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p_carlow - 913080  Publié le 17/05/2008 à 19:08  Sisi Betchat, ça existe. Dans l'Ariège à cause comme toujours de la ligne de partage des eaux, mais ça fait une pustule en Haute-Garonne. La tata est morte depuis quelque temps, mais pas mes papilles. Vous en avez vous aussi des souvenirs gustatifs : c'est obligé. | xiane - 381776  Publié le 17/05/2008 à 19:09  mais encore carlow ?? | p_carlow - 913080  Publié le 17/05/2008 à 19:20  Tata sévissait dans une cuisine-cheminée. Avec un cantou, un évier et une table. Et un chais pas loin. Pas que chais ; cellier aussi. Me souviens du choc de la première rencontre. Sa nièce et moi étions venus lui faire la surprise de me présenter, vers 1975. "Mais j'ai rien, enfin ! Je vais juste vous faire des oeufs-quartous-salade". C'est quoi, les oeufs-quartous-salade ? - des oeufs au plat cuits dans un peu de graisse de canard, à la cheminée et à la demande (Tata ne s'asseyait jamais à table), lesquels oeufs venaient du cul des poules qui couraient au jardin. Parfois un oeuf de cane. - les quartous sont simplement des patates à l'eau coupées en quartiers. Les patates du jardin, of course. - la salade, la première fois, c'était de la sucrine avec quelques aillets du jour. Huile d'olive et vinaigre du vin de Tata. J'en pleure encore. | xiane - 381776  Publié le 17/05/2008 à 19:30  moi j'me souviens juste de la palette de ma grand-mère ! mais c'était délicieux aussi ! et en famille | p_carlow - 913080  Publié le 17/05/2008 à 19:32 
Citation: moi j'me souviens juste de la palette de ma grand-mère ! mais c'était délicieux aussi ! et en famille
benjustement : raconte. | xiane - 381776  Publié le 17/05/2008 à 19:36 
j'suis feignante, j'te redonne l'intro de "mes racines" Je suis née un 18 juin, à deux heures quarante-cinq minutes, d’après mon acte de naissance, au 9 place Félix-Faure, rebaptisée depuis place Etienne-Pernet. Cette place est située dans le quinzième arrondissement de Paris, entre l’avenue Félix-Faure et la rue du Commerce, avec une petite église en son milieu. Mes grands-parents avaient leur appartement au dessus des bureaux de l’entreprise de chauffage central de mon grand-père, juste à côté de Quinson, le restaurateur, et je suis née chez eux. Ah, le souvenir de ces dimanches soirs (était-ce bien les dimanches soirs ?) où nous dînions chez mon grand-père et ma grand-mère, d’une blanquette de veau, trop pleine de cartilages et de farine à mon goût, d’une fabuleuse palette, ou d’une bouillabaisse que l’on faisait venir de chez Quinson ... Ce restaurant n'existe plus hélas. Ma tante Marinette apportait le dessert, et comme elle savait que je détestais les gâteaux avec de la crème au beurre ou de la crème pâtissière, elle prenait spécialement pour moi chez le pâtissier un sablé, que parfois elle choisissait glacé, mais que j’aimais moins, même si je faisais semblant d’apprécier l’attention ... | p_carlow - 913080  Publié le 17/05/2008 à 20:13  Les nouilles au bâton : Tata cuisinait aussi des pâtes, rarement. Parce que "ça faisait trop d'eau". Mais quand elle mettait l'égouttoire en zinc remplie des pâtes en question, sur deux bâtons non brûlés, vers le reste de feu de la cheminée... Quand les bâtons tombaient, ça voulait dire que le fromage dessus était à point. Elle s'est jamais trompée, Tata. | xiane - 381776  Publié le 17/05/2008 à 21:37  chez mes grands parents paternels, on s'amusait moins ! marrant, les maternels étaient protestants, les paternels étaient, a priori, catholiques, et c'était eux les moins rigolots ! fallait pas qu'on bouge, fallait pas qu'on parle ! en fait on n'avait qu'une hate, c'était de rentrer à paris ! mais bonne maman savait faire la soupe à la tomate ! elle était chaude, goûteuse, et ... poivrée ! à table, pour le cas où il n'y aurait pas eu suffisamment de poivre, une poivrière, en forme de petit lapin, vert ! longtemps après, quand je revoyais ce petit lapin, j'avais le goût de la soupe à la tomate de bonne maman qui me revenait ... | EVE ANNE ET SENS - 1971784  Publié le 17/05/2008 à 21:49  curieux on s'amuse beaucoup moins chez les parents paternels !!! chez les miens il ne fallait pas bouger pas faire de bruit être en somme des objets | xiane - 381776  Publié le 17/05/2008 à 21:52  chez toi aussi ? | EVE ANNE ET SENS - 1971784  Publié le 17/05/2008 à 21:54  ben oui c'est surtout ma mamie qui faisait régner la terreur mon papi était au travail !!! une vraie sadique la mamie | xiane - 381776  Publié le 17/05/2008 à 22:00  j'ai l'impression (d'après mes souvenirs) que tant mes grands parents paternels que maternels étaient "vieux" et ne travaillaient plus (je parle des hommes bien sûr ! les femmes continuaient leur travail de femmes : de mère et d'épouse ! | EVE ANNE ET SENS - 1971784  Publié le 17/05/2008 à 22:03  mes grands parents étaient jeunes ma grand mère avait 20 ans quand elle a été maman mon père a aussi été papa très jeune du coup elle était grand mère à 44 ans (jacques mon frère) puis ensuite moi | xiane - 381776  Publié le 17/05/2008 à 22:08  j'ai l'impression d'avoir toujours connu mon pépé andré dans un fauteuil quant à bon-papa, lui était vaillant, mais il était vieux aussi ! et il ne s'occupait que de ses orchidées (et jamais de nous !) | EVE ANNE ET SENS - 1971784  Publié le 17/05/2008 à 22:12  l'héritage de nos grands parents c'est quand même un joli bouquet de souvenirs non | xiane - 381776  Publié le 17/05/2008 à 22:18  j'ai des photos ... ça aide ! chez pépé et mémé (mes grands parents maternels) on faisait souvent des croquettes de pomme de terre ! mémé préparait la purée, et pépé faisait/moulait les croquettes ... qu'est-ce qu'on se régalait après-ça ! | Prométhèe - 2285104 Publié le 17/05/2008 à 22:21  Mes grand parents, enfin du coté de ma mère, du coté de mon père elle était à l'étranger et dépensait une fortune pour me faire chercher a travers l'Europe. Mais mes grand parents maternel, souvenirs, souvenirs, six volées, par jour minimum, quand celà n'était pas la dizaine, enfant martyr, je sais j'ai connu, je connais très bien le problème, le crane ouvert plusieurs fois, mon sang partout, et une fois soigné, bien une nouvelle volée, pour avoir salit de mon sang le tapis de laine. Une volée le matin au réveil en sortant du lit, une volée en partant à l'école, six volée minimum par jour, mes grand parents, l'enfer. Et là je parles pas des tortures morales et psychologiques, là je n'arrive toujours pas vraiment a en parler. C'était plus dure encore que les volées. Le 6 rue Louis Aubert a Rouen je ne l'oublierai jamais
| EVE ANNE ET SENS - 1971784  Publié le 17/05/2008 à 22:21  j'ai encore des souvenirs intacts ma mamie me faisait allumer sa cigarette ensuite je devais lui faire devant elle et ses amies des imitations de chanteuses ohhhhhhhhhhhh la honte | xiane - 381776  Publié le 17/05/2008 à 22:22  vous vous souvenez du film "le vieil homme et l'enfant" ?? on les voit tout le temps bouffer autour d'une table dans la campagne, rigoler, picoler ! mes photos que j'ai de ma famille maternelle ressemblent bigrement à ça ! des cartes à jouer en main, un verre levé, une fourchette en bouche ... et le sourire ou le rire aux lèvres ! | xiane - 381776  Publié le 17/05/2008 à 22:24  nostalgie, quand tu nous tiens ... |
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