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moonfriend - 2163469  Publié le 13/06/2008 à 15:16  c'est un peu long , mais édifiant Les vrais raisons de la hausse du pétrole.....(jamais évoquées dans les médias) : En résumé : la hausse n'est pas la conséquence d'une pénurie de pétrole ou d'une forte demande des pays émergents. C'est les banques qui font monter les cours en investissant massivement dans des produits financiers à fort effet de levier, indexés sur le cours du baril. Les banques compensent ainsi leurs pertes dans le crédit immobilier à risque. On est dans un phénomène de bulle spéculative et les cours devraient baisser voire baisser très fortement .... Géopolitique de l'énergie Le cours du brut se moque de la réalité des carburants Par F William Engdahl AsiaTimesOnline, publié le 24 mai 2008 article original : "Oil price mocks fuel realities" Alors que les entreprises et les consommateurs évaluent ce que le brut à plus de 130 dollars le baril implique pour eux, il doivent garder en tête qu'au moins 60% de ce prix provient de la spéculation non-régulée sur les marchés à terme. Cette spéculation est orchestrée par des fonds spéculatifs, des banques et des groupes financiers, qui utilisent le London ICE Futures, le marché à terme du New York Nymex et les échanges interbancaires non contrôlés ou hors cote... Les règles américaines sur les marges, fixées par la Commission gouvernementale des Echanges des Contrats à Terme sur les Matières Premières, permettent aux spéculateurs d'acheter des contrats à terme sur le brut au Nymex, en payant seulement 6% de la valeur du contrat. Au prix actuel d'environ 130 dollars le baril, cela signifie que l'opérateur sur ces contrats à terme n'a besoin de verser qu'environ 8 dollars pour chaque baril. Il emprunte les 120 dollars restants. Cet "effet de levier" extrême, de 16 contre un, contribue à conduire les prix vers des niveaux follement irréalistes et efface les pertes des banques, occasionnées par les subprime et autres désastres, aux dépens de la population d'ensemble. Le bobard du "pic de pétrole" ? c'est à dire l'argument selon lequel la production de pétrole a atteint le point où plus de la moitié des réserves a été utilisée et où le monde est sur la pente descendante du pétrole bon marché et des quantités abondantes ? a permis à cette escroquerie coûteuse de se poursuivre depuis l'invasion de l'Irak en 2003, avec l'aide des banques-clés, des opérateurs pétroliers et des majors pétrolières. Washington essaye de faire porter le chapeau, comme toujours, aux producteurs arabes et à l'OPEP. Le problème n'est pas une offre de brut trop faible. En fait, le monde est actuellement en suroffre. Pourtant, le prix du baril grimpe toujours plus haut sans relâche. Pourquoi ? On trouve la réponse dans la politique clairement délibérée du gouvernement des Etats-Unis qui permet les manipulations effrénées sur le prix du pétrole. La demande mondiale de pétrole est plate, les prix s'envolent Le stratège en chef sur ce marché de l'une des premières banques mondiales de l'industrie pétrolière, David Kelly, de JP Morgan Funds, a admis récemment au Washington Post quelque chose qui en dit long : "L'une des choses que je pense est qu'il est très important de réaliser que la croissance de la consommation mondiale de pétrole n'est pas si forte". L'une des histoires utilisées pour soutenir les spéculateurs sur les contrats pétroliers à terme est l'affirmation que la demande chinoise de pétrole importé explose hors de tout contrôle, conduisant à des pénuries dans l'équilibre entre l'offre et la demande. Pourtant, les faits ne soutiennent pas la thèse de la demande chinoise. L'EIA [l'Agence pour l'Information sur l'Energie] du gouvernement américain a conclu dans son tout dernier rapport "Perspectives Energétiques à Court Terme" que l'on s'attend à ce que la demande de pétrole des Etats-Unis décline cette année de 190.000 barils par jour. Ceci est principalement dû à la récession économique qui se creuse. Selon l'EIA, on s'attend à ce que la consommation chinoise, loin d'exploser, s'accroisse cette année de seulement 400.000 barils par jours. C'est difficilement la "brusque montée de la demande" attribuée à la Chine dans les médias [qui justifie l'envolée des cours du brut]. L'année dernière, la Chine a importé 3,2 millions de barils par jour et sa consommation estimée était autour d'un total de 7 millions de barils/jour. Par contraste, les Etats-Unis consomment aux alentours de 20,7 millions de barils/jour. Cela veut dire que la nation la plus consommatrice de pétrole, les Etats-Unis, connaissent une baisse significative de la demande. La Chine, qui consomme seulement un tiers de ce que consomment les Etats-Unis, ne connaîtra qu'une augmentation mineure de la demande d'importation, à comparer avec la production quotidienne mondiale de pétrole de quelques 84 millions de barils [actuellement], moins d'un demi-pour-cent de la demande totale. Les prévisions de l'OPEP sur la croissance de la demande mondiale de pétrole sont inchangées à 1,2 millions de barils/jour, alors que le ralentissement de la croissance économique dans le monde industrialisé est compensé par une légère croissance de la consommation dans les pays en développement. L'OPEP prédit que la demande mondiale de pétrole en 2008 sera en moyenne de 67 millions de barils/jour, largement inchangée selon son estimation précédente. On prévoit que la demande de la Chine, du Moyen-Orient, de l'Inde et de l'Amérique Latine se renforce, mais la demande de l'Union Européenne et de l'Amérique du Nord sera plus faible. Les plus gros consommateurs de pétrole au monde sont donc confrontés à une baisse brutale de la consommation, qui s'aggravera au fur et mesure que les effets économiques liés au logement et à la crise de la titrisation américaine dans les désendettements financiers se fera sentir. Sur des marchés normaux et transparents le cours du brut devrait plutôt baisser qu'augmenter. Aucune crise de l'offre ne justifie la façon dont le cours du brut est fixé aujourd'hui. De nouveaux champs pétroliers importants entrent en service Non seulement il n'y a pas de crise de l'offre pour justifier une telle bulle dans le cours du brut, mais plusieurs champs pétroliers géants doivent commencer à produire courant 2008, augmentant un peu plus l'offre. Le plus gros producteur de pétrole du monde, l'Arabie Saoudite, finalise des projets pour accroître son activité de forage d'un tiers et augmenter ses investissements de 40%. Le projet de Saudi Aramco, qui court de 2009 à 2013, devrait être approuvé ce mois-ci par le conseil d'administration de cette société et le ministère du pétrole. Le royaume saoudien est en plein milieu d'un projet à 50 milliards de dollars d'expansion de sa production pétrolière pour satisfaire la demande croissante en Asie et sur les autres marchés émergents, et il est prévu qu'il accroîtra sa capacité de pompage à un total de 12,5 millions de barils/jour d'ici l'année prochaine, une augmentation d'environ 11% de la capacité actuelle, qui est de 11,3 millions de barils/jour. En avril de cette année, le champ pétrolier Khoursaniyah en Arabie Saoudite a commencé le pompage et fournira bientôt 500.000 barils supplémentaires par jour de brut saoudien léger de haute qualité. De plus, le développement du champ pétrolier Khourais de ce pays, le plus gros projet de Saudi Aramco, propulsera la capacité de production des champs pétroliers saoudiens de 11,3 à 12,5 millions de barils/jour de brut léger arabique de haute qualité, accroissant ainsi la capacité d'exportation de l'Arabie Saoudite. Le brésilien Petrobras est en dans les premières phases d'exploitation des réserves pétrolières offshore récemment confirmées dans son champ pétrolifère de Tupi, qui pourrait être aussi fabuleux, voire plus, que la Mer du Nord. Petrobras dit que le nouveau champ Tupi, ultra-profond, pourrait contenir jusqu'à 8 milliards de barils de brut léger récupérables. Lorsqu'il sera en service dans quelques années on s'attend à ce qu'il place le Brésil parmi les 10 premiers producteurs de pétrole du monde, entre le Nigeria et le Venezuela. Aux Etats-Unis, aux côtés de rumeurs selon lesquelles les grosses compagnies pétrolières sont restées assises sur de vastes nouvelles réserves en Alaska, par crainte que les prix de ces dernières années ne plongent à cause d'une surproduction, le US Geological Survey [l'Agence américaine des Etudes Géologiques] (USGS) a récemment sorti un rapport qui confirmait de nouvelles réserves pétrolières dans une région qui s'appelle les Bakken, qui s'étendent sur le Dakota du Nord, le Montana et le sud-est du Saskatchewan<.i>. L'USGS estime qu'il y a jusqu'à 3,65 milliards de barils de pétrole dans les Bakken. Il y a aussi les quelques confirmations des nouvelles réserves importantes de pétrole qui ne demandent qu'à être exploitées en Irak, où les Quatre Majors anglo-américaines salivent pour mettre la main sur les champs inexplorés. On pense que ceux-ci recèlent des réserves juste au deuxième rang derrière l'Arabie Saoudite. Le reste du monde est encore à explorer. A un prix au-dessus de 60% dollars le baril, les nouveaux potentiels immenses deviennent économiquement viables. Le problème essentiel auquel sont confrontées les Majors n'est pas de trouver un remplacement au pétrole mais de garder secrètes les découvertes de pétrole, afin de maintenir les prix actuels à un niveau exorbitant. Là, elles sont aidées par les banques de Wall Street et les deux principales bourses au pétrole ? le Nymex et ICE Futures de London-Atlanta's ICE. Alors, pourquoi les prix continuent-ils d'augmenter ? Il y a une preuve de plus en plus évidente que la récente bulle spéculative sur le pétrole, qui a suivi une asymptote depuis janvier, est sur le point d'éclater. Fin avril, à Dallas, au Texas, l'Association Américaine des Géologues Pétroliers a tenu sa conférence annuelle. Elle réunissait des dirigeants des Majors et des géologues. Selon l'un des participants, les patrons des majors, bien documentés, sont arrivés au consensus que "le prix du pétrole baissera bientôt spectaculairement et la croissance des prix à long terme se fera dans le gaz naturel". Juste quelques jours plus tôt, Lehman Brothers, une banque d'investissement de Wall Street, a dit que la récente bulle pétrolière touchait à sa fin. Michael Waldron, le stratège pétrolier en chef de cette banque, a été cité dans le Daily Telegraph britannique, le 24 avril. Voici ce qu'il a dit : "L'offre de pétrole dépasse la croissance de la demande. Les stocks se sont accumulés depuis le début de l'année". Aux Etats-Unis, selon le rapport mensuel de l'EIA sur les stocks, sorti le 7 mai, les stocks journaliers de pétrole ont grimpé depuis janvier de presque 12 millions de barils en avril, pour atteindre près de 33 millions de barils. En même temps, le rapport du 7 mai sur l'essence aux Etats-Unis, publié par MasterCard, a montré que la demande d'essence avait chuté de 5,8%. Et les raffineurs réduisent de façon spectaculaire les rythmes du raffinage pour s'ajuster à la demande d'essence en baisse. Les raffineries tournent actuellement à 85% de leur capacité, en baisse par rapport aux 89% de l'année dernière, dans une saison où la production est normalement de 95%. Les raffineurs essayent aujourd'hui clairement de tirer les stocks d'essence vers le bas pour faire monter le prix de l'essence. "C'est l'économie, idiot !", pour paraphraser le trait d'esprit tristement célèbre que Bill Clinton a fait papa Bush. Cela s'appelle la récession économique. Le rapport du 8 mai d'Oil Movements, une société britannique qui suit la progression des cargaisons de pétrole dans le monde entier, montre que le pétrole en transit en haute mer est aussi assez fort. Pratiquement toutes les catégories de cargaisons sont plus importantes que l'année dernière. Ce rapport fait remarquer, "En Occident, une grande partie de toute accumulation de pétrole, cette année, s'est produite au large, hors de la vue". Certains initiés de cette industrie disent que l'industrie mondiale du pétrole, des activités et des stocks des Quatre Majors au véritable état des bateaux-citernes, au stockage et au levage des stocks, est l'industrie la plus secrète au monde, à l'exception possible du commerce des stupéfiants. Goldman Sachs est encore une fois au centre Le prix du pétrole aujourd'hui, contrairement à il y a 20 ans, est déterminé à huis clos dans les salles de marché des institutions financières géantes, comme Goldman Sachs, Morgan Stanley, JP Morgan Chase, Citigroup, Deutsche Bank ou UBS. La bourse-clé dans ce jeu est le London ICE Futures Exchange (anciennement l'International Petroleum Exchange ? la Bourse Internationale du Pétrole). ICE Futures est une filiale à 100% d' Atlanta Georgia International Commodities Exchange. ICE a été fondé à Atlanta en partie par Goldman Sachs, qui se trouve être aussi l'indice des prix des matières premières le plus utilisé au monde, le GSCI, qui est sur-lesté par le prix du pétrole. Ainsi que je l'avais fait remarquer dans mon article précédent, ICE a été le centre d'intérêt d'une enquête parlementaire récente. Cette société a été citée à la fois dans le rapport du 27 juin 2006 de la sous-commission permanente d'enquêtes du Sénat et dans les auditions de décembre 2007 de la Commission sur l'Energie et le Commerce de la Chambre des Représentants, qui a enquêté sur commerce non régulé des contrats énergétiques à terme. Ces deux études ont conclu que la progression du prix du pétrole à 128 dollars le baril et plus est alimentée par les milliards de dollars des contrats à termes sur le pétrole et le gaz qui sont placés sur l'ICE. Au moyen d'une exception bien pratique de la régulation, accordée en janvier 2006 par l'administration de George W Bush, les échanges d'ICE Futures sur les contrats énergétiques à terme américains ne sont pas régulés par la Commission d'Echange des Contrats à Terme sur les Matières Premières (CFTC), même si les contrats pétroliers américains échangés par l'intermédiaire d'ICE Futures le sont dans des filiales d'ICE aux Etats-Unis. Et, à la requête d'Enron, le CFTC a exempté en 2000 les échanges de gré à gré de contrats pétroliers à terme. Il n'est donc pas surprenant de voir dans un rapport que Reuters a sorti le 6 mai que Goldman Sachs annonce que le pétrole pourrait en fait être au bord d'un nouveau cours "super élevé", pouvant conduire le prix du baril jusqu'à 200 dollars dans les six à 24 prochains mois. Ce gros titre "200 dollars le baril !" a fait la une des journaux pendant les deux jours qui ont suivi. Combien de lemmings incrédules ont-ils suivi cette annonce en plaçant leurs paris ? Arjun Murti, le stratège énergétique de Goldman Sachs, a accusé ce qu'il appelle la demande "féroce" (sic) de la Chine et du Moyen-Orient, combinée avec son affirmation que le Moyen-Orient est proche de sa capacité maximum de production. La mythologie du "Pic de Pétrole" a une fois encore aidé Wall Street. Le degré de ce battage non fondé rappelle l'un des battages intéressés de Wall Street en 1999-2000 autour des actions des dot.com ou d'Enron. En 2001, juste avant le crack des dot.com au NASDAQ, quelques firmes de Wall Street poussaient auprès d'un public crédule les ventes d'actions de sociétés, où leurs filiales bancaires avaient des intérêts financiers. En somme, comme cela est sorti des enquêtes parlementaires, des sociétés qui ont un intérêt particulier dans une certaine issue financière se sont servies des médias pour se remplir les poches et celles de leurs sociétés, sur le dos du public. Il serait intéressant que le Congrès assigne Goldman Sachs et une poignée d'autres acteurs majeurs à présenter les registres de leurs contrats énergétiques à terme pour voir s'ils sont investis dans le but de bénéficier d'une augmentation supplémentaire du pétrole à 200 dollars. Sans oublier qu'un fonds spéculatif ou une banque peut acheter des contrats pétroliers à terme avec un effet de levier de 16 contre un. On nous assène une série interminable d'arguments plausibles pour justifier le cours élevé du brut : une "prime pour le risque terroriste", une augmentation "féroce" de la demande de la Chine et de l'Inde, les troubles dans la région pétrolifère du Nigeria, des pipelines qui sautent en Irak, une possible guerre avec l'Iran ? et, par-dessus tout, le battage sur le pic de pétrole. Le spéculateur pétrolier T Boone Pickens aurait encaissé un profit énorme sur les contrats pétroliers à terme et il soutient, ce qui est bien pratique, que le monde se trouve au sommet du "pic de pétrole". Tout comme le banquier d'investissements de Houston et ami du Vice-président Dick Cheney, Matt Simmons. Ainsi que cela est noté dans le rapport sénatorial de juin 2006, Le Rôle de la Spéculation de Marché dans la Croissance des Prix du Pétrole et du Gaz, "Il y a quelques gérants de fonds spéculatifs qui sont passés maîtres pour savoir comment exploiter les théories du pic de pétrole et le sujet bouillant de l'offre et de la demande. Leurs prédictions assurées selon lesquelles les cours à venir connaîtront une ascension désastreuse ne font qu'alimenter un peu plus le feu haussier, dans une sorte de prédiction qui s'accomplit elle-même". Un Congrès Démocrate agira-t-il en année électorale pour changer les marchés des contrats pétroliers à termes, minutieusement élaborés de façon opaque, et risquer ainsi de faire éclater la bulle ? Le 12 mai, la Commission sur l'Energie et le Commerce de la Chambre des Représentants a déclaré qu'elle examinerait cette question en juin. ou encore Autour de l'auto - 12/06/2008 Les réserves prouvées de pétrole sont stables Les réserves mondiales de pétrole prouvées sont restées stables en 2007, à 1 240 milliards de barils, a déclaré mercredi BP, dont le président a qualifié d'"apocalyptique" la prédiction d'un baril à 250 dollars. S'exprimant devant l'European Policy Centre, un cercle de réflexion basé en Belgique, Peter Sutherland a déclaré: "À titre personnel, je ne souscris pas à certaines des prédictions les plus apocalyptiques". Il réagissait ainsi aux propos tenus la veille par Alexeï Miller, directeur général de Gazprom."Je ne crois pas que nous soyons partis pour atteindre 250 dollars le baril, comme on a pu le laisser entendre", a-t-il poursuivi. Vendredi, le baril de brut texan a inscrit un record à 139,12 dollars. Dans son rapport statistique annuel, BP note que la production mondiale a reculé de 0,2% en 2007, soit le premier repli observé depuis 2002. Selon BP, les réserves actuelles sont suffisantes pour couvrir le rythme actuel de production pour plus de 41 ans. Le rapport précise que la croissance de la consommation d'énergies primaires a ralenti en 2007 par rapport à 2006, mais à 2,4%, elle reste au dessus de la moyenne des dix années, et ce pour la cinquième année consécutive. La consommation mondiale de pétrole s'est quant à elle accrue de 1,1% l'année dernière, légèrement moins que la moyenne sur dix ans. Reuters et Autour de l'auto - 13/06/2008 Un conseiller de l'Union européenne dit que le pétrole est surévalué de 40% Le prix du baril est surévalué d'au moins 40% et devrait redescendre à long terme aux alentours de 80 ou 90 dollars le baril, a déclaré mercredi Klaus Gretschmann, directeur général au secrétariat général de l'Union europénne. Spécialisé dans les questions de marché intérieur auprès du Conseil des ministres de l'UE, Klaus Gretschman a déclaré au quotidien allemand Die Welt qu'une bulle spéculative s'était formée autour du pétrole et qu'elle allait éclater, abaissant par là-même le prix du brut. "À mon avis, le prix du pétrole est actuellement surévalué de 40%. 20% du prix actuel sont imputables aux effets de change, 25% sont dus à la spéculation", a-t-il déclaré dans l'édition de jeudi de Die Welt. Citant ses propos, le quotidien évalue entre 15 dollars et 25 dollars le coût de production d'un baril. "Je m'attends à une correction du marché et à ce que la bulle éclate", a-t-il ajouté. "Dans mon analyse, la tendance à long terme se situe aux alentours de 80 et 90 dollars." Ce pronostic tranche avec les opinions généralement exprimées. Mardi, Alexeï Miller, président du gazier russe Gazprom avait par exemple dit qu'à son avis, les prix du pétrole atteindraient 250 dollars dans un "avenir prévisible". Reuters bref , comme d'hab , on sait tout , on nous dit rien , et on s'en met pleins les fouilles , bienvenue chez pétro magouille
| Lena - rose - 2290907 Publié le 13/06/2008 à 20:04  | domi - 417343  Publié le 21/06/2008 à 17:34  Sans aller autant dans les détails quel etait le prix du baril lorsque l'euro etait égal à 95 cents de dollar? 52 dollars le baril! et le litre d'essence? 90 cent d'euros! Avec 75% de taxes dessus (TIPP + TVA) A présent il est plus du double à l'achat (125 à 140 dollar suivant les jours et la vitesse du vent! certes) MAIS on a 1,50 dollar pour 1 euro soit plus 50% en valeur. Cherchez l'erreur. l'ETAT ment, il surtaxe pour financer ses déficits au lieu de s'arranger pour que des usines se remontent ici en France. Tant qu'il en sera ainsi l'essence le fioul et tous les combustibles augmenteront. | 2071658 Publié le 21/06/2008 à 17:42  ""l'état ment "" je voudrais bien t'y voir Domi, il faut bien trouver quelque-part l'argent pour construire des mosquées, as-tu une solution pour ce pressant et prioritaite programme de construction ? | Professeur Paganel, guerillero - 980920  Publié le 21/06/2008 à 18:03 
Et ne dis plus de bêtises.
| Professeur Paganel, guerillero - 980920  Publié le 21/06/2008 à 18:09 
Citation: "À mon avis, le prix du pétrole est actuellement surévalué de 40%. 20% du prix actuel sont imputables aux effets de change, 25% sont dus à la spéculation"
La spéculation, natürlich. Il est de fait qu'il est tellement facile et économique de stocker le contenu d'un supertanker ou deux que ça a dû réveiller tout un tas de vocations de profiteurs qui se sont fait construire quelques milliers de cuves pour voir venir, en payant bien entendu la marchandise cash Le Monde coûtait 25 centimes en 1960. Aujourd'hui, c'est 1,30 €, soit 34 fois plus. C'est sûrement la faute des spéculateurs aussi Soros : J'en ai fait congeler quelques milliers de tonnes. Il y a toujours un marché pour les nouvelles fraîches  | moonfriend - 2163469  Publié le 22/06/2008 à 05:04 
Citation: Il est de fait qu'il est tellement facile et économique de stocker le contenu d'un supertanker
même pas besoin de stocker ; j'ai lu je ne sais plus où que la cargaison de ces bateaux changeaient de propriétaire une douzaine de fois entre le chargement et le dépotage ( chacun prenant son bénéfice au passage bien sûr ) | domi - 417343  Publié le 26/06/2008 à 14:40  Je ne dis pas n'importe quoi Paganel, 2000 c'est pas 1974! Voici la REALITE! Avec une heure de travail payée au SMIC on se paye: En 1974: 3 litres d'essence En 1983: 3,8 litres d'essence En 1985: 3,8 litres d'essence En 1995: 5,2 litres d'essence En 2001: 5,1 litres d'essence Au 5/2008: 4,5 litres d'essence... Tu as tors de t'entêter t'as pas de bagnole en plus... Faut PAS ecouter la chanson des sirênes la realité est tout autre... QUI utilise le petrole en FRANCE? (en million de tonnes équivalent pétrole) Transport 49,1 Tertiaire 10,7 (les bureaux les ronds de cuir) Industries 6 (normal on en a presque plus) Résidentiel: 4 (les habitations) Agriculture 2,2 (Alex et Clarisse) Centrales thermiques 1,4 (les souvenirs d'antan d'EDF) Sources: VA du 20 juin Voila voila, monsieur est servi...Chaud devant!
| Diane - Forget me not - 2025831  Publié le 26/06/2008 à 14:43  Moi non plus Domi, je n'ai pas de voiture C'est peut-être ça, la solution à bien des problèmes (provisoirement) | moonfriend - 2163469  Publié le 26/06/2008 à 18:12  en ville , c'est sûr qu'avoir une voiture ne sert pas à grand chose , mais dans nos campagnes ou à la montagne , difficile de s'en passer pour qu'il n'y ait plus de voiture , facile : - interdiction d'habiter en dehors des villes - interdiction de se promener à la campagne ou à la montagne - vie entière dans un immeuble : habitations en haut , supermarché , scolarité , travail , et retraite dans le même immeuble ; ceux qui auront eu des bons points pendant leur vie auront le droit de s'assoir sur le banc devant l'immeuble à la retraite | domi - 417343  Publié le 27/06/2008 à 21:13  Bien des auteurs de science fiction décrivent de telles sociétés humaines en surnombre. Moi j'ai toujours pensé que refiler des allocs pour inciter les gens à pondre 3,4,6 gosses était à terme du suicide collectif. Mais je ne suis pas et de loin, la majorité. J’ai même conscience d’être ici plutôt minoritaire. Nos modèles économiques ne sont (pour l'instant) que conçus et pensés en terme de croissance nos économistes bidon n’ont que cela dans la bouche… Sauf que les arbres ne montent pas jusqu'au ciel...les plus inconscients grandissent jusqu'à 20, 30 metres et encore ce fut dans une autre ère. Mais...Qu’une tempête arrive et... Plus d'arbre, juste le vestige d'une fierté végétale qui va pourrir pour nous faire du pétrole un jour dès les premières pluies d'automne... Les sociétes humaines sont un peu pareil, insouciantes dévorantes, tuant TOUT pour quel but sur une si petite planète? Y a même plus d'iles désertes pour en rêver... Non, je pense moi que la nature va y mettre bon ordre et ca va pas se faire du tout comme l'on pense... Wait and see. | moonfriend - 2163469  Publié le 03/07/2008 à 17:08  Les raisons de la flambée des cours du pétrole [2008-07-03 14:59] LONDRES (Reuters) - Le cours du baril de pétrole a dépassé jeudi les 145 dollars, nouveau palier record en date, alors que le brut se traitait à moins de 100 dollars à la fin de l'année 2007. Ajusté à l'inflation, l'or noir est désormais bien au-dessus du pic de 101,70 dollars atteint en avril 1980, un an après la révolution islamique en Iran, selon des données de l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Les cours pétroliers, qui étaient redescendus sous les 50 dollars le baril au début de 2007 et se situaient à 95,98 dollars fin décembre, ont augmenté d'environ 50% depuis le début de cette année. L'offre et la demande sont globalement équilibrées, avec une demande journalière d'environ 86 millions de barils par jour qui se situe à peu près au même niveau que l'approvisionnement quotidien. Plusieurs facteurs, parmi lesquels une demande en forte progression et l'affaiblissement du dollar, entretiennent ces derniers mois cette flambée des cours: DOLLAR FAIBLE ET FONDS SPECULATIFS La combinaison d'une baisse de performance d'autres classes d'actifs et l'anticipation d'une poursuite du renchérissement des matières premières a incité les investisseurs et les fonds spéculatifs à renforcer leur présence sur le marché pétrolier. La faiblesse du dollar contre les autres principales devises, qui rend meilleur marché les commodities traités en dollar, constitue un attrait supplémentaire pour les fonds. Les fonds cherchent aussi à se protéger des risques induits par les pressions inflationnistes, les cours des commodities ayant tendance à grimper lorsque les autres classes d'actifs baissent. DEMANDE MONDIALE La cherté du pétrole semble avoir commencé à éroder la demande mais les experts s'attendent à ce que la croissance soutenue des pays émergents, notamment la Chine, compensent l'impact de tout tassement de la demande dans les pays développés. TENSIONS POLITIQUES Le contentieux sur le programme nucléaire iranien, et depuis la mi-juin la crainte d'une attaque israélienne contre Téhéran, contribue à la hausse des cours pétroliers, l'Iran étant le deuxième producteur de pétrole de l'Opep. Le marché s'inquiète de toute tension au Moyen-Orient susceptible de perturber la circulation dans le Golfe et le détroit d'Ormouz, par où transite 40% du pétrole mondial. CAPACITE DE RAFFINAGE Même si la production pétrolière correspond à la demande, cela ne signifie pas que l'approvisionnement en produits raffinés, tels que l'essence et le gazole, est suffisant en raison d'une capacité de raffinage insuffisante. Les compagnies pétrolières hésitent à investir dans le raffinage, secteur d'activité qui n'est pas toujours rentable. Ainsi, les Etats-Unis n'ont pas construit de nouvelles raffineries depuis des dizaines d'années. __________________ |
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