive practices among urban African-American adolescents. Arch Pediatr Adolesc Med 1996;150(1):17-24.
  9. Maticka-Tyndale E. Reducing the incidence of sexually transmitted disease through behavioural and social change. Can J Human Sex 1997;6(2):89-104.




Pour plus d’information, veuillez communiquer avec :

la Division de la prévention et du contrôle des MTS
Bureau du VIH/sida et des MTS
Laboratoire de lutte contre la maladie, Santé Canada
Pré Tunney, indice de l’adresse 0900 B1
Ottawa (Ontario) K1A 0K9

Tél. : (613) 957-1787
Fax : (613) 957-0381

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