|
|
|
|
|
Ptitange - 908884 Publié le 12/12/2003 à 18:37 un ch'tit forum pour le plaisir de lire des mots en vrac, des mots pour rien, des mots d'âmes, des mots qui viennent, comme ça, sans les chercher ... vous gênez pas, chuis pas égoïste, on partage des mots qui viennent, des mots qui craignent, sans censure, sans bavure, de ces mots qui nous plaisent, de ces mots qui nous tiennent, de ceux qui font vibrer, de ceux qui font aimer, rêver, sourire, revivre des mots que l'on murmure, des mots que l'on susurre, des mots doux, des mots tendres, mots durs, mots sûrs, mots purs
| Ptitange - 908884 Publié le 13/12/2003 à 01:59  Et mon vrac à moi Ma non-entité Ma démesure dans les mots que je ne te dis pas mais que j'ai là, au fond de moi Et ma lassitude de ce silence enfoui qui ne demande qu'à jaillir au présent de ton infini Et ma colère de n'être pas cette autre qui pourrait dire, pour moi, mes sentiments perdus Ma peur de ne jamais te retrouver comme je te rêve incessamment , rêves éveillés Et parfois, ces à-coup de grâce, quand je crois que tu es là, quand je ressens tes mains sur moi, quand ton odeur fait revibrer mes sens, quand ta voix chaude et forte me dit les mots que j'aime entendre, quand mon sourire n'est présent que pour toi, quand je me souviens comme je savais dire je t'aime | 947666 Publié le 13/12/2003 à 06:10  Juste envie de te dire que de regarder les photos de toi me fait mal, de te dire comme je regrette de ne pas t'avoir serré dans mes bras à chaque instant, de ne pas t'avoir dit "je t'aime" toutes les cinq minutes, Pourquoi t'ai-je laissé partir, sans criser, alors que je t'aimais tant? parce que je pensais que tu voulais juste prendre l'air, parce que je me disais que tu avais trop besoin de moi pour vivre sans moi? Et tu n'es jamais revenu, tu ne m'as plus jamais caressée.. Et te dire aussi que je n'arrive pas à me consoler de toi. Que je fais la forte devant tout le monde, mais que sous la couette, c'est pas beau à voir, mon visage. | 947666 Publié le 13/12/2003 à 09:10  Et pour changer de ton, comme tu nous autorises à parler de tout ,Ptitange, je voudrais vider mon sac sur un panneau qui m'énerve, mais qui m'énerve... Le voilà :
Vous voyez ce panneau au sortir d'un tunnel, sur une route de montagne,roulant à 40km/h derrière une caravane, et tout à coup, il vient vous narguer Que faire dans ce cas-là? Freiner? A quoi cela servirait-il? Si des pierres doivent tomber, autant aller le plus vite possible pour tenter de passer à travers. Faire demi-tour? Eliminer tout de suite cette possibilité. D'un côté, vous avez le précipice, de l'autre, la paroi rocheuse, et entre les deux, la ligne blanche. Donc, on continue à rouler. De deux choses l'une alors. Ou les pierres ne sont pas encore tombées, et dans ce cas, comment savoir quand la 1ère va tomber, puisqu'on ne peut pas conduire en regardant en l'air. Ou bien, les pierres sont déjà tombées, et dans ce cas-là, on risque de rentrer dedans. Mais alors, pourquoi l'Equipement n'aurait pas encore signalé que la route était bloquée? Il aurait mieux valu installer le panneau "route barrée". Et puis d'abord, qu'est-ce que ça veut dire? Si un panneau vous signale que du gibier risque de traverser la route, vous avez une petite chance de l'apercevoir à temps, mais des pierres qui tombent d'en haut, c'est pas possible. Donc, ce n'est qu'un panneau juste fait pour énerver les conducteurs qui sont déjà passablement de mauvais poil de se traîner dans les lacets. Et enfin, si on reçoit des pierres, qui est responsable? L'Equipement dégagerait-il sa responsabilité en nous ayant prévenu du risque :" attention, vous vous aventurez en terrain dangereux". Le contrat automobile couvre le risque "chute de pierres" classé parmi les catastrophes naturelles. Donc, les dommages causés à nos véhicules seront indemnisés. Mais si on est écrabouillés... Bref, vaudrait mieux ne pas mettre un tel panneau au bord des routes.. | 840665 Publié le 13/12/2003 à 09:32 
Aqua ce panneau ne veut pas dire ça... Il faut se méfier des "sales gosses" qui peuvent te lancer des pierres du haut de la montagne... C'est tout. | Ptitange - 908884 Publié le 13/12/2003 à 14:40  Jo Anne, Rom, Aquarelle et Tom | vagabonde - 885403 Publié le 13/12/2003 à 21:20  en vrac plus jamais de silences de nons-dits, de faux semblants, en vrac plus de compromis de consensus de tounoiements,en vrac plus de lenteurs de pesanteurs d'apitoiements en vrac toujours regarder devant appuyer sur le champignon et croire que çà va encore durer cent ans.......... | Ptitange - 908884 Publié le 14/12/2003 à 00:54  Vagabonde | Ptitange - 908884 Publié le 14/12/2003 à 01:11  Pour une éternité avec toi Pour des instants de nous Pour des secondes autres Que celles dans lesquelles je me noie Donne-moi tes nuit, prête-moi tes jours Accompagne-moi dans les toujours Faisons revivre le mot amour Notre indécence tout autour Fais que je sois Enivre-moi Sans me haïr Je vais m'offrir Dans nos émois Tu me verras Une renaissance Invraisemblance Je répondrai à tes appels Tu parleras encore de moi Je serai celle Que tu voudras Et quand j'aurai choisi mon heure Tu seras là tout près de moi Me rappelant ce grand bonheur Je m'effacerai, là, dans tes bras | 856603 Publié le 14/12/2003 à 08:16  Ptitange tu me rends amoureux....de Vagabonde | p_carlow - 913080  Publié le 14/12/2003 à 08:27  Doux acide. Ça commence à faire un bail qu’il roule sous sa bosse son cœur de pierre, peu à peu calcifié aux contacts trop basiques. Mais après tout, il aime cette situation zombique : sa frilosité trouve à se cacher, frissonnante sous la glace calcique ; c’est un fossile. Il aime pourtant périscoper, contemplant avec une bienveillance infinie la vie qui s’agite autour de lui, et dont il lui arrive parfois de ressentir quelques vibrations, cailloux jetés dans l’étang de son indifférence. Mais au milieu de ses os engourdis, au tréfonds de son cœur calcique, il reste semble-t-il un petit moteur minimum, peu gourmand en énergie sentimentale. Moteur de frigo, producteur de frimas glacés et de frime cachottière : ne pas laisser sortir les frissons… Sa contemplation n’est cependant pas que méditative ; il cherche aussi d’un œil, d’une narine, d’une oreille, d’une antenne ; il guette autour de lui une trace d’acide chlorhydrique. Ce doux acide peut le faire fondre, plus chaud que le pâle vinaigre des pisseuses ordinaires. Il attend la vénusienne dont le souffle vitriolé saura liquéfier ses défenses ankylosées... | 539788 Publié le 14/12/2003 à 08:32  | 906421 Publié le 14/12/2003 à 08:35  en vrac au fond d'mon pieu, un pack au pied du lit comme un pris dieu, je lance aux éffèmeres tourmants du vivant la face caché de ma bonne volonté!....... je vais pisser (je ne bois pas! car je suis alcoolique) | 842060 Publié le 14/12/2003 à 08:57  je vais de vrac en vrac et je vous lis, avec aussi le pack au pied du lit, je me rends compte que chacun a son vrac, le bichonne, l'alimente, l'aime, l'optimise,l'espère, l'attend,le soupire, le boit, le mange aussi, le déteste parfois... Mon vrac à moi il me parle d'aventures...il est tellement en vrac que ma tête par moment éclate... Cent ans Vagabonde ??? au moins ! c'est le moindre des vracs | Ptitange - 908884 Publié le 14/12/2003 à 12:24  sympas les vracs | p_carlow - 913080  Publié le 15/12/2003 à 17:36  "Mirlababi surlababo Mirliton ribon ribette Surlababi mirlababo Mirliton ribon ribo." Victor Hugo (si, si, je le jure, vous pouvez vérifier: lui aussi avait du vrac en magasin...) | 947666 Publié le 15/12/2003 à 17:54  Violences quotidiennes Tuer le temps. Battre le pavé. Etrangler un cri. Ecraser une larme. Etouffer un baillement. Massacrer une partition. Donner un coup de téléphone. | 947666 Publié le 15/12/2003 à 17:55  Des mots en vrac.. C'est quoi un être humain? Presque rien, une graine de dieu, une poussière d'absolu. Vive Noël : on s'enguirlande, on a les boules, on se prend une bûche, ça sent le sapin. Les mots dits s'évadent en passant le mur du silence. Peut-on trouver une solution au manque de problèmes? | Ptitange - 908884 Publié le 15/12/2003 à 23:19  les "vraqueux" | Ptitange - 908884 Publié le 15/12/2003 à 23:27  Dans ses jours où rien ne se passe, ses nuits où le silence se fait tenace, ses mots qui ne viennent pas, la feuille qui reste vierge, comme elle de sentiments, son cerveau dans un étau, ses tempes qui font mal, sa bouche vide, sans une voix, sans un autre, sans émoi, sans partage satanés mots qui font mal quand ils passent, qui libèrent une fois accouchés, elle se débat dans les imbroglio de lettres inachevées | 959436 Publié le 15/12/2003 à 23:50  Bon j'ai hésité... J'ai cherché un meilleur forum pour poster ça, je suis revenu plusieurs fois en me disant, non c'est pas là... Mais c'était pas ailleurs et moi j'ai pas la trempe de certaines pour créer mon propre forum, c'est une autre histoire. Et puis à force de chercher, je me suis persuadé que c'était celui là le plus adapté, en attendant que quelqu'un ouvre un forum fantasme... En vrac, ça doit vouloir dire un peu comme ma tête et mon bureau, un vrai foutoir... Ah oui, pour comprendre il faut aussi vous imaginer que je suis une femme, enfin que c'est une femme qui parle... Les jambes, Je peux en parler... Des jambes j'en porte, des longues quand je les étire avec des chaussures hautes, des plus courtes quand les talons des chaussures sont collés au plancher des vaches, bon celà c'est pour les jambes, les collants ne viennent jamais avec les jambes. 20 deniers si c'est lustrée et surtout pas de culottes, nues fesses les fesses et nues jambes les jambes celà va de soie si c'est pas du nylon. Bon alors le tout tout nue j'enfile par les pieds en pointant le bout et lentement j'ajuste en étirant, je me tortille tout le temps quand je suis seule, bien sûr s'il y a un spectateur je fais celà très pro c'est plus spectaculaire et voilà quelque chose de très intime à avouer. J'en suis toute retournée. (C'est pas de moi, non seule une femme sublime et subtile pouvait écrire ça, mais j'avais envie de vous faire partager, j'ai eu raison, j'ai eu, dites, oui ?) Elle s'appelle de mon coeur, Julie. | Ptitange - 908884 Publié le 16/12/2003 à 00:01  oh oui comme tu as eu raison, je la comprends si bien, cette Julie .... | Ptitange - 908884 Publié le 16/12/2003 à 00:25  Sors -les tes mots, vide tes tripes comme tu n'oses le faire chaque soir face à ton image Ose crier, ose coucher ici ces lettres qui déteignent sur ta peau et noircissent ton esprit Gribouille-les, ces traces que tu veux frotter pour embellir ta vie Assombris la feuille, bouge l'ennui, écarte les pluies de vers qui te rongent, tu n'es pas poète, sois honnête Sais-tu être ? | Jo Anne ♥ - 719349 Publié le 16/12/2003 à 01:19  C'est vraiment super ici, bravo à tout le monde... | Ptitange - 908884 Publié le 16/12/2003 à 01:29  Jo Anne | 947666 Publié le 16/12/2003 à 07:24  Bien raison...oui, Dreuf! j'aime bien, aussi, ce que tu as écrit, Ptitange, à 00h25, cette nuit... | Ptitange - 908884 Publié le 16/12/2003 à 10:07  | 961980 Publié le 16/12/2003 à 11:06  c'est bien vrai qque c'est super ici, j'y reviendrais ;o) | Ptitange - 908884 Publié le 16/12/2003 à 11:11 
Citation: "Mirlababi surlababo
c'est dans quel livre Carlow ça ? oui, reviens nous voir, Jetunous ! | p_carlow - 913080  Publié le 16/12/2003 à 17:38  Les Misérables Livre VII, Chap 3 j'ai trouvé un lien sur google: www.livresse.com/Livres-enligne/ lesmiserables/040703.shtml | 947666 Publié le 16/12/2003 à 18:53  "Cela se chantait en égorgeant un homme dans une cave ou au coin d'un bois. " charmante chansonnette! |
Page 1 | 2 | 3 | 4 | Suivante> | Dernière>>  |
|
|